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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 12:01

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution française, et utilisé de 1792 à 1806. Il entra en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), mais débuta le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français »

Dans le calendrier Grégorien, le nom des mois et des jours était puisé dans ceux de l’antiquité et des saints catholiques. Ce sont ces références à l’ancien régime que ne voulurent plus les révolutionnaires. Ces noms furent remplacés par des noms proposés par l'écrivain et homme politique Fabre d'Eglantine, qui, malgré cela, fut guillotiné le 17 Germinal an II, soit le 5 avril 1794.
L'année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq à six jours complémentaires ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l'année tropique (365 jours). Chaque mois était divisé en
3 décades de 10
jours.
Les noms des mois correspondaient à une période météorologique de l'année:

 

Vendémiaire : des vendanges ;- Brumaire : des brouillards et brumes -Frimaire : du froid sec ou humide -Nivôse : de la neige qui blanchit la terre;-Pluviôse : des pluies qui tombent avec plus d'abondance-Ventôse : des giboulées et du vent qui vient sécher la terre-Germinal : de la germination et de la montée de la sève -Floréal : de l'épanouissement des fleurs -Prairial : de la récolte des prairies et de la fécondité -Messidor : des moissons dorées qui couvrent les champs - Thermidor : de la chaleur solaire et terrestre qui embrase le sol -Fructidor : des fruits que le soleil dore et mûrit.

Dreux comme toutes les autres communes dut vivre au rythme du nouveau calendrier.Instaurés par François Ier en 1539 (ordonnance de Villers-Cotterêts, les actes d'état civil étaient rédigés et conservés par les curés sous forme de registres des baptêmes, des mariages et des sépultures. L'état civil devint laïque à partir de 1792, les registres étant tenus par les officiers d'état civil dans les mairies. Mais cette période de près de 14 ans pose souvent problème aux généalogistes d’aujourd’hui devant jongler avec les calendriers révolutionnaires et grégoriens. Le calendrier révolutionnaire fut aboli le 1er janvier 1806 (11 nivôse an XIV) par Napoléon Ier.

En cette période de négation brutale de l’ancien régime et de terreur, des Drouais changèrent leur nom. Le botaniste Marquis dont le patronyme rappelait trop les titres de noblesse, transforma le nom de marquis en Lajoie. Pierre d’Alvimare qui avait de justesse échappé à la mort le 10 aout 1792 enleva le d’ de son nom pour se cacher dans la région drouaise. Après la période révolutionnaire Lajoie reprit son nom de Marquis et Alvimare retrouva sa particule et son titre de marquis.

Vers 1793 les rues drouaises au nom de saint furent débaptisées de leur caractère religieux pour porter des noms révolutionnaires: Saint Thibault devint Sans culottes, Saint Denis devint Bonnet rouge ., La rue De l’Evêché s’appela rue Voltaire avant de devenir la Rue Godeau en 1836.

 

BONNE ANNÉE 225 (Du calendrier révolutionnaire.)

Je vous sous transmets en cette année 225 de la république (commencée depuis le Primidi: 1. Vendémiaire 225 soit le vendredi 23 septembre 2016) beaucoup de salutations citoyennes.

Le premier Janvier 2017 se traduit en Primidi 11de Nivôse 225. Le 31 décembre porte le nom de granit et le 1er Janvier celui d’ardoise

Je souhaite à tous mes amis lecteurs du blog

ainsi qu'à tous les Drouais 

une bonne année 2017

BONNE ANNÉE 225 (Du calendrier révolutionnaire.)
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 11:55

Pendant deux jours une semaine avant Noël, une crécha grandeur nature était installée devant l'église Saint pierre de Dreux. Des paroissiens volontaires formaient un tableau vivant avec âne moutons et chèvres..

PETIT JÉSUS DROUAIS.
PETIT JÉSUS DROUAIS.

 

Le lendemain de Noël, le petit Jésus était rentré bien au chaud, à l'intérieur de l'église st Pierre.

PETIT JÉSUS DROUAIS.
PETIT JÉSUS DROUAIS.

 

 

Au-dessus de la crèche et la naissance du petit Jésus, la crucifixion et la mort du Christ. Troublant et symbolique raccourci....

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Published by PIERLOUIM
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 10:45

Le 26 décembre 1951, voilà juste  soixante cinq ans,  l’Action Républicaine publiait l’article curé abondant meunier 25 dec 1951suivant :  

-LE CURE D’ABONDANT se noie dans la mare, la nuit de Noël.

 Agé de 72 ans, l’abbé MEUNIER, curé d’Abondant depuis plus de 40 ans, revenait de la messe de minuit, le soir de Noël quand trompé par l’obscurité et les rafales de pluie, il alla glisser et tomber dans la mare communale. Mardi, vers 6 heures, sa servante inquiète de son absence, donna l’alerte dès qu’elle eut découvert près de la mare la coiffure du malheureux  curé. Les phares  d’une voiture braqués, on aperçut alors le corps du disparu dans l’eau, la congestion ayant provoqué la mort sans aucun doute. L’abbé MEUNIER  tenait encore le calice et la clé de l’église. Vive émotion  très naturelle dans le pays, on s’en doute.

 

Abbe Meunier 1947-curé d'abondant- Ce drame de Noël a fortement ébranlé les membres de ma famille habitant alors le  village d’Abondant. Moi aussi, rétroactivement, car ce brave curé  m’a tenu sur les fonds baptismaux en Février 1947 dans l’église St Pierre d’Abondant. Bon, d’accord à 10 mois, je manifestais déjà mon désaccord avec le Bon Dieu en braillant à gorge déployée. Ma marraine a dû m’emmener hors de l’église pour me calmer. Mais le froid glacial de Février a vite remis mes idées en place en trouvant que la douce chaleur de l’église et la bienveillance de l’abbé MEUNIER (représentant du petit Jésus) avaient quand même du bon..

 

-Voici la version de ce douloureux fait divers,recueillie auprès de témoins d’époque. :

 Après la messe de minuit de ce Noël 1951, le prêtre s’est isolé dans la sacristie. La tradition voulait alors, la nuit de Noël, que le prête fasse seul trois messes basses. Dans le conte «les trois messes basses», des Contes de mon Moulin d’Alphonse Daudet, le curé de Trinquelage, très pressé de déguster la dinde de Noël bâcle les trois messes basses, et pour ce blasphème, se retrouve en enfer. Ce ne fut pas le cas de l’abbé Meunier qui trône certainement depuis soixante ans à la droite du Bon Dieu au Paradis!

-A l’aube, on a retrouvé son corps flottant dans la mare située juste derrière l’église. Peu profonde, à l’eau stagnante et verdâtre de lentilles d’eau, elle sert d’abreuvoir aux troupeaux de vaches et aux chevaux des fermes avoisinantes. Cette mare, la plus grande du pays se trouve à 10 mètres environ de la nef de l’église et de la petite porte donnant à la sacristie. Le curé bien sûr, en connaissait parfaitement bien l’emplacement.

-L’enquête des gendarmes a conclu à un accident, dû probablement à la nuit, au brouillard et au froid. L’éclairage public est encore faible dans les petits villages à cette époque. Une fine couche de glace, bien trop mince pour supporter le poids d’un homme, recouvre la mare. La noyade a peut-être aussi été due à un malaise. 

abondant église mare 2

Ce drame a frappé les esprits pour longtemps en laissant planer un soupçon de mystère. La mare fut bouchée  peu de temps après et transformé en terrain gazonné.Mais quelle mort exceptionnelle pour un curé de campagne de rejoindre le Seigneur la nuit de Noël. 

  

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:00

 

 

Notre bon beffroi construit sous le règne de François 1er a désormais plus de 500 ans.

 Avant de vous parler des cérémonies d'anniversaire, voyons la biographie de ce monument cinq fois centenaire.

- La construction du Beffroi de Dreux

 

Beffroi  gde rue

Des touristes, en passant devant notre vieux Beffroi, pensent qu’il s’agit d’un monument religieux. C’est tout le contraire. Ce bâtiment essentiellement laïc, affirmait la puissance économique communale des bourgeois drouais face à l’autorité royale, représentée par le comte dans son château et celle religieuse, des chanoines de la collégiale Saint Etienne

À la période faste de la Renaissance la ville de Dreux, grâce à ses nombreuses activités comme la vente de draps, de cuirs et de vin était devenue indépendante et riche. Pour le faire savoir, rien de tel que d’ériger une magnifique et haute maison de ville, devant la Grande Rue près de la halle aux grains et regardant en ligne droite l’arrogante forteresse comtale et l’élégante collégiale St Etienne.

• En 1512, le maire de Dreux, Pierre Gravelle, décida avec l’appui du comte Alain d’Albret de construire une majestueuse maison de ville. Pendant 25 ans, sous le règne du roi François 1er, les Drouais érigèrent leur Hôtel de Ville avec l’aide bienveillante de leurs comtes, Alain, Jean et Jeanne d’Albret. Cet Hôtel de Ville construit comme un donjon fut nommé au vingtième siècle (quand il ne fit plus office de mairie), le «Beffroi». Il remplaçait au même endroit un édifice beaucoup plus modeste. Selon certains, cet Hôtel de Ville se trouvait à la Porte Chartraine, entre la tour actuelle Hennequin et une tour disparue. En réalité la mairie s’y serait probablement réfugiée provisoirement pendant les longs travaux du nouvel Hôtel de Ville
En 1512, Pierre Caron maître maçon commença le creusement des fondations, des travaux longs et difficiles dans un sol sableux infiltré d’eau. L’emploi de nombreuses poutres de chêne fut nécessaire pour stabiliser le monument. Cela nous évoque la construction d’un parking sous-terrain en 1990 qui entraina de nombreuses fissures à notre pauvre Beffroi devenu branlant. Nos contemporains n’avaient donc pas retenu les leçons de nos ancêtres drouais.
• En 1516 à la mort de Pierre Caronles fondations terminées, le maître maçon Jean Desmoulins commença l’édification du futur beffroi. Il fut assisté puis relayé par le maître maçon Clément Métezeau.  Le terme d’architecte n’existait pas à cette époque. Le titre «d’architecteur» apparut vers 1650 et fut attribué au premier fils de Clément Métézeau, Pierre–Jean, maître d’œuvre de la ville et de l’église St Pierre. Les petits-fils de Clément, Louis et Clément II, devinrent «architectes du roi» d’Henri IV et de Louis III.


• Clémen1er Métezeau participa à la fois à la construction du beffroi et à l’élévation du premier étage des deux tours et du portail de l’église Saint Pierre. Les pierres blanches, incrustées de silex noir, utilisées pour l’édification de ces deux monuments provenaient des carrières de Vernon. Les ardoises, pour la toiture du Beffroi, venaient de Rouen. Ces matériaux étaient transportés par les cabotières navigant sur l’Eure et la Blaise. Certaines similitudes dans la mise en place des éléments de construction du Beffroi et de l’église font penser que les mêmes maçons et tailleurs de pierre ont travaillé par intermittence sur les deux monuments
Découverts vers 1990 lors de travaux dans l’actuel restaurant Dante, des graffitis datés de 1483 et deux enveloppes de cartes à jouer de 1540, prouveraient l’existence, à cet endroit, d’une maison de compagnonnage des maçons et tailleurs de pierres œuvrant à Dreux.

Le Beffroi : architecture et fonctions

Beffroi plan en coupe 1

La construction du Beffroi de Dreux dura près de 25 ans, de 1512 à 1537. Pendant cette longue période, l’architecture évolua en passant du style gothique au style renaissance.
Ce changement est tout à fait perceptible dans la construction et les décors sculptés de notre Beffroi drouais

Le rez-de-chausséeconçu à partir de 1516 par Jehan des Moulins,(date dont nous fêtons les 500 ans) conserva le style gothique flamboyant, notamment par une superbe porte d’entrée ogivale sur la Grande Rue. Les étages furent construits de1520 à1537 par Clément Métezeau qui adopta pour le premier étage, le style gothique de transition. Le second étage est de pur style renaissance. La Maison de Ville dans son donjon carré fut terminée en 1537 et commença pour plus de trois cent ans son rôle de Mairie. Remarquons que le Beffroi dresse fièrement sa superbe façade ornée de cinq magnifiques fenêtres, face à la grande rue et au château représentant l’autorité royale.
• Par contraste, deux autres côtés sont en partie aveugles et l’arrière reste austère sans décoration particulière, donnant sur un enchevêtrement de maisons autour d’une cour et d’un puits, car la place Métézeau ne sera dégagée qu’au 19°siècle. L’entrée de cette cour dite «Cour Maupin» se faisait par un porche d’une maison accolée au Beffroi, dont on voit encore la trace du pignon sur le côté rue St Pierre. Côté Porte Chartraine, la Rue au Change, tournant entre les maisons et les fortifications de ville, menait au cimetière le long de l’église St Pierre.
• A l’intérieur de ce donjon municipal, 3 salles carrées de 15 mètres de côté en étage sont reliées par un étroit escalier de pierre en colimaçon.
• La salle basse possède une voûte remarquable de style gothique flamboyant. Elle recevait les réunions publiques, en particulier les séances du tribunal civil, présidées par le lieutenant général du baillage représentant la justice du roi et remplaçant le maire en cas d’empêchement. Cette salle communale était ouverte au public et s’ouvrait directement sur la Grande Rue par le beau portail en ogive.Le maire et ses échevins officiaient aux premier et second étages. Ils entraient par la petite porte privée donnant côté Rue au Change et montaient aux étages de la mairie, par l’étroit escalier en pierre. L’accès de la salle basse réservée aux représentants du roi était séparé de cet escalier par une porte souvent fermée.
La salle du premier étage.  dont on peut admirer le «plafond français» en caisson, servait de bureau et de salle de réunion au maire et à ses échevins.
• La salle du second étage au plafond typiquement renaissance servait de réserve utile en cas de siège. Nourriture, sacs de blé et armement y étaient transportés par un système de monte-charge, par l’extérieur, que l’on peut encore observer de la place Métézeau.
•Contrairement à la salle basse, dévolue au public, les étages réservés à la mairie sont dotées de cheminées magnifiquement ornées.
• Le Beffroi, d’une hauteur de 34 mètres, servait à la fois de poste d’observation, en prévention à d’éventuels incendies ou mouvements de troupes hostiles et de support à la cloche le «bourdon», fondue en 1561, qui avertissait les habitants de Dreux d’événements importants et des réunions du conseil municipal. Une charpente impressionnante de 15 mètres de haut, couverte d’ardoises et surmontée d’un campanile, termine cet élégant Beffroi.

• Le Beffroi fit fonction de mairie de Dreux jusqu’à la fin du XIX° siècle.

Si vous n'avez pas eu l'occasion de visiter ce monument historique, fierté de la la ville de Dreux, ou pour mieux le connaître, je vous conseille vivement l'ouvrage collectif dirigé par Eric Lenud. (que l'on peut acquèrir à la librairie de la Rose des Vents),   

 

En 2016 nous fêtions les 500 ans de la pose de la première pierre de la construction du beffroi.
En 2035 nous célébrerons la mise en fonction de l'hôtel de ville par la dépose des clefs de la ville par le maire de la ville et ses échevins.
En 2037, nous célébrerons l'achèvement définitif des travaux en présence de la comtesse de Dreux,Marie d'Albret.

Je ne sais si vous y assisterez.... mais moi c'est sûr j'y serai

(je n'aurai que 91 ans).....

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 18:00

 Bataille de Dreux, 19 Décembre 1562 (1)

• Pour venger la centaine des leurs, massacrés à Wassy par les troupes catholiques de François de Guise, les Protestants constituèrent en 1562 une armée «rebelle» aux forces royales. Cette armée protestante commandée par un triumvirat huguenot: Louis de Bourbon prince de Condé, oncle du futur Henri IV, l’amiral Coligny et Théodore de Béze disciple de Calvin, Cette armée était soutenue par l’Allemagne et l’Angleterre. 

De son côté, l’armée «Royale», commandée par un triumvirat catholique: Le duc de Guise, le connétable Anne de Montmorency et le maréchal de saint André, était essentiellement composée de nobles français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de troupes du roi d’Espagne.

L’armée protestante n’ayant pu assiéger Paris, voulut prendre Chartres sans succès. Se sentant en infériorité numérique elle se dirigea à marche forcée sur Le Havre pour rejoindre des troupes anglaises qui l’attendaient en renfort.

L’armée Royale voulut intercepter l’armée protestante dans sa progression vers le nord devant Dreux. Arrivée le 18 Novembre à Mézières, elle profita de la nuit pour se déployer dans la plaine au sud de Dreux.

La comtesse douairière de Dreux, la reine régente Catherine de Médicis avec son fiston le roi Charles IX, âgé de 12 ans, suivait avec angoisse les évènements de loin à Rambouillet.

Devant ce déploiement de troupes, prélude à une furieuse bataille, la population drouaise fidèle à sa comtesse et fortement favorable à l’armée royale catholique, se calfeutra derrière ses remparts en attendant avec fièvre la suite des événements.

• La bataille s’engagea à l’arrivée des troupes protestantes dans la plaine, entre les villages de Nuisement, Blainville et le vallon de Monmousset dont le moulin à vent servit de repère aux belligérants. L‘armée catholique était forte de 19 000 hommes dont 2 500 cavaliers et 22 canons, l’armée protestante de 13 000 hommes dont 4 500 cavaliers et seulement 5 canons. La charge de la cavalerie protestante commença vers 11 heures. Elle fut irrésistible et les régiments catholiques se trouvèrent débordés et traversés de toutes parts. La première phase de la bataille se transforma en désastre pour l’armée royale. Le Maréchal de St André fut tué. Le connétable de Montmorency, son cheval tué sous lui, fut grièvement blessé au visage et prisonnier des huguenots. Son fils Gabriel de Montmorency tomba mortellement blessé lors d’une charge pour secourir son père. Pendant ce temps-là, les troupes du duc de guise ne bougeaient pas, attendant leur heure.

Cette situation désespérée des Catholiques fit croire à une victoire des protestants. Catherine de Médicis à Rambouillet tenue informée heure par heure de la situation, en apprenant le repli des Catholiques, aurait dit: «Hé bien nous dirons la messe en Français!»

Mais la situation se renversa
 Pendant que les reitres germaniques étaient occupés a dépouiller les bagages catholiques, l’aile droite de l’armée royale commandée par le duc de Guise en profita pour attaquer les Protestants sur leur aile gauche. La victoire finalement revint à l’armée royale catholique qui captura le Prince de Condé chef de l’armée rebelle huguenote.

N°48 - Bataille de Dreux (2)

Pour les «Vainqueurs» catholiques, ce fut une amère victoire: 3800 tués pour 19 000 hommes. Le triumvirat catholique décapité: le Maréchal de St André tué, le Connétable Anne de Montmorency prisonnier des protestants, et son fils Gabriel, tué. (Le connétable étant chef des armées, les maréchaux ses adjoints directs)
• Pour les protestants vaincus:- 4500 tués pour 13 000 hommes. –L’oncle du futur roi Henri IV, le Prince de Condé prisonnier du duc de Guise.
Les catholiques laissèrent filer ce qui restait de l’armée protestante vers Rouen, sous le commandement de l’amiral de Coligny accompagné de son prisonnier «catholique» le connétable de Montmorency. Vainqueur de cette bataille devant Dreux, François duc de Guise rendit compte de sa victoire à Rambouillet auprès de la régente Catherine de Médicis et du jeune roi de 12 ans, Charles IX. Rappelons-nous que Catherine de Médicis était aussi comtesse douairière de Dreux. Les Drouais, heureux de la victoire des catholiques respirèrent et ouvrirent à nouveau les portes de leur ville dans laquelle ils s’étaient claquemurés.
La bataille de Dreux eut deux observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques et essais.

• Chapitre 45 des Essais : Il y eut tout plein de rares accidents en notre bataille de Dreux ; mais ceux qui ne favorisent pas fort la réputation de monsieur de Guise, mettent volontiers en avant qu’il ne se peut excuser d’avoir fait halte et temporisé avec les forces qu’il commandait, cependant qu’on enfonçait monsieur le Connétable, chef de l’armée, avec l’artillerie, et qu’il valait mieux se hasarder, prenant l’ennemi par flanc, qu’attendant l’avantage de le voir en queue, souffrir une si lourde perte....

• Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi, était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes. Ce fut aux Drouais de ramasser les 8000 occis en six heures de combat. On ne sait où se trouvaient les fosses communes, ayant recueilli les dépouilles des combattants de cette bataille qui fut longtemps considérée comme ayant eu la durée la plus longue et la plus sanglante sur le territoire français.

• Le vainqueur, duc de Guiseaurait accueilli le vaincu, prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit dans une grange à Nuisement, avant de l’envoyer en prison à Chartres. Le lendemain de sa victoire, le duc de Guise se rendit à Dreux à l’église St pierre pour y écouter un Te Deum. Chaque année, jusqu’à la Révolution, le 19 Décembre, une procession en souvenir de la bataille était organisée par les curés de St Pierre.

Les prisonniers des deux camps, le catholique de Montmorency et le protestant Condé furent libérés quelques mois plus tard après l’édit de pacification d’Amboise du 19 mars 1563, qui autorisa le culte réformé, uniquement pour les nobles.

À long terme, c’est surtout Catherine de Médicis qui tira profit de la bataille. Le « triumvirat » autour de son enfant roi fut démantelé, après la mort de Saint-André et l’assassinat du duc de Guise au siège d’Orléans, en février 1563. La France et Dreux respirèrent quelques temps, mais les combats des guerres de religion durèrent encore une trentaine d’années.

Le tableau anonyme probablement du 17ème siècle que l'on peut admirer au Muséee d'Art et d'Histoire de Dreux est divisé en deux parties :

-A gauche: une présentation de la bataille de Dreux du 19 décembre 1562 entre les armées protestantes et catholiques. Avec indicatications des différents corps de batailles.Le champ de bataille est décrit et  observé depuis le château de Dreux.

-A droite : une vue de Dreux vue du sud (probablement des actuelles Rochelles) avec curieusement de nombreuses maisons hors des murs dans les faubourgs.

La bataille de Dreux entre au musée.

bataille-de-Dreux.jpg

Tableau monumental (5m35x6m18) que l'on peut admirer dans la chapelle de l'Hôtel Dieu. "La bataille de Dreux", peint par  Auguste Hyacinthe DEBAY. Tableau offert par le Roi Louis Philippe Ier à la ville de Dreux en 1846. Vérité historique approximative vue du XIX°siècle.

ECOUTEZ Pierlouim vous parler de la bataille de Dreux à la radio. (Radio Grand Ciel (30 minutes) et RTV 95.7 (deux fois 3 minutes)

 

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 15:07

Le carnaval d'Hiver dit des Flambarts se déroule à Dreux au solstice d'hiver, en trois journées d'euphorie accompagnées du marché de Noël. Cette année 2016 ces journées étaient le vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 décembre. Avec pour thème les 500 ans du beffroi. 

TROISIEME JOURNEE - Samedi 11 Décembre.
Parade de la grande drouaise.

1-La troupe des Flambarts.

LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.

2-La Parade de la grande drouaise. 

Le défilé  des troupes de carnaval. Associations et villages drouais.

 

 

 

LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.LES FLAMBARTS 2016 A DREUX- Parade de la grande drouaise.
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Les flambarts 2016 sont passés.

Rendez-vous est pris pour les flambarts 2017.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:02

Le carnaval d'Hiver dit des Flambarts se déroule à Dreux au solstice d'hiver, en trois journées d'euphorie accompagnées du marché de Noël. Cette année 2016 ces journées étaient le vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 décembre; Avec pour thème les 500 ans du beffroi. 

DEUXIEME  JOURNEE - Samedi 10 Décembre.
1 CHARIVARI.

Dans cette soirée des pré-flambarts, ceux qui seront dimanche les "Flambarts" vêtus en couleurs de Dreux (bleu et jaune) font le charivari dans toute la ville. 

LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...

2- LE BAN DES IMPORTANTS. 

Les Importants (les maires de Dreux et des communes de l'agglomération du pays drouais) ouvrent officiellement par un ban la période du carnaval des Flambarts. Ils sont chacun accompagné d'une petite fille de leur village. Une petite fille de blanc vêtue et tenant à la main un bouquet de houx et de gui. (en référence stylisée des Druides qui officiaient dans la forêt de Chrotais de Dreux) Ces petites filles reçoivent de leur maire des cadeaux gourmands. 

 

LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Samedi 10 décembre - Charivari et ban des importants...

 

Cette soirée s'est terminée par un feu d'artifice tiré de la chapelle royale surplombant la ville de Dreux.. Malheureusement,, une brune assez épaisse ne permit pas d'admirer dans de bonnes conditions ce spectacle. 

Dans la prochaine note, nous verrons le dimanche 11 décembre la parade de la grande drouaise, clou des Flambarts. 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:08

Le carnaval d'Hiver dit des Flambarts se déroule à Dreux au solstice d'hiver, en trois journées d'euphorie accompagnées du marché de Noël. Cette année 2016 ces journées étaient le vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 décembre; Avec pour thème les 500 ans du beffroi. 

PREMIERE JOURNEE - Vendredi 09 Décembre.
1 LA REGATE DE LA BLAISE

Régate de petits bateaux confectionnés par les enfants des écoles et des association.Ces petits bateaux les plus beaux les uns que les autres et illuminés devaient rappeler les 500 ans du beffroi. Ils sont déposés sur la Blaise (profonde d'à peine un mètre de profondeur) et récupérés au bout de  500 mètres . L'ordre d'arrivée n'a aucune importance. Les bateaux sont jugés sur leur originalité et beauté.

LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.

2- GALA DE PATINAGE PAR LA TROUPE SALTO.

 

Une patinoire est installée dans la grand rue de Dreux depuis plusieurs années à fin décembre.En ce premier jour des Flambarts 2016 un gala de patinage y est présenté par la troupe Salto.

LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.
LES FLAMBARTS 2016 A DREUX - Vendredi 09 Décembre- Régate et patinage.

Dans la prochaine note, nous verrons le samedi 10 décembre le charivari et le ban des importants. 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 19:17
BIENTÔT LES TROIS JOURS DES FLAMBARTS 2016 A DREUX.

Petit historique de la procession des Flambarts à Dreux.

PROCESSIONS ET FLAMBARTS

Beffroibourdonflambarts

La vie à Dreux aux 17ème et 18ème siècles était rythmée par les travaux des champs et des vignes, les moissons et les vendanges, le marché du lundi et les foires de la St Denis ou de la St Gilles. Ces jours de labeurs étaient interrompus par de nombreuses fêtes religieuses carillonnées, comme Noël, Pâques, Pentecôte et de nombreuses fêtes de saints qui donnaient souvent lieu à de multiples processions, à travers la ville et ses faubourgs..
• Processions traditionnelles : pour l’ascension, la fête Dieu ou l’Assomption. Le dimanche des rameaux, une procession partait de l’église St Pierre pour se rendre à l’actuel tunnel de St Denis où se trouvait une croix placée en avant de la chapelle St Denis. Les fidèles après une messe décoraient la croix de branches de buis, d’où son nom de «croix buissée»...


• Processions spécifiquement drouaises : Pour la St Pierre et la St Vincent patron des vignerons. Chaque 19 décembre, jour anniversaire de la bataille de Dreux de 1562, se tenait une grande procession pour célébrer la victoire des catholiques contre les protestants. 
• Processions ponctuelles : elles se formaient contre les aléas de la météo, à la demande des vignerons de faire pleuvoir à la suite de forte sécheresse, ou au contraire d’arrêter une période de pluies intenses. 
• Processions «blanches» dans lesquelles les Drouais vêtus de blanc, se rendaient à Chartres pour demander l’arrêt d’épidémies de peste.

• À ces différentes processions participait tout le clergé drouais :
les chanoines de la collégiale St Etienne, les curés de St Pierre et de St Jean, les religieuses de l’Hôtel Dieu et les moines capucins, ainsi que les représentants du roi, les officiers du baillage et ceux des bourgeois de Dreux, le Maire et ses échevins. En conflit permanents, ils se battaient pour se mettre au premier rang des processions juste derrière les religieux. Il fallut un arrêt du conseil d’état du roi Louis XIV en 1705 pour mettre tout le monde d’accord en les obligeant à marcher en colonne un à un, ceux du Baillage à droite et ceux de l’Hôtel de ville à gauche.


• Une procession à part était celle des Flambarts dont l’origine est probablement de tradition celte. Au solstice d’hiver, les paysans parcouraient les champs avec des torches pour éloigner les animaux nuisibles. L’Eglise transforma cette tradition païenne en une procession pour l’Avent : Les Flambards étaient des morceaux de bois blanc, sans écorce, longs de cinq à 6 pieds, séchés au four, fendus par le haut et enflammés pour la procession.
La veille de Noël, vers 5 heures du soir, au son de la cloche du Beffroi, les Drouais en rangs serrés, faisaient le tour de la halle aux grains et de l’église St Pierre. Devant le portail, ils déposaient les flambarts allumés qui se consumaient en un brasier autour duquel ils dansaient avec joie. Cette fête, par peur des incendies et surtout des déviances, beuveries et joie profane qu’elle permettait fut interrompu par le clergé vers 1735 et disparut définitivement à la Révolution. 
Dans une salle du Beffroi, une réplique en plâtre de la première cloche, fondue sous le règne de Charles IX, possède une frise représentant la fête des Flambarts.

-Ayant entendu parler de la tradition drouaise des Flambarts qui avait alors une grande réputation, le duc de Penthièvre, dernier comte de Dreux, par curiosité et intérêt pour sa ville, vint assister à cette fête mi religieuse mi païenne.  Le 24 décembre 1785 le comte qui résidait alors en son château d’Anet, se rendit à Dreux pour jouir du coup d’œil de la cérémonie. Il fut installé dans la salle basse du Beffroi dans la laquelle on avait installé un poêle pour qu’il n’ait pas froid.
Il fut enchanté de cette tradition drouaise. Les Drouais également, car cette procession des Flambarts était en principe, depuis un arrêté de 1723, officiellement interdite.
Avec l’accord de leur comte, les Drouais purent continuer à fêter les Flambarts jusqu’à l’arrêt définitif à la Révolution.

Puis la procession des Flambarts fut réintroduite à Dreux en 1994 transformée en un  carnaval d'hiver.

NOUS VOUS ATTENDONS TOUS A DREUX POUR CES TROIS JOURS CARNAVALESQUES.

9 10, 11 DECEMBRE 2016.

 

Pour connaitre le programme complet de ces trois jours de liesse drouaise: 

http://www.dreux.com/sites/default/files/documents/programme_flambarts_dreux_2016.pdf

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:04

Je vous propose de vous présenter les chroniques de Pierlouim accompagnées des émissions similaires sur RTV 95.7.

J'essayerai d'en poster une à deux ou plus par semaine. Car pour l'instant j'ai écrit 90 articles dans MtaVille et enregistré 140 émissions à RTV 95.7.

Le quatrième thème: LES PREMIERS DROUAIS..

Journal, blog et radio 4 -les premiers habitants du Drouais.

Les premiers habitants du drouaisFort Harouard et les Durocasses.

1• Le Dolmen néolithique de la Pierre Pucre. Sauvé des eaux lors du creusement de ballastières, ce dolmen restauré se dresse sur une île, au milieu du plan d’eau de Mézières-Ecluzelles. Il est l’un des plus imposants de la région. Comment des hommes sans outils ont-ils pu, il y a des millénaires, soulever une telle masse de plus de trente tonnes ? 

 

2• Le Fort Harrouard (A Sorel-Moussel, en bordure de forêt) est un site néolithique mondialement connu des chercheurs. Les hommes s’y installèrent vers le cinquième millénaire avant notre ère, en créant un village fortifié au sommet d’un promontoire et entouré d’un vaste fossé. Le site fut habité près de cinq mille ans, du néolithique à l’âge de bronze et abandonné à l’époque gallo-romaine. Des fouilles archéologiques permirent de mettre à jour de très nombreux objets en os, en silex, en céramiques et en bronze dont certains sont exposés au musée Dessal de Dreux.
Vers 500 av J.C, un peuple Celte venu très probablement de la Belgique actuelle arriva dans la région et remplaça, en s’assimilant avec lui, le peuple sans nom de Fort Harrouard.
Le nom de ce peuple Celte englobé dans l’appellation générale de « Gaulois » nous est connu par des inscriptions tardives du temps des Romains : un nom gaulois probablement latinisé: « Durocasse ». Le territoire de ce petit peuple avait à peu près les limites du futur comté et de l’actuel arrondissement de Dreux. Les Durocasses étaient donc installés au nord de la forêt des Carnutes, actuelle plaine de Beauce, aux confluents de la Blaise et de la vallée de l’Eure et face aux collines de la Normandie. Leur village principal devait se trouver à Fermaincourt.
• Les Durocasses, tout en étant « dans l’orbite des Parisii », jouissaient d’une prospérité autonome, par le fait qu’ils contrôlaient la circulation fluviale de l’Eure. Leur richesse provenait de leur activité douanière, percevant des péages des bateaux provenant de la Seine par l’Eure et chargés principalement d’étain britannique nécessaire à la grande cité Carnute : (Chartres) leur voisine méridionale. Les Durocasses faisaient office de garde-frontières et douaniers pour leurs alliés ou plutôt leurs suzerains: les Carnutes. Douze siècles plus tard, Dreux aura la même fonction de garde-frontière entre le royaume de France et le duché de Normandie. 
• Comme la plupart des peuples gaulois, les Durocasses savaient très bien travailler le métal. -Les Durocasses petit peuple avait sa propre monnaie : les potins Durocasses. Le potin est un alliage composé d’étain, de cuivre et de plomb. Les pièces de ce métal étaient coulées dans un moule et non frappées à l’aide d’une forme. Les Durocasses, vassaux des Carnutes, ne sont pas mentionnés par César dans sa Guerre des Gaules. Et pourtant les Carnutes furent les premiers à se rebeller contre les armées de César mais aussi les derniers à leur résister. On ne connait pas la réaction des Durocasses. Furent-ils alliés des Romains ou résistèrent-ils à l’envahisseur? Astérix était-il Durocasse ? On ne le saura jamais.
• L’importance des Durocasses reste mineure dans la Gaule romaine et le passé gallo-romain de Dreux fut fort modeste si l’on en juge par le peu de traces qui nous en sont parvenues.

Emission RTV 95.7 "Si Dreux m'était conté" 4- Les Durocasses.

Prochaine étape de l'histoire chronologique de Dreux:

Les Romains à Dreux.

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