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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
cliquez sur :
 
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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 1 9 5 9-(Deuxième partie.)

   

En 1959 les instituteurs jouissent encore d’un statut social important, qu’ils perdront dans le futur. Monsieur Aubreton possède, et il n’est pas une exception parmi les autres instituteurs, tout ce que nous, ouvriers rêvons de posséder. Monsieur Aubreton a une voiture, une Peugeot 403, avec laquelle il parcourt la France pendant ses deux mois de vacances. Nous, mes parents et moi avons des vélos d’occasion, et nous prenons quelquefois le train pour aller à Paris.

Monsieur Aubreton possède un poste de télévision, un frigidaire,  certainement une machine à laver. Ce qui me fait rêver le plus avec la télévision, c’est la caméra de 8mm et son projecteur. Il nous filme et nous montre quelques semaines plus tard (faut le temps pour développer en laboratoire) le film en noir et blanc aux images sautillantes projeté sur le mur blanc de la classe.

1959 pub 1959 bellus
A la maison nous gardons les aliments à la cave dans un garde-manger grillagé. Maman fait des conserves et des confitures  des légumes et fruits du jardin.

Maman se sert encore d’une lessiveuse dans laquelle elle fait bouillir le linge sur le poêle à charbon.
Le soir nous écoutons la radio…


Mais je crois que dans les proches années nous aurons aussi tout ces appareils modernes qui apparaissent avec les premiers salons des "arts ménagers." Presque chaque année je vais à Paris par le train avec mes parents à la foire de Paris, Porte de Versailles. Quelle corvée pour moi : On y marche beaucoup, la foule, la poussière. Et pourtant j'en reviens avec plein d'images dans les yeux, de quoi faire rêver un petit provincial.


Trois publicités d'époque rigolotes.
La première vieille de cinquante rappelle l'essai infructueux d'il y a peu de vendre des frigos avec télé intégrées.
La deuxiéme montre que déja à cette époque, les publicitaires n'hésitaient pas à faire participer des personnalités (Ici l'auteur à succés de théatre Marcel Achard). 
-En haut participation d' un dessinateur, Bellus,  aussi connu à lépoque que Cabu ou Plantu actuellement). -

1959 pub radiofrigo1959 pub achard marcel


















Un jour Monsieur Aubreton nous dit :
-
« je vend mon train électrique, venez le voir » .
On ne s’est pas fait prier. Et voilà toute la classe, les trente grands enfants de 12/14 ans, dans le grenier de l’école. Mr Aubreton y a installé son magnifique train sur peut être 20 mètres carrés. Des gares, pleins de petites figurines, et un magnifique train qui roule à toute allure sur une voie ferrée qui tourne, s’entrecroise. Nous en sommes tous babas. J’ai demandé à maman si je pouvais l’acheter.  Rien qu’à l’annonce du prix, 25 000 Francs je me vois répondre un non catégorique. D’ailleurs je n’ai jamais su si ce train finalement a été vendu.

Hé oui, les instituteurs ne sont pas de notre monde comme dit Maman.

Et moi qui voulais être instituteur….

 

A mon arrivée à l’école « Blanche » Ferdinand Buisson il y a maintenant sept années (hé oui déjà sept ans) quatre instituteurs seulement travaillaient à l’école des garçons. Maintenant en 1959 ils sont sept. C’est ce qu’on appellera plus tard le « baby boum » qui débarque à l’école. Il n’y a donc plus de différentes sections dans les classes. Mr Aubreton n’aura plus que les élèves de dernière année.

Un de ces nouveaux instituteurs, monsieur Hamelin, prépare au petit aérodrome de Dreux-Vernouillet un brevet de pilote d’avion. Il lui faut un certain nombre d’heures de pilotage pour pouvoir valider ce brevet. Alors il a demandé aux élèves qui le désirent, par groupe de deux de faire des vols au-dessus de Dreux, contre une petite participation financière afin de lui permettre de payer en partie ses heures de vol. C’est avec mon copain Claude (vous savez bien, celui qui a, pile jour pour jour, un an de moins que moi) que je monte dans le petit avion Piper, avec au départ une petite appréhension. Mais voler ainsi au dessus de sa maison, de sa ville, de la forêt, voir les gens tout petits c’est fabuleux.


 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (troisième partie).  

 
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Pierlouim@cegetel.net  

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 00:00


Paraîssait dans le "DrouaisMagazine" de la semaine dernière , 
le dixième numéro de  la Chronique :
DREUX PRIS DANS LA TOILE
 :
Sites Web et blogs sur Dreux et sa région.
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-GENEALOGIE D'UNE FAMILLE DROUAISE :


Quelques familles drouaises ont leur site Web personnel 
:

Il en est ainsi de la famille LOISELEUR DESLONCHAMPS DEVILLE dont je raconte en Durocasseries la saga.


Voir le site :

http://deslongchamps.site.voila.fr

Une famille d'oiseleurs drouais du 16e siècle entre passionnément dans le 21e siècle !

 

Pour voir l’histoire personnelle du Drouais devenu une personnalité de l’Aveyron :

http://www.aveyron.com/histoire/loiseleur.html


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-PRINCIPALE FAILLE DU WEB :


La famille LOISELEUR DESLONGCHAMPS posséda jusqu’en 1878 le «Gué des Grues» en lisière de la forêt de Dreux. Le botaniste Jean Louis Auguste y avait fait un champ d’expériences en plantant mûriers et cèdres du Liban. Les arbres furent détruits pendant la guerre 14/18.

A cet emplacement fut construit vers 1930  une auberge réputée «l’Auberge du Gué des Grues».
gue-des-grues.-PHoto-archives-ECHO-Republicain.jpg
Malheureusement cet établissement fermé depuis deux ans tombe lentement en ruine.

En cliquant «Auberge du Gué des Grues» sur les moteurs de recherche du Web arrivent de très nombreuses réponses: Menus, prix, appréciations de clients etc. Alors que l’établissement n’est plus qu’un endroit déserté.  Même l’adresse est quelquefois erronée : 3 rue d’abondant (ce qui est vrai) mais situé à Montreuil ou Vernouillet (ce qui est faux) puisque le Gué des Grues se trouve à St Georges Motel.

Ce n’est malheureusement qu’un exemple des erreurs que l’on peut rencontrer sur le Web : Sites non mis à jour, informations non vérifiées, etc.

Donc prudence et circonspection sur les infos du Web. (Je donnerai à l’occasion d’autres exemples drouais des pièges du Web).


N’hésitez pas chers amis Drouais à me proposer les sites de notre région que je pourrais oublier. A bientôt sur la toile

 

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Published by pierlouim - dans -DREUX DANS LA TOILE
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 07:00

 

 

UN GRAND BOTANISTE DROUAIS.

 

gue des grues 2.jpgA l’orée de la forêt de Dreux,près de l’Eure, à Saint Georges Motel,  une auberge abandonnée tombe lentement en ruine: «l’Auberge du Gué des Grues». A cet endroit, au dix neuvième siècle  vécut un des savant drouais les plus célèbres :
Jean Louis Auguste LOISELEUR- DESLONGCHAMPS : Botaniste, il y planta des milliers de mûriers pour étudier les vers à soie et des centaines de cèdres du Liban pour suivre leur reproduction. Malheureusement, pendant la guerre 14/18, ces magnifiques arbres furent coupés ainsi qu’une grande partie de la forêt de Dreux pour servir à l’étayage des tranchées.
Tableau représentant la maison des Loiseleur Deslonchamps à la fin du 19ème siècle. 

 

Comme les Métezeau ou les Philidor, le nom de Loiseleur-Deslongchamps représente beaucoup plus une famille qu’un individu en particulier.

 

-LES LOISELEUR-DESLONGCHAMPS.

Cette famille de boulangers et notables de Brézolles, pour se démarquer des autres "Loiseleur" au 17ème siècle, ajouta  Deslongchamps à son patronyme. Ce nom désignait des champs assez longs pour organiser des courses de chevaux qui se trouvaient à l’emplacement actuel de l’ex aérodrome de Crucey Villages.

-Pierre Loiseleur-Deslonchamps fabriquant de chandelles s’installa à Dreux vers 1700. De son épouse drouaise, Catherine Hamel il eut 18 enfants dont un seul garçon Jean François (né et mort à Dreux 1714-1798) eut une descendance: -Jacques François né à Dreux en 1747 géographe du Roi participa à l’élaboration de la carte du royaume de France dite «carte de Cassini». Administrateur de l’Aveyron, il  inventa un baromètre portatif, et passionné de botanique fit des expériences sur les plantes.Il mourût à 96 dans sa terre d’adoption à Brousse le château où son nom est resté célèbre.

-Jean Louis 1 né et mort à Dreux, (1753-1807), magistrat, acquis aux idées révolutionnaires, il devint membre du Directoire d’Eure et Loir. Il est le père de :

 

-Jean Louis Auguste LOISELEUR DESLONGCHAMPS :
(1774-1848).

loiseleur deslongchamps portrait.gif- Envoyé comme «volontaire» par son père à 19 ans à l’armée des Alpes, Jean Louis Auguste peu intéressé par la vie militaire,  découvrit pendant cette période  la flore des montagnes: Ainsi naquit sa vocation de botaniste.
Démobilisé en 1797, devenu docteur en médecine, il rechercha des substituts de plantes françaises aux médicaments d’origines exotiques empêchés par  le blocus continental de parvenir en France.

flora GALLICA 1.jpgIl entreprit de faire l’inventaire des plantes poussant sur le sol  de  France, ce qui aboutit à son principal ouvrage « FLORA GALLICA », flore de France, écrit en latin.  (Le musée du vignoble drouais porte ce nom de Flora Gallica).
De nombreuses publications suivirent : «l’Herbier général de l’amateur» en 8 volumes, «Histoire du Cèdre du Liban» et surtout «l’Histoire de la rose»
Tous ces ouvrages sont de gravures en couleur.

Ces dessins furent effectués par de grand graveurs de l'époque comme Pierre Joseph Redouté, Pancrase Bessa  ainsi que de  la belle fille de Jean Louis Auguste (épouse lde jean Joseph) Lucie de Lens , tallentueuse dessinatrice.  



-LES DESCENDANTS DE JEAN LOUIS AUGUSTE :


-Auguste louis Armand (1805-1840). Orientaliste. Traducteur de textes sacrés de l’Inde du sanskrit en Français. Il n’eut pas de descendance.

-Jean Joseph (fils naturel) (1797-1872). Médecin et botaniste, dit « docteur Deville.

C’est de lui que descendent tous les membres actuels de la famille (souvent médecins ou hauts fonctionnaires)  répartis dans le monde entier, qui gardent encore des liens solides avec Dreux. Mr Xavier Loiseleur Deslongchamps Deville vient régulièrement au Musée Marcel Dessal donner des conférences.

 


*Prochaine conférence animée par Mr Xavier Loiseleur-Deslongchamps-Deville :
- Samedi 10 Avril 2010 : Saint Thibault dans la région drouaise, son prieuré à Dreux.
(15h,  Salle Médicis-Office du tourisme).  

*-Généalogistes Drouais à vos tablettes pour vérifier si la grand mère de Jean Louis Auguste, née Catherine Hamel ne serait pas par hasard une arrière-arrière grand tante du maire de Dreux actuel.  

Dans quinze jours je vous présenterai d’autres savants botanistes drouais du 19ème siècle.

A bientôt, si Dreux le veut bien. 

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Post scriptum :

Une particularité bien drouaise :loiseleur-deslogchamps-rue-sans-g.jpg
loseleur-deslongchamps-rue-avec-g.jpgDans la rue (derrière le parc de la Mairie de Dreux) qui porte le nom du botaniste drouais deux plaques de rue.:
 A l'entrée (Bd Dubois) et à l'autre bout (Rue des Capucins) les plaques n'orthographient pas de la même façon le nom de LOISELEUR-DESLON(G)CHAMPS.
Monsieur Quidedroit, ne changez rien, cette anomalie fait la rareté de la chose et donne du grain à moudre au blogger en mal d'inspiration. (D'ailleurs c'est Xavier Loiseeur-Deslongchamps qui nous l'a signalée.) 
 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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 1 9 5 9-(Première partie.)

   

13 ans-

Pour moi une année charnière. Réellement coupée en deux :

Les six premiers mois, la fin de ma vie d’écolier de l’école primaire, la fin de mon enfance, la fin de ma vie drouaise…La fin d’une certaine insouciance, d’une certaine innocence.

Les six derniers mois, le début de ma vie de collégien, d’internat, de ma vie hors de Dreux, de  ma vie versaillaise bref le début de ma vie d’adolescent en attendant celui de ma vie d’homme.

Mais pour l’instant je n’en suis pas encore là.

 

Je profite de ma vie douillette auprès de mes parents et auprès de mon cher maître d’école. Et pourtant celui-ci commence à nous mettre la pression à mes six camarades et moi qui devons en juin prochain passer le concours d’entrée en quatrième. En effet il prépare chacun de nous aux épreuves spécifiques de leur filière respective.

Mais les sept, nous ne sommes pas dispensés de la matinée hebdomadaire au centre d’apprentissage destinée en particulier à ceux qui en juin arrêteront l’école après avoir passé (réussi ou raté)  le certificat d’études primaires.


Pour moi, c’est une véritable corvée
, cette matinée au centre d’apprentissage près de l’ancien moulin de l’aumône. Nous y descendons tous, de l’école, le matin de bonne heure. La plupart en vélo. Mr Aubreton en premier, mal à l’aise, juché sur le vélo de femme de son épouse, ou de sa fille, on n’a jamais su. L’équipée, de cette trentaine de grands enfants,  est joyeuse et bruyante. Quand on passe, rue Pastre, devant une belle maison à pignon, Monsieur Aubreton, inquiet, nous demande de faire silence. Dans cette bâtisse un peu sévère habite Monsieur Lemaire, l’inspecteur d’académie.

-« L’ inspecteur, qui pue qui pète qui prend son cul pour une trompette » chantent en sourdine  les garnements que nous sommes  au grand dam de notre instituteur qui a du mal à nous faire taire. Il a une peur presque panique de cet inspecteur qui se déplace sur un solex bruyant. En classe, dés que Monsieur Aubreton entend dans la rue le bruit caractéristique de crécelle pétaradante  d’un solex, il regarde fébrilement par la fenêtre, pour voir s’il ne s’agit pas de l’inspecteur qui arrive. Un jour pourtant nous avons été inspectés par Monsieur Lemaire. Tout s’est bien passé. J’ai été interrogé comme plusieurs de mes camarades. Il faut dire que notre instituteur nous avez dès le début de l’année un peu entraîné à ce genre d’exercice. Mais il n’y a rien à craindre, Monsieur Aubreton est un excellent instituteur.

 

Cette matinée hebdomadaire au centre d’apprentissage est pour moi une purge. Tirer des lignes de lime sur un cube d’acier coincé dans un étau, je n’en vois pas l’intérêt. Et le prof d’atelier qui vient pinailler avec un pied à coulisse. Je n’ai jamais compris à quoi servait cet exercice idiot. Certains camarades ont l’air d’aimer cela et le prof les félicite.  Le prof d’atelier me connaît bien; c’est un voisin de quartier, il habite à côté de l’épicerie de la mère Verneau. Il me dit qu’il dira à mon père que je ne m’applique pas bien. Comme il savait ce que papa s’en tape et moi encore plus, je ne travaillerai pas en usine….


Moi ce qui m’intéresse surtout
c’est d’écouter discrètement en  faisant semblant de pousser bien horizontalement ma lime, la conversation qui s’ébauche entre Mr Aubreton et le professeur d’atelier. En effet ce sont deux privilégiés. Ils possèdent chacun un poste de télévision. Et ils discutent de ce qu’ils ont vu dernièrement sur le petit écran. Ils sont forcés de voir la même chose, puisqu’il n’y a qu’une seule chaîne d’état en noir et blanc qui ne fonctionne que quelques heures par jour, deux heures autour de midi et le soir de dix-huit heures à vingt trois heures. La soirée vers 22h30-23 heures se termine par la marseillaise, puis la mire. Mais ce que j’entends me fait rêver sur ma lime. Jean  Nohain, trente six chandelles, le catch, le cirque, etc.

Un jour, quand on sera « riches » comme dit maman on aura aussi la télé. Qu’est ce que je serai content.


Un petit bijou de nostalgie : 36 chandelles (emissions que je n'ai pas vues à l'époque) :  

 
Bon, du rab : 1959, surprenant :



A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (deuxième partie).
  

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 07:00

rue de rieuville avant.JPGBeaucoup de rues drouaises souffrent des conditions climatiques et de la fragilité de leur bitume.
Un exemple qui résume la situation des rues de Dreux. : 

Après le premier épisode neigeux de décembre dernier  (2009)
 la rue de Rieuville avait déjà triste mine.

Il faut dire qu'elle est habituée à ce genre d'aventure.

Voir le billet de Simplet du  5 Juin 2009 :
 
BILLETS DE SIMPLET : 2-CACHEZ CES TROUS.......





Quelle était belle pourtant, sous la neige le jeudi 07 Janvier au soir, ma rue :

rue de rieuville pendant.JPG

Maintenant les amortisseurs des véhicules à moteurs souffrent, la rue fourmille de nids de poules...

rue de rieuville nids de poule.JPG

Pourtant dans une partie pas trop abimée de la rue, sont bouchés tant bien que mal les trous fauteurs de troubles.

rue de rieuville répare.jpg

L'année dernière, les dégâts causés par le degel en décembre ne furent réparés qu'en Juin.
Quand la visite priximum du quartier des Rochelles eut lieu, le matin même,  les goudronneuses passèrent rue de Rieuville.
Faudra-t-il attendre la prochaine visite du maire dans notre quartier lointain pour que la rue soit réparée ?.
Nulle doute que les rues du centre, même moins passagères seront servies avant..

C'est quand la prochaine visite proximum ?.

Voir la visite de l'an passée :
BILLET DE SIMPLET. 4.

Monsieur QUIDEDROIT, faites quelque chose....    
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:25

Pierlouim cause dans le poste chaque troisième lundi du mois au micro de Radio Grand Ciel 97.7
L'émission "HISTOIRE ET MEMOIRE"  propose chaque Lundi (à 14 heures, rediffusion mardi à 17 heures) une demi heure sur l'histoire de l'Eure et loir. Une semaine sur Chartres, puis Nogent le Rotrou , Châteaudun et Dreux.  

 Dans le  cycle d'émissions "Histoire de Dreux, miroir de l'Histoire de France"
le septième chapitre était consacré à la question :

 Pourquoi le Roi Louis Philippe 1er et la famille d'Orléans à Dreux ?.

Vous pouvez écoutez cette émission (30 mn) en cliquant sur le post ci dessous.
Vous y entendrez :
-Première génération:  Louis Jean marie de Bourbon Duc de Penthièvre.
Dernier Comte de Dreux  (1783-1793 ).
-Deuxième génération : Louise Marie Adelaïde de Bourbon Penthièvre, Duchesse d'Orléans : Construction de la première Chapelle St Louis (1816-1821)
-Troisième génération : Louis Philippe Duc de Chartres puis Roi de France. Aggrandissement de la Chapelle qui devient nécropole de la famille d'Orléans , Chapelle "Royale". (1839-1848).


Si vous voulez écouter la première émission sur le blog : 
(Dreux 1800-1830 )
cliquer sur l'adresse suivante :

HISTOIRE ET MEMOIRE DROUAISE. 1800-1830.  
 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:00
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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 1 9 5 8-(Quatrième partie.)

   

A la rentrée je retrouve pour la troisième année consécutive mon instituteur, Monsieur Aubreton. Ce sera aussi ma dernière année d’école primaire. Comme tous mes camarades je me suis rendu au centre d’orientation professionnelle.

Il se trouve dans un ancien moulin sur la Blaise, appelé le « moulin de l’aumône »prés du centre d’apprentissage. Avec des questionnaires, des tests, des entretiens, mon avenir professionnel doit ainsi prendre forme.

A la question « Quel métier voulez-vous exercer ? » Il est évident que je ne peux pas répondre par mon souhait le plus cher : Instituteur. Non je ne serai jamais instituteur, pour cela je devrais être en cinquième au collège Rotrou. Et je n’y suis pas en cinquième.

Alors je réponds « Je voudrais travailler dans les bureaux », je vois mon interlocutrice tiquer, il s’agit pourtant d’une assez jeune et jolie dame.

«Peut être »  me dit-elle en se dandinant sur sa chaise « mais comme métier, disons « manuel » que voulez vous faire?». Je suis pris un peu au dépourvu et je réponds au hasard « Electricien, Madame »

Elle me fait faire un certain nombre de tests. Parmi ceux-ci je dois classer une pile de fiches par ordre alphabétique. Un énorme métronome va m’accompagner pendant cette épreuve. Tic-Tac, Tic-Tac, Tic-Tac, Pendant longtemps, des années, je vais entendre ce bruit sec strident d’horlogerie Tic-Tac, Tic-Tac,…..

Dans le papier qui m’est remis en fin de matinée, il est écrit que je peux  travailler dans les bureaux, malgré ma nervosité et mon esprit un peu brouillon. J’ai la forte impression que la personne qui a écrit cela n’y croit pas trop…

Moi qui aurais voulu être instituteur, peut-être que j’échapperai quand même au centre d’apprentissage…..

1958-aubreton.jpg 

Pour l’instant je suis quand même bien à l’école avec Monsieur Aubreton. Je suis un de ses meilleurs élèves. Il apprécie mon amour pour la littérature et l’histoire. Ce qu’apparemment n’ont pas bien perçu les technocrates du moulin de l’Aumône. Ce nom est bien approprié, l’aumône. Mais Monsieur Aubreton me rassure :

« Tu sera capable de faire un travail intellectuel, j’ai confiance en toi. »

 

Un jour j’ai dû faire une bêtise, je ne me souviens pas laquelle (j’ai une mémoire tout à fait sélective pour ce genre de chose) Monsieur Aubreton m’avait promis une correction si je la faisais cette bêtise. Je l’ai faite. Monsieur Aubreton très en colère m’a entraîné dans le couloir hors du regard de mes camarades. Il avait une règle en fer dans les mains. Il ma demandé de me baisser, le buste en avant. Vlan il m’a asséné plusieurs coups de règle sur les fesses. En me relevant  je me suis aperçu qu’il avait les larmes aux yeux.

 -« Allez rentre, et ne recommence plus » me dit-il d’une voix blanche

Je ne suis pas certain d’être celui qui souffrit le plus dans cette affaire. Dans cinquante ans, un instituteur ne pourra pas ainsi corriger ainsi un élève de douze ans. Pourtant ces coups de règles ne resteront  pas du tout dans mes plus mauvais souvenirs, au contraire je m’en souviendrai avec une certaine émotion et même de reconnaissance envers mon maître d’école.

 

Début septembre, Monsieur Aubreton nous annonce une grande nouvelle :. Il existe maintenant pour les élèves préparant le certificat d’études, la possibilité de réintégrer par concours, le cycle d’études secondaires en classe de quatrième des collèges, car l’enseignement devient obligatoire jusqu’à seize ans (apprentissage compris). Monsieur Aubreton pense que sept d’entre nous pourront profiter de cette ouverture. Malheureusement ces élèves ne pourront pas réintégrer des classes de quatrième « classiques » ou « modernes » mais seulement des classes de quatrièmes techniques.

J’ai la chance de figurer parmi ces sept promus. Je suis le seul à me destiner à une filière comptable et commerciale, les autres iront dans des filières technologiques voire préparation aux écoles des arts et métiers. Je vais donc pendant les six sept mois qui viennent préparer un concours d’entrée en quatrième commerciale aux collèges de Caen Evreux et Versailles. J’ai donc trois possibilités de réussite ou d’échec. Mais Monsieur Aubreton a confiance en moi.

Je suis content, je ne serai pas électricien. Je travaillerai dans les bureaux. Mais un petit regret quand même :

Moi qui voulait être instituteur.

 

Maman est ravie. Papa aussi, mais il est sceptique.  Il me dit :

-« Tu ne sera donc pas menuisier mais scribouillard, un bureaucrate. Je ne comprendrai jamais ce que vous faites dans les bureaux. ’Moi je sais ce que je fais depuis quarante cinq ans. Le jardin ne suffirait pas pour contenir empilés tous les meubles, toutes les portes, toutes les fenêtres que j’ai fabriqués ou réparés. Et toi Pierrot, dans quarante cinq ans qu’aura-tu fabriqué que tu pourrais mettre dans le jardin, des chiffres, des mots, du vent ? »

Papa n’a peut être pas tout à fait tort. En tout cas, il m’a toujours interdit son atelier pendant qu’il travaillait, prétextant que je pourrais me blesser…Il ne me jamais concrètement incité à continuer la tradition menuisière de la famille. Il préférait me voir travailler mes devoirs avec Maman.

 

Bref, l’année 1958 se termine sur une bonne nouvelle pour moi. Mais l’année prochaine sera celle de grands bouleversements.

 

En France aussi, de grands changements :

Le retour du Général de Gaule qui devient Président de la République. La nouvelle constitution dite de « 58 ».

La quatrième république est morte, Vive la cinquième République…

En Suède la France est troisième à la coupe du monde de football grâce à Raymond Kopa et Just Fontaine face au roi Pélé du Brésil. …

Sur Paris Inter, à la radio commence le jeu des « 100 000 francs par jour » présenté par Roger Lanzac.

Le 31 décembre création de l’ASSEDIC (Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce). Je prédis un bel avenir à cette association…

 

En France aussi, de grands changements :

1958_referendum1958_non.jpg1958_referendum_1958.jpgLe retour du Général de Gaule qui devient Président de la République.

 La nouvelle constitution dite de « 58 ».

La quatrième république est morte, Vive la cinquième République…

 

 



1958-JustFontaine.jpg958-RaymondKopa.jpgEn Suède la France est troisième à la coupe du monde de football grâce à Raymond Kopa et Just Fontaine face au roi Pélé du Brésil. …

Sur Paris Inter, à la radio commence le jeu des « 100 000 francs par jour » présenté par Roger Lanzac.




Le 31 décembre création de l’ASSEDIC (Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce). Je prédis un bel avenir à cette association…

 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1959 (première partie).  

 
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 07:13

dreux neige 2010 01 08 beffroi.JPGJ'ai hésité un peu à écrire cette note car son sujet est sur toutes les lèvres drouaises en ce moment...:
 Dreux sous la neige...
(D'accord quand la note va paraitre, la neige aura certainement partiellement fondue.)  .
Jeudi dernier (le 7 janvier) vers 17h, en prenant le train dans un Paris indemne de neige je dis à Marisette :
-"Je vais peut-être trouver la neige à Dreux."
Je n'en étais pas certain car sur les cartes de la météo nationales  les risques de neige s'arrêtaient à la frontière entre l'Orne et l'Eure et Loir. Mais comme le nuage de Tchernobyl, la neige ne connaît pas les frontières administratives humaines.
En arrivant vers 21 heures mes craintes furent dépassées par la réalité...
Voici quelques photos prises le lendemain matin à dreux.
D'accord, ces images sont vues et revues mais autant de neige à Dreux ce n'est pas courant. Les Drouais se chamaillent pour savoir depuis quand on n'a pas vu autant de neige dans notre bonne ville : 1986?, 1979, ou bien avant.
Pour moi le problème c'est plutôt : A quand autant de neige à Dreux ??? 

dreux neige 2010 chapelle 

dreux neige 2010 01 08 eglise

dreux neige 2009 01 08 amours

dreux neige 2010 01 08 rothen

dreux neige 2010 01 08 cais ep

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Published by pierlouim - dans -PIETON DE DREUX.
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentie cinquième Durocasserie : 

LOUIS GAIN - EXPLORATEUR DE L'EXTRÊME.  


Des seniors drouais se souviennent encore dans les années 50/60 d’un retraité super actif et passionné : Collectionneur d’art avisé, Président des philatélistes drouais, un des créateurs avec Marcel DESSAL du Musée de Dreux, Président des amis de ce musée, Sportif accompli, parcourant la région drouaise à vélo et nageant été comme hiver dans la Blaise. Une petite rue porte son nom, non loin de sa maison de Foulonval, actuellement disparue. Un Drouais d’adoption, mort à Dreux le 31 Janvier 1963 dans sa 81ème année, estimé de ses concitoyens mais injustement oublié depuis lors.
  


Louis GAIN Portrait.jpgLOUIS GAIN est né à Mortain dans la Manche en 1883. Sa famille se fixe à Marcilly sur Eure. Dès son enfance il est irrésistiblement attiré par les sciences naturelles. L’étude des œuvres ou phénomènes de la nature restera toute sa vie sa passion. Après des études à Paris, une licence de sciences et le service militaire au 101ème régiment d’Infanterie de Dreux, une vie aventureuse d’explorateur scientifique s’ouvre devant Lui: 
louis_gain.jpg


-D
ans l’Antarctique avec le Commandant CHARCOT à bord du mythique voilier «Pourquoi pas? » (1908-1910). En tant que naturaliste, de l’expédition Louis GAIN étudiera le climat, la faune et la flore de cette région du pôle sud. Il fut le premier à baguer les manchots et à évaluer le nombre de ces animaux.

 Observations précieuses, un siècle après pour appréhender l’évolution des populations animales sur la banquise. Louis GAIN rapporta de ces deux hibernations dans les glaces, un journal détaillé de l’expédition et plus de 2000 photographies.
Une thèse brillante sera récompensée par l’Académie des Sciences.
 Il sera décoré de la Légion d’honneur.


-En missions océanographiques pour le prince Albert 1er de Monaco au large des côtes d’Afrique (1911-1913


IMG_3517.JPG- En mission en Asie Centrale (1914) avec son frère Gustave pour reconnaître des gisements de radium pour les recherches de Marie CURIE.

 

 

IMG_3521.JPGLes deux frères rapportèrent de magnifiques photos en couleurs

(rares pour l’époque) des peuples des pays visités.

 

 



-Dans les tranchées en 1914/18. Après avoir connu les points les plus durs du front, il devint officier météorologue.


-A l’Office National Météorologique (O.N.M) (1919 à 1933). Louis GAIN jouera un rôle déterminant dans la mise sur pied du réseau national d’observation météorologique. Il participera à deux nouvelles expéditions sur le «Pourquoi pas?» comme météorologue, en 1924 aux îles Féroé et en 1931 au Groenland.

louis gain pourquoi pas.jpg


-Louis GAIN n’est pas oublié des spécialistes actuels du climat du monde entier, notamment américains. Pour étudier le réchauffement climatique ils se référent aux mesures météorologiques effectuées au début du siècle dernier par notre savant drouais.

IMG_3490.JPGIl a légué une partie importante des travaux de ses expéditions, de la Grande guerre ainsi qu’une collection de précieux objet d’Art au musée Marcel DESSAL de Dreux.


-Une très belle exposition «Louis GAIN Reporter de l’Extrême» se tient actuellement au musée Marcel DESSAL jusqu’au 28 Février.
Vous pouvez sans crainte y emmener vos enfants et petits enfants. Ils seront comme vous enchantés par la vie de Louis GAIN.


 
La prochaine fois nous parlerons d’un autre scientifique drouais :  LOISELEUR DES LONCHAMP.

A bientôt si DREUX le veut bien.  Pierlouim.
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Si vous désirez lire ou relire les précedentes "durocasseries" cliquez sur : 
-DUROCASSERIES DE PIERLOUIM. 

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