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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 19:33

Il y a 150 ans se terminait la courte mais tragique guerre franco-prussienne de 1870/71.

 

J'ai consacré 22 chroniques de Pierlouim à ce désastreux conflit dans MtaVille. Pour ceux qui ne les ont pas lues dans le journal gratuit, je les reproduit dans ce blog "Dreux par Pierlouim".

Mobiles du Calvados. Commandant Beaurepaire.

Au début du mois d’octobre 1870 pendant la guerre franco-prussienne, l’armée régulière française était en grande partie mise hors combat. Plus de 300 000 soldats étaient prisonniers des Allemands et transportés en Allemagne, plusieurs dizaines de milliers encore au combat mais encerclés à Metz, Belfort, Bitche ou Paris.

A part une petite armée dite «de la Loire» rassemblée par Gambetta à Tours, les forces que la France pouvait opposer à l’envahisseur germanique étaient essentiellement composées de réservistes et de volontaires.

Les gardes mobiles : la conscription au service militaire se faisait par tirage au sort. Les malchanceux partaient pour sept ans d’active. Ceux qui avaient tiré les bons numéros ou s’en étaient exemptés, étaient versés dans le corps de la garde mobile pour une période de cinq ans avec des périodes d’entraînement. Ces unités d'infanterie et d'artillerie étaient équipées par l'administration civile : pour les uniformes, la ville fournissait le drap et chacun devait passer chez le tailleur local. L'ensemble des gardes mobiles était regroupé en unités départementales, comme les gardes mobiles d’Eure et Loir. La garde nationale mobile constituait ainsi une armée de réserve pouvant être engagée en cas de conflit.

 

 

Les gardes nationaux sédentaires : la garde mobile étant gérée par département, la garde nationale sédentaire était gérée par ville et canton. Tous les hommes de plus de 20 ans devaient y être inscrits quelle que soit leur situation maritale, à l’exception des militaires et des gardes mobiles. Deux catégories : un service ordinaire, constitué de tous les hommes aptes de moins de 55 ans et une réserve, constituée de tous les hommes de plus de 55 ans.

 

 

 

Les francs-tireurs: il s'agissait de corps de volontaires, appelés corps francs, peu organisés il s'agissait de corps de volontaires, appelés corps francs, peu organisés et autonomes, en petit nombre de résistants qui se levèrent spontanément contre les troupes prussiennes. Le commandement allemand leur refusa la qualité de belligérants, et les fusillait s’ils étaient pris.

Ces trois corps de combattants «civils» reliés à l’armée régulière se battirent héroïquement contre l’ennemi prussien mais souvent en désordre.

En ce début octobre 1870, un conflit opposa le prudent maire Batardon déclarant Dreux « ville ouverte» aux Allemands pour qu’ils ne la brûlèrent pas et le bouillant Sous-préfet Sirven qui voulait que la ville résista coûte que coûte à l’envahisseur. Sur ces entrefaites, deux régiments de gardes nationaux arrivèrent à Dreux pour protéger la ville :

Celui de l’Orne et surtout celui du Calvados commandé par le lieutenant-colonel Henry de Beaurepaire de Louvagny

Le 18 Octobre 70, dix jours après l’incendie de Chérizy, désireux de surveiller des troupes ennemies signalées à Marolles, de Beaurepaire grimpa en haut de la Chapelle Royale. Sur le toit il glissa, traversa la verrière du dôme et se tua à 40 ans en tombant sur le carrelage de la Chapelle.

Un mois après, les Allemands entraient définitivement dans la ville de Dreux. 

Une rue drouaise porte le nom du Commandant Beaurepaire. Un monument à la mémoire des Mobiles du Calvados avait été érigé à Caen. En pierre, il comportait quatre bas-reliefs de bronze. L’un d’eux représentait Henri de Beaurepaire à cheval, donnant des ordres pour la défense de Dreux. Les plaques de bronze, abîmées au cours des bombardements de 1944, se trouvent actuellement dans la cour de l’Hôtel d’Escoville à Caen.

A SUIVRE.

Pour voir les précédents articles, cliquer ci-dessous sur "Guerre 1870/71"

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