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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 20:59

 

 

 

 

La médiathèque de Dreux l'Odyssée a ressorti de ses archives, articles de journaux et livres concernant l'année 1917 de la première guerre mondiale d'il y a cent ans.

 

 

 

 

 

 

Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.

Ce qui n'est pas évoqué à cette époque dans les journaux soumis à la censure:

Les mutineries qui éclatent dans l'armée française au printemps 1917 constituent la forme extrême de désobéissance collective des soldats. Après trois années de guerre meurtrière et indécise, dans des conditions de vie effroyables, la lassitude et la colère gagnent les combattants.

Quelques images de cette excellente exposition:

Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.
Centenaire 14/18 - L'année 1917 dans les journaux à la médiathèque de Dreux.

Belle exposition à voir à l'Odyssée médiathèque de Dreux

jusqu'au 10 Février. 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:18

Il y  cent ans la France de 1917 comme celle de 2017 grelottait de froid .

L'EXTREME FROID DANS LA GUERRE 

Alors que la France est en partie ravagée, les deux derniers hivers de la première guerre mondiale sont redoutables.

Après trois ans de guerre acharnée, une terrible vague de froid s’abat sur la France (notamment sur les régions du Nord et de l’Est) du 20 janvier au 15 février 1917. -15,5°C à Paris. • Les sols gelés de l’Aisne permettent paradoxalement des mouvements de troupes rendus en temps « normal » impossibles sur sols boueux.

Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.

En revanche, l’armée française souffre énormément des grands froids car, contrairement à l’armée Allemande, elle est très nettement sous-équipée pour y résister (les régiments ont seulement droit à quelques peaux de bête)

 Certains tirailleurs algériens sont même chaussés de souliers découverts et vêtus de culottes courtes ! Tout cela joue grandement sur le moral des troupes

Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.

-LA CRISE DU CHARBON HIVER 1917.

La navigation n’est plus possible sur les canaux puis sur la Seine, et avec la forte demande en charbon, Paris (au même titre que Londres) connaît de grosses difficultés d’approvisionnement. Ainsi, les files d’attente pour acheter du charbon deviennent de plus en plus importantes et les prix s’envolent

Certains journaux dénoncent d’ailleurs le fait que les prisonniers Allemands sient mieux chauffés que les Français. Comme le charbon se fait rare, les prix du bois de chauffage flambent dans les grandes villes. Il se débite au kilo, après avoir été scié et pesé sur les balances à main ! Les fourrures en peau de lapin deviennent également très bon marché. 

. Crise du charbon à Paris, fin janvier 1917 : les territoriaux (militaires âgés non combattants) chargent les stocks de charbon des autorités militaires sur des camions pour approvisionner les marchands de charbon. 

Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.
Centenaire 14/18: Froid intense dans l'hiver 1917 et crise du charbon.

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A SUIVRE, JUSQU'AU 11 NOVEMBRE 1918-2018..

Si vous voulez visionner l'ensemble des notes consacrées à la guerre 14/18 cliquez sur "Centenaire 14/18" au bas de cet article.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 11:32

J'ai retrouvé dans les archives conservées qui appartenaient à mon grand-père adjudant de la première guerre mondiale, une notice sur les obusiers pneumatiques;

 

Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.
Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.
Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.
Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.
Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.

Arme curieuse. Un canon à pompe en quelque sorte. I

 Le remplissage du réservoir pouvait être réalisé à l'aide d'une bouteille d'air comprimé, ou en utilisant quatre pompes manuelles (comme des pompes à vélo). Une fois atteinte la pression recherchée, on actionnait la détente, ce qui faisait échapper une béquille immobilisant le joint mobile : la pression du réservoir refoulait ce joint et passait dans le tube : le projectile était lancé.

Beaucoup d'ingéniosité pour tuer les autres.

Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.
Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.
Centenaire 14-18:Notice d'Octobre 1916 sur les obusiers pneumatiques.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:51

J'ai retrouvé dans mes vieux papiers un numéro du coq Gaulois" daté d'il y a juste 100 ans le 14 septembre 1916.

Ce n'était pas vraiment un journal, ne commentant pas l'actualité et la guerre

 Chaque numéro d'une feuille recto-verso présentait des articles littéraires des poèmes, parfois de nechrologies et surtout une partition de chants patriotiques.

Ce numéro donne bien l’ambiance de l’époque.......

Centenaire 14-18- le "coq Gaulois du 14 septembre 1916.
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:23

Le 4 Septembre 1916 à Vermandovillers, lors de la deuxième bataille de la Somme, mon grand père maternel a été blessé pour la troisième fois depuis le début de la guerre.

Centenaire 14-18- 04 Septembre 1916-Bataille de la Somme -Deuxième blessure de mon grand père maternel.
Centenaire 14-18- 04 Septembre 1916-Bataille de la Somme -Deuxième blessure de mon grand père maternel.

Bataille de Vermondovillers (à quelques kilomètres d'Amiens) les 4 et 5 septembre 1916. L'attaque du 4 septembre 1916 de Vermandovillers , fut confiée à la 132e division  vers un point d'appui, abondamment pourvu d'abris bétonnés pour mitrailleuses, organisé par les Allemands, depuis près de deux ans

  • Le 5, les contre-attaques allemandes furent vigoureusement repoussées et,  la 1e Armée s'emparait d'une grande partie de Berny en Santerre.

  • Cette bataille prit fin le 9 septembre 1916 faute de combattants.

    L'acharnement de cette bataille explique le fait que reposent 1 261 Français et 22 665 Allemands dans les cimetières situés dans un rayon de 5 km autour de Vermandovillers. Les Britanniques ne sont pas comptabilisés car, bien que tués sur ce sol, ils reposent en majeure partie à Villers-Bretonneux (Somme) dans le cimetière militaire contenant des tombes australiennes et britanniques, à environ 20 km.

  • C'est à Vermandovillers que se trouve le plus grand cimetière militaire allemand. Les combats détruisirent totalement le village de Vermandovillers.

    Le journal de marche du régiment de mon grand-père, le 327° R.I. relate en détail cette bataille de Vermandovillers: 

Centenaire 14-18- 04 Septembre 1916-Bataille de la Somme -Deuxième blessure de mon grand père maternel.

Pierre Loti, qui visita « l'enfer de la Somme », a écrit, sur ces paysages sinistres, quelques pages saisissantes qu'on voudrait pouvoir citer toutes :

« ..Par degrés, nous pénétrons dans ces zones inimaginables à force de tristesse et de hideur, que l'on a récemment qualifiées de lunaires.

La route, réparée en hâte depuis notre récente avance française, est encore à peu près possible, mais n'a, pour ainsi dire, plus d'arbres de l'allée d'autrefois restent seulement quelques troncs, pour la plupart fracassés, déchiquetés à hauteur d'homme ; et, quand au pays à l'entour, il ne ressemble plus à rien de terrestre : on croirait plutôt, c'est vrai, traverser une carte de la Lune, avec ces milliers de trous arrondis, imitant des boursouflures crevées.

Mais, dans la Lune, au moins, il ne pleut pas ; tandis qu'ici tout cela est plein d'eau à l'infini, ce sont des séries de cuvettes trop remplies, que l'averse inexorable fait déborder les unes sur les autres ; la terre des champs, la terre féconde, avait été faite pour être maintenue parle feutrage des herbes et des plantes; mais, ici, un déluge de fer l'a tellement criblée, brassée, retournée, qu'elle ne représente plus qu'une immonde bouillie brune, où tout s'enfonce.

Çà et là, des tas informes de décombres, d'où pointent encore des poutres calcinées ou des ferrailles tordues, marquent la place où furent les villages »

Mon grand-père, à la suite de cette bataille reçut sa troisième citation.

Centenaire 14-18- 04 Septembre 1916-Bataille de la Somme -Deuxième blessure de mon grand père maternel.

Malheureusement la guerre allait encore continuer plus de deux longues années.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:46

Michel Merckel membre de Flora Gallica ancien prof d'E.PS et surtout auteur d'un best-seller "14-18, le sport sort des tranchées " vient de réaliser son rêve : voir ériger devant le stade de France un monument des sportifs.morts au combat.

Centenaire 14/18. Michel Merckel a vu réaliser son rêve.
Centenaire 14/18. Michel Merckel a vu réaliser son rêve.

Article paru dans le magazine MtaVille du 28 mai dernier.

Michel Merckel et Jean-Pierre Rives à l’inauguration du monument dédié aux sportifs morts

Avec jean pierre rives 2
Droits réservés
Quelques jours après, c’est encore l’émotion qui prime. Michel Merckel, ancien professeur d’éducation physique et sportive à Dreux, était porteur de l’idée. Jean-Pierre Rives, surnommé casque d’or, ancien rugbyman devenu sculpteur, l’a réalisé. 

Samedi 21 mai, ils assistaient ensemble en compagnie de François Hollande et de nombreux ministres et représentants du monde sportif à l’inauguration du monument dédié aux sportifs morts au combat au stade de France à Paris. Lorsqu’il a publié son livre 14/18, le sport sort des tranchées, en 2012, Michel Merckel avait émis l’idée de la création d’un monument dédié aux sportifs morts au combat. 

Après de nombreuses récompenses littéraires pour son œuvre et d’aussi nombreuses démarches complexes, le souhait du « prof de sport » drouais s’est réalisé. « La date de la cérémonie a été choisie dans l’esprit de la coupe de France de football. Le football est issu de la Grande Guerre, il a été créé en 1917 », rappelle l’historien encore tout ému d’avoir pu deviser pendant un long moment avec le président de la République.
 
Centenaire 14/18. Michel Merckel a vu réaliser son rêve.
Centenaire 14/18. Michel Merckel a vu réaliser son rêve.

Un autre monument a été errigé en 1925 à Toulouse pour les sportifs morts à la guerre 14/18.
Héraclés de Bourdelle.

Centenaire 14/18. Michel Merckel a vu réaliser son rêve.

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 19:13

Article de l'Echo Républicain du Dimanche 16 avril dernier, concernant le centenaire de la mort de mon grand-Père 

cliquer sur l'image pour pouvoir lire l'article en entier

cliquer sur l'image pour pouvoir lire l'article en entier

Voir ou revoir ma note du 25 février dernier.

 

 

http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/2016/02/centenaire-14-18-25-fevrier-1916-mort-de-mon-grand-pere-a-verdun.html

 

(Copier pour atteindre la note)

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 13:28

Article paru dans l'Echo Républicain samedi dernier  vendredi 15 Avril :

De l’approvisionnement dans l’ancien arsenal à l’afflux de nouvelles populations :

Jean-Paul Cabart révèle la vie quotidienne à Dreux pendant la guerre 14-18. 

 Professeur d'histoire à la retraite, Jean-Paul CABART a rédigé un pavé de 400 pages sur le quotidien des Drouais pendant la grande guerre. Son ouvrage est le fruit d'un travail de plusieurs années, riches de recherches aux archives municipales mais aussi de rencontres avec des historiens ou des descendants de poilus. Il est encore professeur à Louis-Armand quand l'idée lui vient de raconter Dreux pendant la grande guerre. « À l'époque, je trouvais que les livres d'histoire ne parlaient de la guerre sous l'angle militaire ou politique. On parlait peu des gens de l'arrière, du quotidien des civils, des femmes, des enfants, des démobilisés… ».

Centenaire 14-18 - Comment la ville de Dreux a continué de vivre pendant la guerre 14-18.

Malgré la guerre, les commerces restent ouverts, comme cette boucherie de la rue Parisis. Pour limiter le prix des denrées, Maurice Viollette a créé une boucherie municipale, en Grande-Rue, puis rue de Sénarmont. Archives P.F.

 

 

 

Boucherie devenue municipale en 1916 (rue de sénarmont)

Boucherie devenue municipale en 1916 (rue de sénarmont)

Dreux a-t-elle payé un lourd tribut au conflit ? Avec 367 habitants morts, la ville reste dans la moyenne nationale. Les décès représentent 3,43 % de la population (3,40 % en France). Dreux était une ville de garnison, et plusieurs régiments (101 e, 301 e et 29 e territorial), ont combattu sur le front de l'Est.

Combien y avait-il d'habitants en 1914 ? Environ 12.000 habitants. Du jour au lendemain, des centaines de Drouais partent au front et abandonnent leurs familles, leur travail. Ils quittent notamment les usines qui étaient nombreuses, avec notamment 15 entreprises de chaussures (Ravalée, Garousse, etc.), une fonderie (Thirouin), des filatures et une imprimerie en vallée d'Avre. Les hommes délaissent aussi les fermes qui étaient nombreuses dans la région.

Malgré tout, la vie continue La ville continue de se développer. Le maire Maurice Viollette, qui est aussi vice-président de l'Assemblé nationale, prend d'importantes décisions. Il prend en charge le ravitaillement des Drouais en produits de première nécessité (pommes de terre, lentilles, poissons, etc.). Cette "épicerie municipale" était organisée dans l'ex arsenal, place Mésirard. Le marché du lundi était aussi important grâce aux maraîchers qui étaient nombreux dans la ville, notamment à l'emplacement du parc des expos.

Maurice Viollette a-t-il pris des décisions importantes ? Alors que la guerre perdure, contrairement aux prévisions de départ, il veut que l'activité économique de sa ville se poursuive. Très influent auprès du gouvernement, il demande donc au ministre de la Guerre que l'on mette en permission des "vieilles classes" (plus de 35 ans) afin qu'on les affecte aux usines drouaises ou pour le travail dans les champs. Maurice Viollette va aussi lancer des chantiers, comme celui de la crèche près de l'actuel musée, qui, dans un premier temps, accueillera les blessés du front. Le collège de jeunes filles de la place Mésirard est agrandi car Viollette souhaite y développer de nouvelles filières. Il achète 2 hectares de terrain pour créer l'actuel stade du Vieux Pré mais aussi 50 hectares aux Buissons pour son futur sanatorium.

 

Maurice Viollette : Député. Caricature du ministre du ravitaillement.
Maurice Viollette : Député. Caricature du ministre du ravitaillement.

Maurice Viollette : Député. Caricature du ministre du ravitaillement.

Y a-t-il encore des lieux de distractions ? Il n'y a plus de bals, mais l'élection de la rosière est maintenue. Le cinéma L'Idéal reste ouvert : Mistinguett s'y est rendue le 27 octobre 1917. De nombreuses actions sont organisées en solidarité avec les poilus. Des journées sont organisées pour récupérer de l'argent au profit des familles dans le deuil ou séparées du père parti au front.

Est-ce vrai que la prostitution se développe ? Effectivement, des filles font du racolage sur la voie publique. Une affaire éclate chez une marchande de couronnes mortuaires qui, en réalité, proposait les services de jeunes femmes en échange d'argent. Comme le dit un officier de la caserne drouaise : "les hommes ne peuvent se limiter à se distraire au bistrot".

Il n'y a jamais eu d'Allemands dans la ville. Juste des prisonniers. Maurice Viollette réclame des contingents entiers pour le travail dans les champs, dans les usines ou à l'activité ferroviaire. Dans les plus petites fermes, certains Drouais refusent cette main-d'œuvre étrangère.

Dreux a connu un afflux de population venue de l'extérieur. Il y avait notamment les militaires du 67RI de Soisson qui ne pouvaient pas se rendre dans leur caserne, trop proche du front. Dreux a aussi accueilli les blessés mais aussi des personnes ayant le statut de réfugié. Viollette était très favorable à la venue de nouveaux habitants. Il disait : "cela dynamise les activités de la ville". Une partie de ces gens sont restés. Pendant la guerre, Dreux a presque doublé sa démographie, passant à 20.000 habitants en 1918.

-> Pratique. Jean-Paul Cabart : Tél. 02.37.42.35.25. Olivier Bohin
olivier.bohin@centrefrance.com

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 11:07

Il y a cent ans jour pour jour,  mon grand père, Louis Fressonnet disparaissait à Verdun, fauché par un obus de gros calibre

Photo de Louis Fressonnet pendant son service militaire 1996

Photo de Louis Fressonnet pendant son service militaire 1996

Les derniers jours de mon grand-père Louis sont décrits dans un livre écrit par  Jean Paul Cabart à paraitre avant la fin du centenaire (2018).

Ce récit, étayé par les souvenirs et documents et photos de ma famille relatent les conditions de cette mort dans les premiers jours de la bataille de Verdun en février 1916.

FRESSONNET LOUIS

 

Il est né à Dreux le 25 février 1876 et serait disparu le 25 ou 26 février 1916. Il était menuisier, ébéniste rue des Fenots à Dreux

Il est marié à Aimée Morcel depuis le 14 septembre 1901.Elle est couturière.

Il est père d’un garçon, Maurice né le 9 février 1907 (mon papa)

Louis Fressonnet au début de la guerre au 29° Régiment d' Infanterie territoriale (deuxième à gauche)  Construction de tranchées à Verdun (au fond à gauche)
Louis Fressonnet au début de la guerre au 29° Régiment d' Infanterie territoriale (deuxième à gauche)  Construction de tranchées à Verdun (au fond à gauche)

Louis Fressonnet au début de la guerre au 29° Régiment d' Infanterie territoriale (deuxième à gauche) Construction de tranchées à Verdun (au fond à gauche)

En Février 1916 il est dans le secteur de Verdun. Et c’est là qu’il disparait le  25 février 1916,le jour de son quarantième anniversaire, au début de la bataille de Verdun. Son corps n’a jamais été retrouvé. Des objets qu’il portait au moment de sa disparition ont été restitués à sa famille notamment ses plaques d’identification (Mme Fressonnet a reçu ces objets de la Croix Rouge avant l’annonce officielle de la mort de son mari).

Le 101ème Régiment d’Infanterie caserné à Dreux duquel dépendait le 29ème RT déclare « décès constaté le 19 mars 1916 sur champ de bataille à Bois d’Haudremont (Meuse). Le 8 décembre 1920 la Croix de Guerre avec étoile de Bronze lui est décernée.

 

Centenaire 14-18 - 25 Février 1916 - Mort de mon grand-père à Verdun

Circonstances de la disparition de Louis Fressonnet

Les premiers jours de la bataille de Verdun.

Le 21 février 1916  les Allemands attaquent sur un front étroit de 12 kms au nord-est de Verdun. La préparation d’artillerie doit être si intense que « l’ennemi ne doit se sentir en sécurité nulle part » (Général Falkenhayn). L’objectif est de mener une bataille d’usure. L’artillerie doit détruire les défenses françaises qui seront ensuite occupées par l’infanterie. Les premiers jours les défenses françaises s’effondrent, les poilus terrifiés abandonnent leurs positions et se replient vers les forts : Vaux et Douaumont. Le 25 février le Fort de Douaumont, désarmé et occupé par quelques territoriaux, est pris par les allemands.

Entre le 21 et le 27 février les allemands ont progressé de 6 kms, ils doivent encore parcourir 6 kms pour atteindre Verdun mais leur élan offensif est brisé. La défense de Verdun est confiée au Général Castelnau et au Général Pétain. 

Que se passe-t-il dans le secteur où se situe la disparition de Louis Fressonnet ?

Le 25 février, dans le secteur du Bois des Fosses –Louvemont Côte du Poivre au nord de Douaumont les troupes en ligne observent d’incessants mouvements d’infiltration ennemie. Ces mouvements joints au bombardement infernal ne leur laissent aucune illusion sur le sort qui les attend.

Vers 11 h l’infanterie allemande se porte à l’attaque vers la côte 344 au sud du Bois des Fosses.

« A 15h (l’ennemi) se porte à l’assaut de toute la ligne Louvemont- bois de la Vauche. Il pénètre dans Louvemont où s’engage une action violente qui se prolonge jusqu’à 16h et s’empare des tranchées avoisinant la route  Louvemont-Ornes, de la côte 378, mais ne peut déboucher vers le ravin de la carrière d’Haudraumont tenu par les éléments de la 51ème DI et du 3ème Zouaves » 

Centenaire 14-18 - 25 Février 1916 - Mort de mon grand-père à Verdun

Les 1er et 3ème bataillons du 2ème tirailleur en charge de la défense du Bois des Fosses et de Louvemont ont perdu 825 officiers, sous officiers, caporaux, tirailleurs.

Le 26 février, les Français tiennent toujours des positions autour du Fort de Douaumont occupé par les Allemands. « Déployés autour de la ferme d’Haudremont les hommes de la 31ème brigade doivent en principe être relevés ce samedi 26 février à 5h du matin mais les éléments de renfort de la 4ème brigade n’arriveront qu’en fin de soirée. Sur l’ensemble de la ligne de front, relèves et replis s’effectuent dans le plus grand désordre ». (Service historique de la défense : les 300 jours de Verdun).

 

Témoignage de la mort de Louis Fressonnet-Transcription des deux dernières lettres
Témoignage de la mort de Louis Fressonnet-Transcription des deux dernières lettres
Témoignage de la mort de Louis Fressonnet-Transcription des deux dernières lettres

Témoignage de la mort de Louis Fressonnet-Transcription des deux dernières lettres

Récit de la mort de Louis Fressonnet

par un soldat de la 8ème compagnie (celle de Louis Fressonnet) qui a recueilli des témoignages. Lettre adressée à Mme Fressonnet le 26 avril 1916.

« C’était le 26 février, vers 9 h du matin, la Cie se trouvait en avant de la redoute de Douaumont, à 200m environ. Dans un petit bois de bouleau elle se repliait et était massée dans ce petit bois pour se dérober à la vue de l’artillerie ennemie qui bombardait avec fureur la position. Un obus est tombé au milieu de l’escouade  de votre pauvre mari et 5 à 6 hommes ont été tués sur le coup mais les témoins que je viens d’entendre m’ont affirmé que ce brave Fressonnet était bien dans le nombre des victimes ; il n’y aurait pas même d’espoir à conserver qu’il aurait été seulement blessé car le caporal Leroy (son caporal) a été très grièvement blessé, les autres avaient cessé de vivre… »

Un autre témoignage dit que les 5 corps ont été mis dans une bâche et laissés sur place.

 

Le 27 Avril 1916 Mme Fressonnet écrit au 101ème RI « Il m’a été dit que je n’avais plus aucun espoir à conserver sur la disparition de mon mari L. Fressonnet de la 8ème compagnie du 29ème Territorial, qu’il avait été tué le 26 février de l’éclatement d’un obus, ainsi que 4 de ses camarades. »

L’avis de décès est adressé par le 101ème RI au maire de Dreux le 28 juin avec demande de prévenir la famille.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:12

Le 21 février 1916, 7 h 15. Un déluge de feu s'abat sur la région de Verdun, défendue par trois divisions françaises. Le trommelfeur (bombardement en roulement de tambour) ravage les tranchées et les forts qui défendent la sous-préfecture de la Meuse.

C'est là que le chef d'état-major allemand, Erich von Falkenhayn, a décidé de porter l'estocade. Il entend « saigner l'armée française », pour en finir avec cette « guerre de positions » qui s'éternise depuis la bataille de la Marne .

La bataille de Verdu va durer 300 jours et 300 nuits, faire plus de 300 000 morts. 53 millions d'obus auront été tirés. 

Ouest France.

Ouest France.

Dans 4 jours, le 25 Février 1916 mon grand-père Louis Fressonnet mourra devant le fort de Douaumont......

Article à suivre le jour du centième anniversaire de cette mort terrible à Verdun...

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Published by PIERLOUIM - dans -Centenaire 14-18
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