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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 07:10


D R E U X    P A R   P I E R L O U I M

 

SOMMAIRE - NOTES PARUES
 

 

A PARAITRE PROCHAINEMENT SUR LE BLOG.

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Published by pierlouim - dans -VIE DU BLOG
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 07:00

Articles "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM". N° 13 à 16.

19.12.2008

DROUAIS MAGAZINE-12-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une treizieme Durocasserie :

 

19 DECEMBRE 1562
DREUX, LA BATAILLE

J’aime me promener à vélo autour de Dreux. Comme je ne vise pas le maillot à poids du meilleur grimpeur j’évite soigneusement les côtes autour des trois vallées. Mes roues m’entraînent donc plus volontiers vers la grande plaine au sud de Dreux.

Entre Nuisement, Blainville et Marville j’éprouve toujours un sentiment étrange. A cet endroit s’est déroulée une terrible bataille, en l’an de grâce 1562, le 19 décembre.
Ce fut la première bataille rangée des guerres dites «de religion». Combat fratricide entre Français croyant au même Jésus mais en désaccord sur les principes.

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Laissons parler l’histoire : Après le massacre de Vassy en mars, les huguenots s’arment et font appel à l’étranger : Allemagne et Angleterre.
L'armée protestante n’ayant pu assiéger Paris veut prendre Chartres mais est obligée de remonter sur Le Havre, où se trouve le renfort anglais. L’armée royale qui la poursuit depuis Paris est essentiellement composée de nobles, français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de troupes du roi d’Espagne
Les deux armées se rencontrent au sud-est de Dreux,
en une suite de charges et de contre charges, l’avantage étant constamment renversé.

medium_bataille_IMG_8697.2.JPG
Mouvement des troupes pour arriver à Dreux.
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medium_bataille_1.jpg
Le champ de bataille.
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medium_bataille_plan.jpg
medium_BatailleDreux1562.jpg
Images d'époque.

La capture de Montmorency et la déroute de ses troupes font croire à la victoire des protestants.
Finalement l’armée royale renverse la situation. Le prince de Condé est capturé.

Si Condé avait gagné, la France serait protestante. Catherine de Médicis, réfugiée à Rambouillet avec son fiston Charles IX, croyant les protestants vainqueurs, aurait dit « Hé bien ! Nous prierons Dieu en français !». Grâce à la victoire catholique la messe continuera d’être dite en latin jusqu’au concile Vatican II en 1962.

La bataille de Dreux eut deux observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques et essais.
Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes.

Ce fut aux Drouais protégés par les hauts murs de la ville, de ramasser les 8000 occis en six heures de combat sur quelques 35 000 belligérants.

Cette bataille fut longtemps considérée comme la plus sanglante des batailles sur le territoire français.

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Au même endroit
, le 17novembre 1870 une autre «Bataille de Dreux», entre Prussiens et Français se solda par la reddition de la ville.

 

medium_bataille_1870.jpg

 

 

Villages au cœur de la Bataille :

-Nuisement : En 1850 on montrait encore une grange dans laquelle le vainqueur, Duc de Guise a accueilli le vaincu, Prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit. (Avant de l’envoyer en prison à Chartres).

 

-Marville Moutiers brûlé. Ce village a-t-il vu un monastère brûler lors de la bataille? Jean Lelièvre grand historien Drouais, disparu depuis peu, et qui fut l’instituteur de ce village aurait pu nous le dire.

 

-La ferme de L’Espinay au triste destin : Au centre de la bataille de 1562. Ravagée lors de la Fronde et de la bataille du 17 nov. 1870. Rasée par les Allemands en 1941 pour construire les pistes du camp d’aviation Dreux Vernouillet.

 

medium_plaine_de_la_bataille_2008.jpg

Aujourd’hui : Morne plaine : Tout y pousse : Blé, maïs, colza, ligne à haute tension et éoliennes.

 

medium_plaine_IMG_8634_a.jpg

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09.01.2009

DROUAIS MAGAZINE-14-

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une quatorzième Durocasserie :

 

14-TEMPÊTE, TROMBE OU CYCLONE?

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L’an 2000, depuis de longues années comme beaucoup j’en rêvais. Devant cette date mythique de changement de siècle et de millénaire, de mauvais apôtres prédisaient une catastrophe informatique. Les pendules, les ordinateurs et tous les systèmes automatiques devaient tomber en sucette avec le « bug de l’an 2000». Le bug fit «pschitt !» et peu de dégâts. Par contre, juste avant l’an 2000, la France subit deux catastrophes : le naufrage de l’Erika et une tempête dévastatrice.

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La tempête du 26 décembre 1999 par sa violence a fait voler en éclats bien des toits, arbres et multiples objets dans une bonne partie de l’hexagone. Dreux n’a pas échappé à cette soufflerie.

Le premier de l’an 2000, je l’ai passé à califourchon sur le toit de ma maison dégarni de la plupart de ses tuiles. Je regardais au loin comme sœur Anne, l’arrivée problématique d’un hypothétique couvreur. Pourtant averti dès le matin du tempêtant dimanche, je n’ai pu arriver que l’après-midi à Dreux. Les autres Drouais avait déjà précipitamment accaparé les hommes de l’art de la toiture. Mon toit garda sa bâche verte jusqu’à sa réparation en Juin.

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Le 18 Août 1890, une telle aventure était déjà advenue aux Drouais. Venant du Sud-ouest l’Ouragan traversa la ville en quelques minutes, laissant derrière lui de nombreuses maisons sans toit, en partie ou complètement détruites. Ce phénomène, d’une force inouïe, suivit une ligne presque parfaite en dévastant le centre ville, mais en épargnant au nord la chapelle royale et au sud le quartier de la gare. Mon grand père qui avait alors 14 ans a dû en être un témoin direct, car la maison familiale rue d’Orisson (future rue d’Orfeuil.), était en première ligne des effets dévastateurs. Entre autres bâtiments, le tribunal et l’église St Pierre subirent de graves dégâts. L’ouragan devait finir sa course folle en forêt après avoir ravagé Brissard, hameau d’Abondant.

Une seule victime fut à déplorer au milieu de cet énorme champ de ruines : .Mme Gillet, tuée rue St Thibault par la foudre qui renversa son cabriolet et son mari, meunier drouais sérieusement contusionné. Mais qu’advint-il du cheval ?

Dès le lendemain, les autorités prirent la situation en main : Crédits débloqués auprès du Gouvernement, du Conseil Général, de la municipalité et une souscription auprès de la population fut ouverte.

medium_ouragan_lejaille.jpg
medium_ouragan_1890-Dreux1.jpg

 

 

Cyclone ou trombe ? Une bataille d’experts de tous poils fit rage pour tenter de définir l’évènement que Dreux venait de subir. Selon les uns, ce fut une «trombe», pour les autres une «tornade» un «cyclone» ou encore une «tempête électrique». Quelque soit le nom de ce phénomène inexpliqué, les Drouais en furent longtemps traumatisés.

 

Dans le "Journal de Dreux". du 26 Aout 1890, soit une semaine aprés la catastrophe, paraîssent des annonces opportunes :

medium_ouragan_tuileries.jpg
medium_ouragan_photographe.jpg

 

 

Voici donc des photos proposées par ce photographe :

medium_ouragan_1890-dreux2.jpg
medium_ouragan_1890.jpg
medium_ouragan_dageon.jpg

 

 

En 2008 une grave tempête d’un autre genre s’est abattue sur le pays. Une tempête non naturelle, provenant de la cupidité humaine de quelques irresponsables.

Malgré tous ces rappels de catastrophes, je vous souhaiteà nouveau, chers amis Drouais et d’ailleurs,

Une excellente année 2009.

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06.02.2009

DROUAIS MAGAZINE-15-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une quinzième Durocasserie :

 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES.

 

1-LES RENOMMEES.

-La nécessité de donner un nom spécifique à chaque rue date du moyen âge. (Ce qui n’est toujours pas le cas à Tokyo). Les premiers noms furent ceux de saints ou d’une utilité économique, ainsi les Rues St Pierre, St Martin, St Jean, Rues aux tanneurs, du grenier à sel, ou de lieu: la petite et grande falaise Rieuville, Muzy, Moronval etc..

Vers 1793 certaines rues portèrent peu de temps des noms révolutionnaires: Saint Thibault devint Sans culottes, Saint Denis devint Bonnet rouge etc.

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medium_dreux_plan_ancien.2.jpg

-Puis au dix-neuvième siècle Par Arrêtés municipaux les Maires commençèrent à donner aux rues le nom de Drouais célèbres. En 1836 la rue au lait (là où on amenait les vaches laitières pour les traire et vendre aussitôt le lait) abandonna son nom pour celui de Jean Rotrou. En 1832, La rue Du Puy de la Chaîne, après s’être appelé Rue Voltaire pendant la révolution devint la Rue Godeau. Etc.

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-Au vingtième siècle :

Mon père, vers 1950 employait encore d’anciens noms de rues : La Rue d’Orisson (où son père était né) le Val gelé, rue de la gare, etc.

Ces rues après la grande guerre prirent le nom de sanglantes batailles dans lesquelles participa le 101ème régiment d’infanterie basé à la Caserne de Billy : Orfeuil, pour d’Orisson, Bois sabot pour le Val Gelé. Les Eparges et Bois des Fosses pour la rue de la gare, Ethe Virton pour la rue des Fontaines. Les rues du Val Gelé et des Fontaines ont été en partie conservées.

Une plaque encore visible rue d’Orfeuil, sur le mur de l’ancienne Gendarmerie rappelle le souvenir du 101ème..

medium_rue_101_eme_3.jpg

Pourquoi n’a-t-on pas donné le nom du valeureux régiment à une rue drouaise ? Cela serait plus méritoire pour la mémoire de ces braves soldats que les noms d’effroyables boucheries d’équivoques victoires. Pourquoi la rue des granges ne deviendrait-elle pas «rue du 101ème régiment d’infanterie » ?
Ou plutôt le Bd Henri IX. Ce monarque à la poule au pot mérite-t-il d’avoir rue à Dreux ? .Il fit deux fois le siège de la ville en 1590 et 1593 et vainqueur fit pendre quelques notables drouais, raser moult maisons et démolir le superbe château fort du XIII° siècle. Souvenir douloureux pour Dreux.

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Rue Bordelet. Ce nom très évocateur indiquait qu’un établissement pour débauchés Drouais moyenâgeux «L’hôtellerie de l’Ecu» se tenait dans cette rue.
En 1906, le prude conseil municipal débaptisa cette rue au nom trop évocateur, pour lui en donner un plus neutre, celui de Lamésange, maire de Dreux (1852-1855).

 

medium_maisons.3.JPG

Photo actuelle de la rue Lamésange. Cette belle maison n'est problement pas celle de l'hostellerie de l'écu. Le lieu de débauche devait se trouver au fond sur le mur d'enceinte. Le tout ayant disparu depuis belle lurette.....

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-Le père, puis le fils :
Il y a 10 ans une rue a été inaugurée pour rendre hommage à Francis Dablin, courageux résistant Drouais en présence de son fils Maurice.

medium_dablin_2.jpg

medium_dablin_4.jpg
Quelques années après, cette rue est devenue «Francis et Maurice Dablin».
Le fils a rejoint le père dans la mémoire drouaise

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Mon père parlait aussi d’une rue du «Curé de Moineville»
Je n’arrive plus à la situer, si cela vous dit quelque chose
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Si vous désirez avoir de plus amples informations historiques sur le sujet,medium_rues_de_dreux_maillier.4.jpg ici :
je vous conseille fortement l’excellent livre de Charles Maillier.


«LES RUES DE DREUX».

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Dans quinze jours nous visiterons les rues de Drouais célèbres.
A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim
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P.S. En commentaire, l'ami Durocasse a répondu à ma question au sujet du Curé de Moineville et je l'en remercie :

"D'abord boulevard des Rochelles, la Rue du Curé de Moineville avait été ainsi baptisée en 1916 pour rendre hommage à la prétendue première victime de la guerre de 1914-1918, un prêtre du village de Moineville (Meurthe et Moselle) qui aurait été exécuté par les allemands selon une fausse nouvelle véhiculée par lapresse en 1914. Après la 2ème guerre mondiale la rue devint l'avenue Jean Moulin."


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20.02.2009

DROUAIS MAGAZINE-16-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une seizième Durocasserie :

 

 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES :
2-ILLUSTRES DROUAIS .

 

 

 

Certains drouais se sont illustrés dans les domaines les plus divers et se sont fait un nom qui maintenant orne une rue, une place, une avenue drouaise.

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-ROTROU le chouchou .

Un cumulard ce poète dramaturges né et mort à Dreux, (1609-150) A Dreux son nom est partout : une place au milieu de laquelle trône sa statue en pieds , une rue, avec son buste au fonds d’une cour privée, une sente prés de la Blaise et le lycée principal de la ville,de nombreuses statues au Musée Dessal, au théâtre, à la mairie

A Paris, la comédie Française possède un buste de Rotrou et joue parfois une de ses œuvres.medium_rotrou.2.jpg
Le théâtre de l’odéon est entouré de deux rues aux noms des deux amis Corneille et Rotrou.

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Pouvez-vous nommer chers lecteur une pièce de Rotrou et quelques unes de ses rimes ?.....

Non ? Cela prouve bien que l’amour de Dreux pour Rotrou vient d’ailleurs.

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Rotrou pour mettre un peu de beurre dans les épinards, après sa fonction de théâtreux auprès de Richelieu avait acquis la charge de Lieutenant particulier au baillage de Dreux.. .

Lors d’une grave épidémie pestilentielle, Rotrou refusant de quitter la ville reste à Dreux pour aider ses administrés. Bien mal lui en pris, car il périt en quelques jours, encore jeune à 41 ans. S’il avait vécu plus longtemps peut-être que son nom serait plus connu dans les lettres françaises. C’est donc surtout le courage et l’abnégation d’un des leurs que les Drouais honorent en Rotrou.

 

Dans un mois le 400ème anniversaire de Rotrou :

Vous saurez bientôt tout sur Rotrou, car au mois d’Avril sera célébré dans notre bonne ville le quatre centième anniversaire de sa naissance…

Petit scoop : Pour cette célébration, les élus de quartier font réaménager la place Rotrou, en dégageant les arbres qui font de l'ombre à la statue du grand poète .

medium_rotrou_travaux_place.JPG

 

 

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-PHILIDOR le délaissé :

medium_philidor_1.jpgLes Drouais n’ont donné à ce grand bonhomme fondateur de l’opéra comique français, grand joueur et théoriciens des échecs qu’un petit bout de rue. En fait un escalier.
Il méritait beaucoup mieux.
Pas d' établissement scolaire ni la médiathèque (qui pourtant possède ses écrits et publications) ni l’école de musique ne portent son nom. Seul le cercle d’échecs Philidor l’honore.

medium_philidor_livre_analyse.jpg

A Paris, Philidor figure en buste sur la façade de l’opéra Garnier et possèdemedium_Philidor_Opera_Paris_1.jpg une rue au fin fond du 20° arrondissement.

Les Drouais ne lui sont pas trop reconnaissants, car né à Dreux comme ses ancêtres musiciens du roi depuis Louis XIII, il a surtout vécu à Paris et mort en exil à Londres considéré comme « ci-devant » par les révolutionnaires guillotineurs…..

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medium_philidor.JPG

 

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-Autres « Importants » Drouais.

-La famille des Métézeau grands architectes ont donné leur nom à la plus belle place de Dreux.

-Maurice VIOLLETTE après 52 ans de mairie et de nombreuses années comme député, gouverneur ou ministre a vu son nom rajouté à celui de la grande Rue. Mais cinquante après les Drouais disent plus volontiers je vais faire les soldes en Grande rue plutôt que je vais faire des folies rue Maurice VIOLLETTE. Un monument au square de la République. Un lycée technique porte son nom ainsi qu’une rue à Chartres. Sa maison pourrait devenir un petit musée.

-Antoine Godeau Homme de lettre puis évêque de Vence. Une rue une école quelque temps la bibliothèque transféré en maison inter génération.

- et bien d’autres dont je ne peux citer que quelques uns : Les militaires, de Sénarmont, Billy, Doguereau, les savants Loiseleur Deslongchamps le docteur Guersant, Jumelle, les Historiens Donnant Leménestrel, Maillier. Etc…

 

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-Les oubliés.

Faire la liste des oubliés serait trop longue et trop subjective. Mais quelques noms cependant . Pratiquement tous les anciens maires de Dreux ont leur rue. Sénateur et maire Jean Cauchon a été affublé d’un petit bout de pont sur la blaise. Mais Jean Rastel maire de 1959 à 1965?

Les peintres Drouais n’ont pas la côte. Ni René Bellanger, ni Antonio Garcia Lamolla, ni Tigrane Polat n’ont de rue. Et pourtant leurs œuvres sont accrochées aux cimaises du musée et de la mairie.

Enfin, passons…

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 07:00

Articles "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM". N° 9 à 12.

07.11.2008

DROUAIS MAGAZINE-9-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'

une neuvième Durocasserie :

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11 N O V E M B R E.

 

11 NOVEMBRE 1918 – 11 heures du matin.

- Le bourdon du Beffroi tonne gravement et lentement. Les cloches claires et trépidantes de ST Pierre sonnent à toute medium_SALMON_Arthur.jpgvolée. Mon grand père maternel, dans son jardin des Rochelles comprend aussitôt ce que ce tintinmare annonce.

Il est à Dreux, en convalescence de sa quatrième blessure et en attente de sa quatrième citation..

Il est heureux que soit ainsi mis fin à quatre années d’affreuse boucherie.

Mais il est triste de n’être pas auprès de ses camarades dans ce jour tant attendu..

medium_louis_Fressonnet_1.3.jpg-Dans la terre, devant le fort de Douaumont, les ossements de mon grand-père paternel, éparpillés par un obus allemand depuis Février 1916 attendent d’être (peut-être) recueillis anonymement dans un ossuaire de Verdun.

-Ce 11 Novembre est un grand jour, mais ce n’est qu’un armistice. Dans 20 ans, le canon tonnera à nouveau..

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DANS LES ANNEES SOIXANTE -

Dans la grande rue, une plaque de marbre est apposée sur le mur de la chapelle de l’Hôtel Dieu.. Y sont gravées les medium_salle_expo_hotel_dieuMG_7804.JPGnoms des morts Drouais de la « grande guerre» Cette guerre la der des der n’est plus que la «première »des guerres mondiales en attendant la troisième…

Cette stèle fut remplacée par cette affreuse plaque actuelle aux lettres disproportionnées et inégales : « Salle d’exposition…… ».

medium_11_nov_paque_IMG_7506.jpgMon père, employé municipal a retrouve cette mémoire des sacrifices Drouais, abandonnée et abîmée dans un fond de hangar. Cet oubli l’a choqué. Après d’âpres discussion avec la mairie, la plaque fut ressortie de son cachot et finalement installée au cimetière auprès des tombes militaires. Pour moi, elle ne fait doublon avec celle du monument aux morts, place Métézeau. Mais les noms, dont celui de mon grand-père s’effacent peu à peu.. Une restauration s’imposerait.

 

CHAQUE 11 NOVEMBRE à 11 heures 11 minutes et onze seconde que font nos maintenant amis d’outre Rhin ?. Je vous le donne en mille.

medium_2005_11_11.2.jpgPendant que les Français, drapeaux au vent et médailles au poitrail sonnent aux morts et respectent une minute de silence, les Allemands, tricornes d’opérette sur la tête, majorettes aux lestes gambettes medium_Karneval_14.jpgsonnent aussi le clairon. Mais pour ouvrir la saison du carnaval, saison qui se terminera le mercredi des cendres en février prochain. (Pour plus de détail, visiter mon blog).

Quel pied de nez magistral, n’est ce pas ?. Les plénipotentiaires Allemands ont imposé aux Alliés cette date et cette heure symbolique (11, 11 (nov.) à 11 heures et 11 minutes, le chiffre 11 étant peut être synonyme de joie). Pour arrêter momentanément (20 ans) les hostilités.

Pour les Allemands la guerre 14/18 ne fut qu’un épisode sans importance. D’ailleurs pour eux, quelle défaite ? Pas un centimètre du sol Allemand ne fut touché ni détruit.. Les Français de leur coté parlent peu de l’affreuse guerre méconnue de 1870.

Le 8 mai 1945, contrairement au 11 Novembre est une grande date. Là il s’agit bien d’une reddition sans condition et non d’un simple armistice Les trois guerres Franco-allemandes puis mondiales sont définitivement terminées

 

medium_karfastnacht_pano_quer3.jpg

 

 

Rapprochons nous de l'ami Wikipédia pour sa définition du carnaval de Cologne.

qui précise bien la date du 11 Novembre à 11 heures et onze minutes comme ouverture du carnaval.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carnaval_de_Cologne

 

Celui de mayence, le plus célèbre en Allemagne:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carnaval_de_Mayence

ou :

http://www.connexion-francaise.com/region/article/carnaval-de-cologne-nouvelle-edition2

 

 

Je vous rappelle les notes que j'avais consacrées l'an dernier au 11 novembre :

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag/Karneval+Er%C3%B6ffnung

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http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2007/11/11/le-11-novembre-cerémonies-trés-différentes-des-deux-côtés-du.html

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http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2007/11/27/l-ouverture-du-carnaval-allemand-saison-2007-20o8.html

 

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21.11.2008

DROUAIS MAGAZINE-10-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une dixième Durocasserie :

 

LES PETITS PANIERS DE LA TANTE BERTHE.

 

 

-Les marchés d’antan à Dreux ;medium_marché_DSC_0002.jpg

Dreux a toujours été un centre important de marchés. Les «campagnes» déboulaient dans Dreux, chaque Lundi, à pied, à cheval, en voiture, et surtout par le train ou le tramway (de nombreuses lignes ont disparu depuis l’entre deux guerres : Chartres- Maintenon, Bueil, Brézolles. Seule reste la ligne Paris Granville.

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-Les Maraîchers.

Moult «jardiniers» cultivaient fruits et légumes dans les terres arrosées par la Blaise, aux Marchebeaux (actuel Champs de Foire) ou aux Bléras (Rue des Fontaines, gué aux Anes), et aussi dans la vallée de l’Avre. Mes parents se souvenaient d’une marchande de cresson très connue pour son bagout vers 1930 sur le marché de Dreux. Elle venait à pied de St gorges Motel avec sa brouette pleine de bottes de cresson ou prenait le train de la ligne de Bueil. Ces voyages lui furent fatals. Une locomotive l’a écrasée au passage à niveau de St Georges avec tout son cresson.

medium_marche_grande_rue.jpg

 

-Les « Petits paniers »

Jusque dans les années 50/60, le marché général (vêtements et autres) était réparti place Métézeau et en Grande rue, la place Rotrou étant réservée à l’alimentation. Rue Rotrou, se tenait le marché aux "petits paniers". Des personnes modestes venaient vendre les produits de leur jardin (Fruits et légumes de saison, oeufs, poulets, lapins etc.).Des produits « bio » avant l’heure présentés dans des paniers en osier posés à même le sol.

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medium_marche_rotrou.jpg

 

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-La tante Berthe, une des tantes de ma mère habitait le village de Serville. Veuve, soixante dix ans, percevant une chiche retraite, se rendait chaque lundi matin au marché de Dreux pour vendre la modeste récolte de son jardin

D’abord à pied jusqu’à la gare de Marchezais-Broué, puis par le train jusqu’à Dreux.
Elle arrivait place Rotrou avec deux gros paniers remplis de salades, pommes, œufs, etc.
Elle s’accompagnait d’un énorme parapluie pour protéger son étal des intempéries. Le midi, ayant vendu sa petite production, elle venait déjeuner chez mes parents.
Je l'aimais bien la Tante Berthe, car elle me ramenait toujours quelques bonbons d' «en ville». Elle parlait un patois Drouais disparu maintenant, mais resté dans mes oreilles. Puis elle repartait par le train, toujours avec ses deux paniers qui, vidés de leurs légumes, contenaient de menus produits manufacturés, achetés sur le marché.

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medium_marché_IMG_7284.jpg

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Après 1970, les marchés furent peu à peu regroupés place Mésirard. L’ancien arsenal des pompiers fut transformé en Marché couvert. Fermé depuis 2001 il servira bientôt de salle d’exposition.

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-Le nouveau marché couvert, ouvert cinq jours par semaine est entouré le lundi et le vendredi de commerçants non sédentaires. Deux autres marchés ont lieu, place de Verdun le lundi matin et rue Haricot le mercredi matin.

medium_marché_2008.JPG

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-Petite remarque:
Si l’on n’a pas pris ses précautions sur le marché le matin, une envie pressente de poisson frais ne peut pas être satisfaite en fin d’après-midi, car il n’y a plus de poissonnerie en centre ville.

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05.12.2008

DROUAIS MAGAZINE-11-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une onzième Durocasserie :

 

L'ECOLE BLANCHE.

- 1920- la population de Dreux qui n’atteint pas encore 11 000 habitants,connaît une grave crise du logement. La municipalité, sous l’impulsion du maire Maurice Viollette décide de créer un nouveau quartier sur le plateau sud: : »les Rochelles« (il sera fait de même au plateau nord)

- Après achat des terrains, création d’un office de H.LM et construction des premières maisons,en 1930 furent construites une école maternelle qui pris le nom de Jules FERRY .et en 1934 une école primaire qui prit le nom de Ferdinand BUISSON. Collaborateur de jules Ferry, il fut l’un des fondateurs de la ligue des droits de l’homme et prix Nobel de la paix en 1927 et mort en 1932.

 

-L’école « blanche ». Les gens des Rochelles l’appellent ainsi car elle est recouverte en crépi blanc et non comme les autres établissements scolaires construite en en pierre ou en brique rouge. Elle n’a pas d’étage. Elle est curieuse, elle a la forme d’un T. Dans la branche de gauche, quatre classes, celles des garçons, dans celle de droite les quatre classes des filles. Dans la barre du milieu qui, elle comporte un étage, la cantine, le bureau du directeur, les douches et en haut, quatre petits appartements pour les instituteurs. Oui, il y a des douches qui permettent aux enfants qui n’ont pas chez eux de vraies commodités de se laver entièrement une fois par semaine.

medium_ferdinand_buisson_d_avant.jpg

Devant l’école se trouve un square qui a pris le nom d’Alexandre 1er roi de Yougoslavie, assassiné en octobre 1934 lors d’un voyage officiel à Marseille avec Ministre dees affaires étrangères français Louis Barthou(qui a donné son nom à la rue qui longe l’école blanche.

 

-L’école «noire» Pendant la période noire de l’occupation, les allemands l’ont réquisitionnée et pour se dissimuler aux regards des avions alliés, l’ont badigeonnée à la peinture noire. .Les instituteurs et institutrices de l'école ont du se répartir avec leurs élèves dans différents endroits aux alentours : hangars, ateliers ou granges aménagés de façon sommaire en salle de classe

Le square Alexandre 1er de Yougoslavie comporte en son milieu un bassin d’environ quinze mètres de diamètre et d’une profondeur d’à peine un mètre. Les jeunes soldats allemands s’y baignaient souvent. Mais tout nus. Les mamans d’alentour horrifiées récupéraient leur progéniture jouant dans ce square.

 

 

medium_ferdinandIMG_8679.JPG- Mon école des années cinquante- Si je devais raconter mes souvenirs de jeunemedium_ferdinand_IMG_8681.jpg écolier à l’école blanche, il me faudrait écrire moult chroniques…Enumérons seulement quelques noms, Louis FAUVEL, Emile CARON,(les directeurs) :.Jean SAVIN, Mme GUENARD, Mr et Mme CHAUVET, Mr et Mme AUBRETON (les instits)

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medium_Iferdinand_MG_8685.jpg

 

-L’école condorcet. Quand je suis parti de Dreux en 1960, une école destinée aux filles était en construction le long du square. L’école « Blanche »fut consacrée entièrement aux garçons. .La «mixitude» n’arriva sur les deux établissements scolaires qu’en1969.

medium_ferdind_IMG_8688.jpg

- Le Ferdinand Buisson nouveau :
Revenant après quarante cinq d’absence loin de Dreux, j’assiste à la destruction de l’école Condorcet à la rénovation de Ferdinand Buisson.(En moins d’une vie, on peut ainsi voir construire et détruire des bâtiments réputés solides et construits pour longtemps)

Complètement transformé, après deux ans de fermeture, l’école blanche a été rouverte à la dernière rentrée scolaire.. La façade blanche a été fermée…

medium_ferdinand_Buisson_reste_l_école_blanche..JPG

L'entrée de l'école se fait dorénavant par l'arrière, rue Louis Barthou.

medium_ferdinand_buisson_2008.JPG

Longue vie à la nouvelle école Ferdinand Buisson......

 

 

Lire mes souvenirs de l'école Ferdinand Buisson dans ma chronique AN PAR AN :

 

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1946-59.html

 

 

Tout particulièrement Les années 1952 à 1959

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12.12.2008

11 bis DROUAIS MAG.

 

PEOPLE DROUAIS DU SIECLE DERNIER

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le numéro de Noël du "DROUAIS MAGAZINE"'
une Durocasserie :

 

QUAND LES TETES COURONNEES SE MARIAIENT À DREUX.

Pour ce supplément de Noël, j’aurai pu vous entretenir de la tradition des Flambards. Mais cette fête fera l’objet de nombreux articles dans les autres médias drouais.

J’ai envie de vous parler d’événements qui n’ont rien à voir avec les fêtes de fin d’années mais qui rappellent une page fastueuse du passé récent de la ville de Dreux. Des événements que l’on nommerait «People» de nos jours.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps Dreux était nommée « Ville royale », car la chapelle « Royale » reçoit la dépouille du dernier roi de France Louis Philippe et celles de ses descendants prétendants au trône de France. Au cas ou la royauté reviendrait à la mode en France. L’espoir fait vivre.

Le prétendant de la deuxième moitié du XX ème siècle, Henri d’Orléans, Comte de Paris avait onze enfants. Cela donna presque autant de mariages.
Quelques uns furent effectués religieusement à la Chapelle Royale. Au moins deux mariages «civils» ont été célébrés à la mairie de Dreux par le maire de l’époque. J’ai retrouvé trace photographique de trois de ces mariages dans la presse de l’époque.

..

-Le 5 Juillet 1957, Henri (né en 1934) le fils aîné du comte de Paris, se marie avec Marie Thérèse de Wurtemberg. Le Vieux maire (87 ans à l’époque) Maurice Viollette, (Radical socialiste) remonte le voile de la mariée qui signe l’acte de mariage à la mairie de Dreux.

medium_mariage1957_princier_-Viollette_a.jpg

Mais cette union, qui aurait été «arrangée» dans un contexte de réconciliation Franco-Allemande, et malgré cinq enfants ne tiendra pas. Le divorce «civil» sera prononcé en 1984.
Dans ces cinq enfants se trouve Jean d’Orléans, duc de Vendôme, (né en 1965) qui serait le prétendant actuel au trône de France sous le nom de Jean IV. Aux dernières nouvelles, Jean devrait se marier en 2009 avec une espagnole proche du roi Juan Carlos, au château d’Amboise, autre propriété de la famille d’Orléans.

.

-1965- Mariage de la cinquième des filles du comte de Paris, Anne. Les photographes (les paparazzis ne sont pas encore très présents à cette époque) non autorisés à entrer à l’intérieur de la Chapelle Royale, posent leurs appareils à terre de dépit et refusent de photographier le cortège.

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- Le 28 Juillet 1972. Quinze ans après le mariage de leur premier fils,
le comte et la comtesse de Paris marient leur plus jeune fille,
Chantal (née en 1946) princesse de France avec François Xavier de Sambucy de Sorgues.

medium_mariage1972_Chantal_de_France_1972_a.jpg
medium_mariage_chant_de_france7famille_comte_de_paris.2.jpg
Le comte et la comtesse de Paris et leur fille.
.
.

- Mariage Civil à la mairie de Dreux devant le sénateur maire Jean Cauchon. (Union centriste).

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medium_mariage_72.jpg

 

La Chapelle Royale connaît aussi des cérémonies moins joyeuses.
Comme lieu de sépulture elle reçoit les dépouilles des membres de la famille d’Orléans.
Les enterrements du comte de Paris en 1999 et de son épouse en 2003 sont les derniers événements d’importance survenus à la Chapelle Royale

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 07:00

Articles "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM". N° 5 à 8.

12.09.2008

DROUAIS MAGAZINE-5- Désolation du silo.

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'

une cinquième Durocasserie :

«Dreux d’avant et de maintenant»

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LA DESOLATION DU SILO.

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Voici deux photos se ressemblant comme deux gouttes d’eau.

Il s’agit du même bâtiment, mais vus à deux périodes distantes de 64 ans.

Un silo à grains, non loin de la gare de Dreux : la «Coopérative Agricole Beauceronne».



1ère photo : 1944Après le bombardement du 11 Juin.

medium_Durocasserie_4-_Beauceronne_1944..jpg

.

La photo provient du site Internet des archives départementales d’Eure et Loir, avec ce commentaire :

« Dans la nuit du 10 au 11 juin, les bombardiers anglais Lancaster submergent la gare et ses alentours d'une pluie de bombes. Les voies ferrées sont sectionnées, des wagons sont touchés L'écrasante majorité des bombes tombe sur des zones peu peuplées en 1944, mais qui sont aujourd'hui celles de l'hôpital, des Rochelles, du Lièvre d'Or et des Chamards».

En 2006 une de ces bombes fut retrouvée et désamorcée dans le parc de Comteville.

Il en resterait encore quelques unes enfouies dans le quartier.

On peut aussi voir sur ce site une photo aérienne du quartier de la gare troué de nombreux impacts de bombes. Sous l’un d’eux, la maison de mes parents, crac, ratatinée. (Prés de 40 morts, ce jour là à Dreux, dont les voisins directs de mes parents.)

Ma mère et ma grand mère s’étant réfugiées à la cave, sont ressorties vivantes par miracle des décombres.

Heureusement, car je ne serais pas là aujourd’hui pour chroniquer avec vous.

 

Les alliés voulaient surtout détruire le viaduc de Chérisy et couper la voie ferrée Paris Granville en privant les Allemands de renforts en armes et munitions pour la Normandie. Mais après de vaines attaques aériennes, le viaduc était toujours debout. La Résistance Drouaise a dû se résigner à faire sauter ce pont traversant l’Eure, le 17 Juillet 44.

Y participèrent : «Claude», futur député de Dreux, (JULY), «Mathurin» professeur de gym et futur patron de «l’Espérance Drouaise Féminine» (DABLIN) et Emile CARON, mon futur instituteur et directeur de l’école Ferdinand Buisson.

La voie ferrée ne laissera plus passer de train avant l’arrivée des alliés le 16 Août.

Dés 1945, " l'action Républicaine" constatait que beaucoup se targuaient d'avoir contribué à cette action de la résistance alors qu'ils n'y étaient pas du tout......vanité, vanité.....

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2ème photo -2008
-Après plus de trente ans d’abandon.

medium_durocasserie_4-Beauceronne_2008.JPG


Reconstruit après la guerre, ce silo a fonctionné jusque dans les années 70.

medium_beauceronne_3.jpg

Le silo fut donc abandonné, car la coopérative s'est "exilée" à la campagne et se trouve plus facile d'accés pour les camions... Depuis le bâtiment tombe progressivement en ruine.

Mais cette épave industrielle devrait disparaître bientôt. Elle sera remplacée par des bâtiments neufs dans le vaste projet de rénovation des quartiers de la gare et des Rochelles.

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Si vous désirer voir les photos du bombardement du 11 Juin 1944, adresse du site des archives d'Eure et Loir :
http://www.archives28.fr/documents/index.html
puis Images des archives-1943-44 l'eure et loir sous les bombes. enfin Dreux.

Une vue de l'intérieur du silo aprés le bombardement.

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26.09.2008

DROUAIS MAGAZINE-6-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'

une sixième Durocasserie :
«Dreux d’avant et de maintenant»

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6- À LA ST DENIS, A DREUX, ON FAIT LA FOIRE.

Le silo dont je parlais dans ma dernière Durocasserie est situé dans un endroit chargé d’histoire Drouaise.

-En 1179- Robert 1er, Comte de Dreux édifie une chapelle dédiée à St Denis entre les chemins de Rieuville et de Nogent.

Il crée une foire annuelle de trois jours permettant aux Drouais, les vendanges terminées d’effectuer leurs achats pour l’hiver.

La chapelle après de nombreux déboires disparut définitivement à la révolution.

-Vers 1910, mon grand père maçon, construisant la maison toujours visible à cet endroit aurait trouvé des ossements et divers vestiges vites recouverts.
L’archéologie n’était pas encore à la mode à cette époque.

 

medium_st_denis_chapelle_2.jpg
dreux : Chapelle st Denis reproduite par J. Lelièvre d'aprés un dessin de Rotrou 1609.
Au début de son existence, la chapelle était accompagnée d'un petit couvent,
détruit lors de l
a guerre de cent ans.
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medium_st_denis.jpg
dreux : Chapelle St Denis : Dessin cadastral du 18°siécle .
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L'emplacement de la chapelle actuellement.
(on aperçoit la silhouette du silo à gauche)

-Lors du siège de Dreux en 1421 les perfides Anglois balançaient du haut de St Denis des boulets de pierre sur le château et la ville qu’ils occupèrent après reddition pendant 17 ans.

-Lors de la bataille du 17 Novembre 1870. Les derniers combats eurent lieu au bas des Rochelles avant que les vainqueurs Prussiens entrent dans Dreux.

 

-Après sept siècles d’existence paisible, la foire fut délogée en 1860 par le progrès technique. L’installation des voix de chemin de fer et de la gare obligea la municipalité à trouver un autre endroit pour la foire séculaire.
Ce fut la création de la place St Gilles, future place Mésirard.

 

medium_gare_st_denis.jpg
Cette carte postale de 1904 montre assez bien l'emplacement séculaire de la Foire de st Denis.
Au dessus de la ville.

medium_St_denis_celebre_chansonnier_chartrain_Morainville....jpg

Au XIX ème siécle ,
le célèbre Chansonnier Chartrain Morainville animait les foire Saint Denis

-Dans les années 1950/60 La Saint Denis était un événement Drouais important.
Elle avait lieu les samedi dimanche et lundi proches du 9 Octobre, date officielle de la St Denis.
Les instituteurs libéraient l’après midi du lundi pour permettre aux jeunes Drouais comme moi d’aller à la foire.
La braderie des commerçants, le bagout des camelots les différents stands des commerces non sédentaires et l’animation exceptionnelle tout autour de la grand-rue me captivaient.

Mais ce que j’aimais le plus c’était la foire foraine place Mésirard. Les manéges, mais surtout les loteries. Leur attraction me fascinait : Dépassant d’in rideau, un visage d’homme ou de femme, maquillé, un chapeau ou des nattes artificielles sur le crâne. Juste en dessous, un corps de marionnette manipulé avec des gestes brusques. La tête humaine minait les paroles de chansons à la mode crachoté par un disque 45 tours. :Les paroles faisaient hurler de rire : « La tacatique du gendarme» ou « Rosalie, elle est partie, si tu la vois, ramène la moi ! ».

A la St denis les édiles prennent des risques :

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(Françoise Gaspard à la 800ème foire en 1979).

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-Avez vous connu « Pierrot » l’automate, attraction de nombreuses « St Denis dans les années 50 ?.

Je l'ai vu plus d'une fois. j'étais fascinné par cet automate aux gants blancs...

medium_st_denis_pierrot_1.jpg

 

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-Au fil des ans, la foire de la St Denis a changé, malmenée par la concurrence de nombreuses manifestations commerciales : les périodes de soldes, la foire de Dreux l’installation de « plein sud » et des « Coralines » etc. Mais elle est toujours là, en partie excentrée vers le champs de foire et le parc des expositions,.

 

.

Une légende :
Beaucoup de couples se seraient rencontrés à la St Denis, prélude à de nombreux mariages.

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Alors. Bonne chance à vous et

Vive la 829ème St Denis.

medium_IMG_8044.JPG


Rigolo, j'ai retrouvé sur le net la chanson que je voyais interprérée par des marionnettes au visage humain, lors des spectacles de parades des loteries à la St denis :

interprétée par Anny Flore en 1961 :

Voici au moins le refrain :
Rosalie, elle est partie
Et depuis ce jour, j'ai l'mal d'amour
Où est-elle ? Mon cœur l'appelle
Si tu la vois, ramène la moi
Car je suis sous, je suis sous, je suis sous, je suis sous son charme
Mes yeux sont mou, sont mou, sont mou, sont mouillés de larmes
Rosalie, elle est partie
Si tu la vois, ramène la moi.


 

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10.10.2008

DROUAIS MAGAZINE-7-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'

une septième Durocasserie :

«Dreux d’avant et de maintenant»

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7 - DE l’IDEAL AU CINE CENTRE.

L’histoire des salles de cinéma Drouaises ressemble fort à celle du 7ème art.

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1

-l’ I D E A L -
(le muet)

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Dans les années vingt, ma mère et ma grand-mère descendaient en « ville » rue Parisis au cinéma « l’Idéal » pour pleurer devant les deux orphelines et rire devant Max Linder. Les films étaient en noir et blanc et muet. Une dame accompagnait au piano l’action plaquée sur l’écran. (Je ne me souviens plus du nom de cette Dame. Huvey, peut-être)

medium_cine_ideal.jpg

On passait sous un porche puis on traversait le petit ru de la commune sur une passerelle en fer et on entrait dans la salle en partie en bois par le coté de l’écran. J’y vu surtout des westerns dans les années cinquante.

Il ne fut plus idéal et détruit en 1980.

A la place, existe toujours un parking accessible rue des caves.

2
-LE CELTIC -
(le parlant).

Dans l’enceinte du patronage St Jean (dans la rue éponyme) cette salle était consacrée autant au cinéma qu’à des spectacles en tous genres.

medium_cine_celtic_2.jpg

Je me souviens des galas donnés par les anciens prisonniers medium_cine_celtic_1.3.jpg
de guerre.
Et d’y avoir vu le tourlourou « Ouvrard » chanter
« J’ai la rate qui s’dilate et le foie qu’est pas droit… »

La salle fut privée de cinéma vers 1980.
Les pelleteuses des promoteurs ont eu raison d’elle il y a peu.

L’île aux poètes est en construction à la place.

 

.

3
-L’EDEN
-
(la couleur)

.

Ce cinéma a bercé particulièrement mon enfance.

Je me souviens des « Walt Disney ». Peter Pan. Mais particulièrement « 20 000 lieues. sous les mers ». La vision du monstre aux yeux jaunes (le sous-marin du capitaine Nemo) fendant les flots pour détruire les bateaux marchand va m’inspirer pendant longtemps de nombreux cauchemars.

Le » Pont de la rivière Kwaï » fut le premier film que je suis allé voir plusieurs fois avec passion.

medium_cine_eden_KWAI.jpg

Un souvenir particulier raconté dans ma chronique « An pan, une vie drouaise :

- Je rencontre souvent dans Dreux la dame qui donne (qui vend je veux dire) les billets à l’entrée du cinéma Eden. Elle circule à vélo en tirant une petite remorque dans laquelle se trouvent de grandes boites rondes en fer-blanc. Ce sont les bobines des films projetés dans la semaine.
Si la dame, avec son vélo monte vers la gare, elle va porter les films déjà visionnés pour qu’ils repartent vers Paris.
Si elle descend l’avenue de la gare c’est qu’elle vient de réceptionner les nouveaux Films venus par train de Paris.
Les gamins que nous sommes ne manquons pas de lui demander
-« c’est quoi le film, cette semaine, Madame ?».
Si elle est de bonne humeur elle nous réponds gentiment.
Si elle est de mauvaise humeur :
-« Regardez les affiches, lisez le journal, de toutes façons, cette semaine,
c’est pas un film pour vous, les gosse !.".

Perchée sur un haut tabouret dans sa cabine vitrée, la caissière m'impressionnait au moment de prendre les billets. Al'époque, il fallait souvent réserver ses places à l'avance, car les séances n'étaient pas nombreuses....
La dame, d'un abord un peu revêche, portait aux mains des mitaines en laine colorées pour donner les billets et rendre la monnaie. Peut-être était elle allergique aux pièces de monnaies.?.


-LE MOULIN BLANC-
(Le cinémascope)

Les trois premiers cinémas Drouais se trouvaient en plein centre,medium_cine_arbre_de_vie.jpg
très prés les uns des autres, dans la même ligne: Rues Parisis, Beaurepaire St jean.

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En 1958 s’installe sur le plateau sud, aux Rochelles : le « Moulin Blanc ».
A cent mètres de chez moi, plus besoins de descendre « en ville ».
Un cinéma joint à une boulangerie pâtisserie journaux bistrot.
.

Le premier film passé fut l »arbre de vie ».
Un clone d’ »autant en emporte le vent « avec Elisabeth Taylor.

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Le moulin blanc va tourner normalement une vingtaine d’année ,
puis va péricliter en passant par les cases « Art et Essai »,«Connaissances du monde »

et les films « X ».
Les séances s’arrêtent vers 1990. La boulangerie ayant fermé ses portes depuis longtemps.
.

Actuellement la salle du moulin blanc reçoit périodiquement
des fêtes familiales, Mariages, baptêmes, etc.

medium_cine_moulin_blanc_1IMG_8007.2.JPG

.

Devant la fermeture de ses concurrents, l’Eden se transforme.
La grande salle unique fait place à 4 salles
Et change de nom en devenant le Delta.

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5-LE DELTA
– (Le Cinéma multisalles)

Etant exilé à Paname ces dernières années, j’ai très peu fréquenté les salles du Delta.

medium_cine_delta_IMG_8210.JPG

Si, dernièrement avec les Zouzous pour des dessins animés.
Il y a deux ou trois ans j’ai assisté dans la grande salle
à l’enregistrement du jeu des milles Euros avec Louis bozon…

.

6
-LE CINE CENTRE-

(Multiplexe et numérique).-

Le vieux bâtiment du Delta sera bientôt abandonné, les salles vieillissantes fermées…

Un « multiplexe « de neuf salles sera bientôt installé place du champ de foire….

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medium_cine_centre.jpg

Une petit supplique à « qui de droit ». : SVP, si possible, permettez l’accès (par une rue ou un chemin piéton) au ciné centre en longeant le stade et traversant la Blaise. Cela éviterait aux habitants du plateau sud de faire le tour par le centre ville.

.P.S. :
J'avoue : Cette classification est un peu artificielle :
En fait :
-L'Idéal fut le seul Cinéma Drouais jusqu'à la guerre 39/45,
il donc connu le parlant avant les autres cinémas.
-Le Celtic (en 1948) et l'Eden (en 1949)furent créés pratiquement en même temps.
ils ont donc connus ensemble le parlant et le technicolor.
-Ils ont même passé des films en cinémascope deux ou trois ans avant le Moulin Blanc...

Je n'ai pas résisté à l'envie de vous proposer la bande annonce du film :
"Le pont de la rivière Kwaï" avec la célèbre marche sifflée.
En souvenir de l'Eden.



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24.10.2008

DROUAIS MAGAZINE-8-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'

une huitième Durocasserie :
«Dreux d’avant et de maintenant»

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8-POINCARE A DREUX

Ce 26 Octobre 1913 (un dimanche comme en 2008) la ville de Dreux s’est faite belle, elle reçoit le Président de la République.

Une matinée au rythme d’enfer.

Neuf heures : Raymond Poincaré, Président de la République arrive à la gare venant de Paris. Nommé seulement depuis Janvier dernier il est accompagné par le Président de la Chambre Paul DESCHANEL député d’Eure et loir (Nogent le Rotrou) et par plusieurs ministres et sénateurs...

La délégation est accueillie par Maurice Viollette le Député et maire de Dreux.

Les fantassins du 101éme régiment de ligne basé à la caserne de Billy rendent les honneurs et la clique joue la Marseillaise.

Après les discours d’accueil, le Président prend place avec Paul Deschanel, le maire et le Général Beaudemoulin dans la voiture découverte tirée par des chevaux.

Le temps est très maussade, la pluie est présente par intermittence.

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Maurice Viollette Maire de Dreux.

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Neuf heures et demie : Le cortége se rend sous la pluie au nouvel hôpital rue st Denis qui remplace dorénavant l’ancien hôtel dieu de la grande Rue. L’inauguration , la visite sont effectuées au pas de course.

Un enfant de six ans regarde, les yeux écarquillés, le passage des autorités…

Mais son grand père Victor Théophile est chagrin. .
Une partie de son Jardin a été exproprié pour la construction de la morgue de l’hôpital.

Oui, cela aurait pu être la maternité, mais non, c’est bien cette antichambre du cimetière qui s’est construite au fond de la petite impasse Marteau autrefois si paisible.
Tous les convois mortuaires passeront désormais au raz des fenêtres de la petite maisonnette de Victor Théophile.
Cela sera gai, il faudra s’y faire.
Ces corbillards branque ballants traînés par des chevaux poussifs et suivis par tous ces hommes et femmes en noir, hoquetant de chagrin…
Et à cette époque on mourrait pas mal à l’hôpital

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Photo aérienne de l'Hopital avant sa destruction en 1970.
A droite des batiments on aperçoit la morgue la laverie et l'impasse Marteau.

.Dix heures et demie : Le cortège remonte la route de Chartres pour voir un groupe de huit maisons ouvrières
bâties par la Caisse d’épargne de la ville et réservées aux familles nombreuses.
Les huit nouvelles maisons ouvrières occupées par seize ménages abritent une centaine d’enfants (Oups!).

medium_poinI_maisons_ouvrières.jpg

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Onze heures et demie :

Visite du concours agricole dans lequel un stand provoque la curiosité des Drouais en leur ventant les charmes de la « Fée électricité » Présentation des fonctionnaires de l’arrondissement au Président de la république dans une salle des fêtes encore neuve (inaugurée en 1910)

medium_poinI_comice_agricole.jpg

Midi : Place Mésirard, sous une tente qui menace de s’envoler à tout moment sous de fortes rafales de vent a lieu banquet de 1200 convives.
Bien sur le repas n’a lieu qu’après de longs et nombreux discours.

medium_poin_discours.jpg

Treize heures trente : Départ du Président et sa suite à la gare pour Chartres.

.Quelle journée :

Le petit garçon de 6 ans retiendra surtout de cette journée un fait grave pour l’époque :
Une journée sans pain.

En effet, passionné par la visite de Poincaré, personne dans la famille n’a songé à aller acheter du pain.
D’ailleurs vu l’affluence dans Dreux, les boulangeries se trouvaient dévalisées.

A l’époque où l’on mangeait un kilo de pain par jour et par personne,

Un repas sans pain était inimaginable….

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POST SCRIPTUM :

-Le petit garçon deviendra 33 ans plus tard mon père.

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-Peu de bidasses du 101° régiment de ligne qui présentaient les armes au Président de la République survivront à la boucherie 14/18. (Les Rues Du Bois Sabot, des Eparges, d' Ethes Virton et du bois des fosses gardent les noms des terribles combats qui décimèrent ce valeureux régiment).

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-Raymond Poincaré devra, en tant que Président de la République gérer toute la période de la "grande" guerre.

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-L’hôpital fonctionnera jusqu’en 1970 avant d’être détruit et transférer route de Nogent après la vallée Tranchot.

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-Paul Deschanel deviendra en 1920 un éphémère Président de la République. (Vous savez bien celui qui tombera d’un train en pyjama).

 

-Maurice Viollette sera Maire de Dreux jusqu'en 1959.

 

-Les huit maisons « Ouvrières » sont toujours là, rue Ferdinand Gâtineau, rénovées et proprettes.

A mon avis elle accueillent maintenant beaucoup moins d’une centaine d’enfants.

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-La fée électricité a fait des miracles à Dreux. L’installation du réseau se fera progressivement dés 1913.
La maison de mon grand Pére ne sera éclairée à l'électricité qu'en 1920.

 

 

 

medium_hopital_ancien_2.JPGSeul le bâtiment de l'accueil et des consultations
de l'hôpital de 1913 a été conservé.

Il abrite actuellement la communeauté d'agglomération du Drouais.

 

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L'impasse Marteau

A gauche l'ancienne mison de mon arrière grand-père)medium_hopital_impasse_marterau_IMG_8181.2.JPG

a retrouvé son calme.

Elle conduit par l'arrière à la maison de repos

"Le clos du Roy" (construite en 1990)
dont l'entrée se trouve Bd L. Terrier.

 





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25.10.2008

8-POINCARE A DREUX-suite.

 

Dans ma note d'hier je vous parlais des huit maisons "Ouvrières" construites par la Caisse d'Epargne de Dreux.medium_maisons_ouvrières.JPG

Ces maisons accolées chacune en deux logements reçevaient seize ménages et une centaines d'enfants......

Ces maisons sont devenues individuelles et privées. Les voici rénovées et bien proprettes.

Le nombre d'enfants,dans ces maisons, à mon avis, a énormément diminué.

Ces maisons sont toujours là, 95 ans aprés leur construction.

medium_IMG_8272.JPG

Mais l'hôpital, inauguré le même jour, a été détruit il y a une trentaine d'année.
Seul le bâtiment d'accueil est toujours debout, hébergeant la CAdD (Communauté d'agglomération du Drouais).

Beaucoup de bâtiments de cette époque et des années trente à Dreux ont déjà été détruits sou à l'abandon...(Ecole ménagère, Collége de fille, Sanatorium...etc...)

Ce qui me désole, encore plus, est que j'ai vu construire des bâtiments, il ya quarante ans ou moins, qui sont déjà détruits...

(Ecole Condorcet, Maison de retraite du Prieuré, sans compter les immeubles de la cité des fleurs et du lièvre d'or, etc.).

Normalement, une construction doit durer plus qu'une vie....
Cela ne parait plus être la rêgle.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 07:00

Articles "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM". N° 1 à 4.

23.06.2008

DROUAIS MAGAZINE- Durocasseries de Pierlouim.

 

La nouvelle Formule du « DROUAIS MAGAZINE » journal gratuit bimensuel arrive aujourd’hui dans les boites aux lettres Drouaises.

medium_drouais_mag_3.jpg

Tous les deux lundiss une colonne sera réservée aux « Durocasseries de Pierlouim ».

Ceci grâce au camarade Nicolas Pilleux , responsable de la publication.

L’article imprimé sera retranscrit sur le blog..

J’y rajouterai si besoin est ,des compléments et des commentaires que je ne peux mettre sur le magazine faute de place..(Car les lignes qui me sont accordées sont minutieusement comptées)
Sur le blog je peux m’étaler à loisir….

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Voici donc l’article paru aujourd’hui :

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.jpg

 

 

« Salut les Durocassiens et durocassiennes ! »

medium_drouais_mag_durocass_1.jpgEn 1959, sous le chapiteau du « Radio Circus » planté place Mésirard à Dreux, Marcel Fort saluait ainsi son auditoire du jeu radiophonique « quitte ou double ».

L’assistance riait aux éclats de cette bizarre dénomination.

Mais comment doit-on appeler les habitants de Dreux ?

Le Larousse répond : Drouais et Drouaises.

C’est logique, puisque de Drouais on en a fait un Magazine.

Mais le malicieux présentateur n’avait pas tout à fait tort. Il déformait simplement le nom des premiers habitants de Dreux, issus de la tribu des Durocasses.

.

Nos ancêtres, les Durocasses, étaient des Gaulois. Leur nom signifierait «Les guerriers de la colline fortifiée». Alliés des Carnutes (de la Grande forêt beauceronne autour de la future Chartres) et de leurs Druides à la faucille d’or, les Durocasses gardaient la frontière avec les Nautes Parisis, ceux qui flottent et ne sombrent pas.

Malgré leur nom guerrier, les Durocasses, avaient une devise pacifique : « Au gui l’An neuf », préférant le réveillon à la baston.

Les Carnutes furent une des dernières tribus gauloise à se rallier à Jules (César, bien sûr ».

Dire qu’Astérix était Durocasse, il n’y a qu’un pas.

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Les Durocasses sont devenus au fil des siècles les Drouais.

L’histoire de Dreux, une des plus ancienne ville du royaume fut mouvementée : Les Romains, les vikings, les Anglais les Teutons y défilèrent, les catholiques et les protestants s’y étripèrent, Henry IV en fit le siège et ratiboisa le château fort. La belle abbatiale St Etienne fut vendue pierre par pierre par les révolutionnaires, etc. etc. Nos grands anciens Charles Ménestrel, Charles Maillier, Jean Lelièvre et bien d’autres nous ont déjà raconté cette passionnante histoire Drouaise….

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Drouais de naissance, après un exil de 40 ans à Lutèce, je reviens dans la ville de mes racines. Drouaise depuis 1850 ma famille m’a légué une foultitude d’anecdotes et de témoignages sur la vie à Dreux au siècle dernier. Souvenirs que je voudrais vous faire partager.

Cherchant un nom à ces chroniques Drouaises sans prétention, celui de «Durocasseries» m’est venu tout naturellement à l’esprit.

Ces « Durocasseries » essaient de décrire le Dreux d’antan par des anecdotes amusantes et édifiantes. Et aussi en comparant photos et situations du temps jadis avec le Dreux d’aujourd’hui…

Première durocasserie :
Des Potins à l’Euro :

-Les Gaulois, inventeurs du pantalon et du tonneau, avaient des potins dans les poche de leur braie.

Ces potins étaient des pièces de monnaie faites de bronze mais coulées (et non frappées). Les Durocasses avaient alors leur propre monnaie: Les «potins Durocasses.»

medium_1-durocasse_1er_s_av_jc.jpg

-Potin Durocasse du premier siècle avant J.C.

 

. -En faisant un bond de vingt siècles les potins Durocasses se sont transformés en Euros Drouais.

On y retrouve nos Lumineux «Flambards» et notre valeureux Beffroi.

 

medium_1-Euro_de_Dreux.jpg

-Pièce de 10 «Euros Drouais » de 1998.

 

Dans quinze jours je vous parlerai d’un étonnant Drouais du siècle dernier : Monsieur Alix.

Vous pouvez retrouver les «Durocasseries» sur mon blog :

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/

A bientôt, si Dreux le veut bien.

Pierlouim.

medium_drouais_mag_1.jpg

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Le blog existant depuis plus d’un an ,j’ai eu le temps de produire pas mal de notes sur DREUX. Je vous renvoie donc aux catégories suivantes:

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-HISTOIRE DE DREUX ::

« Dreux d’avant et de maintenant -Anecdotes. »

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-dreux_d_avant_et_de_maintenant-_anecdotes..html

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-ACTUALITE DE DREUX :

« Dreux actualité »

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-dreux_actualité..html

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-UNE JEUNESSE DROUAISE 1959/1967.

« AN par AN –Chronique d’une vie Drouaise."

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1946-59.html

et

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1959-70./

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Bonne lecture……


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07.07.2008

DROUAIS MAGAZINE-2-MONSIEUR ALIX.

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.2.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"' une deuxième Durocasserie : MONSIEUR ALIX.

Comme je l'expliquais la dernière fois, j'ai du faire pas mal de coupures dans mon texte d'origine pour qu'il puisse respecter les normes de parution dans le magasine .

Comme je n'ai pas les mêmes contraintes dans le blog voici donc le texte complet :

 

Dans une maison du plateau sud, Bd Kennedy, longtemps abandonnée , a vécu jusqu’au début des années 70 un Drouais haut en couleur.
Son prénom était Alix, ce qui n’est déjà pas banal. Mais Alix me fait trop penser au personnage de Jacques Martin (le dessinateur, pas l’humoriste). C’est pourquoi même si Alix aurait pu être un héros de B.D, nous l’appellerons Mr H.
Derrière cette maison, une petite fonderie dont Mr H était le propriétaire et l’animateur avec deux ou trois compagnons. En 1960, il était déjà âgé de soixante dix ans et ne continuait son activité professionnelle que pour quelques clients avant d’arrêter son affaire.
Mon Papa a beaucoup travaillé pour lui, en particulier pour installer une vingtaine de portes pour des garages dont l’accès se trouve sur une autre rue derrière la maison et que Monsieur H.louait. .
.
J’ai assisté à plusieurs coulées dans la fonderie. C’était pour moi un spectacle fascinant : Le métal en feu coulant et s’enfouissant comme un serpent fumant dans le sable des moules m’éblouissait de mille étincelles. Mr H. fabriquait ainsi de petits objets en bronze ou autres matières, en particulier pour les cimetières, croix, grilles, petites statues…


-A l’époque des années folles, Mr H. pratiquait avec assiduité le sport favori des Drouais : « Faire la Grande Rue »
Après son travail, le soir, il mettait un haut de forme, une cape, se munissait d’une cane à pommeau, Mr H. a toujours été très élégant, puis il descendait en ville.
Et là, il « faisait la grande rue » En fait, il marchait dans cette grande rue de long en large, rencontrait d’autres Drouais ou Drouaises, parlait, riait (fort, il possédait une voie tonitruante avec un accent rocailleux et indéfinissable, peut être du Nord)…Bref nous dirions maintenant qu’il entretenait ses relations mondaines publiques et privées..
En fait, la grande rue était alors un peu comme un théâtre où chacun venait faire son numéro avec beaucoup de convivialité, tout le monde connaissant tout le monde…Même si cette grande rue devenue Maurice Violette en 1970 est toujours un lieu de rencontres, l’ambiance y est différente, peu de gens se connaissent et il n y a plus qu’un seul café grande rue contre au moins quatre bistrots, à la folle époque.

medium_2-Alix_fait_la_grande_rue.3.jpg



-Mr H. avait une réputation donjuanesque. Au début des années trente il s’est marié avec une jeune couturière dont les talents étaient reconnus par les bourgeoises élégantes de Dreux.
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Un événement tout à fait choquant
pour la bonne morale de l’époque se serait déroulé, selon des sources non autorisées, lors du mariage.
Au sortir de l’église, les jeunes mariés devant le porche ouvert souriaient à la foule qui criait « Vive les Mariés ». Une jeune dame serait alors sorti du groupe de curieux en poussant vers Mr H. et sa jeune épousée un jeune enfant de 4 ou 5 ans en lui disant à haute et intelligible voix : « Va embrasser ton Papa ! ».
Je n’ai jamais su la suite. Mais j’imagine le froid glacial qui a du s’ensuivre…le désarroi de la jeune Mme H. la réaction tonitruante de Mr H, la débandade de la noce…mais aussi la détresse de la mère….…C’était l’époque des « filles mères » mises au banc de la société avec leur « bâtard » par les bonnes âmes frustrées. Bref une époque qui n’était pas si folle que cela, où les mœurs n’étaient guère libérées.

-Mais Mr H aimait sincèrement sa femme. Il parlait de sa femme et se comportait envers elle avec beaucoup de tendresse et d’empressement. J’ai d’ailleurs le souvenir d’une très belle femme malgré sa soixantaine d’années. Mr H et sa femme n’ont pas eu d’enfant.
La dernière fois que j’ai rencontré Mr H, en 1974,. il gesticulait place Métézeau. Me voyant, il s’est précipité vers moi, ma pris les mains en les broyant. Il s’est mis à hurler en pleurant : « Ils me l’ont tuée ! Il me l’on tuée ! « . Sa femme était morte le matin à l’hôpital pendant une opération délicate.
Monsieur H est décédé quelques mois plus tard, de chagrin. Certains ont parlé de suicide
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-Mr H avait une conception personnelle de la mort : En 1960 il nous a montré à mon papa et moi un objet en bronze qu’il venait de fondre. Il s’agissait d’un masque, un masque mortuaire, le sien…Oui, le sien, fait de son vivant !. Il s’était pris comme modèle, les yeux fermés.
Ce masque mortuaire a été installé au moins dix ans avant son décès sur la tombe familiale. Dés cette époque étaient déjà gravés dans le marbre de la sépulture son nom et celui de son épouses suivis des dates de naissance et de la place prévue pour inscrire le moment venu les dates de décès.
Je ne manque pas quand je vais au cimetière de passer devant la tombe de Mr H. Les dates de décès sont maintenant gravées. Le masque mortuaire est toujours là, il verdit, mais reste très ressemblant.
Et il m’arrive en le contemplant, d’entendre dans ma mémoire la voix rauque et chaleureuse… .

medium_2-Alix_mortuaire_1.JPG



-Sa maison a été abandonnée,pendant plus de trente ans. Des arbustes avaient poussés et condamnaient la porte d’entrée. Maman avait une explication concernant cette succession interrompue.:
Mr H. aurait eu un Frère. Mais lors de l’établissement de l’acte de naissance, l’officier d’état civil aurait écrit le nom de famille en oubliant le H. Mr H aurait donc un frère s’appelant E et non H. Cela serait l’origine des difficultés de succession…
Comme dirait Jean Louis Beaucarnot, le pape de la généalogie, les noms propres n’ont pas d’Orthographe.
J’ai un exemple familial : sur l’acte de succession de mon arrière -grand mère berrichonne en 1920; son nom est écrit de trois façon différentes, Gaultier, Gauthier et Gaulthier. Malgré cela, la succession s’est déroulé normalement
Ce manque d’H ne fut pas la véritable raison de l’abandon avéré de cette maison, et d‘ailleurs ce frère sans H est certainement lui aussi mort depuis longtemps…

Et pendant ce temps là, là haut au cimetière, sous son masque verdissant, Mr H. fait la grande rue avec les autres Drouais disparus en faisant tournoyer sa canne à pommeau d’ivoire.
Au paradis ou en enfer ?

Pour les Drouais curieux qui voudraient découvrir la tombe d'Alix :
Elle se trouve dans le vieux cimetière, le long du mur bordant la rue de Billy, entre le Bâtiment du conservateur et l'entrée principale. (Alix Herlem 1891-1974).

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19.07.2008

DROUAIS MAGAZINE- 3-La plus belle des vitrines.

medium_1-durocasseries_pierlouim.3.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une troisième chronique des Durocasseries de Pierlouim.

«Dreux d’avant et de maintenant»

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3-LA PLUS BELLE VITINE DROUAISE.

medium_3vitrine_2_-Juin_2008.JPG

Cette jolie vitrine se trouve en plein cœur de Dreux, face aux charmes de la Grande Rue.

Je parle bien sûr des arbres sur le terre-plein au milieu de la place. Mais cet endroit est aussi très charmant et mérite de s’y arrêter.

Cette double devanture; à l’inventaire des monuments historique depuis 1997, représente pour moi la plus attachante des curiosités drouaises.

En voici l’histoire :


Cette devanture en bois de teck sculpté a été réalisée en 1902 sur les plans de l’architecte E.AVARD par deux artisans Drouais et leurs compagnons ouvriers.

- Pour le compte de la menuiserie BIZIAU travaillait un certain Joseph.. Celui-ci était un « accouru » venu vingt ans plus tôt de sa lointaine Bretagne.

Vous avez compris que ce terme »accouru » désignait à Dreux à cette époque ceux venus d’ailleurs.

-Avec le sculpteur CADIO travaillait Victor, natif de Dreux, mais dont le père était accouru de l’Aigle dans l’Orne vers 1840. La distance entre l’Aigle et Dreux peut paraître de nos jours minime mais avant la construction de la ligne de chemin de fer Paris Granville en 1863, parcourir 60 kilomètre n’était pas une mince affaire. Le père de Victor mettait deux bonnes journées à pieds pour venir voir son fils à Dreux et usait, parait il, lors de cette expédition, une paire de sabots en bois. La grand-mère quant à elle, mettait une longue journée dans sa carriole tirée par son petit cheval blanc.


-L’accouru bretonnant avait une fille prénommée Aimée. Cette jeune fille méritante avait élue « Rosière » de Dreux pour le comice agricole de 1901

- Le Drouais de première génération issu d’accouru Normand avait un fils prénommé Louis. Les deux jeunes gens se sont vus, plus et mariés. Et en 1907, celui qui deviendra mon père naissait.

Louis comme son père Victor a travaillé aussi chez le Sculpteur CADIO et mon Père y a accompli son apprentissage. Mais moi j’ai rompu la longue lignée menuisière en devenant, comme le disait Papa avec une pointe de dérision, un scribouillard, un bureaucrate. Mais aurais-je été capable de réaliser une telle œuvre ?

medium_3-vitrine_1._vers_1910.jpg


En 1908, la même équipe a réalisé la façade commerciale voisine, d’une facture plus dépouillée. La première vitrine a longtemps été celle d’une imprimerie où furent édité et vendu la plupart des cartes postales sur la ville de Dreux. Ce fut aussi une boutique d’instruments de musique. Je me souviens, au début des années soixante d’y avoir acheté une flûte et quelques partitions. Si la partie 1902 abrite depuis longtemps un café, la partie 1906 a connu de nombreux commerces divers et variés.

Récemment une épicerie de restauration rapide italienne a remplacé une boutique de produits cosmétiques.

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01.09.2008

DROUAIS MAGAZINE- 4- Libérationde Dreux.

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.5.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"
une quatrième Durocasserie.

«Dreux d’avant et de maintenant»

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4-NACH HAUSE. (Go home en teuton)

Libération de Dreux.

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Par trois fois la ville de Dreux fut occupée par la soldatesque venue d’Outre Rhin.:

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-En 1815 : Dreux doit héberger à grands frais des troupes Russes et Prussiennes après la désastreuse épopée Bonapartienne.

-En 1870 : Dreux est occupée à plusieurs reprises après la bataille entre Prussiens et armée Française «Eure et Avre». Une rue des Rochelles en rappelle la date, celle du 17 novembre 1870.

-En 1940, le 13 Juin, les vainqueurs à la croix gammée de la «débâcle» entrent dans Dreux vidée de ses habitants. Beaucoup de Drouais (dont ma mère et mes deux grandes mères) partis à pieds, à cheval, à vélo et en auto en «exode» sont revenus harassés, l’armistice conclu.

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-Quatre ans plus tard, le 16 Août 1944, ces troupes belliqueuses rentrent chez elles (NachHause) après une occupation pas si paisible que cela. Le nom de la place St Martin changé en celui de place «des fusillés» en garde le douloureux souvenir.

Les libérateurs Etasuniens arrivent par la route de Chartre. Endroit qui connut les deux batailles «de Dreux», entre Cathos et Huguenots en 1562 et celle de 1870.

Le premier blindé à la bannière étoilée est violemment attaqué au niveau de «la fourche».Sept libérateurs y laissent la vie.

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Sur la photo du char américain Grande rue on voit que les Drouais sont encore sous influence, mélangeant anglo et saxon (für au lieu de for).

medium_5-Nach_Hause.WW_II_Aout_1944_The_628_th_on_the_job_at_Dreux_norman34.jpg

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Une curiosité bien Drouaise :

La rue qui porte le nom du premier Américain arrivé à Dreux : Sam ISAACS., n’est pas celle de son entrée dans Dreux (Avenue Marceau) mais celle par laquelle il en est sorti quelques heures plus tard en direction de Mantes (Départementale 928).

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Au Rétro musée automobile Drouais on peut voir une ambulance de l’hôpital de Dreux qui aurait permis au vieux maire Maurice Viollette destitué par Vichy, en « exil » à Chartres à retrouver ses administrés en même temps que les Américains.

"Chartres" c'est que j'écris dans l'article paru dans le Drouais. Mais renseignements pris il s'agit d'une erreur.

Le maire de Dreux depuis 1902, Maurice Viollette radical socialiste et franc maçon agé de 74 ans à l'époque était interdit de séjour par les autorité vichysoises en Eure et Loir. Donc, il ne pouvait pas être en exil à Chartres.

Selon différentes sources, il se cachait dans le département limitrophe de Seine et oise (Yvelynes maintenant) ou plus prés de Dreux, à 5 Km, au Mesnil sur l'estrée dans l'Eure.....

Ce qui est sûr c'est que les médecin de l'ancien hôpital de Dreux, rue St Denis ont Bien été surpris. Dans ce vieillard cacochyme, couvert de bandelette transporté en urgence en ambulance pour passer les barrages allemands se cachait, en pleine forme leur ancien et futur maire.

Car le maire de substition donnera sa démission dés le lendemain...

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Ces événements tragiques ne sont pas oubliés soixante quatre ans après. Mais l’eau a coulé dans la Blaise. Dreux file le parfait jumelage avec ses amis Melsungen et Bautzen.

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Photo trouvée sur un site Internet américain
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Avec comme légende: «Member of the French resistance DREUX 1944».
Voir le site (spécialisé dans les armes de guerre):
http://www.olive-drab.com/od_other_firearms_smg_sten.php3

)

medium_5-_Nach_Hause-member_of_the_french_resistance_with_a_sten_gun.DREUX_France_1944.jpg

Reconnaissez vous ce résistant Drouais? .

 

Mais est-ce bien un résistant de Dreux ?..
Je me méfie des notions géographiques des Américains.

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14.09.2008

DROUAIS MAGAZINE-4b- Libérationde Dreux.

 

RECTIFICATION:

Dans ma note du 01 Septembre dernier
et parue dans le "DROUAIS MAGAZINE"
intitulée "Nach Hause"
j'indiquais :

 

Au Rétro musée automobile Drouais on peut voir une ambulance de l’hôpital de Dreux qui aurait permis au vieux maire Maurice Viollette destitué par Vichy, en « exil » à retrouver ses administrés en même temps que les Américains.

Le maire de Dreux depuis 1902, Maurice Viollette radical socialiste et franc maçon agé de 74 ans se cachait à Chartres...

L''ancien hôpital de Dreux, rue St Denis ont Bien été surpris. Dans ce vieillard cacochyme, couvert de bandelette transporté en urgence en ambulance pour passer les barrages allemands se cachait, en pleine forme leur ancien et futur maire.

 

En me promenant hier à la journée des associations de Dreux ,
devant les voitures anciennes du
rétro mobile club Drouais
j'ai pu admirer l'ambulance et connaître sa véritable histoire :

medium_IMG_8072.JPG
medium_IMG_8079.JPG
medium_IMG_8080.2.JPG
medium_IMG_8068.JPG

 

 

 

En Août 1944, à la veille de la libération de Dreux, cette ambulance ramena clandestinement à Dreux Maurice VIOLLETTE interdit de séjour en Eure et Loir par les Allemands et caché alors au Mesnil Sur l'Estrée. Déguisé en grand blessé de la tête, il fut ainsi transporté rue Godeau chez le docteur GAUTIER

 

Ceci est un peu différent de ce j'écrivais probablement à tort dans la note "Nach Hause".

 

Ce qui m'émeut particulièrement est que ce même brave docteur GAUTIER aidera deux années plus tard ma mère a expulser vers le grand monde celui qui blogue actuellement avec vous

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5 juin 14 2 05 /06 /juin /14 22:09

A Montulé Maison des Arts les élèves d'écoles et lycées drouais ont réalisé des projets artistiques autour du centenaire de la grande guerre.

Cliquer sur les vignettes pour lire les affichettes en entier...Cliquer sur les vignettes pour lire les affichettes en entier...Cliquer sur les vignettes pour lire les affichettes en entier...

Cliquer sur les vignettes pour lire les affichettes en entier...

OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.
OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.
OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.OPTION ART-Création pour le centenaire 14-18.

Exposition à découvrir à Montulé Maison des arts jusqu'au 06 Juin 2014

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