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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
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http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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 1 9 5 9-(Troisième partie.)

   

Bon, maintenant les choses sérieuses arrivent :
Les trois concours pour rejoindre en quatrième l’enseignement secondaire. Finie, la vie heureuse du primaire, le temps des sélections commence….

-D’abord le collège de filles de Caen. C’est loin Caen. Je prends le train avec papa. Nous allons passer la nuit d’avant l’examen dans un petit hôtel près de la gare. Le quartier de la gare garde encore la trace des bombardements de  44. Il est en pleine reconstruction. Des travaux, des grues partout…Je dors très mal cette nuit là, l’appréhension. Pour moi c’est une première, un examen, pire un concours. 

Cela ne s’est pas bien passé. L’appel dans une cour d’un collège aux briques rouge, Répondre à des questions dans un temps très limité dans un lieu inconnu, c’est nouveau pour moi.. J’étais un des rares garçons à passer ce concours. L’anxiété, une mauvaise gestion de mon temps, des questions auxquelles je n’étais pas préparé peut être tout cela explique mon échec à ce premier examen.

 Au retour, à la gare  de Dreux, Monsieur Aubreton vient nous chercher avec sa voiture. Il me rassure, ce n’est pas grave, il reste deux autres examens.

 

-Puis Le collège d’Evreux. Le matin avec mes parents nous profitons de la Panhard d’un taxi drouais. En effet le monsieur doit se rendre à Evreux avec sa femme pour la journée. Un autre camarade de Ferdinand Buisson  passe aussi cet examen.

 

-Enfin, le collège Jules Ferry de Versailles. J’y vais en train avec maman. Nous sommes quatre garçons de Dreux à nous présenter dans différentes sections.

 

Comme je le redoutais,  je n’ai pas été reçu à Caen. Sans regret car Caen étant loin, interne je n’aurai pas pu venir souvent à Dreux.

Je suis reçu à Versailles et Evreux. J’élimine Evreux, car même situé à 40 kilomètre ce n’est pas facile de relier Dreux à Evreux. Mon camarade qui a passé le même examen que moi, sera interne à Evreux.

Je choisis donc le lycée de Versailles. Pour moi plusieurs avantages : D’abord Versailles, n’est qu’à une heure en train  de Dreux. Le Collège Jules Ferry a une excellente réputation. Mais surtout, j’aurai comme correspondante ma tante Cécelle, la sœur de maman. Elle habite à Buc, à peine 3 Km de mon collège.


 La dernière photo de classe à l'Ecole Ferdinand buisson de dreux .
Pour une fois, j'ai retiré mes lunettes pour la photo : au dernier rang en haut, le second à la droite de Mr Aubreton.
Comme le temps passe, cinquante ans déjà  : Je n'ai gardé le contact qu'avec trois de ces camarades. Quand aux autres, certains sont encore dans la régions les autres sont partis loin, au moins deux malheureusement le sont déjà définitivement.... Quant à Mr Aubreton il aurait 94 ans cette année
..
1959--aubreton.jpg 

La dernière remise des prix de l’école primaires Ferdinand Buisson .

Monsieur Aubreton, musicien, a constitué une chorale dont je fais partie. Mais je chante comme un canard. Monsieur Aubreton en désespoir de cause ne voulant pas m’évincer de la chorale, me place entre deux groupes de voix. Je fais semblant de chanter, et je sers ainsi disons de « barrière silencieuse » entre des voix déjà graves et des voix fluettes encore dans l’enfance. Monsieur Aubreton sur la musique de l’heure exquise de Franz Lehar, a écrit des paroles plus neutres. La montagne, les cimes, le soleil, le torrent  etc.  J’ai pourtant appris par cœur ces paroles, mais je ne m’en souviens plus… » Le long du torrent. la la la la la…

Les cinq heureux lauréats qui vont rejoindre en quatrième le secondaire sont mis en avant. Le public des parents  nous applaudit. Nous sommes tout fiers debout sur l’estrade, avec nos costumes des dimanches.

Nos noms sont reportés dans le journal local, l’ »Action Républicaine ». Je garde précieusement l’article, car bien sur, mon nom s’y trouve.

-« C’est bien » me dit Maman

-« Mais ta vie va changer, la pension, les voyages en train Dreux - Versailles, toutes les semaines  les différents professeurs au lieu d’un seul instituteur… ».

Bon, on verra tout cela à la rentrée, pour l’instant les vacances sont là…

 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (quatrième partie).  

 
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:00

 

Qu'il faisait froid dans le cimetière "ancien" de Dreux, ce lugubre après midi de Janvier. 
En l'espace d'à peine six mois, un troisième ami partait vers des rivages inconnus.

Tous trois attrapés par la manche par ce monstre qu'on appelle pour taire son nom  "longue maladie". Mon signe zodiacal est pourtant celui d'un crabe peu éloigné de celui qui ronge les cellules de ses victimes.
Mes trois amis sont partis quelques mois avant de pouvoir profiter d'une méritée retraite. Triste sort...
Les intellectuels du vénérable institut de la statistique statuent avec autorité que l'espérance de vie de nos contemporains tourne autour de 80 ans. Et ceux qui partent avant, ils n'entrent pas dans les stats ?.

Adieux Christian, Chantal, Patrick.
Vous faites déjà  partie de nos souvenirs. 

Je vous dédie ce "pauvre Ruteboeuf" du grand Léo : 


   
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 07:00

Le dernier numéro de l'Action Républicaine est paru ce jeudi 28 Janvier 2010 aprés 108 ans de parution. 
Sur la même "une" le premier (23 février 1902) et le dernier numéro (28 Janvier 2010 :
action-republicaine-dernier-numero-28-01-2010.jpg

Il ne reste plus que deux journaux locaux à Dreux : l'Echos Républicains et la République du Centre.
J'ai toujours trouvé curieux qu'à Dreux les journaux  au lieu de s'appeler  par exemple "dépêche" "nouvelles", "le courrier",  le Drouais etc. aient chacun couvert leur nom du  bonnet frigien. C'est ainsi. 
Voici donc mon billet d'adieu à l'Action Républicaine de Dreux :


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L’ACTION REPUBLICAINE : UNE HISTOIRE DE FAMILLE.


Dans ma famille on lit l’Action Républicaine depuis plus de 80 ans.

Mon grand père était abonné dans les années trente, mon père a suivi et moi depuis quinze ans je la recevais deux fois puis une fois par semaine dans ma boite aux lettres.

Je n’ai gardé que quelques exemplaires entiers de ce journal drouais, suffisamment pour apprécier l’éditorial de Maurice VIOLLETTE ou les billets de Simplet ou de Mitrydate.

Ma mère à la paire de ciseaux agile, au fil du temps a découpé et soigneusement conservé un certain nombre d’articles concernant l’histoire de Dreux mais aussi et surtout celle de notre famille.

Ainsi, sur des morceaux de papier jaunis on peut lire :

action républicaine -4 01 1939 déces A SALMONaction républicaine 19 juillet 1930 mariage parents
-le faire-part de mariage de mes parents (1930)

(Curieux dans le même numéro de l'Action du 19 Juillet 1930, dans la rubrique "Concours d'apprentis" Au palmarés Certificat d'aptitude professionnelle  de menuisiers : 1ère année-1er prix : Cauchon Jean apprenti chez M Goupil... Qui savait à cette époque que ce jeune apprenti deviendrait Maire de Dreux Sénateur vice président du Sénat ?)
-L’éloge funèbre de mon grand père, ancien sous officier combattant et médaillé de la grande guerre. (1938)


Obséques de mon grand père maternel (4 Janvier 1939)-Avis de mariage de mes parents ( 19 juillet 1930. )



-Le retour de mon père comme de nombreux autres Drouais, prisonnier de guerre en Allemagne. (1945)

-L’annonce de ma naissance (Hé oui !) (1946)

-Mon nom parmi les résultats scolaires des « prix » de l’Ecole Ferdinand Buisson (1952-58)

-La médaille du travail de mon père puis de ma mère (une belle photo avec le maire Cauchon et le député Thorailler ).
medaille-breux.jpg

-Des photos dans lesquelles on devine se détachant de la foule lors de cérémonies ou de festivités des visages familiers. Ma préférée : celle ou l’on voit mon père et sa petite fille de 7 ans à l’exposition du centenaire de l’école Godeau (1983)

ecole godeau article
-Malheureusement les avis d’obsèques de mes parents : 1994 pour mon père et 2001 pour ma mère.

C’est à moi maintenant d’écrire sur le livre de condoléances pour notre regrettée « Action Républicaine » de 108 ans (une longévité exceptionnelle pour un journal).

Combien elle va nous manquer et comme s’interroge avec angoisse mon cousin Jean (84 ans) d’Abondant

-« Comment allons-nous connaître la vie et les potins de Dreux, maintenant ? »

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Une page se tourne, la vie à Dreux continue. 
Les deux journaux devront combler le vide laissé par l'action républicaine et éviter les eccueils dans lesquels est tombé ce journal centenaire en ne ratant pas le virage de l'Internet par exemple...   


Longue vie à l'ECHO REPUBLICAIN et à la REPUBLIQUE DU CENTRE.  
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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 1 9 5 9-(Deuxième partie.)

   

En 1959 les instituteurs jouissent encore d’un statut social important, qu’ils perdront dans le futur. Monsieur Aubreton possède, et il n’est pas une exception parmi les autres instituteurs, tout ce que nous, ouvriers rêvons de posséder. Monsieur Aubreton a une voiture, une Peugeot 403, avec laquelle il parcourt la France pendant ses deux mois de vacances. Nous, mes parents et moi avons des vélos d’occasion, et nous prenons quelquefois le train pour aller à Paris.

Monsieur Aubreton possède un poste de télévision, un frigidaire,  certainement une machine à laver. Ce qui me fait rêver le plus avec la télévision, c’est la caméra de 8mm et son projecteur. Il nous filme et nous montre quelques semaines plus tard (faut le temps pour développer en laboratoire) le film en noir et blanc aux images sautillantes projeté sur le mur blanc de la classe.

1959 pub 1959 bellus
A la maison nous gardons les aliments à la cave dans un garde-manger grillagé. Maman fait des conserves et des confitures  des légumes et fruits du jardin.

Maman se sert encore d’une lessiveuse dans laquelle elle fait bouillir le linge sur le poêle à charbon.
Le soir nous écoutons la radio…


Mais je crois que dans les proches années nous aurons aussi tout ces appareils modernes qui apparaissent avec les premiers salons des "arts ménagers." Presque chaque année je vais à Paris par le train avec mes parents à la foire de Paris, Porte de Versailles. Quelle corvée pour moi : On y marche beaucoup, la foule, la poussière. Et pourtant j'en reviens avec plein d'images dans les yeux, de quoi faire rêver un petit provincial.


Trois publicités d'époque rigolotes.
La première vieille de cinquante rappelle l'essai infructueux d'il y a peu de vendre des frigos avec télé intégrées.
La deuxiéme montre que déja à cette époque, les publicitaires n'hésitaient pas à faire participer des personnalités (Ici l'auteur à succés de théatre Marcel Achard). 
-En haut participation d' un dessinateur, Bellus,  aussi connu à lépoque que Cabu ou Plantu actuellement). -

1959 pub radiofrigo1959 pub achard marcel


















Un jour Monsieur Aubreton nous dit :
-
« je vend mon train électrique, venez le voir » .
On ne s’est pas fait prier. Et voilà toute la classe, les trente grands enfants de 12/14 ans, dans le grenier de l’école. Mr Aubreton y a installé son magnifique train sur peut être 20 mètres carrés. Des gares, pleins de petites figurines, et un magnifique train qui roule à toute allure sur une voie ferrée qui tourne, s’entrecroise. Nous en sommes tous babas. J’ai demandé à maman si je pouvais l’acheter.  Rien qu’à l’annonce du prix, 25 000 Francs je me vois répondre un non catégorique. D’ailleurs je n’ai jamais su si ce train finalement a été vendu.

Hé oui, les instituteurs ne sont pas de notre monde comme dit Maman.

Et moi qui voulais être instituteur….

 

A mon arrivée à l’école « Blanche » Ferdinand Buisson il y a maintenant sept années (hé oui déjà sept ans) quatre instituteurs seulement travaillaient à l’école des garçons. Maintenant en 1959 ils sont sept. C’est ce qu’on appellera plus tard le « baby boum » qui débarque à l’école. Il n’y a donc plus de différentes sections dans les classes. Mr Aubreton n’aura plus que les élèves de dernière année.

Un de ces nouveaux instituteurs, monsieur Hamelin, prépare au petit aérodrome de Dreux-Vernouillet un brevet de pilote d’avion. Il lui faut un certain nombre d’heures de pilotage pour pouvoir valider ce brevet. Alors il a demandé aux élèves qui le désirent, par groupe de deux de faire des vols au-dessus de Dreux, contre une petite participation financière afin de lui permettre de payer en partie ses heures de vol. C’est avec mon copain Claude (vous savez bien, celui qui a, pile jour pour jour, un an de moins que moi) que je monte dans le petit avion Piper, avec au départ une petite appréhension. Mais voler ainsi au dessus de sa maison, de sa ville, de la forêt, voir les gens tout petits c’est fabuleux.


 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (troisième partie).  

 
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 00:00


Paraîssait dans le "DrouaisMagazine" de la semaine dernière , 
le dixième numéro de  la Chronique :
DREUX PRIS DANS LA TOILE
 :
Sites Web et blogs sur Dreux et sa région.
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-GENEALOGIE D'UNE FAMILLE DROUAISE :


Quelques familles drouaises ont leur site Web personnel 
:

Il en est ainsi de la famille LOISELEUR DESLONCHAMPS DEVILLE dont je raconte en Durocasseries la saga.


Voir le site :

http://deslongchamps.site.voila.fr

Une famille d'oiseleurs drouais du 16e siècle entre passionnément dans le 21e siècle !

 

Pour voir l’histoire personnelle du Drouais devenu une personnalité de l’Aveyron :

http://www.aveyron.com/histoire/loiseleur.html


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-PRINCIPALE FAILLE DU WEB :


La famille LOISELEUR DESLONGCHAMPS posséda jusqu’en 1878 le «Gué des Grues» en lisière de la forêt de Dreux. Le botaniste Jean Louis Auguste y avait fait un champ d’expériences en plantant mûriers et cèdres du Liban. Les arbres furent détruits pendant la guerre 14/18.

A cet emplacement fut construit vers 1930  une auberge réputée «l’Auberge du Gué des Grues».
gue-des-grues.-PHoto-archives-ECHO-Republicain.jpg
Malheureusement cet établissement fermé depuis deux ans tombe lentement en ruine.

En cliquant «Auberge du Gué des Grues» sur les moteurs de recherche du Web arrivent de très nombreuses réponses: Menus, prix, appréciations de clients etc. Alors que l’établissement n’est plus qu’un endroit déserté.  Même l’adresse est quelquefois erronée : 3 rue d’abondant (ce qui est vrai) mais situé à Montreuil ou Vernouillet (ce qui est faux) puisque le Gué des Grues se trouve à St Georges Motel.

Ce n’est malheureusement qu’un exemple des erreurs que l’on peut rencontrer sur le Web : Sites non mis à jour, informations non vérifiées, etc.

Donc prudence et circonspection sur les infos du Web. (Je donnerai à l’occasion d’autres exemples drouais des pièges du Web).


N’hésitez pas chers amis Drouais à me proposer les sites de notre région que je pourrais oublier. A bientôt sur la toile

 

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Published by pierlouim - dans -DREUX DANS LA TOILE
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 07:00

 

 

UN GRAND BOTANISTE DROUAIS.

 

gue des grues 2.jpgA l’orée de la forêt de Dreux,près de l’Eure, à Saint Georges Motel,  une auberge abandonnée tombe lentement en ruine: «l’Auberge du Gué des Grues». A cet endroit, au dix neuvième siècle  vécut un des savant drouais les plus célèbres :
Jean Louis Auguste LOISELEUR- DESLONGCHAMPS : Botaniste, il y planta des milliers de mûriers pour étudier les vers à soie et des centaines de cèdres du Liban pour suivre leur reproduction. Malheureusement, pendant la guerre 14/18, ces magnifiques arbres furent coupés ainsi qu’une grande partie de la forêt de Dreux pour servir à l’étayage des tranchées.
Tableau représentant la maison des Loiseleur Deslonchamps à la fin du 19ème siècle. 

 

Comme les Métezeau ou les Philidor, le nom de Loiseleur-Deslongchamps représente beaucoup plus une famille qu’un individu en particulier.

 

-LES LOISELEUR-DESLONGCHAMPS.

Cette famille de boulangers et notables de Brézolles, pour se démarquer des autres "Loiseleur" au 17ème siècle, ajouta  Deslongchamps à son patronyme. Ce nom désignait des champs assez longs pour organiser des courses de chevaux qui se trouvaient à l’emplacement actuel de l’ex aérodrome de Crucey Villages.

-Pierre Loiseleur-Deslonchamps fabriquant de chandelles s’installa à Dreux vers 1700. De son épouse drouaise, Catherine Hamel il eut 18 enfants dont un seul garçon Jean François (né et mort à Dreux 1714-1798) eut une descendance: -Jacques François né à Dreux en 1747 géographe du Roi participa à l’élaboration de la carte du royaume de France dite «carte de Cassini». Administrateur de l’Aveyron, il  inventa un baromètre portatif, et passionné de botanique fit des expériences sur les plantes.Il mourût à 96 dans sa terre d’adoption à Brousse le château où son nom est resté célèbre.

-Jean Louis 1 né et mort à Dreux, (1753-1807), magistrat, acquis aux idées révolutionnaires, il devint membre du Directoire d’Eure et Loir. Il est le père de :

 

-Jean Louis Auguste LOISELEUR DESLONGCHAMPS :
(1774-1848).

loiseleur deslongchamps portrait.gif- Envoyé comme «volontaire» par son père à 19 ans à l’armée des Alpes, Jean Louis Auguste peu intéressé par la vie militaire,  découvrit pendant cette période  la flore des montagnes: Ainsi naquit sa vocation de botaniste.
Démobilisé en 1797, devenu docteur en médecine, il rechercha des substituts de plantes françaises aux médicaments d’origines exotiques empêchés par  le blocus continental de parvenir en France.

flora GALLICA 1.jpgIl entreprit de faire l’inventaire des plantes poussant sur le sol  de  France, ce qui aboutit à son principal ouvrage « FLORA GALLICA », flore de France, écrit en latin.  (Le musée du vignoble drouais porte ce nom de Flora Gallica).
De nombreuses publications suivirent : «l’Herbier général de l’amateur» en 8 volumes, «Histoire du Cèdre du Liban» et surtout «l’Histoire de la rose»
Tous ces ouvrages sont de gravures en couleur.

Ces dessins furent effectués par de grand graveurs de l'époque comme Pierre Joseph Redouté, Pancrase Bessa  ainsi que de  la belle fille de Jean Louis Auguste (épouse lde jean Joseph) Lucie de Lens , tallentueuse dessinatrice.  



-LES DESCENDANTS DE JEAN LOUIS AUGUSTE :


-Auguste louis Armand (1805-1840). Orientaliste. Traducteur de textes sacrés de l’Inde du sanskrit en Français. Il n’eut pas de descendance.

-Jean Joseph (fils naturel) (1797-1872). Médecin et botaniste, dit « docteur Deville.

C’est de lui que descendent tous les membres actuels de la famille (souvent médecins ou hauts fonctionnaires)  répartis dans le monde entier, qui gardent encore des liens solides avec Dreux. Mr Xavier Loiseleur Deslongchamps Deville vient régulièrement au Musée Marcel Dessal donner des conférences.

 


*Prochaine conférence animée par Mr Xavier Loiseleur-Deslongchamps-Deville :
- Samedi 10 Avril 2010 : Saint Thibault dans la région drouaise, son prieuré à Dreux.
(15h,  Salle Médicis-Office du tourisme).  

*-Généalogistes Drouais à vos tablettes pour vérifier si la grand mère de Jean Louis Auguste, née Catherine Hamel ne serait pas par hasard une arrière-arrière grand tante du maire de Dreux actuel.  

Dans quinze jours je vous présenterai d’autres savants botanistes drouais du 19ème siècle.

A bientôt, si Dreux le veut bien. 

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Post scriptum :

Une particularité bien drouaise :loiseleur-deslogchamps-rue-sans-g.jpg
loseleur-deslongchamps-rue-avec-g.jpgDans la rue (derrière le parc de la Mairie de Dreux) qui porte le nom du botaniste drouais deux plaques de rue.:
 A l'entrée (Bd Dubois) et à l'autre bout (Rue des Capucins) les plaques n'orthographient pas de la même façon le nom de LOISELEUR-DESLON(G)CHAMPS.
Monsieur Quidedroit, ne changez rien, cette anomalie fait la rareté de la chose et donne du grain à moudre au blogger en mal d'inspiration. (D'ailleurs c'est Xavier Loiseeur-Deslongchamps qui nous l'a signalée.) 
 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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 1 9 5 9-(Première partie.)

   

13 ans-

Pour moi une année charnière. Réellement coupée en deux :

Les six premiers mois, la fin de ma vie d’écolier de l’école primaire, la fin de mon enfance, la fin de ma vie drouaise…La fin d’une certaine insouciance, d’une certaine innocence.

Les six derniers mois, le début de ma vie de collégien, d’internat, de ma vie hors de Dreux, de  ma vie versaillaise bref le début de ma vie d’adolescent en attendant celui de ma vie d’homme.

Mais pour l’instant je n’en suis pas encore là.

 

Je profite de ma vie douillette auprès de mes parents et auprès de mon cher maître d’école. Et pourtant celui-ci commence à nous mettre la pression à mes six camarades et moi qui devons en juin prochain passer le concours d’entrée en quatrième. En effet il prépare chacun de nous aux épreuves spécifiques de leur filière respective.

Mais les sept, nous ne sommes pas dispensés de la matinée hebdomadaire au centre d’apprentissage destinée en particulier à ceux qui en juin arrêteront l’école après avoir passé (réussi ou raté)  le certificat d’études primaires.


Pour moi, c’est une véritable corvée
, cette matinée au centre d’apprentissage près de l’ancien moulin de l’aumône. Nous y descendons tous, de l’école, le matin de bonne heure. La plupart en vélo. Mr Aubreton en premier, mal à l’aise, juché sur le vélo de femme de son épouse, ou de sa fille, on n’a jamais su. L’équipée, de cette trentaine de grands enfants,  est joyeuse et bruyante. Quand on passe, rue Pastre, devant une belle maison à pignon, Monsieur Aubreton, inquiet, nous demande de faire silence. Dans cette bâtisse un peu sévère habite Monsieur Lemaire, l’inspecteur d’académie.

-« L’ inspecteur, qui pue qui pète qui prend son cul pour une trompette » chantent en sourdine  les garnements que nous sommes  au grand dam de notre instituteur qui a du mal à nous faire taire. Il a une peur presque panique de cet inspecteur qui se déplace sur un solex bruyant. En classe, dés que Monsieur Aubreton entend dans la rue le bruit caractéristique de crécelle pétaradante  d’un solex, il regarde fébrilement par la fenêtre, pour voir s’il ne s’agit pas de l’inspecteur qui arrive. Un jour pourtant nous avons été inspectés par Monsieur Lemaire. Tout s’est bien passé. J’ai été interrogé comme plusieurs de mes camarades. Il faut dire que notre instituteur nous avez dès le début de l’année un peu entraîné à ce genre d’exercice. Mais il n’y a rien à craindre, Monsieur Aubreton est un excellent instituteur.

 

Cette matinée hebdomadaire au centre d’apprentissage est pour moi une purge. Tirer des lignes de lime sur un cube d’acier coincé dans un étau, je n’en vois pas l’intérêt. Et le prof d’atelier qui vient pinailler avec un pied à coulisse. Je n’ai jamais compris à quoi servait cet exercice idiot. Certains camarades ont l’air d’aimer cela et le prof les félicite.  Le prof d’atelier me connaît bien; c’est un voisin de quartier, il habite à côté de l’épicerie de la mère Verneau. Il me dit qu’il dira à mon père que je ne m’applique pas bien. Comme il savait ce que papa s’en tape et moi encore plus, je ne travaillerai pas en usine….


Moi ce qui m’intéresse surtout
c’est d’écouter discrètement en  faisant semblant de pousser bien horizontalement ma lime, la conversation qui s’ébauche entre Mr Aubreton et le professeur d’atelier. En effet ce sont deux privilégiés. Ils possèdent chacun un poste de télévision. Et ils discutent de ce qu’ils ont vu dernièrement sur le petit écran. Ils sont forcés de voir la même chose, puisqu’il n’y a qu’une seule chaîne d’état en noir et blanc qui ne fonctionne que quelques heures par jour, deux heures autour de midi et le soir de dix-huit heures à vingt trois heures. La soirée vers 22h30-23 heures se termine par la marseillaise, puis la mire. Mais ce que j’entends me fait rêver sur ma lime. Jean  Nohain, trente six chandelles, le catch, le cirque, etc.

Un jour, quand on sera « riches » comme dit maman on aura aussi la télé. Qu’est ce que je serai content.


Un petit bijou de nostalgie : 36 chandelles (emissions que je n'ai pas vues à l'époque) :  

 
Bon, du rab : 1959, surprenant :



A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (deuxième partie).
  

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 07:00

rue de rieuville avant.JPGBeaucoup de rues drouaises souffrent des conditions climatiques et de la fragilité de leur bitume.
Un exemple qui résume la situation des rues de Dreux. : 

Après le premier épisode neigeux de décembre dernier  (2009)
 la rue de Rieuville avait déjà triste mine.

Il faut dire qu'elle est habituée à ce genre d'aventure.

Voir le billet de Simplet du  5 Juin 2009 :
 
BILLETS DE SIMPLET : 2-CACHEZ CES TROUS.......





Quelle était belle pourtant, sous la neige le jeudi 07 Janvier au soir, ma rue :

rue de rieuville pendant.JPG

Maintenant les amortisseurs des véhicules à moteurs souffrent, la rue fourmille de nids de poules...

rue de rieuville nids de poule.JPG

Pourtant dans une partie pas trop abimée de la rue, sont bouchés tant bien que mal les trous fauteurs de troubles.

rue de rieuville répare.jpg

L'année dernière, les dégâts causés par le degel en décembre ne furent réparés qu'en Juin.
Quand la visite priximum du quartier des Rochelles eut lieu, le matin même,  les goudronneuses passèrent rue de Rieuville.
Faudra-t-il attendre la prochaine visite du maire dans notre quartier lointain pour que la rue soit réparée ?.
Nulle doute que les rues du centre, même moins passagères seront servies avant..

C'est quand la prochaine visite proximum ?.

Voir la visite de l'an passée :
BILLET DE SIMPLET. 4.

Monsieur QUIDEDROIT, faites quelque chose....    
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Published by pierlouim - dans -BILLETS DE SIMPLET.
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:25

Pierlouim cause dans le poste chaque troisième lundi du mois au micro de Radio Grand Ciel 97.7
L'émission "HISTOIRE ET MEMOIRE"  propose chaque Lundi (à 14 heures, rediffusion mardi à 17 heures) une demi heure sur l'histoire de l'Eure et loir. Une semaine sur Chartres, puis Nogent le Rotrou , Châteaudun et Dreux.  

 Dans le  cycle d'émissions "Histoire de Dreux, miroir de l'Histoire de France"
le septième chapitre était consacré à la question :

 Pourquoi le Roi Louis Philippe 1er et la famille d'Orléans à Dreux ?.

Vous pouvez écoutez cette émission (30 mn) en cliquant sur le post ci dessous.
Vous y entendrez :
-Première génération:  Louis Jean marie de Bourbon Duc de Penthièvre.
Dernier Comte de Dreux  (1783-1793 ).
-Deuxième génération : Louise Marie Adelaïde de Bourbon Penthièvre, Duchesse d'Orléans : Construction de la première Chapelle St Louis (1816-1821)
-Troisième génération : Louis Philippe Duc de Chartres puis Roi de France. Aggrandissement de la Chapelle qui devient nécropole de la famille d'Orléans , Chapelle "Royale". (1839-1848).


Si vous voulez écouter la première émission sur le blog : 
(Dreux 1800-1830 )
cliquer sur l'adresse suivante :

HISTOIRE ET MEMOIRE DROUAISE. 1800-1830.  
 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:00
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  • Né à Dreux, j'y ai vécu toute mon enfance.
Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire.
Pour me joindre:

 pierlouim@cegetel.net
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