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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:48

Dans le cadre de l'exposition Thaddée, Montulé Maison des Arts présentait un spectacle dimanche dernier 5 Février.

 

Lecture à 2 voix et un violoncelle du texte de Mario Urbanet

 

"le petit théâtre de la matière" inspiré par les collages de Thaddée pour un "rendez-vous poétique" en compagnie de Thaddée.
Mario Urbanet, conteur, auteur, lecteur et Véronique-Héléna Malvoisin  comédienne.
accompagnés d'Olivier Journaud violoncelliste.

POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.

Image et son de ce concert Poésie et violoncelle.

POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.

Présentation - Le petit théâtre de la vie,

POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.

La Diva....

POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.

Le divan de Lacan.

Faisons un petit tour dans l'exposition de Thaddée

"Architectures surréalistes"

POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.
POÉSIE ET VIOLONCELLE A MONTULE Maison des Arts.

Exposition THADEE à voir à Montulé Maison des Arts

jusqu'au 19 Mars.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 20:59

 

 

 

 

La médiathèque de Dreux l'Odyssée a ressorti de ses archives, articles de journaux et livres concernant l'année 1917 de la première guerre mondiale d'il y a cent ans.

 

 

 

 

 

 

Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.

Ce qui n'est pas évoqué à cette époque dans les journaux soumis à la censure:

Les mutineries qui éclatent dans l'armée française au printemps 1917 constituent la forme extrême de désobéissance collective des soldats. Après trois années de guerre meurtrière et indécise, dans des conditions de vie effroyables, la lassitude et la colère gagnent les combattants.

Quelques images de cette excellente exposition:

Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.

Belle exposition à voir à l'Odyssée médiathèque de Dreux

jusqu'au 10 Février. 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:18

Il y  cent ans la France de 1917 comme celle de 2017 grelottait de froid .

L'EXTREME FROID DANS LA GUERRE 

Alors que la France est en partie ravagée, les deux derniers hivers de la première guerre mondiale sont redoutables.

Après trois ans de guerre acharnée, une terrible vague de froid s’abat sur la France (notamment sur les régions du Nord et de l’Est) du 20 janvier au 15 février 1917. -15,5°C à Paris. • Les sols gelés de l’Aisne permettent paradoxalement des mouvements de troupes rendus en temps « normal » impossibles sur sols boueux.

Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.

En revanche, l’armée française souffre énormément des grands froids car, contrairement à l’armée Allemande, elle est très nettement sous-équipée pour y résister (les régiments ont seulement droit à quelques peaux de bête)

 Certains tirailleurs algériens sont même chaussés de souliers découverts et vêtus de culottes courtes ! Tout cela joue grandement sur le moral des troupes

Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.

-LA CRISE DU CHARBON HIVER 1917.

La navigation n’est plus possible sur les canaux puis sur la Seine, et avec la forte demande en charbon, Paris (au même titre que Londres) connaît de grosses difficultés d’approvisionnement. Ainsi, les files d’attente pour acheter du charbon deviennent de plus en plus importantes et les prix s’envolent

Certains journaux dénoncent d’ailleurs le fait que les prisonniers Allemands sient mieux chauffés que les Français. Comme le charbon se fait rare, les prix du bois de chauffage flambent dans les grandes villes. Il se débite au kilo, après avoir été scié et pesé sur les balances à main ! Les fourrures en peau de lapin deviennent également très bon marché. 

. Crise du charbon à Paris, fin janvier 1917 : les territoriaux (militaires âgés non combattants) chargent les stocks de charbon des autorités militaires sur des camions pour approvisionner les marchands de charbon. 

Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.

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A SUIVRE, JUSQU'AU 11 NOVEMBRE 1918-2018..

Si vous voulez visionner l'ensemble des notes consacrées à la guerre 14/18 cliquez sur "Centenaire 14/18" au bas de cet article.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 11:06

 

 

Je fus un temps "Fabophile" à une époque ou les collectionneurs de fèves de galettes des rois n'avaient pas encore trouvé de nom savant ni crée d'association pour se réunir.
J'ai abandonné ma collection de fèves il y a prés de vingt ans quand j'ai vu débouler les fèves venues d'ailleurs (Plus souvent de Chine que de Limoges). Ces fèves vendues par les minotiers et autres industriels par séries à compléter par l'achat de  beaucoup de galettes...
Les fèves de ma collection sont presque toutes antérieure à 1970. Certaines de mes fèves anciennes (faites en Allemagne avant la guerre de 14 et  la fabrication française de Limoge) sont recherchées.
Mais pour l'instant je garde cette collection sans la compléter...

Ci-joint un article sur l'exposition de ma collection de fèves en 1990 organisée par le comité d'entreprise de la société qui m'employait à l'époque... Le nom des collectionneurs de fèves n'était pas bien défini à l'époque. l'apellation officielle est maintenant de "fabophile".

J'avais fait plusieurs notes exposant une partie des fèves de ma collection sur mon ancien blog des Durocasseries.  
 En voici l'adresse :
http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag/fabophilie

 

 

 

 

 

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Quelques féves drouaises anciennes...
Fabriquées il y a quelques années pour la pâtisserie LELOUP.
Nostalgie, nostalgie.quand tu nous tiens.........

feves dreux.jpg
feves leloup.jpg
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 13:21

Peu de temps avant Noël, des travaux de rénovation  ont été effectués sur la toiture et les tours de l'église St Pierre de Dreux. Ces travaux ont nécessité la participation de professionnels de travaux d'accès difficile en hauteur. En quelque sorte des alpinistes. Impressionnant.

cliquer sur les vignettes pour mieux découvrir l'exploit des alpinistes.
cliquer sur les vignettes pour mieux découvrir l'exploit des alpinistes.
cliquer sur les vignettes pour mieux découvrir l'exploit des alpinistes.

cliquer sur les vignettes pour mieux découvrir l'exploit des alpinistes.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 12:09
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 12:01

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution française, et utilisé de 1792 à 1806. Il entra en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), mais débuta le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français »

Dans le calendrier Grégorien, le nom des mois et des jours était puisé dans ceux de l’antiquité et des saints catholiques. Ce sont ces références à l’ancien régime que ne voulurent plus les révolutionnaires. Ces noms furent remplacés par des noms proposés par l'écrivain et homme politique Fabre d'Eglantine, qui, malgré cela, fut guillotiné le 17 Germinal an II, soit le 5 avril 1794.
L'année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq à six jours complémentaires ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l'année tropique (365 jours). Chaque mois était divisé en
3 décades de 10
jours.
Les noms des mois correspondaient à une période météorologique de l'année:

 

Vendémiaire : des vendanges ;- Brumaire : des brouillards et brumes -Frimaire : du froid sec ou humide -Nivôse : de la neige qui blanchit la terre;-Pluviôse : des pluies qui tombent avec plus d'abondance-Ventôse : des giboulées et du vent qui vient sécher la terre-Germinal : de la germination et de la montée de la sève -Floréal : de l'épanouissement des fleurs -Prairial : de la récolte des prairies et de la fécondité -Messidor : des moissons dorées qui couvrent les champs - Thermidor : de la chaleur solaire et terrestre qui embrase le sol -Fructidor : des fruits que le soleil dore et mûrit.

Dreux comme toutes les autres communes dut vivre au rythme du nouveau calendrier.Instaurés par François Ier en 1539 (ordonnance de Villers-Cotterêts, les actes d'état civil étaient rédigés et conservés par les curés sous forme de registres des baptêmes, des mariages et des sépultures. L'état civil devint laïque à partir de 1792, les registres étant tenus par les officiers d'état civil dans les mairies. Mais cette période de près de 14 ans pose souvent problème aux généalogistes d’aujourd’hui devant jongler avec les calendriers révolutionnaires et grégoriens. Le calendrier révolutionnaire fut aboli le 1er janvier 1806 (11 nivôse an XIV) par Napoléon Ier.

En cette période de négation brutale de l’ancien régime et de terreur, des Drouais changèrent leur nom. Le botaniste Marquis dont le patronyme rappelait trop les titres de noblesse, transforma le nom de marquis en Lajoie. Pierre d’Alvimare qui avait de justesse échappé à la mort le 10 aout 1792 enleva le d’ de son nom pour se cacher dans la région drouaise. Après la période révolutionnaire Lajoie reprit son nom de Marquis et Alvimare retrouva sa particule et son titre de marquis.

Vers 1793 les rues drouaises au nom de saint furent débaptisées de leur caractère religieux pour porter des noms révolutionnaires: Saint Thibault devint Sans culottes, Saint Denis devint Bonnet rouge ., La rue De l’Evêché s’appela rue Voltaire avant de devenir la Rue Godeau en 1836.

 

BONNE ANNÉE 225 (Du calendrier révolutionnaire.)

Je vous sous transmets en cette année 225 de la république (commencée depuis le Primidi: 1. Vendémiaire 225 soit le vendredi 23 septembre 2016) beaucoup de salutations citoyennes.

Le premier Janvier 2017 se traduit en Primidi 11de Nivôse 225. Le 31 décembre porte le nom de granit et le 1er Janvier celui d’ardoise

Je souhaite à tous mes amis lecteurs du blog

ainsi qu'à tous les Drouais 

une bonne année 2017

BONNE ANNÉE 225 (Du calendrier révolutionnaire.)
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 11:55

Pendant deux jours une semaine avant Noël, une crécha grandeur nature était installée devant l'église Saint pierre de Dreux. Des paroissiens volontaires formaient un tableau vivant avec âne moutons et chèvres..

PETIT JÉSUS DROUAIS.
PETIT JÉSUS DROUAIS.

 

Le lendemain de Noël, le petit Jésus était rentré bien au chaud, à l'intérieur de l'église st Pierre.

PETIT JÉSUS DROUAIS.
PETIT JÉSUS DROUAIS.

 

 

Au-dessus de la crèche et la naissance du petit Jésus, la crucifixion et la mort du Christ. Troublant et symbolique raccourci....

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 10:45

Le 26 décembre 1951, voilà juste  soixante cinq ans,  l’Action Républicaine publiait l’article curé abondant meunier 25 dec 1951suivant :  

-LE CURE D’ABONDANT se noie dans la mare, la nuit de Noël.

 Agé de 72 ans, l’abbé MEUNIER, curé d’Abondant depuis plus de 40 ans, revenait de la messe de minuit, le soir de Noël quand trompé par l’obscurité et les rafales de pluie, il alla glisser et tomber dans la mare communale. Mardi, vers 6 heures, sa servante inquiète de son absence, donna l’alerte dès qu’elle eut découvert près de la mare la coiffure du malheureux  curé. Les phares  d’une voiture braqués, on aperçut alors le corps du disparu dans l’eau, la congestion ayant provoqué la mort sans aucun doute. L’abbé MEUNIER  tenait encore le calice et la clé de l’église. Vive émotion  très naturelle dans le pays, on s’en doute.

 

Abbe Meunier 1947-curé d'abondant- Ce drame de Noël a fortement ébranlé les membres de ma famille habitant alors le  village d’Abondant. Moi aussi, rétroactivement, car ce brave curé  m’a tenu sur les fonds baptismaux en Février 1947 dans l’église St Pierre d’Abondant. Bon, d’accord à 10 mois, je manifestais déjà mon désaccord avec le Bon Dieu en braillant à gorge déployée. Ma marraine a dû m’emmener hors de l’église pour me calmer. Mais le froid glacial de Février a vite remis mes idées en place en trouvant que la douce chaleur de l’église et la bienveillance de l’abbé MEUNIER (représentant du petit Jésus) avaient quand même du bon..

 

-Voici la version de ce douloureux fait divers,recueillie auprès de témoins d’époque. :

 Après la messe de minuit de ce Noël 1951, le prêtre s’est isolé dans la sacristie. La tradition voulait alors, la nuit de Noël, que le prête fasse seul trois messes basses. Dans le conte «les trois messes basses», des Contes de mon Moulin d’Alphonse Daudet, le curé de Trinquelage, très pressé de déguster la dinde de Noël bâcle les trois messes basses, et pour ce blasphème, se retrouve en enfer. Ce ne fut pas le cas de l’abbé Meunier qui trône certainement depuis soixante ans à la droite du Bon Dieu au Paradis!

-A l’aube, on a retrouvé son corps flottant dans la mare située juste derrière l’église. Peu profonde, à l’eau stagnante et verdâtre de lentilles d’eau, elle sert d’abreuvoir aux troupeaux de vaches et aux chevaux des fermes avoisinantes. Cette mare, la plus grande du pays se trouve à 10 mètres environ de la nef de l’église et de la petite porte donnant à la sacristie. Le curé bien sûr, en connaissait parfaitement bien l’emplacement.

-L’enquête des gendarmes a conclu à un accident, dû probablement à la nuit, au brouillard et au froid. L’éclairage public est encore faible dans les petits villages à cette époque. Une fine couche de glace, bien trop mince pour supporter le poids d’un homme, recouvre la mare. La noyade a peut-être aussi été due à un malaise. 

abondant église mare 2

Ce drame a frappé les esprits pour longtemps en laissant planer un soupçon de mystère. La mare fut bouchée  peu de temps après et transformé en terrain gazonné.Mais quelle mort exceptionnelle pour un curé de campagne de rejoindre le Seigneur la nuit de Noël. 

  

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:00

 

 

Notre bon beffroi construit sous le règne de François 1er a désormais plus de 500 ans.

 Avant de vous parler des cérémonies d'anniversaire, voyons la biographie de ce monument cinq fois centenaire.

- La construction du Beffroi de Dreux

 

Beffroi  gde rue

Des touristes, en passant devant notre vieux Beffroi, pensent qu’il s’agit d’un monument religieux. C’est tout le contraire. Ce bâtiment essentiellement laïc, affirmait la puissance économique communale des bourgeois drouais face à l’autorité royale, représentée par le comte dans son château et celle religieuse, des chanoines de la collégiale Saint Etienne

À la période faste de la Renaissance la ville de Dreux, grâce à ses nombreuses activités comme la vente de draps, de cuirs et de vin était devenue indépendante et riche. Pour le faire savoir, rien de tel que d’ériger une magnifique et haute maison de ville, devant la Grande Rue près de la halle aux grains et regardant en ligne droite l’arrogante forteresse comtale et l’élégante collégiale St Etienne.

• En 1512, le maire de Dreux, Pierre Gravelle, décida avec l’appui du comte Alain d’Albret de construire une majestueuse maison de ville. Pendant 25 ans, sous le règne du roi François 1er, les Drouais érigèrent leur Hôtel de Ville avec l’aide bienveillante de leurs comtes, Alain, Jean et Jeanne d’Albret. Cet Hôtel de Ville construit comme un donjon fut nommé au vingtième siècle (quand il ne fit plus office de mairie), le «Beffroi». Il remplaçait au même endroit un édifice beaucoup plus modeste. Selon certains, cet Hôtel de Ville se trouvait à la Porte Chartraine, entre la tour actuelle Hennequin et une tour disparue. En réalité la mairie s’y serait probablement réfugiée provisoirement pendant les longs travaux du nouvel Hôtel de Ville
En 1512, Pierre Caron maître maçon commença le creusement des fondations, des travaux longs et difficiles dans un sol sableux infiltré d’eau. L’emploi de nombreuses poutres de chêne fut nécessaire pour stabiliser le monument. Cela nous évoque la construction d’un parking sous-terrain en 1990 qui entraina de nombreuses fissures à notre pauvre Beffroi devenu branlant. Nos contemporains n’avaient donc pas retenu les leçons de nos ancêtres drouais.
• En 1516 à la mort de Pierre Caronles fondations terminées, le maître maçon Jean Desmoulins commença l’édification du futur beffroi. Il fut assisté puis relayé par le maître maçon Clément Métezeau.  Le terme d’architecte n’existait pas à cette époque. Le titre «d’architecteur» apparut vers 1650 et fut attribué au premier fils de Clément Métézeau, Pierre–Jean, maître d’œuvre de la ville et de l’église St Pierre. Les petits-fils de Clément, Louis et Clément II, devinrent «architectes du roi» d’Henri IV et de Louis III.


• Clémen1er Métezeau participa à la fois à la construction du beffroi et à l’élévation du premier étage des deux tours et du portail de l’église Saint Pierre. Les pierres blanches, incrustées de silex noir, utilisées pour l’édification de ces deux monuments provenaient des carrières de Vernon. Les ardoises, pour la toiture du Beffroi, venaient de Rouen. Ces matériaux étaient transportés par les cabotières navigant sur l’Eure et la Blaise. Certaines similitudes dans la mise en place des éléments de construction du Beffroi et de l’église font penser que les mêmes maçons et tailleurs de pierre ont travaillé par intermittence sur les deux monuments
Découverts vers 1990 lors de travaux dans l’actuel restaurant Dante, des graffitis datés de 1483 et deux enveloppes de cartes à jouer de 1540, prouveraient l’existence, à cet endroit, d’une maison de compagnonnage des maçons et tailleurs de pierres œuvrant à Dreux.

Le Beffroi : architecture et fonctions

Beffroi plan en coupe 1

La construction du Beffroi de Dreux dura près de 25 ans, de 1512 à 1537. Pendant cette longue période, l’architecture évolua en passant du style gothique au style renaissance.
Ce changement est tout à fait perceptible dans la construction et les décors sculptés de notre Beffroi drouais

Le rez-de-chausséeconçu à partir de 1516 par Jehan des Moulins,(date dont nous fêtons les 500 ans) conserva le style gothique flamboyant, notamment par une superbe porte d’entrée ogivale sur la Grande Rue. Les étages furent construits de1520 à1537 par Clément Métezeau qui adopta pour le premier étage, le style gothique de transition. Le second étage est de pur style renaissance. La Maison de Ville dans son donjon carré fut terminée en 1537 et commença pour plus de trois cent ans son rôle de Mairie. Remarquons que le Beffroi dresse fièrement sa superbe façade ornée de cinq magnifiques fenêtres, face à la grande rue et au château représentant l’autorité royale.
• Par contraste, deux autres côtés sont en partie aveugles et l’arrière reste austère sans décoration particulière, donnant sur un enchevêtrement de maisons autour d’une cour et d’un puits, car la place Métézeau ne sera dégagée qu’au 19°siècle. L’entrée de cette cour dite «Cour Maupin» se faisait par un porche d’une maison accolée au Beffroi, dont on voit encore la trace du pignon sur le côté rue St Pierre. Côté Porte Chartraine, la Rue au Change, tournant entre les maisons et les fortifications de ville, menait au cimetière le long de l’église St Pierre.
• A l’intérieur de ce donjon municipal, 3 salles carrées de 15 mètres de côté en étage sont reliées par un étroit escalier de pierre en colimaçon.
• La salle basse possède une voûte remarquable de style gothique flamboyant. Elle recevait les réunions publiques, en particulier les séances du tribunal civil, présidées par le lieutenant général du baillage représentant la justice du roi et remplaçant le maire en cas d’empêchement. Cette salle communale était ouverte au public et s’ouvrait directement sur la Grande Rue par le beau portail en ogive.Le maire et ses échevins officiaient aux premier et second étages. Ils entraient par la petite porte privée donnant côté Rue au Change et montaient aux étages de la mairie, par l’étroit escalier en pierre. L’accès de la salle basse réservée aux représentants du roi était séparé de cet escalier par une porte souvent fermée.
La salle du premier étage.  dont on peut admirer le «plafond français» en caisson, servait de bureau et de salle de réunion au maire et à ses échevins.
• La salle du second étage au plafond typiquement renaissance servait de réserve utile en cas de siège. Nourriture, sacs de blé et armement y étaient transportés par un système de monte-charge, par l’extérieur, que l’on peut encore observer de la place Métézeau.
•Contrairement à la salle basse, dévolue au public, les étages réservés à la mairie sont dotées de cheminées magnifiquement ornées.
• Le Beffroi, d’une hauteur de 34 mètres, servait à la fois de poste d’observation, en prévention à d’éventuels incendies ou mouvements de troupes hostiles et de support à la cloche le «bourdon», fondue en 1561, qui avertissait les habitants de Dreux d’événements importants et des réunions du conseil municipal. Une charpente impressionnante de 15 mètres de haut, couverte d’ardoises et surmontée d’un campanile, termine cet élégant Beffroi.

• Le Beffroi fit fonction de mairie de Dreux jusqu’à la fin du XIX° siècle.

Si vous n'avez pas eu l'occasion de visiter ce monument historique, fierté de la la ville de Dreux, ou pour mieux le connaître, je vous conseille vivement l'ouvrage collectif dirigé par Eric Lenud. (que l'on peut acquèrir à la librairie de la Rose des Vents),   

 

En 2016 nous fêtions les 500 ans de la pose de la première pierre de la construction du beffroi.
En 2035 nous célébrerons la mise en fonction de l'hôtel de ville par la dépose des clefs de la ville par le maire de la ville et ses échevins.
En 2037, nous célébrerons l'achèvement définitif des travaux en présence de la comtesse de Dreux,Marie d'Albret.

Je ne sais si vous y assisterez.... mais moi c'est sûr j'y serai

(je n'aurai que 91 ans).....

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Dreux Par Pierlouim

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