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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trente huitième DUROCASSERIE: 

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1854 : L'ANNEE DE LA PAILLE EN EURE ET LOIR.


Au début du siècle dernier (le vingtième) de vieux Drouais pour situer dans le temps un événement parlaient de l’ «année de la paille » Il s’agissait en fait de 1854, année de ce que les historiens ont nommé la «révolte de la paille» ou plus justement la «révolte des toitures en chaume».

En voici l’Histoire :

 

En 1842 le Préfet d’Eure et Loir transmet un rapport alarmant au ministère de l’Intérieur revolte paille chaumiere rouchesur les incendies qui, plus de 150 fois par an ravagent maisons et villages en Eure et loir.

Les habitations et les granges sont souvent recouvertes de chaume, c'est-à-dire de paille facilement inflammable. La cause des incendies vient en grande partie d’une invention diabolique de 1831 du Français Sauria:
 Les revolte paille paysan beaceron1820pipeallumettes chimiques inflammables par friction. Plus besoin de «battre le briquet», ce qui était long et peu pratique à l’extérieur des maisons.
Cette facilité nouvelle de faire du feu va se révéler dangereuse si on laisse les allumettes dans des mains d’enfants ou de fumeurs de pipes (qui peuvent dorénavant fumer n’ importe où, même dans les granges) et aussi de personnes mal intentionnées pouvant se venger du voisin en incendiant sa maison.


-Plusieurs réactions de défense anti-incendie vont se mettre peu à peu en place :


revolte paille -pompiers-Création des compagnies de pompiers et apparition d’un équipement moderne : la pompe à incendie. Pompe à bras qui exigeait de nombreuses personnes dont la participations de la population.

-Développement des compagnies d’assurance, accompagné dés le début de fraudes à la prime.

 

 
Mais une initiative du préfet d’Eure et Loir
, que l’on qualifierait aujourd’hui de simple «principe de précaution» va mettre le feu aux poudres :

Un décret de 1843 interdit de couvrir les toits de chaume. Les paysans beaucerons ne sont pas d’accord : l’utilisation de tuiles ou ardoises est onéreuse, demande des charpentes plus solides et surtout n’apporte pas une aussi bonne isolation que le chaume. Pendant dix ans le décret n’est pas appliqué.

 

Le 18 Mai 1853, le nouveau Préfet, Mr de Grouchy, va ressortir le décret en ordonnant aux maires de l’appliquer.
En Novembre, le Marquis de Bosquestan châtelain et maire de Boullay Thierry  fait du zèle en faisant arrêter et mener à la prison de Dreux 3 de ses administrés pris en revolte paille feutrain de recouvrir leur grange de chaume. La réaction est immédiate, les paysans des villages entre Dreux et Chartres se mobilisent. Les femmes ne sont pas les dernières. Le 27 Novembre une troupe se dirige sur Dreux (1500 selon la gendarmerie et 5000 selon les manifestants), en criant «Vive l’Empereur!, Vive la paille!». Les prisonniers sont libérés.
Au retour, les émeutiers rencontrent le préfet accompagné du général de Planhol et de 9 gendarmes. Ces derniers sont malmenés, rossés et ne sont sauvés que par l’arrivée inopinée des chasseurs de la garnison de Chartres.

La répression fut sévère, les tribunaux de Chartres et de Dreux condamnèrent une soixantaine de personnes à des peines allant jusqu’à 5 ans de prison.

Napoléon III, Empereur depuis seulement 2 ans, voulant ménager ses sujets, amnistiera la plupart des condamnés et révoquera le préfet de Grouchy. Le nouveau préfet abrogera le malencontreux décret. Les paysans euréliens vont pouvoir à nouveau couvrir les toits de chaume.155 ans après ces tumultueux événements, la paille revient en force dans l’installation des maisons écologiques.

 

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Dans quinze jours nous vivrons à Dreux au second Empire.

 Retrouvez les Durocasseries sur mon blog: dreux-par-pierlouim.over-blog.com/

A bientôt, si Dreux le veut bien
  

 Si vous désirez lire ou relire les précedentes "durocasseries" cliquez sur : 
-DUROCASSERIES DE PIERLOUIM. 

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pierlouim@cegetel.ne
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 07:23

 Il y a quelques années j'affirmais :
philipps-jpg-logo.jpg-"Quand l'usine philips fermera ses portes, Dreux sera mal en point!". 
He bien c'est (presque) fait, le dernier bastion de l'ancienne Radiotechnique s'écroule.
Dreux est sonné.

Un joile cadeau de Philips  aux 220 derniers survivants :
Des postes de prestige pour 450 Euros bruts mensuels en Hongrie.
Quel mépris pour le personnel qui a sué sang et eau pour donner de bons bonus  aux actionnaires.

Au fait, les patrons de Philips, ils délocalisent leurs salaires en Hongrie ?

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C'est décidé, je délocalise le blog de pierlouim en hongrie et en hongrois
Spécialement pour les ouvriers drouais qui iront travailler là bas.
En voici donc la première note : A votre méthode Assimil. (
Merci le traducteur de Google.)

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TICKET kábult-15-PHILIPS átköltözésre. Pierlouim is?

Néhány évvel az I. kijelen
Néhány évvel az I. kijelentette:
- "Ha a gyár bezárta kapuit Phillips, Dreux lehet rossz állapotban van!".
Ő is (majdnem) elkészült, az utolsó bástya a régi Radiotechnique összeomlik.
Egy ajándék joile a 220 megmaradt túlélők "
Pozícióban Prestige 450 euró havi bruttó Magyarországon.
Mi megvetést személyzet quia izzadt vért és vizet, hogy jó bónuszokat a részvényesek között.
Valójában a tulajdonosok Philips, hogy áthelyezik a bérek Magyarországon?

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It's úgy döntött, én áthelyezik a blog pierlouim Magyarország és a magyar
Különösen a munkavállalók Drouais, akik ott dolgoznak.

Itt az első megjegyzés: Amikor Assimil

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 07:00


Vers 1960 dans l' "Action Républicaine" , qui vient de nous quitter aprés une longue maladie journalistique, je lisais des petites chroniques humoristiques sur la vie quotidienne à Dreux.
Ces petits billets signés "SIMPLET", un râleur impénitent, se terminaient souvent par une supplique à un mystérieux ami QUI DE DROIT. 

Permettez-moi, de temps en temps de faire mon SIMPLET en vous envoyant ces petits billets d'humeur et en invoquant notre ami QUI DE DROIT.  
En faisant attention à ne pas trop écouter le faux ami ASQUONMADIT.

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A Dreux, les noms prestigieux encrés dans la mémoire collective disparaissent les uns après les autres. (Baron, Leloup, pizza Guignolo..etc..)
C'est au tour des transports Delisle à Dreux de tirer leur révérence.....
Le petit camion jaune de 1920 est encore là.
Pour combien de temps ?.....
delisle camion 1
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Vous souvenez vous de l'agence de voyages DELISLE rue Parisis ?

Il y a moins d'un an on pouvait encore y voir la petite diligence Delisle. Depuis, elle est remplacée par une enseigne plus anonyme d'une agence de voyages d'un réseau national. 
delisle framdelisle agence voyage diligence
















De l'autre côté de la rue Parisis, la pendule de l'Ecole d'Horlogerie d'Anet (école fermée depuis plus de vingt ans) a aussi disparu il y a quelques mois.

Nostalgie, nostalgie. . 

Monsieur QUIDEDROIT : Ne peut-on pas arrêter le temps qui passe et casser la pendule comme celle de l'Ecole d'Horlogerie d'Anet ?.....

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 13:38


Nadie FEUZ qui vit et travaille à Rambouillet, bien connue à Dreux expose ses dernières oeuvres aux ateliers Montulé. : 
montule nadie feuz



 ATELIER :
feuz triptique"L'atelier peinture."                  "L'atelier sculpture."                   "Le rideau rouge."


Dessiner, peintre, sculpter d’après  un modèle vivant sont de difficiles et pourtant formateurs exercices pour artistes débutants. Les tableaux de Nadie FEUZ ressentent magnifiquement bien  le silence de l’atelier remplis des légers bruissements de crayons et de pinceaux sur le papier ou la toile, des chuchotements des commentaires et conseils du professeur, l’attention soutenue et studieuse des élèves, et la sérénité patiente du modèle.

Esquisses et peinture accomplie sur la même toile opposent l'apprentissage  laborieux à la  maîtrise de l’expérience et du talent. Un équilibre parfait.



feuz fenetreavec godeau"Modelage."

feuz lavis"Le lavis".

feuz-atelier ppeinture
feuz complices du parc
feuz pour un ballon 1

JARDINS :

<"Les complices du pac".

"Pour un ballon".>











Le jardin public, merveilleux endroit pour dessiner sur le motif. Les gens sont eux mêmes, reposés, aux gestes ralentis, posant sans le vouloir devant l’artiste. Ambiance décontractée striées de cris d’enfants, d’appels et de conversations animées. Les esquisses fusains sur la toile permettent d’imaginer le lent déroulement du temps dans cet espace ouvert à la lumière et aux odeurs de feuillage et de pâtés de sable. Bravo!


feuz-chaises vides"Les chaises vides".

feuz-exclus"exclus".

feuz bac a sable
feuz-conversation
























                          "Le bac à sable"                                                            "Conversation".

feuz dame de coeur

"La dame de coeur".

feuz-amoureux

"Les amoureux du jardin des plantes."

feuz detail

 Détail des amoureux du jardins des plantes pour la Saint Valentin

Une passionnante exposition à découvrir à Dreux  Montulé
jusqu'au 7 mars 2010.

Retrouvez le site de terre d'artistes en cliquant sur :
http://www.terre-artistes.com/

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
cliquez sur :
 http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html

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 1 9 5 9-(Quatrième Partie.)

   



Comme je ne vais plus en colonie de vacances , mes parents décident de faire un voyage de quelques jours avec moi. Nous allons à Arras et Boulogne-sur-mer. Maman veut revoir la région dans laquelle elle a vécu à la fin des années vingt. Elle y accompagnait son père  et travaillait dans la même entreprise que lui. Cette entreprise drouaise Rouzeau  participait à la reconstruction de la  ville d’Arras après les terribles destructions occasionnées par la « grande » guerre.
Maman était secrétaire et tapait à la machine. Son papa lui, étant paveur de profession participait à l’élaboration de monuments aux morts. En particulier les monuments aux morts des Anglais et des Canadiens à Notre Dame de Lorette. Pour lui, c’était tout à fait symbolique. Il avait lui-même participé à ces batailles de la Somme et de l’Arrageois et fait  plusieurs fois blessé. Il avait longtemps, comme Adjudant d’infanterie côtoyé l’armée anglaise et avait appris un peu la langue anglaise.

Maman voulait revoir depuis longtemps une de ses collègues de travail d’Arras, Suzanne. Cette dame maintenant habite non loin d’Arras, à Boulogne-sur-Mer. Nous passons quelques jours chez elle. L’accueil est chaleureux. Avec quatre enfants, Suzanne  ne travaille plus. Son mari est directeur de l’agence bancaire du Crédit lyonnais à Boulogne. Même s’il a une belle situation, ce monsieur a un grand regret : ne pas être devenu conducteur de locomotives à vapeur. Il nous fai, visiter, à mes parents et à moi, la ville de Boulogne, la cathédrale, les quais, nous visitons un remorqueur «abeille»  etc. Mais il n’oublie surtout pas de nous conduire à la gare où, devant une locomotive entourée de jet de vapeur on le sent heureux comme un enfant. Un peu comme mon instituteur Monsieur Aubreton devant son train électrique.

 

« De grands gosses ces intellectuels » rigole papa. Il oublie qu’il a lui aussi ses passions. Lorsque nous nous  promenons avec lui dans une ville inconnue, il regarde de prés les belles portes, les beaux portails, les belles menuiseries. Il dessine des croquis sur un petit carnet, il me demande de prendre une photo. S’il voit un atelier de menuiserie ou d’ébénisterie, il entre et taille la bavette avec les  artisans présents. Cette conversation peut durer longtemps, entre «coteri » comme il dit. D’ailleurs un des grands regrets de papa c’est de n’avoir pas pu faire l’apprentissage des compagnons du Tour de France. Aller de ville en ville pour apprendre tous les aspects du métier de menuisier ébéniste.

 

1959_60_-boulogne_sur_mer.jpgA Boulogne, Papa et Maman voient pour la seconde fois de leur vie la mer. La première fois, c’était dans un voyage organisé, dans les années trente, pour visiter au Havre, le fabuleux paquebot « Le Normandie ».

Pour moi c’est la seconde fois que je vois la mer, depuis mon voyage à Houlgate, avec ma classe  il y a cinq ans. 

C’est la première fois que je fais des photos en couleurs, une nouveauté. Ce n’est pas une grande réussite,  de la pellicule achetée chez Francis, Boulevard Louis Terrier je n'ai pu tirer que quatre photos floues ou devenues trés rouges cinquante ans après....

 

La réforme Berthoin prolonge la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans et l’examen pour entrer en sixième sera bientôt supprimé. Si j’étais né deux ou trois années plus tard, je serai allé sans problème en sixième, Et j’aurai peut être pu devenir instituteur…..

(Mais n’ayez crainte, je ne m’en sortirai pas trop mal professionnellement dans l’avenir)

 

La rentrée scolaire. Tout  bascule pour moi. Mais ce changement de vie est tellement radical que, pour moi, ce début d'année 1959 reste une année d’enfance et d’insouciance. Le second semestre 1959 sera le début de l'adolescence.

 

 

FIN DU PREMIER TOME.


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Cet été 1959 représente une rupture, car  à la rentrée en septembre je ne vivrais presque plus à Dreux mais à Versailles en pension. Ce n'est plus une enfance drouaise mais plutôt une adolescence versaillaise que je vais maintenant vous raconter. Mais sans  oublier les événements drouais. 

Laissez moi les vacances de Février (2010) pour reprendre mon souffle.
Début de parution du second tome premier jeudi de Mars
à bientôt.....  

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 07:00

Pierlouim cause dans le poste chaque troisième lundi du mois au micro de Radio Grand Ciel 97.7
L'émission "HISTOIRE ET MEMOIRE"  propose chaque Lundi (à 14 heures, rediffusion mardi à 17 heures) une demi heure sur l'histoire de l'Eure et loir. Une semaine sur Chartres, puis Nogent le Rotrou , Châteaudun et Dreux.  

 Dans le  cycle d'émissions "Histoire de Dreux, miroir de l'Histoire de France" :

 Savants botanistes drouais au XIXème siècle.  

Vous pouvez écoutez cette émission (30 mn) en cliquant sur le post ci dessous.
Vous y entendrez :
-1-Le passage à Dreux de deux rois partant en exil : CharlesX et Louis Philippe 1er..
-2-Trois savants botanistes Drouais :
 -Le Docteur GUERSANT.
 -Alexandre "LALOI" MARQUIS.
 -Professeur Henri JUMELLE.
-2- La famille des LOISELEUR-DESLONGCHAMPS.


Si vous voulez entendre ou réentendre les précédentes émissions d'HISTOIRE ET MEMOIRE", cliquez sur :
-PIERLOUIM A LA RADIO. 

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Pour lire les notes déjà consacrées à LOISELEUR-DESLONGCHAMPS , cliquer sur :
DUROCASSERIE 36-LOISELEUR DESLONGCHAMPS
DREUX PRIS DANS LA TOILE - 10-Site d'une grande Famille drouaie.
La prochaine durocasserie sera consacrée au docteur Guersant à Alexandre Marquis et Louis Jumelle.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trente septième DUROCASSERIE: 


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SAVANTS BOTANISTES DROUAIS DU XIXème SIECLE.


Si, la fin du 18°siècle à Dreux fut «canonnière» par les généraux drouais artilleurs des armées révolutionnaires et napoléoniennes, (Sénarmont, de Billy, Doguereau) le 19° siècle fut surtout celui des savants botanistes.

Après la saga des LOISELEUR-DESLONGCHAMPS racontée dernièrement, voici trois autres botanistes Drouais : GUERSANT, MARQUIS et JUMELLE.  

Nés à Dreux dans la même période, Loiseleur en 1774, Guersant et Marquis en 1777 furent amis d’enfance, botanistes et aussi docteurs en médecine car les remèdes étaient toujours issus de l’herboristerie.

 

-Le «Docteur» GUERSANT (1777-1848)-Fils d’un médecin drouais attaché à l’Hôtel Dieu, Louis botaniste le Docteur GUERSANTBenoît vécut sa petite enfance dans une belle maison rue St Martin. Il partit à Rouen pour suivre des études de chirurgie. Revenu à Paris, ses grandes connaissances botaniques le firent distinguer par Cuvier qui lui obtint en 1798 une chaire d’histoire naturelle à Rouen.  Mais sa vraie vocation étant la médecine, il revint à Paris pour soutenir sa thèse sur les propriétés vitales, dans les végétaux. Médecin, il entra à l’hôpital des enfants malades qu’il dirigea pendant trente ans.
Rapidement le Docteur Guersant se fait connaître par ses travaux sur les maladies de l’enfance: la coqueluche, la diphtérie entre autres. En 1813 il vint à bout d’une épidémie de typhus qui tuait des enfants par centaines en Bourgogne, ce qui le rendit célèbre et populaire.
Sous la monarchie de Juillet il devint le médecin des enfants royaux.
Une rue de Paris porte son nom.

 


-Alexandre Louis MARQUIS
(1777-1828)

botaniste MARQUIS Louis Alexandre-copie-1Son père, magistrat à Dreux acquis aux idées de la révolution, changea son nom de «Marquis» en celui plus républicain de «Laloi».
Le jeune Alexandre «Laloi» suivit à Paris des études de médecine.
Il revint à Dreux pour s’initier aux études de botanique avec son ami d’enfance Loiseleur-Deslongchamps.
En 1810 reprenant son nom de «Marquis», il est nommé professeur de botanique à Rouen et occupera ce poste jusqu’à sa mort en  1828.

Il fut l’auteur de nombreuses publications de littérature ou de botanique.

 


Le «Professeur» Henri JUMELLE
(1866-1935)

botaniste Henri JUMELLEPresque un siècle sépare ce Drouais des autres savants botanistes. Fils d’un clerc de notaire, Henri Jumelle, après une licence de sciences naturelles sa thèse sur le développement des plantes lui valut le grade de docteur. Mais le professorat l’attirait.
En 1894, il est nommé à la Faculté des Sciences de Marseille où il occupa jusqu’à sa mort les chaires de Botanique agricole et de Botanique générale. Contrairement à ses collègues drouais, Jumelle étudia les plantes, non pour soigner, mais pour les utiliser dans l’industrie. Marseille étant le grand port ouvert sur les principales colonies d’Afrique et d’Asie, il va se spécialiser dans l’étude des plantes coloniales : Plantes à caoutchouc, à huile, à gomme, à résine, textiles ou alimentaires. Jumelle écrira de nombreux ouvrages reconnus dans le monde entier.
 Il mourut à Marseille à la veille de prendre sa retraite.

Contrairement à ses collègues, il n’oubliait pas Dreux et y passait chaque année ses vacances. Il contribua à créer l’Association des anciens élèves du collège et fut enterré à Dreux à l'ancien cimetière oû on peut encore voir sa sépulture.


Ces trois botanistes drouais ont bien sûr leur rue à Dreux.

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 Dans quinze jours nous participerons à la « révolte de la paille. »  

A bientôt, si Dreux le veut bien

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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 1 9 5 9-(Troisième partie.)

   

Bon, maintenant les choses sérieuses arrivent :
Les trois concours pour rejoindre en quatrième l’enseignement secondaire. Finie, la vie heureuse du primaire, le temps des sélections commence….

-D’abord le collège de filles de Caen. C’est loin Caen. Je prends le train avec papa. Nous allons passer la nuit d’avant l’examen dans un petit hôtel près de la gare. Le quartier de la gare garde encore la trace des bombardements de  44. Il est en pleine reconstruction. Des travaux, des grues partout…Je dors très mal cette nuit là, l’appréhension. Pour moi c’est une première, un examen, pire un concours. 

Cela ne s’est pas bien passé. L’appel dans une cour d’un collège aux briques rouge, Répondre à des questions dans un temps très limité dans un lieu inconnu, c’est nouveau pour moi.. J’étais un des rares garçons à passer ce concours. L’anxiété, une mauvaise gestion de mon temps, des questions auxquelles je n’étais pas préparé peut être tout cela explique mon échec à ce premier examen.

 Au retour, à la gare  de Dreux, Monsieur Aubreton vient nous chercher avec sa voiture. Il me rassure, ce n’est pas grave, il reste deux autres examens.

 

-Puis Le collège d’Evreux. Le matin avec mes parents nous profitons de la Panhard d’un taxi drouais. En effet le monsieur doit se rendre à Evreux avec sa femme pour la journée. Un autre camarade de Ferdinand Buisson  passe aussi cet examen.

 

-Enfin, le collège Jules Ferry de Versailles. J’y vais en train avec maman. Nous sommes quatre garçons de Dreux à nous présenter dans différentes sections.

 

Comme je le redoutais,  je n’ai pas été reçu à Caen. Sans regret car Caen étant loin, interne je n’aurai pas pu venir souvent à Dreux.

Je suis reçu à Versailles et Evreux. J’élimine Evreux, car même situé à 40 kilomètre ce n’est pas facile de relier Dreux à Evreux. Mon camarade qui a passé le même examen que moi, sera interne à Evreux.

Je choisis donc le lycée de Versailles. Pour moi plusieurs avantages : D’abord Versailles, n’est qu’à une heure en train  de Dreux. Le Collège Jules Ferry a une excellente réputation. Mais surtout, j’aurai comme correspondante ma tante Cécelle, la sœur de maman. Elle habite à Buc, à peine 3 Km de mon collège.


 La dernière photo de classe à l'Ecole Ferdinand buisson de dreux .
Pour une fois, j'ai retiré mes lunettes pour la photo : au dernier rang en haut, le second à la droite de Mr Aubreton.
Comme le temps passe, cinquante ans déjà  : Je n'ai gardé le contact qu'avec trois de ces camarades. Quand aux autres, certains sont encore dans la régions les autres sont partis loin, au moins deux malheureusement le sont déjà définitivement.... Quant à Mr Aubreton il aurait 94 ans cette année
..
1959--aubreton.jpg 

La dernière remise des prix de l’école primaires Ferdinand Buisson .

Monsieur Aubreton, musicien, a constitué une chorale dont je fais partie. Mais je chante comme un canard. Monsieur Aubreton en désespoir de cause ne voulant pas m’évincer de la chorale, me place entre deux groupes de voix. Je fais semblant de chanter, et je sers ainsi disons de « barrière silencieuse » entre des voix déjà graves et des voix fluettes encore dans l’enfance. Monsieur Aubreton sur la musique de l’heure exquise de Franz Lehar, a écrit des paroles plus neutres. La montagne, les cimes, le soleil, le torrent  etc.  J’ai pourtant appris par cœur ces paroles, mais je ne m’en souviens plus… » Le long du torrent. la la la la la…

Les cinq heureux lauréats qui vont rejoindre en quatrième le secondaire sont mis en avant. Le public des parents  nous applaudit. Nous sommes tout fiers debout sur l’estrade, avec nos costumes des dimanches.

Nos noms sont reportés dans le journal local, l’ »Action Républicaine ». Je garde précieusement l’article, car bien sur, mon nom s’y trouve.

-« C’est bien » me dit Maman

-« Mais ta vie va changer, la pension, les voyages en train Dreux - Versailles, toutes les semaines  les différents professeurs au lieu d’un seul instituteur… ».

Bon, on verra tout cela à la rentrée, pour l’instant les vacances sont là…

 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (quatrième partie).  

 
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:00

 

Qu'il faisait froid dans le cimetière "ancien" de Dreux, ce lugubre après midi de Janvier. 
En l'espace d'à peine six mois, un troisième ami partait vers des rivages inconnus.

Tous trois attrapés par la manche par ce monstre qu'on appelle pour taire son nom  "longue maladie". Mon signe zodiacal est pourtant celui d'un crabe peu éloigné de celui qui ronge les cellules de ses victimes.
Mes trois amis sont partis quelques mois avant de pouvoir profiter d'une méritée retraite. Triste sort...
Les intellectuels du vénérable institut de la statistique statuent avec autorité que l'espérance de vie de nos contemporains tourne autour de 80 ans. Et ceux qui partent avant, ils n'entrent pas dans les stats ?.

Adieux Christian, Chantal, Patrick.
Vous faites déjà  partie de nos souvenirs. 

Je vous dédie ce "pauvre Ruteboeuf" du grand Léo : 


   
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 07:00

Le dernier numéro de l'Action Républicaine est paru ce jeudi 28 Janvier 2010 aprés 108 ans de parution. 
Sur la même "une" le premier (23 février 1902) et le dernier numéro (28 Janvier 2010 :
action-republicaine-dernier-numero-28-01-2010.jpg

Il ne reste plus que deux journaux locaux à Dreux : l'Echos Républicains et la République du Centre.
J'ai toujours trouvé curieux qu'à Dreux les journaux  au lieu de s'appeler  par exemple "dépêche" "nouvelles", "le courrier",  le Drouais etc. aient chacun couvert leur nom du  bonnet frigien. C'est ainsi. 
Voici donc mon billet d'adieu à l'Action Républicaine de Dreux :


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L’ACTION REPUBLICAINE : UNE HISTOIRE DE FAMILLE.


Dans ma famille on lit l’Action Républicaine depuis plus de 80 ans.

Mon grand père était abonné dans les années trente, mon père a suivi et moi depuis quinze ans je la recevais deux fois puis une fois par semaine dans ma boite aux lettres.

Je n’ai gardé que quelques exemplaires entiers de ce journal drouais, suffisamment pour apprécier l’éditorial de Maurice VIOLLETTE ou les billets de Simplet ou de Mitrydate.

Ma mère à la paire de ciseaux agile, au fil du temps a découpé et soigneusement conservé un certain nombre d’articles concernant l’histoire de Dreux mais aussi et surtout celle de notre famille.

Ainsi, sur des morceaux de papier jaunis on peut lire :

action républicaine -4 01 1939 déces A SALMONaction républicaine 19 juillet 1930 mariage parents
-le faire-part de mariage de mes parents (1930)

(Curieux dans le même numéro de l'Action du 19 Juillet 1930, dans la rubrique "Concours d'apprentis" Au palmarés Certificat d'aptitude professionnelle  de menuisiers : 1ère année-1er prix : Cauchon Jean apprenti chez M Goupil... Qui savait à cette époque que ce jeune apprenti deviendrait Maire de Dreux Sénateur vice président du Sénat ?)
-L’éloge funèbre de mon grand père, ancien sous officier combattant et médaillé de la grande guerre. (1938)


Obséques de mon grand père maternel (4 Janvier 1939)-Avis de mariage de mes parents ( 19 juillet 1930. )



-Le retour de mon père comme de nombreux autres Drouais, prisonnier de guerre en Allemagne. (1945)

-L’annonce de ma naissance (Hé oui !) (1946)

-Mon nom parmi les résultats scolaires des « prix » de l’Ecole Ferdinand Buisson (1952-58)

-La médaille du travail de mon père puis de ma mère (une belle photo avec le maire Cauchon et le député Thorailler ).
medaille-breux.jpg

-Des photos dans lesquelles on devine se détachant de la foule lors de cérémonies ou de festivités des visages familiers. Ma préférée : celle ou l’on voit mon père et sa petite fille de 7 ans à l’exposition du centenaire de l’école Godeau (1983)

ecole godeau article
-Malheureusement les avis d’obsèques de mes parents : 1994 pour mon père et 2001 pour ma mère.

C’est à moi maintenant d’écrire sur le livre de condoléances pour notre regrettée « Action Républicaine » de 108 ans (une longévité exceptionnelle pour un journal).

Combien elle va nous manquer et comme s’interroge avec angoisse mon cousin Jean (84 ans) d’Abondant

-« Comment allons-nous connaître la vie et les potins de Dreux, maintenant ? »

=====================================================================
Une page se tourne, la vie à Dreux continue. 
Les deux journaux devront combler le vide laissé par l'action républicaine et éviter les eccueils dans lesquels est tombé ce journal centenaire en ne ratant pas le virage de l'Internet par exemple...   


Longue vie à l'ECHO REPUBLICAIN et à la REPUBLIQUE DU CENTRE.  
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Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire.
Pour me joindre:

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