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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 07:30
DREUX : Actuellement à l'Hôtel MONTULE une trés belle exposition, la première organisée par "Terre d'Artistes".



Agé de 34 ans Adama GANDEMA Burkinabé, résident dans la ville jumelle de Dreux KOUDOUGOU est un talentueux sculpteur bronzier. Cela veut dire, que contrairement à beaucoup de sculpteurs qui s'en remettent à des fondeurs, Adama GANDEMA crée et fond lui-même ses bronzes.....Ceci de façon traditionnelle.
Ces 80 statuettes ont été fabriquées spécialement pour cette exposition et venues par avion
Adama GANDEMA est resté au Birkina Fasso mais sera présent à Dreux début Juillet pour animer deux stages de fonderie.
Quelques photos de l'expo :



A VOIR ABSOLUMENT A L'HOTEL MONTULE AVANT LE 30 AVRIL.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:27

Samedi prochain 18 Avril si vous n'avez rien à faire de 14h à 14h30, Branchez vous sur

"RADIO GRAND CIEL".
A DREUX féquence : 97.7.

Dans son émission "Histoire de la région drouaise" MAXANCE
 intérrogera PIERLOUIM" sur le thème
"Histoire de Dreux, miroir de l'histoire de FRANCE".

Soyez indulgents, c'est la première fois que je cause dans le poste.
Oubliez donc, bafouillis, répétitions, bruits incongrus contre le micro et blancs de silence...
Je ferai mieux (je l'espère) la prochaine fois, dans un mois.....

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:00

 -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------                                               AN PAR AN,
                      Chronique d'une jeunesse drouaise
.

J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année.
La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :
de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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1 9 4 8  

La maison petit à petit se reconstruit. Mes parents me font visiter le chantier, car maintenant je sais marcher.  

En 1944 les bombes américaines ont démoli en enfilade les trois maisons construites par mon grand père maternel. Curieusement, le chapelet de bombes lâché  par l’avion à haute altitude s’est égrené sur plus d’un kilomètre. Un projectile a créé un grand trou dans un petit champ appartenant au grand-père de papa, l’ancien soldat de 1870 mort en 1930..La famille était particulièrement visée ce jour-là.

Papa conserve dans une caisse des morceaux de la bombe qui a transformé la maison en un tas de gravats. Une grande partie de ces débris sont déblayés et transportés en décharge mais beaucoup resteront pour longtemps disséminés en tas dans le jardin.  

Les services de la reconstruction ont décidé de reconstruire les trois maisons non pas de façon individuelle, mais en accolant deux entre elles. La maison qui était celle de mon grand père et celle de mes parents seront réunies tout en étant sur deux terrains différents. La troisième maison restant individuelle. Mon papa s’est battu pour éviter cet accolement. Mais l’administration a répondu que cela pourrait se faire, mais seulement dans trois ou quatre ans.

Mon papa étant pressé de voir reconstruire sa maison, accepte. 

C’est donc deux maisons jointes qui s’élèvent petit à petit sur les ruines ensevelies.

Papa s’apercevra plus tard, que la jeune dame qui sera  logée dans la maison jumelée à la sienne est la fille de l’architecte qui a conçu les trois maisons. De plus son mari est le métreur qui a supervisé le chantier. Curieux non ?...

 

La France est bénéficiaire du Plan Marshall. Les Américains après les avoir bombardés et libérés donnent aux français de l’argent pour réparer les dégâts qu’ils ont causés. 

Il faut bien avouer qu’ils ont bombardé un peu n’importe comment, sans chercher à éviter les maisons civiles  Les bombardiers américains, ces avions à deux queues volaient très haut au dessus de leur cible, au moins mille mètres.  

Ils n’ont jamais réussi à démolir le viaduc de Chérisy qui permet à la voie de chemin de fer, Paris Granville ; d’enjamber la rivière, l’Eure. Il a fallu que la résistance s’en mêle. Monsieur Dablin alias « Mathurin « un professeur de gymnastique que je connaîtrai plus tard ; a fait sauter le pont avec plusieurs partisans. Les renforts allemands ne pouvaient donc  plus atteindre par fer le front de Normandie. 

Les Anglais, eux, connaissant par expérience les conséquences désastreuses chez les civils des bombardements aériens, volaient beaucoup plus bas, ratant rarement leur cible mais étant plus vulnérables face à la « flack », la  DCA  allemande.

A l’entrée d’Abondant, au hameau de Brissard se tenait une batterie anti-aérienne dont le servant était un  tireur d’élite qui a détruit plus d’un avion allié. Le 11 Juin, il a descendu un avion américain qui est tombé dans la forêt, peut-être celui qui a bombardé la maison de papa. L’équipage au complet est enterré dans le cimetière de Dreux.

 Presque tous les cimetières de la région ont recueilli la dépouille d’aviateurs, américains et surtout anglais. De très jeunes hommes, 19-20 ans…sous le gazon sur lequel sont dressées des stèles de pierre blanche...Des allemands aussi sont enterrés  sous des croix de bois noir…


Après nous avoir libéré, les américains au lieu de retourner chez eux, s’installent. Ils construisent une « cité » sur le plateau nord. Une centaine de maisons sans étage, ressemblant à des longères de chez nous, mais plus légères et plus bariolées….

De gros bus rouges ou jaunes à face de bouledogue font la navette entre cette cité et la base aérienne de Crusey située  à  quinze kilomètres de Dreux, un camp d’aviation construit puis abandonné par les allemands. Les avions de la base  dont ces fameux « deux queues » survolent fréquemment la région. Mais cette fois ci, en rase motte et sans lâcher de bombes. Leur bruit de bourdon sourd et poussif m’empêche souvent de faire la sieste…

Beaucoup de français travaillent pour les américains et plus d’un est habillé par des surplus de l’armée : treillis, rangers, veste, casquettes…Beaucoup de matériels déclassés circulent : Jeep,  motos  etc.

Le mode de vie des américains commence peu à peu à influencer les habitudes des français…Ces Français dont beaucoup vivent encore dans des conditions moyenâgeuses. Les destructions et privations de la guerre n’ont bien sûr rien arrangé. De nombreux logements sont démunis d’eau courante, de salle d’eau et de WC, voire d’électricité.. Mais la maison qui se construit pour moi et mes parents aura tout cela.  


Papa, malgré  le chagrin
dû à la perte de la maison construite de ses propres mains, constate avec plaisir que la nouvelle est de meilleure qualité. En effet, les moellons fabriqués artisanalement avec du mâchefer sont remplacés par des pierres du pays ce qui rend les murs plus solides et la nouvelle cave est plus grande …
  

Un bouquet de branchages fleuris est accroché en haut du toit en ce début d’Automne. Cela signifie que le gros œuvre de la  maison  est terminé. Mais il reste encore beaucoup à faire avant d’emménager dans plusieurs mois : les plâtres, les portes, l’électricité et tout et tout…..


J’ai deux ans passés
maintenant, je marche couramment et commence à parler. Et ce mot « électricité » est un mot que je prononce avec difficulté : .écrilicité.. heu….etriclécité

Heu… Je laisse pour l’instant. J’arriverai bien à prononcer correctement ce mot là  plus tard…

Il y a un mot que je prononce bien et que je répète à satiété c’est « encore ». Mon papa m’a trouvé un autre surnom que « Titi « c’est « Cor-core ».Si la soupe est bonne, je réclame : encore, encore. Si  papa me fait tourner en l’air dans ses bras je rie en criant : core ..core….

 Et pour cette vie qui commence sous de si bons auspices : Core core…...  

Et pourtant un certain britannique Georges ORWELL, vient d’écrire un bouquin très pessimiste pour l’avenir.. Il a pour titre « 1984 ». Un grand frère, (tiens déjà) « Big Brother » surveille tout et tous et doit être en permanence respecté et honoré…..Bien ça promet. Mais l’an 1984 c’est loin, je serai très vieux.  

Eh puis ce n’est qu’un roman. Peu de prévisions s’avèrent justes à part celles de Nostradamus, et encore..

Alors je garde le moral…..


A SUIVRE : Jeudi prochain : 1949

Si vous voulez lire ou relire les chapitres précédents :
cliquez sur
:
-1946 :LE FEUILLETON : "AN PAR AN" Chronique d'une vie drouaise. 1946
-1947 :LE FEUILLETON : "AN PAR AN" Chronique d'une vie drouaise. 1947

 

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:30

Vendredi dernier dans le cadre du 4 ème centenaire de la naissance de Jean ROTROU a été jouée au "Théatre" de Dreux, une pièce de ce grand dramaturge Drouais : 

"LA BAGUE DE L'OUBLI". 




Oeuvre de Jeunesse de Jean de Rotrou (1609-1650), sa deuxième pièce, crée en 1629 à l'Hôtel de Bourgogne.
Comédie en 5 actes (en alexandrins).
La première pièce française imitée d'une piéce espagnole de Lope de Véga.(1562-1636).

En dépit d'un amour partagé, Léandre, simple gentilhomme  ne peut épouser Léonor soeur du roi de Sicile.
Il fait appel à un magicien qui lui donne une bague enchantée. 
De son côté, le roi désire liliane, la fille d'Alexandre, Duc de Terre-Neuve, mais son père veut la donner à Tancrède. Le roi les fait arrêter.
Léandre substitue l'anneau magique à la bague du Roi.
Devenu amnésique , celui-ci ordonne la libération des prisonniers. Il donne l'anneau enchanté à Lilianne qu'il ne reconnaît pas.
Il retrouve alors ses esprit le doigt débarrassé de la bague de l'oubli. Alexandre et Tancrède retournent en prison. 
Ayant repris la bague magique, à nouveau amnésique, le roi céde le trône à Léonor, fait Léandre Vice -Roi (ce qui était bien sûr le but de la manoeuvre magicienne) et envoie Alexandre à la mort.
Ayant de nouveau rétiré l'anneau et retrouvé ses esprits, il sauve Alexandre au pied de l'échafaud. 
Il comprend tout et , aprés s'être joué de  Léandre et de Léonor en feignant de porter la bague, il confirme leur mariage secret, lui-même épousera LIliane........


Bizarre... depuis vendredi dernier, je ne peux m'empêcher de regarder l'annulaire de la plupart de nos hommes politiques...

Et s'ils portaient aux doigts cette mystérieuse bague de l'oubli ?. 

J'ai l'impression que beaucoup sont amnésiques, et sont dans l'oubli de leurs promesses..(promesses électorales par exemple)...

"La bague de l'oubli"
 ROTROU toujours d'actualité.

4ème CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE ROTROU : A SUIVRE ....

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 10:00

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dixneuvième Durocasserie : 

.

 

La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire


1-DES GAULOIS AUX ANGLOIS.

 

Les Gaulois ancêtres des Français.
Les Durocasses ancêtres des Drouais
.


Les Durocasses alliés des Carnutes protégeaient leur frontière du nord à l’embouchure de la blaise et de l’Eure  (à Fermaincourt.). Ils avaient déjà une monnaie : les potins (Pièces de bronze coulées et non frappées.). Les Carnutes furent un des derniers peuples gaulois à résister à l’occupation romaine. Dire qu’Astérix était Durocasse, il n y a qu’un pas.

Les collègues d’Assuranstourix dans la forêt de Dreux (Crothais à l’époque), druides à la serpe d’or étaient réputés dans toutes la Gaule.


-Les Romains en gaulle et à Dreux.

Les romains furent les premiers à s’installer sur le tertre au dessus de la blaise. Plusieurs voies romaines y passaient. La rue du vieux pavé en a gardé longtemps la trace. Ce sont les Romains qui ont donné  son nom à notre ville en la baptisant du nom du peuple Gaulois qui y vivait Ducocasse, Duroccassis, puis Dreux

-Grandes invasions, les Francs, les Normands.

Dreux souffrit de la tourmente de ces siècles (III°au IV°) tumultueux. . Mais sa position de forteresse lui permit de résister et d’acquérir à la période de Clovis le statut de Comté. En 889, ayant échoués devant Paris les Normands pillent et brûlent Dreux.

-Le Duché de Normandie.

911, Le roi Charles II par le traité de St Clair sur Epte cède aux envahisseurs Normands ce qui va devenir le duché de Normandie.

Pendant trois siècles (jusqu’en 1204 reprise de la Normandie par Philippe Auguste) Dreux servit de forteresse de Frontière face à la Normandie (Nonancourt.) Plusieurs sièges, des occupations normandes surtout après  1066, date ou les Ducs de Normandie devinrent aussi roi d’Angleterre.


-Rois capétiens en France,
-Comtes capétiens à Dreux.

Louis VI le gros qui séjournait souvent à Dreux accorda vers 1136 les immunités et privilèges dits droits de commune à Dreux. Il donna à un de ses fils le comté de Dreux. Ce fut la longue lignée des comtes de Dreux qui pour certains participèrent aux Croisades. Robert II de Dreux combattit auprès de Philippe Auguste à la Bataille de Bouvines qui chassa pour une centaine d’années les Anglais de France.

Pierre de Dreux dit Mauclerc (image jointe) par mariage devint duc de Bretagne. Il laissa aux bretons les hermines de son blason et conserva pour Dreux les damier or et  azur.

 

-En France : les cathédrales,
 à Dreux : la collégiale St Etienne
.

Le treizième siècle, période de répit permit la construction de solides châteaux forts et de magnifiques cathédrales. Le Comte Robert I fut un grand bâtisseur : La collégiale St Etienne (Détruite à la Révolution) agrandissement du château de Dreux et construction du château de la Robertière ..  
Les branches capétiennes  royales et des comtes de Dreux disparurent en même temps. sans descendance avant les guerres dites de «cent ans »


-La guerre de cent ans. L’occupation Anglaise.

Dreux comme le Royaume de France eut à subir les dévastations des «grandes compagnies pourchassées par Du Guesclin, des querelles entre «Bourguignons» et «Armagnacs ». Les anglais en 1421 firent le siège de Dreux, l’occupèrent pendant dix ans et rasèrent le château de la Robertière.»

Après ces temps troublés (Sans oublier les épidémies de peste) la France , comme Dreux retrouva une certaine sérénité (Par pour lontemps)

A SUIVRE…

 

Dans quinze jours, nous verrons la deuxième partie de Dreux miroir de l’histoire de France.

 

 

HISTOIRE DE DREUX :
MIROIR DE L’HISTOIRE DE FRANCE
.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:09
Huit artistes contemporains égyptiens exposent au centre culturel du Lièvre d'Or.
Peintures, tapisseries, orfeverie, etc....


un petit échantillon des oeuvres exposées.




Expo à voir jusqu'au 17 Avril au "Lièvre-d'or".

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 00:00
DREUX  met les petits plats dans les grands pour fêter l'anniversaire de son plus illustre personnage.
En effet Jean ROTROU aurait 400 ans en 2009. 



Déja deux conférences ont eu lieu.

-Les expos au musée DESSAL et à la chapelle de l'Hôtel Dieu sont ouvertes.
-La place ROTROU réhabilitée bientôt inaugurée.
-Représentation au Thèatre de la pièce de Rotrou "La bague de l'oubli".
Etc...
Que de manifestations.presque en même temps.

Je vais vous les relater surtout en images...
mais il va me falloir un peu de temps et je vais étaler mes notes  "ROTROU" sur plusieurs semaines..
Vu l'importance de l'évenement cela vaut un peu de patience......

A DREUX ROTROU PARTOUT ET TOUJOURS......
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 00:00

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AN PAR AN,
               Chronique d'une jeunesse drouaise
.

J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année.
La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :
de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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1 9 4 7

Une année sans mémoire. Tout ce que je vis actuellement et pendant les trois premières années de mon existence me sera raconté par mon papa et ma maman plus tard.
Mais pour l’instant je grossis, je grandis, mes premières dents poussent, Aie.
Ma grand-mère me garde à la maison.
Maman travaille, ce qui est encore rare en cet après guerre car la plupart des femmes mariées restent à la maison. Elle tape à la machine et fait les comptes d’une grande quincaillerie rue Porte Chartraine à Dreux.. Toutes les trois heures elle remonte de la ville avec son vélo, environ un kilomètre, pour me donner la tétée. Il parait que je suis un grand glouton….
Papa depuis son retour retravaille dans l’atelier de menuiserie Beaufour  qu’il avait quitté en 39.
Mais il n’a qu’une obsession : faire reconstruire sa maison…Il se démène dans les différentes formalités exigées par le ministère de la reconstruction. Car nous somme en pleine après guerre, les plaies sont encore grandes ouvertes. La ville de Dreux porte encore de nombreuses traces visibles des bombardements qu’elle a subi pendant la guerre.
En 1940, les 9 et 10 juin à Dreux, la gare et l’Hôtel Terminus ont été bombardés par l’aviation allemande. Plus de 100 morts (en particulier des réfugiés des départements du Nord et de la Belgique). Quelques vitraux de l’église ont explosé par le souffle et ne seront pas remplacés de sitôt.
Maman, sa Maman et la maman de mon papa sont parties comme on disait alors en «exode » Après deux semaines de marche éprouvante et près de deux cent kilomètres à pieds vers Nogent le Rotrou, elles sont revenues à Dreux, épuisées. Tellement épuisées que ma grand-mère paternelle en est morte.
En 1944, plusieurs bombardements de l’aviation américaine ont lieu lors du débarquement en Normandie. Dreux se trouve sur la route vers Paris et sur une ligne importante de chemin de fer.
Des dizaines de maisons vont être sinistrées ce 11 Juin au petit matin dont cinq dans notre quartier. Mr et Mme Lahia sont tués dans la maison d’en face. La pèlerine bleu nuit de facteur de Mr Lahia va voleter plusieurs jours sur les ruines comme une sinistre chauve souris.
Ma maman et sa maman sont coincées dans la cave sous les ruines de la maison. Leurs cris sont inaudibles de l’extérieur. Elles entendent cependant des personnes s’activer dans les décombres. Certaines commencent déjà à chaparder. Un certain nombre d’objets vont ainsi disparaître… Deux soldats allemands, en réalité des Tchèques enrôlés de force dans la Wehrmacht, qui fréquentaient le bistrot de l’autre côté de la rue, hurlent en mauvais français «Il y a deux dames sous la maison». Ensevelies depuis une heure du matin elles ne sont délivrées qu’à midi.
N'ayant plus de maison, ma maman et sa maman vont se réfugier chez la tante Marie.,  En fait, ma grande tante, sœur de mon grand père mort à Verdun. Avec ses quatre fils cultivateurs, elle habite un petit village, Abondant, à quelques kilomètres de Dreux. Le peu d’affaires, meubles et souvenirs qu’elles ont pu récupérer des décombres a été rassemblé et emmené dans une charrette tirée par un des chevaux de la ferme.
L’oncle Louis est mort deux ans auparavant. La tante dirige la petite ferme assistée de ses quatre fils âgés de 19 à 25 ans, ainsi que de son beau-frère et de sa belle-soeur que je connaîtrai sous le nom de Louise et grand Joseph. En fait c’est l’aîné des fils, appelé le « petit » Joseph, pour ne pas le confondre avec son oncle, qui a pris la place de son père à la ferme.
L’oncle Louis était paraît-il un personnage étrange. C’était un catholique profond et mystique. Il s’est marié tard, ayant hésité longtemps entre la tonsure et l’agriculture. La tante Marie elle aussi, était âgée pour l’épouser, ayant déjà coiffé Ste Catherine. A l’époque un âge avancé pour se marier. Jeunes épousés, ils ont accueilli pendant 2 ans en 1917-18 mon papa, orphelin de père tué à Verdun. Les quatre fils sont nés un peu plus tard, entre 1920 et 1925.
Passant une grande partie de son temps à l’église, Louis n’a jamais voulu que ses fils se fourvoient sur les bancs de l’école laïque. Il leur a fait l’école à la maison, leur apprenant à lire, à écrire, a compter et tout ce que compte le programme du certificat d’étude. Il n’était et pour cause pas souvent dans ses champs et délaissait sa ferme qui n’était pas très florissante.
Louis, vivait un peu comme le patriarche d’un communauté repliée sur elle-même, entouré de sa sœur Louise, de son frère Joseph, de sa femme Marie et de ses quatre fils.
Le petit Joseph a repris le flambeau, aussi religieux que son père. Contrairement à beaucoup de paysans à cette époque, la famille fit très peu de marché noir. Son credo est plutôt de donner aux nécessiteux. Maman le dimanche, parcourt à bicyclette les 7 kilomètres qui séparent Dreux d’Abondant. Elle assiste avec eux à la messe, fait après le repas une promenade en forêt puis s’en retourne auprès de sa maman avec quelques victuailles dans les sacoches de son vélo.
La ville de Dreux n’ayant proposé pour les reloger qu’une grange avec de la paille, maman et ma grand-mère sont heureuses de pouvoir se réfugier à Abondant.
Cependant elles ne sont pas rassurées :
La guerre n’est pas finie dans notre région et la tante Marie, assistée de ses fils fait à sa façon de la résistance : La Wehrmacht commence à reculer en Normandie, ce qui permet à certains soldats de prendre le risque de déserter. Deux hommes sont cachés dans la grange à foin, deux « Malgré-nous », Alsaciens incorporés de force dans l’armée allemande. En outre, François, 22 ans, second fils de la tante Marie, se cache lui aussi, il est «réfractaire», il refuse le S.T.O. travail obligatoire en Allemagne. En plus, il rend de menus services à la résistance en cachant des armes en Forêt.
Ma grand-mère s’inquiète « Nous avons survécu à l’exode et au bombardement, et nous courrons le risque d’être arrêtées pour résistance alors que la guerre se termine. "
Heureusement tout se passe bien et le 16 Août l’armée américaine libère Dreux et sa région. Maman et ma grand-mère vont rester quelques mois encore à Abondant avant de revenir à Dreux dans le tout petit appartement dans lequel je suis né l’an dernier.

La famille, papa en tête, m’affuble du surnom de « Titi ». D’après ce qu’écrit maman dans son agenda un certain nombre de dents me poussent dans la bouche, je commence à marchoter et à bredouiller quelques mots comme « papa maman painpain petit gars–gars.
Ily a encore beaucoup de restrictiona alimentaires en cette aprés-guerre.
Maman  n’avalait pratiquement que de la soupe pendant qu’elle me fabriquait. C’est pourquoi je manque de calcium et mes os sont un peu fragiles. Beaucoup d’enfants nés pendant la guerre ont de graves problèmes de malformation, de rachitisme.
J’ai donc droit à une carte individuelle d’alimentation avec pleins de petits coupons bariolés à l’intérieur. Mes parents reçoivent pour moi des cartes supplémentaires de charbon et d’autres matières…Il y a même, à mon nom, une carte d’alcool. Hic…..

Le 6 Avril : C’est le jour de mon baptême.
Je n’apparais pas sur la photo de groupe. Je suis resté au chaud car il gèle à pierre fendre en ce début de printemps à Abondant. Ma marraine est ma tante Cécelle, la sœur de Maman. Comme parrain, maman a choisi parmi les quatre frères, non pas l’aîné le petit Joseph mais le troisième, le doux Michel (23 ans)…La tante Marie n’assiste pas à mon baptême, elle est décédée l’hiver dernier….

Dans la petite église au moment où le brave vieux curé m’asperge d’eau, je me mets à hurler tellement rageusement que ma maman doit m’éloigner dans la sacristie pour essayer de me calmer.
Je me méfie déjà des hommes et du  bon dieu, et pourtant il m’a permit de naître dans de bonnes conditions et quand je tète le bon lait de ma maman c’est le petit jésus en culotte de velours qui descend dans mon gosier.
Le Bon Dieu, le mauvais diable, la folie de certains de mes contemporains, je verrais tout cela plus tard… laissez moi faire mon rot et dormir.

A SUIVRE...
La semaine prochaine : 1 9 4 8 .

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:38
J'ai raté l'élection de Miss Agglo 2009. La première de l'histoire de Dreux.
Séverine PRIEUR, 18 ans, élève de Terminale Es
au Lycée Edouard Branly à Dreux est la première miss Agglo.
Phot Echo Republicain.

Deux photos "emprunté" au camarade du blog des bâtes autrement".


 
De trés belle jeunes filles en effet.
 Dreux , il y a 45 ans élisait la "reine des Druides".
(Voir l'article "Contre-temps" dans le drouais Mag du 27 mars)

Mais il y eu aussi au début du siècle dernier
 l'élection de rosières.
Ma grand -mère fut la rosière de Dreux en 1901.
Les critéres de selection devaient être différents.
J'en reparlerai.



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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 00:00

DREUX. Vendredi 27 mars dernier, concert à l'ODYSSEE
à  l'occasion des40 ans du conservatoire
(1968-12008
).


"Parcours musical autour d'Emmanuel Hiaux."

Né en 1958 à dreux, Emmanuel Heaux reçoit une formation littéraire (licence de lettres et Anglais) et musicale. Il étudie le piano à l'école Normale Supérieure de Musique et l'écriture sous la direction de Jacques Casterède.

Il a écrit notamment une musique pour le film de Murnau, "l'Aurore",
un cycle de chant sur "Gaspard de la nuit" d'Aloïsius Bertrand,
"Et Dieu vit que cela était bon" pour les toiles du peintre Guillaume Villaros et
"Hânsel &  Gretel conte musical de Grimm sur un récit de Bruno Belthoise.  

Quatres courts extraits du concert. :

1-  E. HIAUX : "Sur trois poémes d'Eluard "pour violon et piano (1994).
 Bruno BELTHOISE, piano et Adolfo CARBAJAL, violon.




2- E.HIAUX : Sonate pour violoncelle et piano (1990)
Bruno BELTHOISE piano et Teresa VALENTE PEREIRA violoncelle



3- Gabriel FAURE : Trio  pour violon, violoncelle et piano (1922)
Trio PANGEA.  



4-E.HIAUX : "Une goutte d'Ombre", pour violon, violoncelle et piano (1996)
Trio PANGEA.  



Emmanuel HIAUX et ses interprètes.
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Dreux Par Pierlouim

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  • Né à Dreux, j'y ai vécu toute mon enfance.
Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire.
Pour me joindre:

 pierlouim@cegetel.net
  • Né à Dreux, j'y ai vécu toute mon enfance. Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire. Pour me joindre: pierlouim@cegetel.net

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