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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 07:00
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                      Chronique d'une jeunesse drouaise
.

J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année.
La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :
de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..
et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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1 9 4 9.


Ca y est j'ai quitté le petit appartement. J’habite maintenant la belle maison toute neuve  avec mon papa ma maman et ma mémé. Ca sent le plâtre humide et la peinture fraîche. Papa effectue les finitions en menuiserie. C’est son métier, et ne veut laisser à personne d’autre le soin d’installer les portes intérieures et les placards.
 

Pratiquement tous les beaux meubles de mes parents et grands parents ont été détruits lors du bombardement.  Deux meubles ont miraculeusement échappé au carnage : Le fauteuil dans lequel mon grand père malade se reposait avant de mourir en 1938. Ce fauteuil était à la cave, ma grand-mère s’y réfugiait pendant les bombardements .La petite table de nuit fabriquée par mon papa à la sortie de son apprentissage d’ébéniste a été protégée par la chute d’un matelas

Avec l’aide des bons du ministère de la reconstruction mes parents ont pu se racheter des meubles aux Galeries Barbés. Des meubles de faible qualité. Entre autre, une salle à manger d’un style bâtard, Henry II ou Henry III. Je ne sais pas de quel roi au juste. Une espèce de bahut  plein de colonnes et de dragons crachant le feu. Ces bestioles sculptées me font peur.

Bien sûr, papa regrette les meubles de familles anciens conçus et réalisés par la lignée des menuisiers ébénistes dont il fait partie. Mais ce mobilier de remplacement  sans âme fera quand même très bien l’affaire.

Maman n’a  pu récupérer qu’une toute petite partie de la vaisselle. Nous mangeons dans des assiettes dépareillées, provenant de plusieurs services de table : en rose, celles de ma grand-mère paternelle, en vert, celles de la maman de maman  et en bleu, celui du mariage de papa et maman. Et cela ne fait que quelques assiettes en tout.

Heureusement le bombardement n’a pas provoqué d’incendie. Cela a permis de sauver pratiquement dans leur intégralité les papiers, les documents et les photos de familles ainsi qu’un certain nombre de livres. Mis dans des caisses ils avaient été entreposés dans la petite partie encore debout de l’atelier.

Tous ces documents presque intacts et pour les plus anciens datant de 1850 me permettront dans un avenir fort lointain de décrire l’histoire de la famille.

 

L'année en cours ne me laissera qu'un seul souvenir. Mais il est de taille. Car  c’est le premier que je vais enregistrer dans ma mémoire pour les années à venir. En fait, juste une image, une impression, stoppée dans le temps : Je joue accroupi sur le parquet de la salle à manger. Au-dessus de moi, ma grand-mère, assise, regarde par la fenêtre. J’aperçois dans la pénombre en contre jour  son profil, son chignon  les mains jointes sur ses genoux et son dos voûté. Je ressens une grande distance entre l’attente calme et résignée de ma grand-mère et le bruit incessant des cubes de bois qui s’entrechoquent avec mes rires aigus….

 

Cette image représente le seul souvenir qui me restera de ma grand-mère en vie.

"Elle a eu une vie difficile " dit Maman.

Ouerre. Carte postale année 1900.
Maman a toujours certifié que les personnes photographiées représentaient
les parents et une partie de la nombreuse fratrie de ma grand-mère.
medium_1949-ouerre_famille_vorimore..jpg

Ma grand-mère est née en 1881 dans une famille de paysans pauvres. Elle est la quatrième d’une longue lignée d’enfants. Vingt et un ont tété conçu. Dix sept ont vécu. Ses parents l’ont baptisé Armance, mais elle s’est toujours fait appeler Clémence. Deux beaux prénoms en vérité. Maman croit savoir que le prénom d’Armance avait été prévu pour une grande soeur décédée avant de naître. C’est pourquoi Armance avait préféré remplacer son prénom d’état civil par celui, très proche phonétiquement,  de Clémence ce pour avoir un prénom bien à elle. Elle avait déjà seize ans quand sa dernière petite soeur  est née. Comme je l’ai déjà dit, elle a toujours reproché à son papa d’avoir fait autant de bébés à sa maman.  

Après avoir aidé son papa à la ferme  et sa maman à torcher et s’occuper des petits frères et sœurs elle a été placée comme bonne à tout faire à Dreux. Sa patronne Mme Lemaire exerçait une profession rare pour cette époque. Elle était dentiste. Son mari était conducteur de locomotives à vapeur. Mais curieusement en cette fin de dix-neuvième siècle cette profession de mécanicien était bien plus prestigieuse et peut-être plus rémunératrice que celle de dentiste.

En tout cas le fils de Mme Lemaire, le jeune Gaston,  est en partie élevé par ma Grand-mère. Après des études aux U.S.A. vers 1910, il est devenu lui aussi dentiste et exerce actuellement à Dreux. C’est lui, qui dans quelques petites années, le premier, va me faire subir le pénible supplice de la roulette. Aïe Aïe, j’en frémis d’avance, moi qui n’ai pour l’instant que quelques minuscules dents de lait.


La vie d’une bonne à tout faire en 1900 est très pénible.
 

DREUX-Une carte ancienne (vers 1910) abimée représentant le carrefour St Denis. On y voit nettement l'inscription en grand "Dentiste". C'est la maison où opérait Mme Lemaire et ou travaillait ma grand mère. Un dentiste s'y tenait encore en 1970, sans bien sùr, cettre énorme inscription murale qui n'aurait plus cours actuellement.

medium_1949-Mme_Lemaire_dentiste2.jpg

-Pas de machine à laver. : Il faut faire bouillir l’eau dans une grande lessiveuse sur un petit poêle à bois à l’extérieur de la maison, dans la cour. Même par  grand froid il faut remuer le linge dans la lessiveuse avec un grand bâton. En poussant une lourde brouette il faut aller jusqu’au lavoir pour rincer le linge dans l’eau de la rivière. Toutes ces manipulations gercent les mains. Les gants de protection ne sont pas encore utilisés (d’ailleurs dans ma maison il n’y a pas non plus de machine à laver, mais il y une salle d’eau c'est-à-dire l’eau courante, ce qui est quand même un tout petit progrès) 

-Pas de chauffage central. Le chauffage de la maison se fait par de multiples poêles qu’il faut remplir de bois et charbon, allumer, surveiller et vider de leur cendres le lendemain matin alors que la maison est redevenue froide. (Ma maison même moderne, fonctionne encore cinquante ans après, de la même manière pour le chauffage. C’est pour cela que je dors dans la chambre de mes parents. La petite chambre qui m’est destinée est dépourvue de chauffage.)

-Pas d’électricité : l’éclairage se fait à l’aide de lampe à pétrole qu’il faut bien sûr remplir et nettoyer. Ce genre d’éclairage peut être dangereux et émet une odeur forte d’huile fossile.

Je ne suis pas sûr que madame Lemaire utilise l’électricité dans son métier de dentiste. Imaginons une fraise à main ou à pédale …ouille, ouille.

(Dans ma maison il y a la lumière électrique. Juché sur le lit de mes parents je joue avec la poire qui descend du plafond au bout d’un cordon torsadé et qui se balance dans tous les sens j’appuis sans arrêt c’est rigolos le plafonnier s’allume,  s’éteint… mais cela se termine  mal pour moi car je reçois une fessée  par maman pour avoir sauté sur son lit à pieds joints)

Autre utilisation de l’électricité c’est la radio. J’en serai un adepte fervent dans quelques années et pour toujours.

A bien y réfléchir, dans ce début des années cinquante, nous ne vivons guère mieux qu’à la belle époque, mais de grands changements sont en gestation et m’attendent pour mon avenir.

 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1950

Si vous voulez lire ou relire les chapitres précédents :
cliquez sur
:
-1946 :LE FEUILLETON : "AN PAR AN" Chronique d'une vie drouaise. 1946
-1947 :LE FEUILLETON : "AN PAR AN" Chronique d'une vie drouaise. 1947

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 07:30
DREUX-Samedi et dimanche derniers les Naturalies ont cette année encore eu beaucoup de succés malgré une météo incertaine...
Dans le cadre magnifique du parc de la Chapelle Royale.


Ambiances :

Je ne peux m'empêcher de faire une petite promenade "historique" atour des Naturalies, à l'intérieur de ce qui fut la place d'arme du château avec au milieu l'imposante tour de Danemarche détruite au cours du  siége d'Henri IV en 1593.

- La tour du "Télégraphe".(Chappe).


La bréche des remparts (vue de l'intérieur) :

Bon , je n'ai plus qu'a planter dans mon jardin les plantes trouvées aux Naturalies : begonias et le Rhyncospermum jasminoide (tout simplemement un jasmin) .
Remontes tes manches et mets tes bottes Pierlouim, le printemps jardinier t'appelle....

A l'année prochaine pour de nouvelles Naturalies.

Si vous voulez voir un superbe reportage photo sur les naturalies, faites un tour sur le blog de TRIZEK :

link
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 07:00
La nouvelle place Rotrou est arrivée .

-La place avant rénovation. La statue de Rotrou perdue dans les arbres.


-Janvier 2009- Aprés déboisage, terrassement autour de la statue.


-Février 2009.  Passage de la satue au Karcher.


-10 Avril 2009. Les descendants du poètes visitent la place rénovée.



-La statue toute proprette. Le nettoyage a fait ressortir sur le socle des traces de bronze. 

En effet jusqu'en 1941, La statue de Rotrou était en bronze.
Les Allemands lont fondue pour en faire des canons.
La statue de Rotrou est revenue peu de temps aprés transformée en pierre.

Mais je vous raconterai dans une prochaine "Durocasserie"
les aventures de la place et de la statue de Rotrou...
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 07:30
DREUX : Actuellement à l'Hôtel MONTULE une trés belle exposition, la première organisée par "Terre d'Artistes".



Agé de 34 ans Adama GANDEMA Burkinabé, résident dans la ville jumelle de Dreux KOUDOUGOU est un talentueux sculpteur bronzier. Cela veut dire, que contrairement à beaucoup de sculpteurs qui s'en remettent à des fondeurs, Adama GANDEMA crée et fond lui-même ses bronzes.....Ceci de façon traditionnelle.
Ces 80 statuettes ont été fabriquées spécialement pour cette exposition et venues par avion
Adama GANDEMA est resté au Birkina Fasso mais sera présent à Dreux début Juillet pour animer deux stages de fonderie.
Quelques photos de l'expo :



A VOIR ABSOLUMENT A L'HOTEL MONTULE AVANT LE 30 AVRIL.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:27

Samedi prochain 18 Avril si vous n'avez rien à faire de 14h à 14h30, Branchez vous sur

"RADIO GRAND CIEL".
A DREUX féquence : 97.7.

Dans son émission "Histoire de la région drouaise" MAXANCE
 intérrogera PIERLOUIM" sur le thème
"Histoire de Dreux, miroir de l'histoire de FRANCE".

Soyez indulgents, c'est la première fois que je cause dans le poste.
Oubliez donc, bafouillis, répétitions, bruits incongrus contre le micro et blancs de silence...
Je ferai mieux (je l'espère) la prochaine fois, dans un mois.....

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:00

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                      Chronique d'une jeunesse drouaise
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J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année.
La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :
de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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La maison petit à petit se reconstruit. Mes parents me font visiter le chantier, car maintenant je sais marcher.  

En 1944 les bombes américaines ont démoli en enfilade les trois maisons construites par mon grand père maternel. Curieusement, le chapelet de bombes lâché  par l’avion à haute altitude s’est égrené sur plus d’un kilomètre. Un projectile a créé un grand trou dans un petit champ appartenant au grand-père de papa, l’ancien soldat de 1870 mort en 1930..La famille était particulièrement visée ce jour-là.

Papa conserve dans une caisse des morceaux de la bombe qui a transformé la maison en un tas de gravats. Une grande partie de ces débris sont déblayés et transportés en décharge mais beaucoup resteront pour longtemps disséminés en tas dans le jardin.  

Les services de la reconstruction ont décidé de reconstruire les trois maisons non pas de façon individuelle, mais en accolant deux entre elles. La maison qui était celle de mon grand père et celle de mes parents seront réunies tout en étant sur deux terrains différents. La troisième maison restant individuelle. Mon papa s’est battu pour éviter cet accolement. Mais l’administration a répondu que cela pourrait se faire, mais seulement dans trois ou quatre ans.

Mon papa étant pressé de voir reconstruire sa maison, accepte. 

C’est donc deux maisons jointes qui s’élèvent petit à petit sur les ruines ensevelies.

Papa s’apercevra plus tard, que la jeune dame qui sera  logée dans la maison jumelée à la sienne est la fille de l’architecte qui a conçu les trois maisons. De plus son mari est le métreur qui a supervisé le chantier. Curieux non ?...

 

La France est bénéficiaire du Plan Marshall. Les Américains après les avoir bombardés et libérés donnent aux français de l’argent pour réparer les dégâts qu’ils ont causés. 

Il faut bien avouer qu’ils ont bombardé un peu n’importe comment, sans chercher à éviter les maisons civiles  Les bombardiers américains, ces avions à deux queues volaient très haut au dessus de leur cible, au moins mille mètres.  

Ils n’ont jamais réussi à démolir le viaduc de Chérisy qui permet à la voie de chemin de fer, Paris Granville ; d’enjamber la rivière, l’Eure. Il a fallu que la résistance s’en mêle. Monsieur Dablin alias « Mathurin « un professeur de gymnastique que je connaîtrai plus tard ; a fait sauter le pont avec plusieurs partisans. Les renforts allemands ne pouvaient donc  plus atteindre par fer le front de Normandie. 

Les Anglais, eux, connaissant par expérience les conséquences désastreuses chez les civils des bombardements aériens, volaient beaucoup plus bas, ratant rarement leur cible mais étant plus vulnérables face à la « flack », la  DCA  allemande.

A l’entrée d’Abondant, au hameau de Brissard se tenait une batterie anti-aérienne dont le servant était un  tireur d’élite qui a détruit plus d’un avion allié. Le 11 Juin, il a descendu un avion américain qui est tombé dans la forêt, peut-être celui qui a bombardé la maison de papa. L’équipage au complet est enterré dans le cimetière de Dreux.

 Presque tous les cimetières de la région ont recueilli la dépouille d’aviateurs, américains et surtout anglais. De très jeunes hommes, 19-20 ans…sous le gazon sur lequel sont dressées des stèles de pierre blanche...Des allemands aussi sont enterrés  sous des croix de bois noir…


Après nous avoir libéré, les américains au lieu de retourner chez eux, s’installent. Ils construisent une « cité » sur le plateau nord. Une centaine de maisons sans étage, ressemblant à des longères de chez nous, mais plus légères et plus bariolées….

De gros bus rouges ou jaunes à face de bouledogue font la navette entre cette cité et la base aérienne de Crusey située  à  quinze kilomètres de Dreux, un camp d’aviation construit puis abandonné par les allemands. Les avions de la base  dont ces fameux « deux queues » survolent fréquemment la région. Mais cette fois ci, en rase motte et sans lâcher de bombes. Leur bruit de bourdon sourd et poussif m’empêche souvent de faire la sieste…

Beaucoup de français travaillent pour les américains et plus d’un est habillé par des surplus de l’armée : treillis, rangers, veste, casquettes…Beaucoup de matériels déclassés circulent : Jeep,  motos  etc.

Le mode de vie des américains commence peu à peu à influencer les habitudes des français…Ces Français dont beaucoup vivent encore dans des conditions moyenâgeuses. Les destructions et privations de la guerre n’ont bien sûr rien arrangé. De nombreux logements sont démunis d’eau courante, de salle d’eau et de WC, voire d’électricité.. Mais la maison qui se construit pour moi et mes parents aura tout cela.  


Papa, malgré  le chagrin
dû à la perte de la maison construite de ses propres mains, constate avec plaisir que la nouvelle est de meilleure qualité. En effet, les moellons fabriqués artisanalement avec du mâchefer sont remplacés par des pierres du pays ce qui rend les murs plus solides et la nouvelle cave est plus grande …
  

Un bouquet de branchages fleuris est accroché en haut du toit en ce début d’Automne. Cela signifie que le gros œuvre de la  maison  est terminé. Mais il reste encore beaucoup à faire avant d’emménager dans plusieurs mois : les plâtres, les portes, l’électricité et tout et tout…..


J’ai deux ans passés
maintenant, je marche couramment et commence à parler. Et ce mot « électricité » est un mot que je prononce avec difficulté : .écrilicité.. heu….etriclécité

Heu… Je laisse pour l’instant. J’arriverai bien à prononcer correctement ce mot là  plus tard…

Il y a un mot que je prononce bien et que je répète à satiété c’est « encore ». Mon papa m’a trouvé un autre surnom que « Titi « c’est « Cor-core ».Si la soupe est bonne, je réclame : encore, encore. Si  papa me fait tourner en l’air dans ses bras je rie en criant : core ..core….

 Et pour cette vie qui commence sous de si bons auspices : Core core…...  

Et pourtant un certain britannique Georges ORWELL, vient d’écrire un bouquin très pessimiste pour l’avenir.. Il a pour titre « 1984 ». Un grand frère, (tiens déjà) « Big Brother » surveille tout et tous et doit être en permanence respecté et honoré…..Bien ça promet. Mais l’an 1984 c’est loin, je serai très vieux.  

Eh puis ce n’est qu’un roman. Peu de prévisions s’avèrent justes à part celles de Nostradamus, et encore..

Alors je garde le moral…..


A SUIVRE : Jeudi prochain : 1949

Si vous voulez lire ou relire les chapitres précédents :
cliquez sur
:
-1946 :LE FEUILLETON : "AN PAR AN" Chronique d'une vie drouaise. 1946
-1947 :LE FEUILLETON : "AN PAR AN" Chronique d'une vie drouaise. 1947

 

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:30

Vendredi dernier dans le cadre du 4 ème centenaire de la naissance de Jean ROTROU a été jouée au "Théatre" de Dreux, une pièce de ce grand dramaturge Drouais : 

"LA BAGUE DE L'OUBLI". 




Oeuvre de Jeunesse de Jean de Rotrou (1609-1650), sa deuxième pièce, crée en 1629 à l'Hôtel de Bourgogne.
Comédie en 5 actes (en alexandrins).
La première pièce française imitée d'une piéce espagnole de Lope de Véga.(1562-1636).

En dépit d'un amour partagé, Léandre, simple gentilhomme  ne peut épouser Léonor soeur du roi de Sicile.
Il fait appel à un magicien qui lui donne une bague enchantée. 
De son côté, le roi désire liliane, la fille d'Alexandre, Duc de Terre-Neuve, mais son père veut la donner à Tancrède. Le roi les fait arrêter.
Léandre substitue l'anneau magique à la bague du Roi.
Devenu amnésique , celui-ci ordonne la libération des prisonniers. Il donne l'anneau enchanté à Lilianne qu'il ne reconnaît pas.
Il retrouve alors ses esprit le doigt débarrassé de la bague de l'oubli. Alexandre et Tancrède retournent en prison. 
Ayant repris la bague magique, à nouveau amnésique, le roi céde le trône à Léonor, fait Léandre Vice -Roi (ce qui était bien sûr le but de la manoeuvre magicienne) et envoie Alexandre à la mort.
Ayant de nouveau rétiré l'anneau et retrouvé ses esprits, il sauve Alexandre au pied de l'échafaud. 
Il comprend tout et , aprés s'être joué de  Léandre et de Léonor en feignant de porter la bague, il confirme leur mariage secret, lui-même épousera LIliane........


Bizarre... depuis vendredi dernier, je ne peux m'empêcher de regarder l'annulaire de la plupart de nos hommes politiques...

Et s'ils portaient aux doigts cette mystérieuse bague de l'oubli ?. 

J'ai l'impression que beaucoup sont amnésiques, et sont dans l'oubli de leurs promesses..(promesses électorales par exemple)...

"La bague de l'oubli"
 ROTROU toujours d'actualité.

4ème CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE ROTROU : A SUIVRE ....

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 10:00

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dixneuvième Durocasserie : 

.

 

La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire


1-DES GAULOIS AUX ANGLOIS.

 

Les Gaulois ancêtres des Français.
Les Durocasses ancêtres des Drouais
.


Les Durocasses alliés des Carnutes protégeaient leur frontière du nord à l’embouchure de la blaise et de l’Eure  (à Fermaincourt.). Ils avaient déjà une monnaie : les potins (Pièces de bronze coulées et non frappées.). Les Carnutes furent un des derniers peuples gaulois à résister à l’occupation romaine. Dire qu’Astérix était Durocasse, il n y a qu’un pas.

Les collègues d’Assuranstourix dans la forêt de Dreux (Crothais à l’époque), druides à la serpe d’or étaient réputés dans toutes la Gaule.


-Les Romains en gaulle et à Dreux.

Les romains furent les premiers à s’installer sur le tertre au dessus de la blaise. Plusieurs voies romaines y passaient. La rue du vieux pavé en a gardé longtemps la trace. Ce sont les Romains qui ont donné  son nom à notre ville en la baptisant du nom du peuple Gaulois qui y vivait Ducocasse, Duroccassis, puis Dreux

-Grandes invasions, les Francs, les Normands.

Dreux souffrit de la tourmente de ces siècles (III°au IV°) tumultueux. . Mais sa position de forteresse lui permit de résister et d’acquérir à la période de Clovis le statut de Comté. En 889, ayant échoués devant Paris les Normands pillent et brûlent Dreux.

-Le Duché de Normandie.

911, Le roi Charles II par le traité de St Clair sur Epte cède aux envahisseurs Normands ce qui va devenir le duché de Normandie.

Pendant trois siècles (jusqu’en 1204 reprise de la Normandie par Philippe Auguste) Dreux servit de forteresse de Frontière face à la Normandie (Nonancourt.) Plusieurs sièges, des occupations normandes surtout après  1066, date ou les Ducs de Normandie devinrent aussi roi d’Angleterre.


-Rois capétiens en France,
-Comtes capétiens à Dreux.

Louis VI le gros qui séjournait souvent à Dreux accorda vers 1136 les immunités et privilèges dits droits de commune à Dreux. Il donna à un de ses fils le comté de Dreux. Ce fut la longue lignée des comtes de Dreux qui pour certains participèrent aux Croisades. Robert II de Dreux combattit auprès de Philippe Auguste à la Bataille de Bouvines qui chassa pour une centaine d’années les Anglais de France.

Pierre de Dreux dit Mauclerc (image jointe) par mariage devint duc de Bretagne. Il laissa aux bretons les hermines de son blason et conserva pour Dreux les damier or et  azur.

 

-En France : les cathédrales,
 à Dreux : la collégiale St Etienne
.

Le treizième siècle, période de répit permit la construction de solides châteaux forts et de magnifiques cathédrales. Le Comte Robert I fut un grand bâtisseur : La collégiale St Etienne (Détruite à la Révolution) agrandissement du château de Dreux et construction du château de la Robertière ..  
Les branches capétiennes  royales et des comtes de Dreux disparurent en même temps. sans descendance avant les guerres dites de «cent ans »


-La guerre de cent ans. L’occupation Anglaise.

Dreux comme le Royaume de France eut à subir les dévastations des «grandes compagnies pourchassées par Du Guesclin, des querelles entre «Bourguignons» et «Armagnacs ». Les anglais en 1421 firent le siège de Dreux, l’occupèrent pendant dix ans et rasèrent le château de la Robertière.»

Après ces temps troublés (Sans oublier les épidémies de peste) la France , comme Dreux retrouva une certaine sérénité (Par pour lontemps)

A SUIVRE…

 

Dans quinze jours, nous verrons la deuxième partie de Dreux miroir de l’histoire de France.

 

 

HISTOIRE DE DREUX :
MIROIR DE L’HISTOIRE DE FRANCE
.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:09
Huit artistes contemporains égyptiens exposent au centre culturel du Lièvre d'Or.
Peintures, tapisseries, orfeverie, etc....


un petit échantillon des oeuvres exposées.




Expo à voir jusqu'au 17 Avril au "Lièvre-d'or".

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 00:00
DREUX  met les petits plats dans les grands pour fêter l'anniversaire de son plus illustre personnage.
En effet Jean ROTROU aurait 400 ans en 2009. 



Déja deux conférences ont eu lieu.

-Les expos au musée DESSAL et à la chapelle de l'Hôtel Dieu sont ouvertes.
-La place ROTROU réhabilitée bientôt inaugurée.
-Représentation au Thèatre de la pièce de Rotrou "La bague de l'oubli".
Etc...
Que de manifestations.presque en même temps.

Je vais vous les relater surtout en images...
mais il va me falloir un peu de temps et je vais étaler mes notes  "ROTROU" sur plusieurs semaines..
Vu l'importance de l'évenement cela vaut un peu de patience......

A DREUX ROTROU PARTOUT ET TOUJOURS......
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Dreux Par Pierlouim

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  • : ACTUALITE ACTIVITE ET MEMOIRE DROUAISES Par le petit bout de ma lorgnette on y voit tout, en avant comme en arrière. DREUX HIER ET MAINTENANT.
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  • Né à Dreux, j'y ai vécu toute mon enfance.
Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire.
Pour me joindre:

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