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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 10:05

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
cliquez sur :
 
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834511.html
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 1 9 5 7-(Seconde  partie)

   

Finalement Maman ne va rester que quelques mois dans l’entreprise de Mr Bellanger

Elle trouvera très vite un autre emploi comme comptable dans une menuiserie spécialisé dans les hangars et constructions en bois, les établissements PIERRE à Vernouillet. Maman s’y plait bien mais c’est un peu loin pour revenir à la maison en vélo le midi, et elle doit se dépêcher de manger pour repartir travailler.Maman ne peut guère écouter la radio le midi, car avec ce long chemin à vélo elle n’a que trois quarts d’heure pour déjeuner.

Mais moi, je l’écoute passionnément la radio, car les émissions de radio Luxembourg me captivent. Je les écoute dés que le repas est terminé. Il y a Zappy Max, dans la « bise à Zappy » et le feuilleton plein de rebondissement « Ca va bouillir ». C’est vrai, le sponsor de cette émission est une marque de lessive réputée. Il y a aussi Marcel Fort et son « Salut Marcel » et le Petit Rodolphe qui vante le shampooing Dop Dop Dop…..

 

J’aurai l’occasion de voir ces deux animateurs au cirque . Avec Papa et maman nous ne ratons jamais les séances des grands cirques qui viennent à Dreux, place Mésirard. Souvent  la seconde partie du spectacle de cirque est consacrée à l’enregistrement d’émission de radio comme le fameux « Quitte ou Double ». L’abbé Pierre il y a trois ou quatre ans a gagné pas mal d’argent pour ses pauvres à ce jeu. J’ai réussi à avoir des photos dédicacées de Marcel Fort et Zappy Max. Je les conserve précieusement. (triste réalité, j'ai égaré ces deux photos dédicacées, peut être les retrouverai-je un jour?)

J’ai vu aussi cette année en matinée, au cirque Pinder chanter le fameux Luis Mariano. Il chante bien. J’y ai vu aussi André Claveau et John William.

 

Quand j’écoute la radio le midi, j’oublie tout. Il faut que j’entende siffler au lointain la sirène de l’usine Grosdemouge qui appelle ses ouvriers pour me rendre compte que je n’ai plus qu’un quart d’heure pour aller à l’école avec mon vélo bleu. Comme j’ai grandi, j’ai dû changer de vélo et remiser mon petit vélo rouge.


Il y a aussi une autre sirène que l’on entend de temps en temps. C’est celle qui se trouve en haut du Beffroi…Quand on l’entend c’est que c’est sérieux, on a besoin des pompiers volontaires. Il y a un code : un coup long puis un coup bref : c’est un accident. Trois coups brefs : c’est un incendie en ville. Un coup bref deux coups longs : c’est un incendie en campagne. A l’appel de ce signal sonore, selon le code et leur spécialité, les pompiers volontaires concernés doivent se rendre en vitesse à l’arsenal, place Mésirard. Un de nos voisins, tout de suite après les coups de sirène, démarre sa grosse moto et dévale à toute allure la rue  en pétaradant. Il porte son casque de pompier attaché autour d’un bras  et ses bottes liées par des lacets autour du cou. Il aura bien  le temps de s’habiller dans le camion des pompiers. Il attrape au vol au bas de la rue un autre pompier qui s’agrippe comme il peut derrière lui sur la moto.

Tous les moyens sont bons pour arriver le plus vite à l’arsenal. Cela me rappelle le film que j’ai vu dernièrement au cinéma Idéal : A Pied, a cheval et en voiture avec Noél Noèl et Darry Cowl c’était rigolo….

 

Cet été, je vais pour la troisième fois en colo à Habère Poche. Mais il y a  nouveauté : Mes parents m’ont payé un bel appareil photo, De la marque Lumière, avec une sacoche en cuir. Je vais pouvoir faire de belles photos…..




















A SUIVRE : Jeudi prochain : 1957 (troisième partie).
  

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Sur mon ancien blog "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM"
J'ai fait une note sur  Marcel Fort et le petit Rodolphe.

J'ai eu la surprise de recevoir des commentaires de proches de marcel Fort et de Rodolphe devenu grand.

Si vous voulez voir ces articles et ces nombreux commentaires cliquez ici
:

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/-1-amis_de_marcel_fort-radios_cirques_annees_60./

Vous verrez c'est surprenant et passionnant.
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Pierlouim@cegetel.net 

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 07:00
Samedi 8 Novembre 2009 au Cercle laîque de Dreux, qui vient de fêter ses cent ans, un spectacle de la "troupe de l'homme en noir". 
"Le suicidé" : une pièce russe du siècle dernier acide sur l'utilité sociale du suicide.
Grinçant.
Mais pièce servie par de talentieux acteurs.
Quelques photos avec le synopsis de la pièce  :

Si vous voulez plus de renseignements sur la troupe de "l'Homme en noir" et sur la pièce "Le suicidé" cliquez sur ces deux adresses :

La troupe :

http://homme.en.noir.free.fr/

La pièce :
http://lesuicide-hen.blogspot.com/


Le programme de la tournée.
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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 07:00
Comme chaque deux ans,  les collectionneurs ont présenté leurs trésors dans la salle des fêtes de Luray. 

Tout se collectionne : Entre beaucoup d'autres,  poupées, ustensiles de cuisines féves des galettes des rois. etc. 






























Une collection de photos de bébés en cartes postales de la guerre de 14/18. 


























Des cartes postales douloureuses
de la guerre de 14/18.

Beaucoup de bébés se sont retrouvés sans papa tué à la guerre et sans maman.

Beaucoup d'enfants se retrouvèrent donc dans la nésessé d'être adoptés.

Ces cartes postales avaient pour objet d'inciter les français
 à adopter des orphelins de guerre.



































D'autres collections., boites, burettes d'huile, cendriers, coronnes galettes des rois, plumiers, etc.




















Peut être que je présenterai un jour mes propres collections à l'expo de Luray (Fèves anciennes  de galettes des rois, vieux papiers, journaux et B.D.)

Cette superbe exposition des collectionneurs a lieu tous les ans en alternance entre CHARPONT et LURAY. 
A l'année prochaine donc à Charpont.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 07:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

Pour vous permettre de lire ou relire  le feuilleton depuis le début :
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 1 9 5 7-(Première partie)

   

Pour moi une année heureuse. 11 ans.

Mais pour mes parents l’année 1957 s’avère être une année difficile.

Papa perd la même années ses deux oncles, Victor le frère de son père et Maurice le frère de sa mère. Je le vois prendre le train pour Paris, à l’enterrement de l’oncle Victor, un large bandeau noir agrafé par maman autour de la manche gauche de son pardessus. Il emmène aussi une énorme couronne de fleurs. Trimballer cela dans le métro cela va être peu pratique. Maman et moi restons à Dreux.


Quelques mois aprés, papa parti seul à l'enterrement de l’oncle Maurice au Puiset   tout à fait au sud de notre département l’Eure et loir, revient avec une petite pendule.
C’est la seule chose que Papa a pu conserver comme souvenir de son oncle. Cette pendule restera longtemps sur la cheminée, mais je ne l’ai jamais vu fonctionner ni entendu sonner.



J’ai rencontré deux ou trois fois l’oncle Victor mais jamais l’oncle Maurice. De Victor j’ai souvenir d’un vieil  homme sévère critiquant mes parents de me laisser aussi turbulent. Papa me dit que l’oncle Maurice était aussi très dur pour lui, lui qui n’avait plus de papa.
J’ai l’impression que les anciens étaient beaucoup plus intransigeants et sévères vis à vis des jeunes que maintenant.
Les jeunes leur devaient le respect et n’avaient pas le droit à la parole.

 
Pour Maman ce n’est pas non plus une bonne année
 : La quincaillerie GOVIN dans laquelle elle travaille depuis vingt ans ferme ses portes. Maman  se retrouve donc sans emploi.  Elle se voit contrainte à « pointer » régulièrement  au Bureau de chômage. Je l’y accompagne quelque fois. Il s’agit en fait d’une espèce de baraquement un peu isolé place du vieux pré, au bord de la rivière. Maman, n’aime pas y aller, elle a un peu honte. Mais surtout cette baraque est souvent entourée de « gars de batteries » ces hommes à demi clochards, itinérants qui se louent à la journée ou à la semaine dans les fermes pour, entre autre, assurer le battage des grains après la moisson. Maman souffre d’être obligée de faire la queue pour pointer avec ces hommes souvent sales et avinés…

Mais elle ne restera pas très  longtemps au chômage. Elle trouve au bout de trois ou quatre semaines un travail de dactylo comptable dans une affaire de vente de matériel agricole.

 

Le patron de cette petite entreprise est un homme tout à fait à part. il est peu présent dans son établissement.

En fait, il s’agit du peintre René BELLANGER, très connu à Dreux. Il a rencontré un certain nombre de peintres comme VlAMINCK ou MONTEZIN qui lui ont été de grand conseil pour la peinture.


Papa jeune apprenti
chez l’ébéniste sculpteur CADIO a bien connu le peintre Pierre Eugène MONTEZIN à la fin des années vingt. Quand le peintre venait pour un séjour de quelques semaines à Dreux il habitait chez Monsieur CADIO. Papa allait le chercher à la gare, au train de Paris avec une voiture à bras pour transporter bagages, toiles et peintures. Papa encadrait certains des tableaux réalisés dans la région drouaise sous les conseils directs de MONTEZIN.

 Quand MONTEZIN repartait c’est aussi Papa qui l’accompagnait à la gare avec les bagages et les toiles peintes…

Le peintre n’était pas avare en pourboires...

 

Pour en revenir au peintre BELLANGER, il se promène dans la région drouaise avec une voiture sans âge et au modèle incertain, branque ballante.  Elle lui sert d’atelier mobile. Il nous arrive, en nous promenant dans la campagne, de rencontrer ce véhicule maculé de peintures de toutes les couleurs, arrêté un peu n’importe comment au travers d’un chemin creux. Et Monsieur BELLANGER, pas loin, sous un parasol, peint l’église du village proche.  


















Un jour de mai, Mr BELLANGER
vient à la maison, je ne sais pourquoi. Il fait quelques pas dans le jardin. Il tombe en arrêt devant les lilas et les cerisiers en fleurs. C’est vrai que c’est très joli, très pictural, ce déferlement de blancheur.

« Que c’est intéressant, dit Mr Bellanger, il faut à tout prix, que je revienne peindre cela, il y a de très beaux tableaux à faire !! ». 

Malheureusement, il n’est jamais revenu peindre notre jardin. Les lilas ont défleuri sans lui. C’est dommage, nos beaux arbres auraient été ainsi immortalisés par ce peintre connu et reconnu, même en Amérique…..

 
A SUIVRE : Jeudi prochain : 1957 (seconde partie).  

 
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 17:43
Dimanche soir 8 Novembre, la diffusion du film "La Môme" a provoqué un petit raz de marée de visiteurs sur le blog "Dreux par Pierlouim".
En effet l'inscription : "Malaise d'Edith Piaf à Dreux le 13 décembre 1959" a poussé un certain nombre de télespectateurs à interroger les moteurs de recherche pour savoir ce qui c'était passé ce jour là pour Piaf à dreux. (Plus de 100 dès dimanche soir et 80 lundi).
Google et consors ont dirige les internautes sur mon blog car j' ai fait référence au malaise d'Edith Piaf à Dreux dans une note .

Si vous voulez la voir ou la revoir cliquer sur : 
Articles "DREUX ACTUALITE" de 2007-Mars, Avril, Mai, Juin.

De toute façon j'ai l'intention d'écrire pour le cinquantième anniversaire de cet évenement mi décembre prochain une nouvelle note plus circonstanciée sur mon blog.

Encore un détail : Dans le Film le malaise d'Edith Piaf (Magistralement interprétée par l'oscarisé et Césarisée Marion Cotillard) censé se situé à Dreux n'a pas été, malheureusement, tourné dans notre bonne vieille salle des fêtes qui n'a pas changé d'aspect depuis 1959.
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Published by pierlouim - dans -CHRONIQUES DU BLOG.
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 07:10


Paraîtra prochainement  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentième et unième Durocasserie : 

.

 
LA VIE A DREUX PENDANT LA GRANDE GUERRE.

 

Pour la commémoration du 91ème anniversaire du 11 Novembre :

Au Musée des Vignerons et Artisans Drouais "Flora Gallica"

se tient jusqu'au 6 Janvier 2010 une fort intéressante exposition. :
« La vie à Dreux pendant la grande guerre »



Cette grande guerre de 1914/18 qui devait être la "der des ders" et qui, surpassée depuis en horreur n'est plus maintenant que la "première" des  guerres mondiales.


Certes, Dreux ne fut pas en première ligne : ni batailles ni  tranchées ni d’occupation d’armées ennemies.

Se trouvant cependant en « première ligne de l’arrière » à moins de 300/ 400 Kms du front, Dreux sera réquisitionnée pour prêter directement main forte aux combattants.



Dreux va donc fournir le front :


1-En  Hommes 
:
Dreux ville de garnison.  
De la caserne de Billy partiront de nombreux soldats du 101ème de ligne qui, pour beaucoup, ne reviendront pas de la boucherie (notamment mon grand-père).
Les rues de Dreux  rappellent les batailles sanglantes de ce valeureux régiment d'infanterie : Orfeuil, Eparges, Bois Sabot,  Bois des Fosses, Ethe Virton, Verdun...


2-En soins :
Dreux base de santé recevra de nombreux blessés. Outre l'hôpital inauguré en 1913, de nombreux bâtiments de Dreux vont héberger blessés et convalescents.  (Ma grand-mère, veuve de guerre depuis 1916 travaillait à la laverie « militaire » de l'hôpital)



3-En bois pour les tranchées.
 La forêt domaniale de Dreux sera en grande partie déboisée par un détachement de soldats canadiens (spécialistes en matière de forêt)  aidé de prisonniers allemands. 
Une ligne de chemin de fer avait été spécialement installée dans le
coeur de la forêt. Le bois destiné à l'étayage des tranchées partait directement vers le  front par la ligne de Bueil.
La forêt mit des années à se  remettre de ces coupes en règle.   


4-En nourriture.
La région Drouaise servira aussi de garde manger aux troupes combattantes.
Le Maire de Dreux, Maurice Viollette, fut Ministre du ravitaillement et des transports maritimes de mars à septembre 1917.
La tâche ne fut pas facile.
Des cartes de rationnement étaient distribuées (comme en 1940/45).
 Ma mère, enfant à l’époque,  se souvenait d'une nourriture chiche, notamment des «harengs saurs».




Les femmes vivaient en attente constante des nouvelles  de leurs maris ; les enfants du retour en permission de leur papa. Mon père eut une communion bien triste. Son père était mort un an auparavant, dispersé par un obus lors de la première attaque des Allemands sur Verdun en Février 1916.

Les femmes drouaises ont du reprendre la plupart des postes laissés par les hommes combattants. La grippe dite « Espagnole» fit des ravages dans la population qui subissait de nombreuses restrictions en biens de consommation courante (chauffage, nourriture, etc.)

Plus de trois cents jeunes Drouais ne reviendront pas de cette guerre. Des centaines de « poilus » défigurés, estropiés eurent beaucoup de mal à se réinsérer dans la vie « civile ».

 

Cette passionnante exposition à « Flora Gallica » permet d’imaginer la vie drouaise pendant cette terrible période et de suivre la destinée de plusieurs soldats drouais et de leur famille.

J’en profite pour vous signaler que le musée du vignoble drouais pour compléter ses collections, recherche tous documents et objets se rapportant au passé drouais ainsi que des pommes pour en faire du cidre cet Automne.


Site du Musée des vignerons et artisans drouais "Flora Gallica" pour les renseignements pratiques sur cette exposition.
http://www.museedudrouais.com/ 

 

A bientôt si DREUX le veut bien.  Pierlouim.
 
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 07:00

Suite à la Durocasserie n° 31 voici d'autes  photos de la passionnante exposition que l'on peut voir jusqu'au 6 Janvier 2010 au Musée des Vignerons et Artisans Drouais:.

LA VIE A DREUX PENDANT LA GRANDE GUERRE".

Jean Paul et Annick CABART ont reuni et mis en place avec talent
de nombreux documents sur des Drouais combattants de la Grande Guerre .
(comme mes deux grands pères)

Un hommage est donc rendus à ces Drouais et à leur famille. 


Le jeune François découvre la vie et la mort dans les tranchées de Verdun du grand père de son grand père :


La dernière lettrede mon grand père , avant de tomber sous les obus allemands devant le Fort de Douaumont le 25 févrièr (jour de ses 40 ans).
Il n'était pas combattant  mais comme "territorial "du 29° de Dreux et en tant que menuisier il aidait à fortifier les tranchées devant le fort de Douaumont. :

Sa photo, sa médaille militaire à titre posthume et les objets recueuillis sur le corps avant abandon sur le terrain en plein bombardement Allemands. Objets transmis par la croix rouge
à ma grand-mère. (le corp ne fut jamais retrouvé).


Mon autre grand père qui survivra à la guerre.
Son autoportrait dans les tranchées de la somme.





























Son livret militaire : En une double page toute sa guerre :
Campagne : Contre l'Allemagne, 3 Aout 1914 - 24 février 1919.
Quatre citations, Quatre blessures .
Et l'indemnité de démobilisation.

Des photos un peu plus souriantes :

















































Un personnage trés connu des Drouais jusque dans les années trente :
 le "crieur" marchand de journaux PACHE :


Une affiche presque d'actualité: Mais la grippe dite "espagnole" fut beaucoup plus terrible que la grippe actuele h1n1.
 Avez-vous remarqué la date de rentrée prévue par le maire :
Le 11 novembre (1918).
Sans aucun doute cette rentrée scolaire fut joyeuse .

Une exposition à ne pas manquer. 

 
Je vous rappelle le site du musée. :
http://www.museedudrouais.com/

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 07:00

 Un extrait de mon feuilleton "AN PAR AN" pour 1961 (que vous lirez au Printemps prochain) :

- "En vacances avec mes  parents en Alsace. Un matin, un peu avant le quinze Août, à l’Hôtel de Sélestat ou nous étions logé, en descendant de ma chambre j’aperçois papa en grande conversation avec le gérant de l’établissement.

J’apprends très vite qu’ils étaient l’un l’autre prisonnier de guerre en 1940/45. Mais ils ont l’air inquiets. La radio vent d’annoncer que les Allemands de l’Est, certainement  poussé par leurs occupants Russes, sont en train de construire un mur infranchissable entre Berlin Est et Berlin Ouest, secteur contrôlé par les alliés. Papa connaît bien Berlin pour y avoir été retenu pendant 5 ans et subi plus de 200 bombardements des Américains. Il peut ainsi à l’écoute de la radio, suivre  mentalement le tracé de ce mur à  travers la ville qu’il a si souvent arpenté.   Pour ces deux anciens prisonniers de guerre cette tension entre les deux blocs est très dangereuse.
 « Aura-t-on la guerre ? »

Les Berlinois commencent sans le savoir 28 ans de séparation arbitraire car ce mur est très particulier et restera unique dans son genre.  Contrairement aux autres murs, comme celui de la muraille de chine ou le mur d’Adrien en Angleterre, il  n’est pas construit pour contenir une invasion venue de l’extérieur mais pour empêcher les habitants de l’Est de fuir leur pays. Preuve que le paradis soviétique prôné par l’occupant Russe ne tient pas tout à fait ses promesses."


Un symbole : Visite du mur de Berlin par JF Kennedy en 1962 avec W. Brandt Maire de Berlin et K Adenauer, Chancelier et le fameux "Ich bin ein Berliner"

Par la suite ayant vécu quelque temps en Allemagne j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de me rendre à Berlin Est, (en 1970 et 1976).

 Berlin, à l’époque était une ville bicéphale :
 A l’Ouest beaucoup d’animation des magasins, des immeubles neufs.

 A l’est : morosité.Encore beaucoup de ruines stigmates de la guerre et un niveau de vie bien inférieur à celui de l’Ouest. Et la présence oppressante du mur.

Les Allemands de l’ouest avaient installé sur le toit d'un immeuble surplombant le mur, un immense  journal  lumineux pour informer hors propagande les Allemands de l’Est des actualités occidentales.

Passer à travers le mur était pour un Français facile mais impressionnant. Je me rendais à l’Est par le métro qui zigzaguait entre les deux parties de Berlin. Les contrôles étaient très tatillons. Interdiction formelle de passer des journaux occidentaux, obligation d’acheter des marks d’Allemagne de l’Est à un cours prohibitif, etc.  .  

 Se promener à cinq personnes dans une étroite et pétaradant Trabant sentant l'huile((moteur à deux temps) la nuit dans les rues peu éclairées de Berlin Est et parcourues de nombreuses voitures policières fut pour moi une expérience unique.  Dormir dans un appartement sans chauffage avec une température de moins 2 degrés (-18 à l’extérieur) (Le chauffage se faisant par des poêles au bois. Mais le bois était rationné.) fut aussi surprenant.

 Le grand-père de la famille qui m’accueillait vivait à l’Ouest. Quand il fut malade, sa fille eut l’autorisation de sortir de Berlin Est pour le voir à l’hôpital. Mais on lui a bien fait comprendre que s’il lui prenait l’idée de ne pas rentrer, sa famille restait « en otage » à l’est.

Pour moi le souvenir le plus marquant fut celui des adieux avec mes jeunes amis allemands devant le métro qui devait me ramener à la vie occidentale. Elke, jeune femme de 25 ans ,  les armes aux yeux me disant :
- « Toi tu peux aller de l’autre côté du mur. Nous, la simple idée de vouloir partir est passible de prison."
J’entends encore ce mot "prison"martelé par Elke  en détachant nerveusement les syllabes  « Gefângnis , Ge-fân-gnis» 

 

 Il y a vingt ans, en Novembre 1989 le mur disparut et l’Allemagne divisée se réunifia. Mais d’autres « murs de la honte » existent toujours, uniquement des murs anti- invasion de l’extérieur : entre Israéliens et Palestiniens, entre Américains et émigrants mexicains, et d’autres moins connus. Quand tous ces murs tomberont peut être que tout ira mieux dans ce bas monde…


Les villes de MELSUNGEN et BAUTZEN appartenaient chacune à une  Allemagne différente, maintenant elles se trouvent dans le même pays et dans la même Europe que leur jumelle drouaise.
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 00:00

AN PAR AN, Chronique d'une jeunesse drouaise.
J'ai fait le pari de raconter une vie, annèe par année. La chronique d'une vie drouaise, ou plutôt d'une jeunesse drouaise :de 1946 à 1967. Chaque semaine, une année.....
J'y raconte mon enfance à Dreux, mais je m'attache surtout à décrire tout ce que j'ai pu observer dans la vie drouaise de l'époque...
Les personnes, les lieux, l'histoire et les petites histoires drouaises, des portraits, des atmosphéres, des anecdotes. , bref, tout ce qui fait le sel d'une vie et fournit la mémoire en souvenirs de toutes sortes..et que peut être certains Drouais reconnaîtront..

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 1 9 5 6-(Dernière partie)

   

C’est la rentrée, j’ai un nouveau maître d’école.

Mais au fond de moi, je suis très déçu ; je ne suis pas resté dans la classe de cm1, dans la section qui prépare à l’examen pour l’entrée en sixième au collège Rotrou.  Seuls, sept écoliers sur trente ont été choisis. Comme j’étais le cinquième de la classe d'avant  je n’ai pas été admis.

 « Nous, on n’est pas riches, on n’est que des ouvriers ! » me serine sans cesse Maman.

Et cette phrase va me poursuivre et me ligotera une bonne partie de mon existence 

Moi qui voudrais être instituteur. C’est râpé.

Il faut dire que les instituteurs ont, en ces années cinquante,  un prestige qu’ils n’auront plus jamais dans l’avenir. Ils ont maison ou logement de fonction, et des salaires qui leur permettent d’avoir voiture, appareils ménagers voire le truc tout nouveau, la télévision et de pouvoir voyager. Un niveau de vie bien supérieur à la très grande majorité de leurs concitoyens.

Bon il faut me résoudre, à la rentrée je repars pour trois ans à l’école communale, avec au bout le certif, l’apprentissage et un métier manuel.

Moi qui voudrais être instituteur…

 Mon nouvel instituteur  l’année scolaire qui commence, c’est Monsieur Aubreton.

Je sens tout de suite, instinctivement, qu’avec lui je serai bien, que cet instituteur comme Mr Savin il y a deux ans me comprendra et que je comprendrai bien

Il vient d’un petit village, Digny non loin de Dreux où il tenait avec sa femme l’école communale. Sa femme est aussi institutrice à Ferdinand Buisson chez les Filles, Elle est du midi de la France et a un accent chantant très prononcé. Ils ont une fille Marie France, un peu plus âgée que nous, les garçons de la classe de son père. Nous en tombons tous un peu amoureux. Il faut dire qu’elle est très jolie.  Mr Aubreton est un instituteur artiste, un peu lunaire. Il joue du piano. 

Un jour, Papa, pour son travail a besoin de le rencontrer. C’est un jeudi, Papa profite de ce jour sans école pour venir faire des travaux bruyants à l’école. Papa sonne à la porte de l’appartement de fonction de Monsieur Aubreton qui jouant du piano, n’entend pas. Papa sonne à nouveau, pas de réponse. Mr Savin, l’instituteur sportif  qui habite l’appartement d’à coté  dit à Papa : « Il nous casse les oreilles avec sa casserole, attendez voir, il va nous entendre ». Et il se met à tambouriner avec une force incroyable contre la porte. Monsieur Aubreton enfin s’arrête de jouer et vient ouvrir sa porte.

Il y aura toujours une petite bisbille entre ces deux instituteurs, pourtant amis. : Le sportif actif et réaliste d’un côté et de l’autre, l’artiste musicien, désordonné, un peu dans la lune.
 Il seront tous les deux  mes Pygmalions de la communale. Avec cependant un petit faible pour l’artiste un peu brouillon, passionné d'histoire,  ce qui correspond plus à mon propre caractère et avec qui je devins bon élève.
 

L’année de mes dix ans se termine ainsi…

Pleins d’événements dans le monde en 1956.

-Les Hongrois se soulèvent à Budapest contre l’emprise des  soviétiques. L’insurrection est réprimée dans le sang…
- l’Empire Français vacille de plus en plus : Le Maroc et la Tunisie acquièrent leur indépendance vis-à-vis de la France.

- En Algérie, la situation est de plus en plus grave. Des milliers de réservistes sont rappelés sous les drapeaux. De graves affrontements ont lieu dans différentes gares entre les forces de l’ordre et des manifestants opposés au départ des rappelés vers l’Algérie.
 
A Dreux il y a effectivement ce genre d’incident à la gare: Le 18 Mai , 700 rappelés du 584° bataillon de marche du train des équipages. mettent à la sac la gare de Dreux avant de partir pour Marseilles aux cris de «Lacoste au poteau »«  (Lacoste étant le Ministre socialiste résident à Alger.(Yves Boisset dans son film réaliste et bien sûr contesté, R.A.S, filmera la scène en 1973  à la gare de Dreux.)
 
 
-Le gouvernement crée une taxe sur les automobiles, la vignette, afin de financer les retraites.

 

- Des évènements plus réjouissants :

- Les Jeux olympiques de Melbourne.

-Mariage princier à Monaco : Le Prince Rainier III épouse Grâce Kelly. Quelle est belle la nouvelle princesse !

-Sortie du film de Vadim « Et Dieu créa la femme » avec Brigitte Bardot.
 Beaucoup de bruits autour de ce film, ou  plutôt autour de la sulfureuse Brigitte. Je n’ai pas le droit de voir ce film.
- « il n’est pas de ton âge » dit Maman.
 Dommage, mais je le verrai plus tard…


A SUIVRE : Jeudi prochain : 1957.  

 
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:00


Paraîssait dans le "DrouaisMagazine" de la semaine dernière , 
le septième numéro de  la Chronique :
DREUX PRIS DANS LA TOILE
 :
Sites Web et blogs sur Dreux et sa région.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------

 SUR LE WEB VOUS SAUREZ (PRESQUE) TOUT SUR  DREUX.  

 

Sur le Web on trouve tout, même ce que l'on ne cherche pas..... 

 

En tapant le mot "DREUX" sur différents sites du Web, les  réponses (sur la première page) peuvent être surprenantes.


-MOTEURS DE RECHERCHE : 

www.google.fr/ .
Pratique, pas toujours mis à jour : Commence par la localisation et le plan de DREUX, puis les sites de la mairie, de l'Office de tourisme,  du tribunal, de l'Hôpital, et clubs sportifs.  Des sites drouais intéressants mais arrêtés depuis longtemps comme notre regretté Clochemerle les Dreux.
www.seek.fr/metamoteur.php 
Pratique : Commence par les pages jaunes et insiste sur les hôtels de  Dreux.
www.fr.yahoo.com/ :
Divers historique. Commence par  Wikipédia continue par la Bataille de Dreux puis ripe sur un site de rencontres et une agence immobilière et finit par le blog de Pierlouim (Youppie !).
http://fr.altavista.com/ :
 Complet : un peu officiel pratique et historique...
http://fr.ask.com/ 
nous apprend que Dreux c’est aussi  un  archevêque de Lyon, un peintre animalier et une sculptrice contemporaine.
http://www.boolgum.fr/search.php?q=dreux :
http://www.exalead.fr/search/ 
Ces deux moteurs de recherche  sont intéressants, on visualise la 1ère page des sites .

-SITES VIDEOS :
www.youtube.com/ :
Lamentable. La première vidéo proposée sur Dreux : le  20 heures de France 2 datant de 1994 (belle actualité) sur la fusillade de la croix Tienac. Quelle réputation des médias sur Dreux. Il ne s'est rien passé à Dreux depuis 15 ans ?. Heureusement tout de suite après, défilent concerts et compétitions sportives à Dreux.
www.dailymotion.com/fr  :
 Foot en salle, rallye cross et visites de ministres. A remarquer  la présence de "DREUX VIDEOS" (Vidéos de la communication de la mairie :
www.dreux.com/ )

-ENCYCLOPEDIE :
www.wikipedia.fr/ : Les internautes  écrivent eux-mêmes les articles. Encore beaucoup de précisions à entrer dans cette page concernant Dreux.

 


 
Je n’ai mis que quelques exemples, mais en surfant vous apprendrez beaucoup  sur le mot « Dreux ».
 

N’hésitez pas chers amis Drouais à me proposer les sites de notre région que je pourrais oublier.

A bientôt sur la toile.

Pierlouim. 
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Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire.
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