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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le
début :cliquez sur :
 http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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1 9 60- La pension (Première partie.)

 

1er Janvier 1960 L'ancien franc germinal est mort :

Vive le nouveau Franc, le Franc lourd, le Franc Pinay.

 Pourquoi le franc est-il devenu « lourd » ?  Cela je ne le comprendrai jamais : de 100 on passe à un. Pour moi le Franc nouveau est « léger » et on lui alloue des centimes. Un est plus léger que cent. Non ?  Mais les maths ce n’est pas mon fort.

 

Mademoiselle Dubois notre professeur de comptabilité, commerce et économie,  nous a pourtant bien expliqué tout cela. Rose, c’est son prénom, et c’est comme cela qu’on l’appelle entre nous. Cette Mademoiselle Rose fait partie  d’une espèce de femme, d’enseignante, en voie de disparition en cette nouvelle décennie qui s’annonce pleine de progrès et de changements. Mademoiselle Rose est une « vieille fille », comme l’on dit. A l’approche de la soixantaine elle n’aurait jamais « vu le loup »comme dis Papa. Elle est petite, ratatinée, un visage rond, des yeux noirs cachés derrière d’épaisses binocles de myopes. Les cheveux grisâtres en chignon enchâssés dans un filet qui descend jusqu’au milieu du front en voilette. De la poudre de riz en plaques épaisses sur des joues maigrichonnes. Un sourire un peu contraint dans un visage que la solitude rend sévère.  

Bref, une femme d’un autre âge. Et pourtant on l’aime bien Mademoiselle Rose. C’est un peu notre grand-mère. Elle enseigne tout ce qui fait notre spécialité, nous, les élèves de quatrième, section commerciale, c'est-à-dire le commerce, l’économie et des notions de comptabilité. Elle genevieve-tabouis-1.jpgexplique bien Mademoiselle Rose, mais d’une voie fluette.

Sa voix, sa voilette me font penser à Geneviève Tabuis. Vous savez bien celle qui cause à la radio sur des sujets très sérieux comme la politique et qui emploie des formules que j’ai peine à comprendre : « Les dernières nouvelles de demain. » « Attendez vous à savoir. »

Mais Mademoiselle Rose a un peu tendance à lire ses cours d’une voix monocorde un peu soporifique. Je me trouve dans le fonds de la petite classe, la première heure studieuse de l’après-midi. La digestion est difficile. Mademoiselle Rose a peut être aperçu ma somnolence.

Elle m’interroge. J’ouvre un œil.  ».

-"Que connaissez vous comme moyens de transports ferroviaires ?."  

                                                                                                                                                                  Geneviève TABOUIS.

                                                                                                        

Toujours l’envie de dormir, la voix pâteuse, au hasard je réponds ;

-« Les wagons lits, Melle »

(C’est bien d’un lit, dont j’aurais besoin). Aux ricanements étouffés des camarades, Je rectifie le tir, en répondant après un court instant de réflexion, « les wagons de marchandises, les wagons citernes.).

Mademoiselle Rose fait semblant de ne pas avoir entendu ma première réponse, continue le cours. Et moi je poursuis ma digestion au fond de la classe.

 

Pour les cours de dactylographie nous allons tout en haut du nouveau bâtiment en briques.

Dans une grande salle, une vingtaine de machines à écrire antédiluviennes des Underwood des Japy des Remington.trônent sur des petites tables semblables à celles des bistrots. La prof, une dactylo.jpgespèce de grand cerbère  en blouse grise descendant jusqu’aux chevilles, aux grand bras qu’elle balance comme les ailes d’un moulin en hurlant des imprécations. Nos machines bruyantes et  trépidantes nous demandent une force de frappe démoniaque car les touches, rondes serties d’une bordure    en relief sont dures et presque coupantes. Le clavier est « aveugle », pas de lettres inscrites sur les touches restées blanches. Nous devons recopier un texte sans regarder nos doigts. Une affiche cartonnée représentant le clavier avec les lettres, est punaisée au dessus du tableau noir. Si l’épouvantail surprend un de nous  à regarder la position de ses  doigts sur les touches, il s’étouffe d’indignation. Et comme il m’arrive souvent d’être un de ceux là, je ne vous dis pas ces serpents qui sifflent au-dessus de ma tête.

En plus, le but, c’est d’atteindre les 140 mots frappés par minutes. Pour moi le compte est bon, mais alors que de fautes de frappe que l’acariâtre entoure rageusement en rouge sur ma feuille qu’elle déchire souvent. A moi de recommencer.

Je suis considéré comme un cancre de la dactylographie.

Et pourtant, dans quelques années, savoir taper à la machine me permettra de vivre sans trop de soucis mon service militaire comme dactylo du colonel, tapant plus vite que la pfat de service (personnel féminin de l’armée de terre). Plus vite certes mais en regardant mes doigts …  

Quand je pense que l’an dernier, il y avait encore au programme de quatrième C (commerciale) des cours de sténo méthode Delaunay. J’ai échappé de justesse à ce truc qui m’aurait cassé les pieds. Cependant cela m’aurait été utile plus tard pour prendre à la volée des notes de  cours,  de rapport de réunion et autres billevesées….

   

Pour vous souvenir ou connaitre la voix de Geneviève TABOUIS :

 http://www.ena.lu?lang=1&doc=11593

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A SUIVRE : Jeudi prochain : 1960 (Seconde partie).
  
  
Je vous rappelle que vous pouvez réagir à cette note en déposant un commentaire en cliquant sur "Déposer un commentaire" ou par mail
Pierlouim@cegetel.net    

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 07:00

Pierlouim cause dans le poste chaque troisième lundi du mois au micro de Radio Grand Ciel 97.7
L'émission "HISTOIRE ET MEMOIRE"  propose chaque Lundi  (à 14 heures, rediffusion mardi à 17 heures) une demi heure sur l'histoire de l'Eure et loir. Une semaine sur Chartres, puis Nogent le Rotrou , Châteaudun et Dreux.  

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 Dans le  cycle d'émissions "Histoire de Dreux, miroir de l'Histoire de France" :

La guerre de 1870. (1)
-1-Causes de la guerre.
-2-Les innovations de cette guerre "moderne "
-3-La guerre en Eure et Loir.



Si vous voulez entendre ou réentendre les précédentes émissions d'HISTOIRE ET MEMOIRE", cliquez sur :
-PIERLOUIM A LA RADIO.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 07:30

jeux de l'esprit affiche 2 

 

 

Pour sa 14 ° édition, le festival des jeux de l'esprit 2010 fait son retour en centre-ville et propose de nombreuses nouveautés qui permettront au plus grand nombre de venir à la rencontre des joueurs puis de participer aux tournois associatifs et fédéraux.

 

 

 

Comme le veut la tradition le 3° week-end d'avril les 17 et 18 Avril . Les deux journées présenteront des programmes variés, répartis sur le samedi pour les animations gratuites grand public et sur le dimanche pour les tournois.

 

 

 

 Demandez le programme :

 jeux de l'esprit programme 2010

 

   

Samedi et dimanche prochains les joueurs drouais s'en donneront à coeur joie.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 07:00
musee oeuf IMG 5317






Au Musee de Dreux "Marcel DESSAL"
une expo malicieuse, en cette période pascale
sur l'oeuf dans l'art.







les oeufs sous toutes leurs formes artistiques :
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Exposition à découvrir jusqu'au 3Octobre 2010
au Musee Marcel Dessal de Dreux.
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le
début :cliquez sur :
 http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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1 9 5 9- La pension (Quatrième partie.)

Une nouvelle semaine commence…

 

jules ferry affiche avec annexe.G 8442Le Collége National Technique et Moderne  Jules ferry changera plusieurs fois de statut entre 1959 et 1967 pour finir lycée d’Etat. Mais entre nous, nous appelons notre bahut la « boite à Jules. ». Ce n’est pas le « bon «  lycée de Versailles. Le vrai de vrai, celui des bourgeois Versaillais, c’est le lycée Hoche. Ils nous regardent de haut, ceux de Hoche, quand nous nous croisons dans la rue. Cela se règle souvent sur le terrain du stade Montbauron ou celui de Porchefontaine  en particulier pendant les matchs de rugby du jeudi après midi. Moi je reste toujours prudemment spectateur. Je suis bigleux et peu sportif.

Les bâtiments du de la boite à Jules sont situés pas trés loin du château de Versailles. Dans le quartier St Louis presque en face de la cathédrale, coincés entre le petit séminaire (le grand est un peu plus loin vers la gare des chantiers), le potager du roi où loge l’école d’horticulture et par derrière, la pièce d’eau des Suisses.

La ville de Versailles en cette année 1959, à part une certaine haute bourgeoisie est peuplée en grande partie de militaires (casernes des écuries petites et grandes, d’annexes directes du château, de l’avenue de Sceaux et de bien d’autres endroits) de futurs curés (deux séminaires, l’écrivain Roger Peyrefitte en a parlé dans ses bouquins) de collégiens et  lycéens.

Un petit truc rigolo : de la cour de récréation et même de l’intérieur des classes on entend très nettement braire de façon incongrue l’âne qui broute dans le jardin du séminaire. Ce qui donne de l’animation pendant les cours et le rappel à l’ordre des professeurs.  

Le bâtiment de l’internat est celui d’un ancien hôtel particulier du 18ème siècle. Il parait  qu’un architecte de l’époque se serait offert ce bâtiment avec les pierres non utilisées lors de la construction de la cathédrale st Louis dont il en était le maître d’œuvre. Assez difficile à croire n’est-ce pas ?

Un grand bâtiment en brique lui fait face de l’autre côté d’une cour bordée d’arbres. Il comporte les bureaux administratifs (celui du Directeur, du surveillant général  de l’intendant). Et sur trois étages, la majorité des classes.

La « boite à Jules » est un grand bahut qui va de la classe de  sixième au bac, (bac classique en deux parties) avec des sections techniques (prépa aux écoles d'ingénieur) et même un centre d’apprentissage. Prés de deux mille élèves. Tous des garçons, bien sûr Les internes, désignés par leur blouse grise sont un peu moins de quatre cent.

Ma blouse est un peu trop longue pour moi, de grise bien repassée elle devient en fin semaine un chiffon souvent déchiré, toujours maculé de tâches multiples et variées. De la sauce du repas à l’encre bleu noir en passant par plein d’autre choses souvent peu recommandables. Je perds régulièrement la ceinture en tissus

Petit à petit j’apprends le métier difficile de collégien catégorie interne. C’est parfois douloureux, mais j’organise comme je peux ma nouvelle vie, je l’apprivoise. Je m’habitue peu à peu aux obligations d’étudier, de respecter le règlement interne, de vivre  au rythme imposé par la collectivité. Je résiste même aux vexations qu’essayent de nous infliger les anciens en voulant copier le bizutage de l’école d’horticulture proche. Le surgé heureusement veille  Je commence à pratiquer une tactique que j’aurais toute ma vie : Me fondre dans le groupe, m’y faire apprécier, mais en gardant toujours mon indépendance et ma liberté d’esprit et de mouvement. Mais cela peut  conduire à une certaine solitude que j’assume pleinement.

 

Le Directeur, Monsieur Jousse est un homme âgé, prés de la retraite c’est un ancien de jules ferry dessin Jousse.IMG 843714/18. Un homme assez effacé. Nous le voyons peu, nous les élèves. C’est le surveillant général, le « surgé » qui est pratiquement notre interlocuteur unique.

Quelque jours avant le onze Novembre, je suis désigné (je ne sais pourquoi ni comment) avec une bonne dizaines de mes camarades pour assister à une petite cérémonie du souvenir. Nous nous réunissons dans le vestibule d’entrée en face de la loge de la concierge devant une plaque en marbre sur laquelle sont gravés les noms des professeurs et personnels de l’école « morts pour la France » lors des deux guerres mondiales. Monsieur Jousse est présent, en costume gris vert, des décorations multicolores accrochées sur sa poitrine. Son visage est sombre. Il nous tient un petit discours sur la guerre, l’héroïsme, les valeurs de la république etc. Puis, lentement, presque à voix basse, il nous parle de sa propre expérience. Engagé à 18 ans, Verdun, le Chemin des Dames. Inconsciemment je pense à mon grand-père tué à Verdun. Il nous dit aussi que le 11 novembre 1918, il se trouvait dans un hôpital militaire à la suite d’une blessure. Cela nous explique pourquoi Mr Jousse claudique en marchant. Une certaine émotion s’empare de mes camarades et moi. Les adultes présents semblent aussi émus que nous

L’apprentissage de ma nouvelle condition tire à sa fin. Je deviens peu à peu un pro de l’internat collégien.

L’année 1959 se termine en douceur pour moi. Je n’ai jamais autant apprécié les vacances scolaires. J’en profite pour me faire chouchouter par mes parents. Me retrouver seul dans une chambre, dans un lit normal, prendre mes repas dans le calme, faire ma toilette confortablement, me lever et me coucher un peu aux horaires qui me conviennent, ne plus être coincé entre les quatre murs de la cour de récréation, sortir dans Dreux, faire du vélo à la campagne. .Quel bonheur retrouvé pour quelques jours.

 

L’année 1959 apporte aussi beaucoup de changements :

-En France :

-Une nouvelle république, la cinquième.

-Un nouveau Président, le Général de Gaulle.

-Un nouveau Franc prévu pour le premier Janvier de l’an prochain.

-Un ancien ministre de la quatrième république se fait canarder au bazooka Avenue de l’Observatoire à Paris. Bizarre autant qu’étrange.

-Un beau mariage : BB, Brigitte Bardot  se marie avec un presque inconnu Jacques Charrier.

-Mais aussi de  tristes nouvelles :

 La disparition de Boris Vian, de Gérard Philipe.

 Une catastrophe nationale (prés de 400 morts) : Le barrage de Malpasset craque en lâchant une vague de dix mètres de haut qui dévale à soixante-dix kilomètres heure jusqu’à Fréjus et la mer en dévastant tout sur son passage.

-Dans le monde : Il y a des gens bizarre à New York : les beatniks….

-A Cuba le début du règne des barbus.

-Le Dalaï Lama quitte le Tibet sous occupation chinoise.

-La « guerre » d’Algérie se durcit.Les révoltes sanglantes commencent au Congo Belge.

-La liberté, la démocratie sont des valeurs encore peu partagée dans ce bas monde. Peut être qu’un jour….

-A Dreux : Début décembre, Edith Piaf s’écroule dans son tour de chant à la salle des fêtes. C’est le début pour elle d’un long calvaire.

-Maurice VIOLLETTE (89 ans) maire de Dreux depuis 1908 laisse son fauteuil municipal à Georges RASTEL.

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 07:00


Paraîssait dans le "DrouaisMagazine" de la semaine dernière , 
le onzième numéro de  la Chronique :
DREUX PRIS DANS LA TOILE
 :
Sites Web et blogs sur Dreux et sa région.
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LA CHAPELLE ROYALE DE DREUX.

 

Le monument le plus visité de Dreux  possède un site intéressant sur le web.

 

http://www.chapelle-royale-dreux.com/

 

 Vous y trouverez  de nombreux renseignements pratiques :

-le passé historique de la Chapelle Royale Saint Louis et la présentation des œuvres remarquables du XIXème siècle qu’elle recèle.

-Les horaires et conditions de  visites : Fermée pendant la période d’hiver (sauf pour les groupes) la  Chapelle Royale est à nouveau ouverte (depuis le 1er Avril) pour les visites individuelles.

Profitez du printemps pour visiter ou revoir ce magnifique  monument drouais.

chapelle Royale MG 3138 

La chapelle Royale recueille les sépultures de la famille d’Orléans et du Roi Louis-Philippe Elle conserve un ensemble de gisants constituant une exceptionnelle collection de sculptures funéraires. L’édifice constitue un bel exemple d’architecture du XIXème siècle auquel les vitraux de Sèvres apportent un éclat particulier. Tous ces éléments nés du talent des plus grands artistes du XIXe siècle font de la Chapelle royale un témoin privilégié de son temps :

 

Mais la Chapelle St Louis  est plus  qu’une nécropole royale, elle est aussi :

 

-Une magnifique salle de concerts :

 -Samedi 12 juin 2010 à 20h30 : Concert exceptionnel de gospel américain avec Léa GILMORE pour le 9ème Festival International de Gospel et Negro Spiritual de Chartres
-Dimanche 13 juin 2010 à 18h30 : Conservatoire intercommunal de Dreux agglomération Département Voix. Chœurs et Cordes 

 

-Un cadre idéal pour l’organisation de séminaires et de réceptions privées.

 

La Chapelle Royale participera  à la nuit des musées le 15 Mai et aux journées du patrimoine les 18 et 19 Septembre 2010.


Naturalies2010
 

N’oubliez pas le 17 et 18 avril 2010
les 5èmes NATURALIES,
marché aux plantes dans le second parc de la Chapelle Royale (ouvert exceptionnellement à cette occasion.).

 





N’hésitez pas chers amis Drouais à me proposer les sites de notre région que je pourrais oublier. A bientôt sur la toile.

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Published by pierlouim - dans -DREUX DANS LA TOILE
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la quarante et unième  DUROCASSERIE: 

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1870 : UNE GUERRE MECONNUE.


La mémoire collective fait peu de cas de la guerre de 1870, une défaite humiliante faisant  perdre à la France l’Alsace et la Lorraine. Pourtant cette guerre fut déterminante car elle porta en germe  les deux guerres dites mondiales .


Les causes :
Un empire finissant (le second français, avec Napoléon le troisième) contre un Empire (l’Allemand) en devenir. Le trône d’Espagne est vacant. Un prince Allemand se présente à la succession, L’Empereur français n’est pas d’accord. Le Roi Guillaume de Prusse accepte cependant l’effacement de son poulain. Mais, par la célèbre « dépêche d’Ems » bidouillée par le chancelier Bismarck, la France croit à un affront et déclare la guerre à la Prusse le 19 Juillet 1870. Voyant la Prusse attaquée, les «petits» états allemands se rallient au ravissement de Bismarck qui voit ainsi se reconstituer l’Empire Allemand.


Cette guerre courte (à peine huit mois), est « moderne » exploitant toutes les techniques et progrès industriels du XIX °  siècle :


1870 chasseurs à pieds 1870
-Le télégraphe 
: La dépêche d’Ems en est le symbole. Les télégrammes arrivent plus vites qu’un cheval au galop.
Mais les fils une fois coupés par l’ennemi, l’information ne passe plus.


-Le chemin de fer : Le transport par train des troupes et du matériel vers le front favorise une mobilisation  rapide. Mais par manque de coordination, la mobilisation de l'armée française se fit
avec beaucoup de confusion.

(Photo : "Mobiles" se battant prés de lignes de chemin de fer et de télégraphe.) 

-Les fusils :
Le fameux « chassepot » français se charge par la culasse et non par la bouche comme du temps de Napoléon 1er. Cela permet aux soldats de tirer et de recharger 6 fois par minute même en position couché. Ce qui favorise les embuscades. Le chassepot est de meilleure efficacité que le fusil allemand.
Mais les cartouches étant fabriquées en Belgique les Français vont vite manquer de munitions.
1870wp4aa9455a

-Les canons : De meilleure portée,celui des allemands se charge par la culasse

1870 Artillerie-bavaroise
-Les mitrailleuses :
Le «canon à balles» des Français n’est pas à la hauteur du matériel allemand.

La mitrailleuse de Reffye,   utilisée par les français lors de la Guerre de 1870-1871 était actionnée à la main. Ce tout nouvel engin, lourd et mal utilisé ne donna pas les résultats espérés. Cette arme de 13 mm comportait 25 tubes tirant cinq séries de cinq balles. Elle tirait 130 coups par minute et portait à 1100 m,  pesant 800 kg, elle était tirée par 6 chevaux.é
1870mitrailleuse


-La cavalerie : Face aux nouveaux canons et aux mitrailleuses, les charges de cavalerie à la Murat deviennent obsolètes. Les charges de cavaleries suicidaires de Reichshoffen, signent la fin de cette façon de guerroyer.

1870B-Rezonville 02-2
-Les aérostats : Utilisés pour l’observation et pour sortir de villes assiégées, ils sont déjà attaqués par des  canons anti-ballon prémices de la D.C.A.

1870 canon à ballons
-La photographie-De nombreuses photos témoignent sur le vif de cette guerre. 
-La croix rouge :
La France et l’Allemagne ont signés en 1864 à Genève la convention "Pour l'amélioration du sort desmilitaires
blessés", inspirée par la Croix rouge crée par le Suisse Henri Dunant


Les Allemands furent surpris par trois événements de taille :

 
1-Après l’abdication de Napoléon III battu à Sedan, les Allemands pensaient la guerre finie. La république étant proclamée deux jours après, le gouvernement provisoire continua la lutte,  en se réfugiant à Tours puis à Bordeaux. 1870 BismarckundNapoleonIII(le vaincu (Napoléon III )et le vainqueur (Bismarck)


2– Après la reddition  de  Sedan puis de Metz, les Allemands  eurent subitement  400 000 prisonniers de guerre à évacuer vers l’Allemagne.

 
3
Les Allemands se trouvèrent en face d’armées de réservistes (les «mobiles ») et d’une «résistance» faite en partie de francs –tireurs, qui selon l’occupant ne respecte pas les lois de la guerre.

En y ajoutant l’inorganisation des troupes française, les analogies avec la «débâcle» de 1940 sont flagrantes.


L’Eure et Loir prise en tenaille entre les armées allemandes assiégeant la capitale et l’armée de la Loire connaîtra  6 mois terribles.
La région drouaise sera durement touchée par cette guerre.

C’est  ce que nous verrons en détail dans quinze jours.

  A bientôt, si Dreux le veut bien.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 11:10

GONZAGUE comparse de CAUET a essayé en vain de corrompre le jury lors de l'éléction de Miss Dreux Agglo samedi 20 Mars au Ciné Centre.

  Voir la vidéo :

   

  

miss-agglo-3

 

 

 

 

Bravo : Le Jury de DREUX  et Madame de Fontenay furent incorruptibles.

C'est bien Cauet et son lamentable complice Gonzague -Faire rire à tout prix les bobos parisiens des beaufs provinciaux- qui sont pris au piège de leur bêtise. 

Julie IMBERT est bien notre Miss DREUX AGGLO 2010. 

 

 

 

 

Je ne peux que vous remonter le commentaires du camarade  Jack de Clochemerle les Dreux; (Tant je trouve qu'il a entièrement raison ) :

4 impressions :
- L'election de Miss Dreux passe pour ringarde (voir le ton faussement moqueur de Cauet pour le lancement du sujet et l'attitude de dépit de Christine Bravo)
- Les membres du jury ont tous l'air de paisibles retraités
- L'auteur du sujet aura pu apprécier la bonne tenue éthique du concours
- Ce même auteur aurait du être pendu par les c... par les vigiles

Commentaire posté par Jack 
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:00

yann lem afficheyann lem IMG 5248Bien connu à Dreux, Yann LEM était la semaine dernière en résidence au Théâtre de Dreux.







Il y a donné un concert Vendredi soir avant de partir en tournée et pour lancer son dernier album : "Entre blues et granit".



Photos et vidéos du concert de Yann Lem au Théatre ce 25 mars .  

yann lem IMG 5245yann lem théatre 2010 03 25

 



Pour visionner un reportage avec encore plus d'images et de vidéos rendez vous sur le forum des sorties drouaises :

http://sortiesdrouaises.forumpro.fr/forum-public-f1/yann-lem-ce-soir-25-mars-au-theatre-de-dreux-t1424.htm#2861

 

 

Pour tout savoir sur  Yann LEM, voir son site  : 
http://www.yannlem.book.fr/

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
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On a bien tort de se mettre à écrire ses mémoires quand on commence à perdre la sienne". (Général Albert de Vaulgrenant) 


1 9 5 9- La pension (troisième partie.)

La première semaine d’internat et de lycée me parait  longue et pourtant extraordinement dense.

Tout est nouveau, je dois m’adapter en permanence :

-L’internat : la nuit en dortoir, la toilette en lavabos communs, les repas en réfectoire, les soirées en salle d’étude, les rassemblements dans la cour avant les repas et le coucher, dans le préau avant l’étude, pour entendre  les sermons, les avertissement  du surveillant général, la pression incessante des pions « dépêchez-vous, silence !, en rang, rangez vos valises, extinction des feux ! »

-Le lycée : les changements incessants de salle de classe, de professeurs, et de matières étudiées, les longs moments de récréation dans cette cour close, les premiers contacts avec tous ces enfants inconnus, déjà des camaraderies naissantes, déjà des animosités larvées.

-Des clans se forment. Les internes, les demi-pensionnaires, les externes, ceux du collège classique et moderne, ceux du technique, ceux du commercial.

- Les lois du plus fort, du plus débrouillard, et du plus égoïste me paraissent très vite être de mise. Heureusement, les pions, de braves types étudiants de vingt ans, (parfois des anciens du lycée) veillent au bon ordre, en cela fortement soutenu par l’omniprésence presque continuelle partout dans le Collège  du surgé ou de son assistant. 

 
Le long après-midi sans cours du jeudi. Les pions nous emmènent, nous, les internes des piece-d-eau-IMG_8387.JPGclasses de sixième aux classes de troisième à la pièce d’eau des Suisses dans le parc du Château oû pendant trois heures nous faisons ce que nous pouvons. : Tourner autour du bassin, regarder les pêcheurs, courir, jouer au ballon, discuter, lire, écrire à sa famille, s’ennuyer, cafarder.


Un gros bonhomme nous vend des glaces. Sa boutique est étrange : Une vieille moto  dont le devant pousse une glacière dans laquelle mijotent dans huit petits bacs en métal des crèmes glacées de différents parfums. Très mobile ce marchand de glacé nommé « Vital », son nom est peint sur sa moto, se poste là ou il peut trouver des amateurs de glaces : Auprès des différentes casernes, à la sortie du collège pour les externes et demi-pensionnaires et à la pièce d’eau des Suisse pour les internes désoeuvrés.
 Il est peu probable que Vital  propose aussi ses glaces à l’eau « maison » (c’est lui qui le dit) aux messieurs du Lycée Hoche. L’hiver, la glacière est remplacée par un brasero et Vital propose des marrons chauds.

Pour l’instant,  en ce début d’Automne pourtant assez frisquet, Je me bourre de glaces à la vanille, dépensant mon argent de poche. Vital est très entouré. C’est la seule personne étrangère au lycée avec qui les jeunes internes isolés du monde peuvent bavarder. (Mais toute médaille a un revers. Quelques années plus tard nous apprendrons que Vital a été poursuivi pour exhibitionnisme auprès de jeunes garçons et incarcéré quelques mois.)

Mais en attendant trop de glaces ingurgitées me rendent malade d’indigestion.  

 

Le samedi midi arrive enfin.
 
Les internes vont pouvoir retourner pour moins de deux jours chez leurs parents. A peine une dizaine de malheureux restent le dimanche à l’internat.

Avant de partir, la valise pleine du linge sale de la semaine, il faut attendre la distribution des cartes de sorties qu’il faudra ramener signée par les parents au retour, dimanche soir.

Je suis heureux de revenir sur Dreux par le train. Mes parents m’attendent à la gare aussi impatients que moi. J’ai tellement de chose à leur dire.

Une nuit dans mon lit, dans ma chambre, une grasse matinée, une promenade à vélo le dimanche après-midi et c’est déjà la temps de repartir pour une semaine à Versailles.

Je dois arriver à l’internat avant neuf heures du soir. Je prendre un train à 6heures et demi, c’est tôt mais les suivants me ferraient arriver trop tard au Collège. Maman me prépare un sandwich et quelques friandises que je grignote pendant le voyage. L’arrivée au Collège me donne le bourdon. Les autres internes sont dans le même état, surtout les débutants bien sûr. Les anciens fanfaronnent.

Une nouvelle semaine commence…

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A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (quatrième partie).
  
  
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