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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
cliquez sur :
 
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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 1 9 5 8-(Deuxième partie)

   

Bon, revenons à notre  jardin.

Il y a peu près tout ce que le climat drouais permet de faire pousser. D’abord beaucoup d’arbres : pommiers, cerisiers, poiriers, pruniers (quetsche), pêcher, noisetier et même quelque pieds de vignes, restes de l’ancien vignoble de Rieuville. C’est vrai que Dreux fut pendant de nombreux siècles une ville viticole. Mon arrière arrière grand père, tonnelier s’était marié avec une fille de vigneron en 1840.

Nous profitons aussi de l’ombre et des noix de l’énorme noyer du voisin dont beaucoup de branches surplombent  notre jardin.

Papa plante un peu de tout, un peu au bonheur la chance. Toutes les graines de la boîte y passent, ça pousse comme cela peut : De bonnes réussites : les haricots verts, les tomates, les artichauts, choux, de moins bonnes récoltes en pommes de terre, (il y a encore de temps en temps des doryphores, des bêtes si malfaisantes que certains désignaient les Allemands pendant l’occupation comme des doryphores). Pas d’asperges car trop de cailloux dans ces anciens vignobles. D’ailleurs plusieurs endroits des alentours de Dreux portent le nom de «Murger», c'est-à-dire là où les vignerons déposaient en tas les pierres indésirables. 

Bref nous sommes presque autonomes en fruits et légumes.


Mais nous élevons aussi des poules et des lapins
. Michel, mon parrain, fermier à Abondant, nous approvisionne en jeunes animaux.  Nous allons chercher les grains et l’avoine à la ferme de la famille GABENOT à Rieuville. . L’herbe arrachée  dans le jardin et les épluchures de la cuisine constituent  le complément de nourriture pour ces bestioles..

Maman tous les matins avant de partir travailler nourrit sa vingtaine de poules et sa bonne dizaine de lapins. 

Deux ou trois dimanches par mois nous mangeons une poule ou un lapin de notre élevage. C’est papa qui se charge de les tuer. Les poules cela ne lui fait rien, sauf que ce n’est pas toujours facile d’en attraper une, mais tuer un lapin, il n’aime pas. Il en saisit un par les oreilles, attention ça griffe un lapin. Il le pend par les pattes, la tête en bas, l’étrangle, arrache l’œil et recueille le sang qui gicle de l’orbite dans un bol. C’est barbare, mais faut bien. Après il faut dépouiller le lapin. Papa retourne la peau et la tend autour d’une tige en fer et la garnit de paille Je regarde l’opération avec intérêt car papa me donne ces peaux de la pin pour que je les fasse  sécher en les accrochant au plafond du grenier de l’atelier.

 

Tous les deux mois environ, un monsieur passe à la maison, c’est le marchand de peaux de lapin. Il est en vélo. Il y a des dizaines de peaux  sur son porte bagage ou accrochées à son guidon, pendantes le longs des roues. Je lui vends les  peaux que j’ai en stock. Il faut que ces peaux soient belles, sans vers, ni taches, sinon elles sont refusées. Les fourrures blanches sont plus chères que les autres. Je me constitue ainsi une petite cagnotte pour acheter des confiseries au aller au cinéma. Quand je pense que les peaux de lapins que je vends vont être transformées en manteaux de fourrure portés par de belles dames, cela me fait rêver….

Les lapins ainsi tués par papa vont être cuisinés de façon immuable par maman : les pattes avant et le torse vont être cuits dans le sang récupéré dans le bol. Un civet de lapin en quelque sorte. L’arrière du lapin va être rôti au four. Les lapins de maman gros et gras nous font ainsi au moins deux repas forts différents. Ce lapin au sang restera un de mes meilleurs souvenirs culinaires d’enfance. Je n’aurai plus l’occasion dans l’avenir d’en déguster d’aussi bons. (Ni même d’en retrouver la recette)


 

Avec l’argent récupéré de la vente des peaux de lapin je vais au cinéma.
Au cinéma Eden j’ai vu le pont de la rivière Kwaî. J’ai tellement aimé que je l’ai vu trois fois.
En allant à l’école zigzaguant sur mon vélo bleu, je chante à tue tête et je siffle la chanson du film (traduite en Français pour Annie Cordy):


« …Hello le soleil brille brille brille

-Hello tu reviendras bientôt

-Là-bas dans ton village

-Au vert cottage

-Plein de chants d'oiseaux »


Si vous désirez écouter cette chanson interprétée par Annie CORDY, cliquez sur le cadre ci-dessous

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1958 (troisième partie).  

 
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Pierlouim@cegetel.net 

 

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 07:00

DREUX AGGLOMERATION  EN CONSTRUCTION SUR LE WEB

 

DREUX AGGLOMERATION, communauté de 19 communes devrait avoir un site Web comme l'ancienne C.A.d.D, mais ce site est actuellement en construction depuis plusieurs mois, car selon le slogan «L’esprit d’innovation nous anime. ».
http://www.cadd.fr/
Le nouveau site sera à découvrir en Janvier 2010.
Patience donc...
Mais les trois grandes institutions de Dreux Agglomération  ont leur propre site, que l'on peut atteindre directement en liens du site en construction.  

1- LA MEDIATHEQUE  l'ODYSSEE.
http://www.cadd.fr/odyssee/
Calendrier des événements à l'auditorium et dans la galerie d'exposition..

Possibilité en ligne de consulter le catalogue et de réserver livres, CD ou D.V.D. 

Très pratique.

2-L ATELIER A SPECTACLES de VERNOUILLET.
http://www.latelier-a-spectacle.com/

Programmes et réservations des spectacles proposés par cette salle.

(Le Théâtre de Dreux par exemple ne possède pas de site similaire).
3-L'OFFICE DU TOURISME DU DROUAIS.
http://www.ot-dreux.fr/
Site complet pour tout savoir sur Dreux et sa région.
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-A titre de comparaison
 LES VILLAGES DU DROUAIS.
 Communauté de 15 communes autour de Chérizy possède un site Web complet avec liens sur les localités participantes.


http://www.lesvillagesdudrouais.com/

Tous les renseignements pour découvrir la région, vivre dans les villages, participer à l’intercommunalité ou installer son entreprise et  sur bien d’autres sujets.

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-Ces deux entités DREUX AGGLOMERATION et VILLAGES DU DROUAIS  se retrouvent dans la SIPAD, « Territoire du pays drouais ».avec les communautés de communes Val d'Eure-et-Vesgre,  du Val-d'Avre (COVAL),  du Thymerais,  du Plateau de Brezolles, sans oublier la commune d'Ormoy.


 

 

http://www.pays-drouais.com/

 


 

 




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Le site Web de DREUX AGGLOMERATION est attendu avec intérêt  et vu le temps de gestation, devrait naître en grande forme et répondre à toutes les attentes de ses futurs utilisateurs. A voir donc en Janvier 2010.

 

 

N’hésitez pas chers amis Drouais à me proposer les sites de notre région que je pourrais oublier.

A bientôt sur la toile
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Published by pierlouim - dans -DREUX DANS LA TOILE
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:00

Suite à la loi de séparation de l'église et de l'Etat de 1905, un comité de républicain ouvre en 1906 à Dreux une cantine scolaire ainsi qu'un patronage de Garçon.
En 1909 sous l'impulsion du Maire Maurice VIOLLETTE qui en sera le Président jusqu'en 1960 est crée le "Cercle des anciens élèves et amis de l'enseignement laïque ". qui deviendra bientôt le "CERCLE LAÏQUE DE DREUX".
En 1922 sont inaugurés les locaux, toujours actuels au 19 rue Pastre.
Les activités du Cercle se multiplient au fils des temps. : Université populaire, groupe théatral, puis les colonies de vacance : Bretteville(1925), St Brévin (1935), Habère Poche (1953), Riviere Enverse (1960) les centres aérés (Morvillette puis Conteville) chorale, orchestre, les troubadours Modernes,l' auberge de jeunesse,  etc. 

Arrêtons nous, si vous le permettez  à mes souvenirs personnels sur le Cercle laïque.(de 1953 à 1960)
 
-Le patronage laïque :Les jeudis après midi, au patronage de l'école  Ferdinand Buisson nous allions par beau temps gambader au Square Alexandre de Yougoslavie, au camp d'aviation ou dans d'autres terrains vagues.
 Mais nous aimions aussi le mauvais temps car nous allions au "cercle" pour voir de vieux films. cela nous permettait aussi de rencontrer le camarades de l'école Godeau et des filles de St Martin   .
Nous assistions aussi régulièrement à des séances de "Connaissances du monde".
Je fus particulièrement marqué par le film. "Etoiles et tempêtes" film sur l'alpinisme présenté par le facétieux Maurice BAQUET au violoncelle et la présence du guide Gaston REBUFFAT. 

Les kermesses du cercle laïque
 représentaient aussi des événements incontournables de souvenirs.
Les nombreux stands et le cabaret chantant dans lequel se produisait des artistes locaux comme Dane Maury ou  nationaux comme le chansonnier Geo Pomel (passé par le Cercle) ou Pia Colombo. 
Et puis les défilés dans le centre de Dreux..... 
   











-Les fêtes de la jeunesse
. Par centaine des gamins en blancs faisant de la gymnastique en mouvement d'ensemble... Grandiose J'y ai participé à ANET CHARTRES et DREUX


-La colonie d'Habère Poche : Mon plus grand souvenir d'enfance
.
Extrait de mon feuilleton : "AN PAR AN" une jeunesse drouaise 1955.
"L’arrivée dans la vallée verte, les montagnes se dessinant, à peine visibles, ombres furtives, dans la pénombre du soir couchant, cette impression de découverte et de présence étrange restera un des meilleurs souvenirs de mon enfance. Le lendemain matin je suis un des premier levé pour découvrir la montagne en plein jour…..
Un vieux chalet acheté depuis peu et transformé sommairement pour recevoir soixante gamins dont une partie dors sous des tentes « marabout ».   Il y a encore de la paille et des outils agricoles dans le grenier…


Il y a trois séjours de trois semaines pendant l’été, du 14 juillet au 15 septembre. Le séjour de septembre est consacré aux grandes filles (entre 12 et 14 ans). Nous ne sommes que onze petits garçons (9/10ans) avec elles. Il faut bien avouer que nous n’avons pas de scrupules à nous faire dorloter par la cinquantaine de demoiselles qui nous entourent. Notamment lors des marches un peu longues, pendant lesquelles, certaines « grandes » portent nos sacs à dos…
Je découvre les jeux de pistes, les barrages faits avec des cailloux dans les petits torrents, les excursions en car, la traversée du lac Léman en bateau, bref comme on dira plus tard je « m’éclate »….

Une vieille dame toujours habillée en noir, qui habite du coté de Chartres et qui est venue avec nous en car, nous fait la cuisine. Elle remplit de lait des petits pots en verre placés en bain marie dans une immense lessiveuse, qu’elle met à chauffer sur la cuisinière fonctionnant au bois. C’est la première fois que je mange des yaourts. C’est drôlement bon. C’est le début d’une grande passion avec celle des fromages de Savoie, la tomme et le reblochon. Et aussi celle des myrtilles que nous cueillions dans les bois…..
Je reviendrais absolument ravi de mon premier séjour en colonie et pressé d’y retourner l’année prochaine, alors qu’au départ je ne voulais pas y aller….
Un de nos mono nous fait bien rire, avec ses imitations de Jean Richard dans ses sketches sur Champignol.   François BORYSSE toujours Drouais sera un des acteurs fétiches de Jérôme Savary. 


Je me souviens aussi de la visite du vieux maire et président du Cercle, Maurice VIOLLETTE  à la colonie…

 
Les temps changent mais le cercle laïque continue.
 Les charges financières 'et l'obligation de mises à niveau très onéreuses des normes de sécurités ont obligées le cercle à céder les colonies de vacances au début des années 90 et à fermer l'Auberge de Jeunesse.
Le grand concurrent le patronage st Jean d'obédience catholique a lui, malheureusement disparu corps et bien.
Mais le cercle laïque résiste plutôt bien , avec ses nombreuses sections aux activités diverses.
Le combat pour la laïcité reste plus que jamais d'actualité contre des intégrismes toujours plus virulents.  

Le cercle laïque ne doit donc pas s'endormir
.
Dommage par exemple, qu'il ne possède pas de site web.

La municipalité l'a promis 
:
 Une rue drouaise va bientôt porter le nom de Pierre ORAIN,
grande figure du cercle et  Président de 1965 à 1969.


Comme chaque année le Cercle va participer au défilé des Flambards. V'a-t-il recevoir pour la quatrième fois le premier prix (une flamme d'or) pour l'originalité et la qualité de sa "clique".


N'oubliez pas de visiter l'exposition à la médiathèque (Jusqu'à fin Décembre) vous y trouverez une magnifique brochure, "Le Cercle Laïque a 100 ans" pour (presque) tout connaître sur le cercle laïque de Dreux d'hier de maintenant et de demain.  

Rendez-vous pour le deux centième anniversaire du Cercle Laïque de Dreux. Je ne sais pas, quant à vous, mais moi soyez-en sûr, j'y serai.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 07:00
Comme toujours Dreux se mobilise pour la bonne cause.
Voici le programme du téléthon drouais les samedi 5 et Dimanche 6 décembre. 


En fouillant dans mes archives j'ai retrouvé dans l'Action Républicaine du 7 Décembre 1993  un article sur le passage à la gare de Dreux du "train de l'espoir" avec Mireille MATHIEU, le champion cycliste Stephen ROCHE et Pierre TCHERNIA. J'y étais, quelle ambiance!!.

J'aime particuliérement Mireille MATHIEU qui fut en 68 "ringardisée" parce qu'elle était la chanteuse préférée des parents. Elle est maintenant la chanteuse préférée des Russes et des Japonais. Elle n'a pas perdu au change. 
En fait, j'ai un lien particulier avec Mireille : nous  sommes nés tous deux le même jour même mois même année. Bref, ma jumelle.
  
Mireille Mathieu est toujours une grande militante du Téléthon aprés en avoir été deux fois la marraine.

Je souhaite, malgré la polémique BERGE, un vrai succés au TELETHON 2009.
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
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 1 9 5 8-(Première partie)

   

12 ans – Encore une année heureuse. Peut- être la dernière année d’enfance. Après ce sera une autre période.

Comme dit Papa : «  A ton âge, en 1919, je rentrai en apprentissage. Si mon papa n’avait pas été tué devant le fort de Douaumont le jour de ses quarante ans j’aurai peut être, continué mes études, au moins j’aurais pu avoir le certificat d’études. »

 Moi,  pour l’instant je n’ai pas du tout envie de travailler pour un patron. De toute façon maintenant il faut attendre 14 ans pour partir de l’école. ….

 

Pour l’instant ma vie est insouciante…Même si nous ne sommes « pas riches »comme dit souvent maman, la vie que nous menons, mes parents et moi n’est pas malheureuse…

Mes parents sont propriétaires de leur petite maison. Papa l’avait construite de ses mains avec mon grand père maçon en 1936. Elle fut détruite en Juin 1944 par l’aviation américaine et reconstruite en 1948. Mes parents ont du travail tous les deux. Papa est employé municipal…Nous avons un grand jardin,une bande de terre étroite, 6 à 10 mètres seulement, mais longue de près de cent mètres, ce qui permet de relier une autre rue. En fait une route, à peine goudronnée, encaissée, que la grille de notre jardin surplombe de plus de trois mètres. Un petit escalier bricolé par papa et creusé à même le talus, permet d’atteindre la route, qui mène à travers  la campagne à Nogent le Roi.
Car pour l’instant derrière notre jardin, il y a encore des champs, et même, juste à coté, une petite ferme. Il y a une ou deux vaches. Il m’arrive d’y aller chercher du lait que maman fait bouillir avant de le boire.

Dans cinq ou six ans commencera la construction de bâtiments et de maisons (entre autre le Lycée Branly). Ce qui  fera  reculer le début de la campagne d’un  bon kilomètre.

 

Mes parents cultivent activement ce jardin. Moi aussi, de temps en temps.

A la fin de chaque hiver, un monsieur vient voir papa à la maison. Il lui apporte une boite en carton à peu près de la grandeur d’une boite à chaussure. Dedans, quelques dizaines de petits sachets en papier kraft de couleur marron sur lesquels sont imprimés des noms de plantes, quelque fois des dessins et des conseils pour la plantation. En effet chaque petit sachet fermé hermétiquement contient des graines. Et ces graines seront semées dans le jardin par papa.

 

Le monsieur et papa se connaissent bien, ils ont été prisonniers ensemble dans le même stalag (le III D) près de Berlin.

 Après avoir discuté jardinage et réglé la facture, ils s’en viennent autour d’un ou plusieurs verres à se raconter leurs souvenirs de guerre. Moi, cela me passionne de les écouter. A les voir souvent rire, je peux croire que leurs souvenirs sont joyeux. Mais de temps en temps, il y a de longs silences, et de la tristesse sur le visage des deux anciens prisonniers de guerre, les « KG » comme dit papa.

Ces deux lettres « K .G » badigeonnées à la peinture blanche sur le dos de leur veste ou capote, signifiait en allemand, prisonnier de guerre, «Krieg Gefangener». Cela  permettait de les repérer de loin dans Berlin. D’ailleurs papa conserve sa capote « KG » dans un coin de son atelier. Je devrai un jour la jeter tant les mites s’étaient régalées de sa laine d’avant guerre.

Ces conversations entre anciens prisonniers peuvent durer bien plus  d’une heure.


Un jour, mais pas ici, je raconterai tout ce que papa m’a confié sur cette douloureuse période.

 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1958 (deuxième partie).  

 
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Pierlouim@cegetel.net 

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 07:10
DREUX. Mardi 17 Novembre. Avant-première au Ciné-Centre de Dreux.  
"4 PRENEURS D'IMAGES DU DROUAIS-1927-1982."

4 preneurs d’images du Drouais,1927-1982
4 films de Mike Baudoncq, Fabrice Garate, Xavier Selva et Xavier Liébard

Dans le cadre de l’opération “La Mémoire des Images d’Eure-et-Loir”, le Conseil général d’Eure-et-Loir et Centre Images collectent depuis 2006 des films anciens tournés en Drouais. À partir de cette moisson, quatre courts métrages ont été réalisés, quatre portraits de cinéastes amateurs :
René Dumaine, Pierre Luder, Paul Masson, André Sorand.
Cette séance est la première projection publique de ces quatre histoires, celle d’un prêtre rieur qui chronique avant-guerre la vie quotidienne de son village, celle d’un ingénieur agronome, producteur de fruits et de films dans les années 50, celles de deux typographes, l’un méticuleux projectionniste, l’autre, voyageur, taciturne, brillant observateur de son temps…le Dreux des années 40.
En présence des réalisateurs.

Quatre talentueux cinéastes ont choisi et mis en scène ces morceaux de vie de la région drouaise. Avec bien sùr un inévitable arbitraire dans le choix des sujets présentés.
 
Leur jeunesse et leur mauvaise connaissance du Drouais devraient cependant être épaulées par la mémoire et l'expérience de vieux Drouais et d'historiens qui, eux pourraient, par exemple, reconnaître d'un seul coup d'oeil une image importante comme celle montrant le maire Maurice Viollette discourant devant le monument aux morts.

Ce travail de recherche, de montage et de diffusion est très importante pour préserver la mémoire.
Et il est loin d'être terminé. Beaucoup de trésors sur pellicule dorment encore dans les greniers et tiroirs. Mais il faut faire vite avant que cette mémoire s'efface.
Encore bravo aux équipes de Centre-Images.

Voir le site de Centre Images:
http://www.centreimages.fr//patrimoine2_rdv.php

ou celui du Conseil général :
http://www.eurelien.fr/culture-sport-loisirs-associations/vie-culturelle/patrimoine-et-archeologie/la-memoire-des-images-d-eure-et-loir-une-collecte-de-films-amateurs-anciens
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 07:00
Pierlouim cause dans le poste chaque troisième lundi du mois au micro de Radio Grand Ciel 97.7
L'émission "HISTOIRE ET MEMOIRE"  propose chaque Lundi (à 14 heures, rediffusion mardi à 17 heures) une demi heure sur l'histoire de l'Eure et loir. Une semaine sur Chartres, puis Nogent le Rotrou , Châteaudun et Dreux.  

 La semaine dernière c'était le tour de la région drouaise. 
Dans le  cycle d'émissions "Histoire de Dreux, miroir de l'Histoire de France"
le sixième chapitre était consacré à Dreux de 1800 à 183O Napoléon et les deux frères de Louis XVI.

Vous pouvez écoutez cette émission en cliquant sur le post ci dessous.
Vous y entendrez :
-ROTROU icône napoléonienne.
-La visite de Napoléon à Dreux en 1811.
-L'occupation des troupes prussiennes à Dreux en 1815.   
-Le passage de la chaîne des forçats à Dreux. (1795-1837)
-Victor Hugo à la recherche d'Adèle à Dreux en 1821.



Le mois prochain(21 et 22décembre) le thème de l'émission sera  "Pourquoi la Chapelle Royale à Dreux".

Je vous signale un excellent cycle de conférences chaque premier jeudi du mois à 13 heures
 au musée Marcel DESSAL par M VALLEE sur la famille d'Orléans.
Jeudi 10 Décembre : Règne de Louis Philippe 1er : Attentat de Fieschi.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 14:36

En feuilletant le bulletin officiel Municipal de 1974,
 je me suis arrêté sur un article parlant de l'association
 "Théâtre en Dreux".

Et surtout sur une photo datée du 11 Janvier 1973.

"Venu assister à Dreux à la "première" de sa pièce "Macbett", Georges IONESCO (une belle coquille de journaliste, car Ionesco se prénomme bien sûr Eugène), à droite en compagnie du metteur en scène Jacques MAUCLAIR, au centre, est reçu au foyer de la salle des fêtes par les Amis du "Théâtre en Dreux
".


Depuis, la salle des fêtes  est devenue le "Théâtre" et attend pour  incessamment sous peu sa modernisation et son agrandissement.
"Théâtre en Dreux" est devenu les "Amis du Théâtre" et fêtera à la fin de l'an prochain son quarantième anniversaire.


Eugène IONESCO né le 26 novembre 2009, aurait donc cent ans cette année.
Un certain nombre de manifestations sont prévues comme une exposition à la grande bibliothèque F. Mitterrand de Paris.


Je n'ai pas trouvé ni photo ni  vidéo de la "première" (était ce vraiment la première de cette pièce à Dreux ?) de "Macbett"
Tout de même deux vidéos :
Une représentation récente de "Macbett" et une interview d'Eugène IONESCO.




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ANECDOTE PERSONNELLE SUR IONESCO.

 

En 1964, j’effectuait un stage  (on dirait actuellement en « alternance »)  dans les locaux du siège du « Gaz de France » porte Pereire à Paris, dans le service comptable centralisant les situations mensuelles des agences régionales.

Je travaillais avec une brave dame d’une cinquantaine d’années qui m’apprenait le rudiment du métier de comptable.
Elle portait une blouse rose, car ce n’était pas encore le règne de l’ordinateur et les carbones pour les taches cela craint.

Bref, J’étais assis en face d’elle et nous partagions le même téléphone.


Un jour, le téléphone sonnant, la dame (Si mon souvenir est exact elle s’appelait Mme Desjardin) saisit le combiné  et je l’entend répondre :

« C’est toi  Gégène » puis s’ensuit une longue conversation assez animée.


En raccrochant la dame me dit :

"J’avais au bout du fil Eugène IONESCO, vous savez bien celui qui écrit des pièces de théâtre. Nous sommes lui et moi, amis d’enfance. Il écrit un livre sur cette période de sa vie. Il me demande sans arrêt des précisions sur des faits dont il se souvent à peine."

 En riant, elle ajoute :

- "Avec tout ce que je lui raconte il devrait me payer des droits d’auteur."


En effet « Gégène » téléphonait souvent. A plusieurs reprises, la dame étant absente j’ai  répondu au téléphone. J’ai ainsi connu quelques brèves conversations sur des banalités convenues comme dans la « cantatrice chauve » avec le maître de l’absurde…

 

Enfant le jeune  IONESCO  « Gégène » à vécu entre 1917 et 1919 à la Chapelle Anthenaise prés de Laval avec sa sœur en pension chez des paysans. . C’est là que ces deux amis d’enfance ont vécu  une période qui restera dans leur souvenir comme un temps très heureux.
 

Je pense que les indications de mémoire de ma collègue se retrouvent dans « Souvenirs en miettes » paru au Mercure de France en 1967
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 07:00

Vers 1960 dans l' "Action Républicaine"je lisais des petites chroniques humoristiques sur la vie quotidienne à Dreux.
Ces petits billets signés "SIMPLET", un râleur impénitent, se terminaient souvent par une supplique à un mystérieux ami QUI DE DROIT. 
Permettez-moi, de temps en temps de faire mon SIMPLET en vous envoyant ces petits billets d'humeur et en invoquant notre ami QUI DE DROIT.  
En faisant attention à ne pas trop écouter le faux ami ASQUONMADIT.
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Qu'il est difficile d'aimer la circulation bicyclettiste à Dreux. 
 Je ne mets que très rarement  une roue voiturière dans le centre de Dreux. J'y vais à pieds des Rochelle. J'y viendrai bien à vélo, mais à part emprunter  les trottoirs pour ne pas se faire râper les fesses par la gente automobile et violer quelques sens interdits pour ne pas avoir à faire de longs détours avec les voitures, je ne vois pas trop la possibilité de se véhiculer à vélo dans Dreux dans les règles.

Enfin une piste réservée aux amateurs de la locomotion pédalière ?.
4 mètres en tout et pour tout. Une bande étroite généreusement offerte par la gente automobile.
Moi qui pédale à la façon du facteur «Jour de fête » de jacques TATI,
 je ne passe pas dans ce goulot étroit à moins d'y laisser mes sacoches. 














Au fait, où doivent à cet endroit se faufiler les  piétons ?  .
Il faut dire que les piétons ne sont pas mieux lotis que les cyclistes à Dreux. 
Trottoirs étroits souvent encombrés de voitures
Je sais que l'ami QUIDEDROIT  cogite  sur ce sujet dans le cadre (de vélo?) de l'opération Centre d'agglo...
Mais je risque d'attendre longtemps. Et puis aussi il faudrait mettre les côtes drouaises (Rochelles, St Thibaut, Grande falaise, etc. ) à bascule pour que l'on n’ai qu'à les descendre .
 Peut être un jour des velib's à Dreux mais avec des pistes cyclables dignes de ce nom.

Enfin pour l’instant j’ai remisé mes pinces à vélo… 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

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Published by pierlouim - dans -BILLETS DE SIMPLET.
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
cliquez sur :
 
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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 1 9 5 7-(troisième partie)

   

 

A la rentrée scolaire de septembre, je retrouve Monsieur Aubreton pour la deuxième année. Je me sens bien avec cet instituteur. Je suis redevenu un bon élève. Il m’arrive même d’être premier.

A la rentrée scolaire de septembre, je retrouve Monsieur Aubreton pour la deuxième année. Je me sens bien avec cet instituteur. Je suis redevenu un bon élève. Il m’arrive même d’être premier.

 

Monsieur Aubreton a une façon bien à lui de nous apprendre la chronologie de l’Histoire :

Il a entouré l’intérieur de la classe d’une bande de papier de 30 cm de largeur sur 20 m de long à un mètre cinquante du sol. La bande de papier punaisée sur le mur démarre à partir de la porte, puis passe entre les armoires et les vitres du couloirs, tourne sur le mur du fond sous les portes manteaux, tourne à nouveau sous les fenêtres extérieures, et se termine près du tableau..   Ce long ruban de papier représente schématiquement les 2000 ans qui nous séparent de Vercingétorix à nos jours. Soit de  –52 avant Jésus Christ à 1952.

 Sur cette feuille, Monsieur Aubreton  a tracé au feutre de différentes couleurs les années (1cm par année), les siècles (un mètre de long) et les principaux événements de l’Histoire de France.

Tout à fait au début, la conquête de la Gaule, cinquante centimètres après, la naissance du Christ année zéro, puis une longue période, huit mètres jusqu’au couronnement de Charlemagne, six mètres pour arriver à la guerre de cent ans. trois mètres cinquante pour arriver à la révolution et un mètre 50 pour arriver à 1952.

 2000ans d’Histoire de France résumés sur vingt mètres de mur.

Ce qui m’étonne beaucoup c’est ce long passage de 8 mètres, presque blanc  avec peu de noms (Grandes in vasions, Clovis) puis tout s’accélère : Guerre de cent ans, Louis XI, la  Renaissance, Louis XIV .

Cette révolution et ce premier Empire dont Monsieur Aubreton nous parle tant, représentent en tout et pour tout, 25 ans, soit 25 centimètres sur 20 mètres.

Toute ma vie je vais me souvenir de ce long ruban de papier pour situer les événements historiques. :

« Voyons voir, Jeanne d’Arc, 1430, cela se passe sur le mur du fond, Louis XIV 1715 sous la première fenêtre de la rue  (trois siècles de différence soit 3 mètres) et pour son long règne, 55ans, toute la largeur de la fenêtre et la guerre de 1914 sous la troisième fenêtre .(164 ans de différence égale 1,64 m de différence)

Génial, non !

Pour me souvenir de la chronologie d’événements j’échafaude dans ma tête ou par écrit des graphiques à la mode du ruban de papier de Mr Aubreton.

C’est beaucoup grâce à mon cher maître d’école que je suis devenu un passionné d’histoire, et de généalogie

 

Par indiscrétion, peut-être de son épouse ou de sa fille, nous avons connu la date d’anniversaire de Mr Aubreton. Entre élèves nous nous sommes cotisés et avons acheté un cadeau et des fleurs. Et le jour de ses quarante ans nous avons souhaité bon anniversaire à notre instituteur. Mr Aubreton a été surpris et très ému. Nous étions contents de sa joie, mais surtout contents que cette journée de cours se transforme en journée récréative… Monsieur Aubreton a été chercher chez lui  son projecteur de 8 millimètres. Il nous a montré des films qu’il avait lui-même tournés dans son petit village de Digny. La fête de la commune, ses petits élèves, un voyage dans le pays de sa femme, du coté de Gap. Et bien sûr, un film muet sur Napoléon, son idole,  les cents jours et Waterloo…  

 

Cette année fut donc pour moi une année d’enfance heureuse et insouciante….

En cette année 1957 de nombreux événements.

-Un heureux présage : La signature du traité de Rome. C’est mon grand-Père maternel, l’admirateur d’Aristide Briand, qui serait content, s’il vivait. Les Européens ne vont plus se faire la guerre. Enfin.

Je ne serai pas le quatrième de la lignée à faire la guerre aux Prussiens. Mon arrière grand père fait prisonnier en 1970 après les batailles sous Metz. Mon grand père tué à Verdun. Mon père prisonnier à Berlin. Finalement mes aïeux ne se sont pas battus pour rien. Leur sacrifice me permet de pouvoir vivre en paix en Europe.

-Mais la guerre en Algérie s’aggrave, (le gouvernement parle seulement d’événements ». C’est la bataille d’Alger. 

 

Papa à plusieurs reprises se voit confier une pénible mission. Il accompagne les gendarmes pour rapporter à des parents éplorés le paquetage et les affaires personnelles de leur fils tué en Algérie. Je n’ai jamais compris le rôle d’un employé municipal dans cette pénible démarche. En tout cas Papa en revient complètement démoralisé.

Il me dit alors :  

« J espère que tu ne seras pas obligé d’aller faire la guerre là-bas, pour un pays qui n’est pas le tien»

Il ajoute souvent :

-«Ah, si le père Viollette avait été écouté, quand il était ministre du Front Populaire, cette guerre n’aurait peut être pas lieu ! » 

 Je ne comprendrai que bien plus tard ce que Papa veut dire par là (Les Lois Blum Violette prévoyaient de donner la nationalité française aux anciens combattants Algériens de la guerre 14/18, puis peu à peu de donner cette nationalité à tous les «Indigènes». Mais ces projets de Lois furent complètement démolis par les députés colonialistes et par le refus des «pieds noirs»)

 

 En cette fin d’année 1957, ça fait « Bip-Bip » dans le ciel. Les Soviétiques ont lancé dans l’espace leur premier satellite, le « spoutnik 1 ». C’est un événement mondial. Les Américains font un peu la gueule…A la radio avec une fréquence spéciale, on entend nettement le signal « bip bip ». Et dans le ciel on peut le voir briller. (J’apprendrai plus tard que c’est la fusée mise en orbite que l’on voit de la terre et non le spoutnik, trop petit pour l’apercevoir à l’œil nu.)

En tout cas c’est la conquête de l’espace qui est bien en route maintenant…

Et pourquoi pas la Lune, un jour ?

 

A SUIVRE : Jeudi prochain : 1958.
  

 
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