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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 10:00

Quel est donc ce curieux monument dans le cimetière ancien de Dreux?. 

 

Vous le saurez en lisant la chronique de Pierlouim dans le numéro 107 paraissant le vendredi 16 juin (dans votre boite aux lettres) de votre journal gratuit favori "MtaVille " 

 

Si vous voulez lire ou relire les "chroniques de Pierlouim" depuis le début, vous les trouverez sur le site de MtaVille.

Comme les chroniques de Pierlouim n'apparaissent plus dans la rubrique "chronique", reportez vous sur le haut de la page d'accueil, cliquez sur "magazine". Vous avez ainsi tous les numéros parus de MtaVille, dans lesquels vous trouverezles chroniques de Pierlouim..

http://www.mtaville.fr/magazines/

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:29

Pierlouim a depuis quatre ans écrit ses chroniques d'histoire locale dans le journal gratuit "MtaVille". Dans numéro 102 du 7 avril 2017 un article signé Annie Duval-Petrix présente aux lecteurs celui qui se cache derrière le faux-nez de "Pierlouim". 

LA CHRONIQUE DE PIERLOUIM DANS MtaVILLE EST CENTENAIRE.

Voici la centième chronique de Pierlouim.

LA CHRONIQUE DE PIERLOUIM DANS MtaVILLE EST CENTENAIRE.

A DANS QUATRE ANS POUR LA DEUX CENTIEME CHRONIQUE DE PIERLOUIM

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 12:01

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution française, et utilisé de 1792 à 1806. Il entra en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), mais débuta le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français »

Dans le calendrier Grégorien, le nom des mois et des jours était puisé dans ceux de l’antiquité et des saints catholiques. Ce sont ces références à l’ancien régime que ne voulurent plus les révolutionnaires. Ces noms furent remplacés par des noms proposés par l'écrivain et homme politique Fabre d'Eglantine, qui, malgré cela, fut guillotiné le 17 Germinal an II, soit le 5 avril 1794.
L'année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq à six jours complémentaires ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l'année tropique (365 jours). Chaque mois était divisé en
3 décades de 10
jours.
Les noms des mois correspondaient à une période météorologique de l'année:

 

Vendémiaire : des vendanges ;- Brumaire : des brouillards et brumes -Frimaire : du froid sec ou humide -Nivôse : de la neige qui blanchit la terre;-Pluviôse : des pluies qui tombent avec plus d'abondance-Ventôse : des giboulées et du vent qui vient sécher la terre-Germinal : de la germination et de la montée de la sève -Floréal : de l'épanouissement des fleurs -Prairial : de la récolte des prairies et de la fécondité -Messidor : des moissons dorées qui couvrent les champs - Thermidor : de la chaleur solaire et terrestre qui embrase le sol -Fructidor : des fruits que le soleil dore et mûrit.

Dreux comme toutes les autres communes dut vivre au rythme du nouveau calendrier.Instaurés par François Ier en 1539 (ordonnance de Villers-Cotterêts, les actes d'état civil étaient rédigés et conservés par les curés sous forme de registres des baptêmes, des mariages et des sépultures. L'état civil devint laïque à partir de 1792, les registres étant tenus par les officiers d'état civil dans les mairies. Mais cette période de près de 14 ans pose souvent problème aux généalogistes d’aujourd’hui devant jongler avec les calendriers révolutionnaires et grégoriens. Le calendrier révolutionnaire fut aboli le 1er janvier 1806 (11 nivôse an XIV) par Napoléon Ier.

En cette période de négation brutale de l’ancien régime et de terreur, des Drouais changèrent leur nom. Le botaniste Marquis dont le patronyme rappelait trop les titres de noblesse, transforma le nom de marquis en Lajoie. Pierre d’Alvimare qui avait de justesse échappé à la mort le 10 aout 1792 enleva le d’ de son nom pour se cacher dans la région drouaise. Après la période révolutionnaire Lajoie reprit son nom de Marquis et Alvimare retrouva sa particule et son titre de marquis.

Vers 1793 les rues drouaises au nom de saint furent débaptisées de leur caractère religieux pour porter des noms révolutionnaires: Saint Thibault devint Sans culottes, Saint Denis devint Bonnet rouge ., La rue De l’Evêché s’appela rue Voltaire avant de devenir la Rue Godeau en 1836.

 

BONNE ANNÉE 225 (Du calendrier révolutionnaire.)

Je vous sous transmets en cette année 225 de la république (commencée depuis le Primidi: 1. Vendémiaire 225 soit le vendredi 23 septembre 2016) beaucoup de salutations citoyennes.

Le premier Janvier 2017 se traduit en Primidi 11de Nivôse 225. Le 31 décembre porte le nom de granit et le 1er Janvier celui d’ardoise

Je souhaite à tous mes amis lecteurs du blog

ainsi qu'à tous les Drouais 

une bonne année 2017

BONNE ANNÉE 225 (Du calendrier révolutionnaire.)
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 18:01

Il m'a été reproché avec raison de ne plus présenter depuis plus d'un an des notes historiques sur Dreux.

Je reprends donc une parution régulière de ces notes. Dans un premier temps les chroniques parues dans le magazine "MtaVille". 

29-LA VIE A DREUX AUX MOYEN-AGE.                             avant la guerre de cent ans.

DREUX AU MOYEN-AGE AVANT LA GUERRE DE CENT ANS.

La ville de Dreux connut sous les comtes capétiens une période faste de près de trois siècles de 1100 à 1350 pendant lesquels le royaume des Francs s’affirma en tant que royaume de France. Par l’augmentation du territoire royal, la fin du système féodal et la mise au pas des seigneurs locaux, la France devint une vraie nation en Europe, surtout face à l’Angleterre.

• Une période de paix entraine toujours des conséquences heureuses. 

• Tout d’abord la construction de nombreux bâtiments:ce fut le temps des cathédrales et des châteaux forts. Les Drouais vivaient sous la protection d’une immense forteresse flanquée de hautes tours dans une ville fortifiée. Les comtes capétiens, notamment Robert I, II et III furent des bâtisseurs militaires mais aussi des bâtisseurs civils et religieux.

La superbe collégiale St Etienne, les églises St Pierre et St jean ainsi qu’une dizaine de chapelles disséminées dans la ville et à l’entour reflétaient la grande piété religieuse des Drouais. L’Hôtel-Dieu soignait les malades drouais.

29-LA VIE A DREUX AUX MOYEN-AGE.                             avant la guerre de cent ans.

• Des maisons comprenant souvent plusieurs étages, à pans de bois et encorbellement ou en pierre comme la maison romane de la rue Sénarmont remplacèrent des habitations plus frustes.

• La population s’accrut. La ville compta plus de 5000 habitants et s’entoura de faubourgs hors des fortifications comme St Martin St Denis ou St Jean.

• De nombreux progrès techniques améliorèrent les conditions de vie des Drouais, comme les cheminées avec âtre et conduit qui permirent à chaque habitation d’avoir son propre foyer.

• Les moulins hydrauliques construits sur la Blaise permettaient de moudre mécaniquement les céréales. Le ferrage des chevaux, les étriers, les nouvelles selles facilitèrent le confort des cavaliers autant militaires que civils.

• De nouveaux outils facilitèrent les travaux des paysans comme l’utilisation de la brouette. Le collier d’épaule, le harnais permirent aux chevaux de tirer les charrues à roues et à soc métallique. Et bien d’autres inventions encore: le puits artésien, les lunettes de vue, les chiffres arabes, le papier, la fonte et les premiers hauts fourneaux, l’eau de vie etc.

• La ville était prospère car plusieurs foires, en particulier celle de la St Denis, (l’une des plus grande du royaume), faisaient de Dreux un lieu important d’échanges commerciaux. Le rattachement de la Normandie à la couronne de France, en 1204, augmenta considérablement la zone d’influence drouaise au-delà de l’Avre.

• Le vignoble s’étendait tout autour de Dreux sous l’impulsion des monastères et prieurés comme ceux de St Martin ou de St Thibault.

• La cérémonie des Flambarts, la veille de Noël devint un événement important de la vie drouaise. De nombreuses processions rythmaient la vie religieuse des Drouais: fêtes chrétiennes ou dédiées aux saints des corporations comme Saint Vincent pour les vignerons ou permettaient d’obtenir la clémence divine en cas d’aléas climatiques: sècheresse, grêle ou inondations...

 

29-LA VIE A DREUX AUX MOYEN-AGE.                             avant la guerre de cent ans.
29-LA VIE A DREUX AUX MOYEN-AGE.                             avant la guerre de cent ans.

• Mais revers de la médaille: heureux et confiants dans l’avenir, les Drouais cessèrent d’entretenir les fortifications de leur ville. En un peu plus d’un siècle les murs d’enceinte s’écroulèrent. Les habitants s’autorisèrent à y percer des brèches et y accoler de nouvelles constructions. Mais cela aura des conséquences désastreuses lors de la guerre de cent ans

Pour feuilleter les chroniques de Pierlouim dans MtaVille:

http://mtaville.fr/chronique

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 12:28

Il m'a été reproché avec raison de ne plus présenter depuis plus d'un an des notes historiques sur Dreux.

Je reprends donc une parution régulière de ces notes. Dans un premier temps les chroniques parues dans le magazine "MtaVille". 

Les Derniers Comtes Capétiens De Dreux

MtaVille 28- LES DERNIERS COMTES CAPÉTIENS DE DREUX.

• Les trois premiers comtes de Dreux, Robert I, II et III furent les plus illustres comtes capétiens de Dreux. Grands soldats, bataillant contre les Anglo-normands et participant aux croisades, ils furent aussi de grands bâtisseurs dans leur fief de Dreux.

• Leurs successeurs Jean 1er, Robert IV et Jean II combattirent auprès des rois Saint Louis, Philipe IV le Bel et Philippe V le Long. Ces comtes de Dreux furent moins influents auprès des rois de France et un peu moins entreprenants dans leur bonne ville de Dreux.

• Le comté de Dreux avait été remis en apanage à Robert Ier par son frère le roi Louis VII. Le titre de comte de Dreux se transmit de père en fils sur sept générations avant que le dernier des 9 comtes capétiens disparaisse sans postérité

.• Au fil des générations, la relation des comtes à la couronne se distança de plus en plus. De fils et frère de roi comme Robert Ier, (fils du roi Louis VI et frère du roi Louis VII), puis cousin germain du roi Philippe Auguste comme Robert II, petit cousin de St Louis comme Robert III, on arrive vers 1300, à des arrières-arrières petits fils du roi Louis VI le Gros et de lointains cousins du roi en titre. Les comtes de Dreux en s’éloignant de l’entourage royal devinrent des vassaux ordinaires du roi de France.

MtaVille 28- LES DERNIERS COMTES CAPÉTIENS DE DREUX.

 Curieusement, les dynasties des rois de France et des comtes de Dreux dites des «Capétiens directs» s’éteignirent à la même époque et de la même manière :

• Le Roi Philippe IV «Le Bel» mourut en 1313. Ses trois fils devinrent rois sous les noms de Louis X «Le Hutin)», Charles IV «Le Bel» et Philippe V «Le Long». Ces trois rois, que l’on nommera bien plus tard les «rois maudits» n’eurent pas de descendance masculine et la dynastie des 15 rois Capétiens directs s’éteignit en 1328.

• Le comte de Dreux Jean II mourut en 1309. Ses trois fils devinrent comtes de Dreux sous les noms de Robert V, Jean III et Pierre. Ces trois comtes n’eurent pas de descendance masculine et la dynastie des 9 comtes capétiens de Dreux s’éteignit en 1345.

• L’ainé des fils de Philippe le Bel, Louis X, eut un fils, né après sa mort en 1316, qui ne vécut que 5 jours. Ce bébé fut le roi Jean 1er dit «Le Posthume».

• Le comte Pierre de Dreux eut peu avant sa mort en 1345, une fille, la comtesse Jeanne 1ère de Dreux. Elle ne vécut que 15 mois. Sa tante, la comtesse Jeanne II, veuve de Louis de Thouars mort à la bataille de Poitiers, reprit le comté de Dreux.

LES ROIS MAUDITS

LES ROIS MAUDITS

Philippe VI, roi de la nouvelle dynastie des Capétiens-Valois, préoccupé par les premiers combats de la guerre de cent ans, laissa pendant 30 ans le comté de Dreux aux mains des comtesses Jeanne II, Péronnelle et Marguerite de Thouars.

• Le roi Charles V en 1378, fit revenir à la couronne le comté de Dreux qui n’eut plus que des comtes engagistes c’est-à-dire locataire pour une seule génération. Tout en recevant le titre de comte de Dreux, ils ne seront plus membres de la famille «de Dreux».

• Une page importante de la saga des comtes de Dreux se tourna. On peut dire qu’à partir de cette époque, il n’y eut plus de comtes de Dreux mais des comtes à Dreux

• La famille de Dreux au fil des filiations et des mariages, s’éparpilla en de nombreuses branches un peu partout dans le paysage français. Un marquis de Dreux-Brézé, grand-maître des cérémonies en 1789, est connu dans l’histoire par le rôle joué face à Mirabeau au Jeu de Paume. Mais ce nom de Dreux-Brézé n’aurait pas de relation directe avec celui des comtes capétiens de Dreux.

Pour feuilleter les chroniques de Pierlouim dans MtaVille:

http://mtaville.fr/chronique

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 20:17

Il m'a été reproché avec raison de ne plus présenter depuis plus d'un an des notes historiques sur Dreux.

Je vais reprendre une parution régulière de ces notes.,dans un premier temps les chroniques parues dans le magazine "MtaVille". 

Surnoms du Moyen-Âge

 Les personnages historiques se voient souvent attribuer des surnoms, soit de leur vivant par leurs contemporains, soit le plus souvent par les historiens pour les différencier et leur donner en quelque sorte une «image de marque». Certains personnages liés à Dreux portent pour l’histoire des surnoms qui leur collent à la peau.

Louis VI le gros, Louis VII le jeune -Philippe II auguste....Louis VI le gros, Louis VII le jeune -Philippe II auguste....Louis VI le gros, Louis VII le jeune -Philippe II auguste....

Louis VI le gros, Louis VII le jeune -Philippe II auguste....

SURNOMS DES ROIS DES FRANCS.

• S’il y a bien un surnom qui n’est pas volé c’est celui du roi Louis VI dit « le Gros ». Un roi dynamique aussi dénommé «Le Batailleur», pour son activité contre les barons voyous. Mais devenu obèse, et ne pouvant plus monter à cheval, il mourut d’indigestion après un copieux repas.

• Philippe, le fils ainé de Louis VI mourut d’une malencontreuse chute de cheval. Le fils cadet devint le roi Louis VII, surnommé le «Jeune» ayant pris la place de son frère ainé.

• Le roi Philippe II, fils de Louis VII est connu sous le nom de Philippe Auguste. Le surnom d’«Auguste» lui fut donné en référence directe aux empereurs romains, et aussi parce qu’il était né au mois d’août. Son biographe, Guillaume le Breton le nomma Philippe «le Magnanime». Ses contemporains l’appelaient Philippe «le conquérant» car Philippe II a conquis de nombreux territoires notamment une grande partie de ceux que le roi d’Angleterre possédait sur le continent. Ce roi anglais mérita bien son surnom de Jean «sans terre». N’oublions pas qu’avant lui, son frère fut le roi d’Angleterre Richard 1er «Cœur de Lion».

SURNOMS DES COMTES DE DREUX

• Le troisième fils du gros Louis VI devint par apanage le Comte de Dreux Robert Ier. Il fut appelé par la suite Robert le «grand», pour ses combats contre les Anglais et lors des croisades mais aussi pour ce qu’il fit à Dreux.

(apparemment son fils Robert II n'eut pas de surnom.)

Le premier fils de Robert II- Robert III «Gasteble» Comte de Dreux

-le comte de Dreux Robert III fut dénommé « Gasteblé » car dans sa jeunesse, au cours d’une chasse, il détruisit un champ de blé. Contrairement à l’idée reçue, les seigneurs ne saccageaient pas systématiquement en chassant, les champs de blé de leurs paysans. Ce fait était donc rare et fut reproché à Robert III. Pour se faire pardonner, Robert III accorda en 1220 aux habitants de Dreux la permission de chasser dans la banlieue de la ville à cors et à cris. Les Drouais lui donnèrent alors le surnom de Robert «le Bon». Mais malheureusement pour lui, il est resté pour l’histoire, le comte de Dreux Robert III «Gasteblé»
• En 1212, il combattit avec son frère Pierre Mauclerc, sous les ordres de Louis de France, fils de Philippe II Auguste contre les Anglais. Il défendit la ville de Nantes, mais fut fait prisonnier. Après la bataille de Bouvines, il fut échangé contre le comte de Salisbury connu sous le nom de «Guillaume de longue épée» et qui n’était autre que le demi-frère du roi Jean «sans terre» d’Angleterre. Robert III «Gasteblé» participa à la guerre des Albigeois et assiégea Avignon en 1226. Après la mort de Louis VIII «le lion», il fut l’un des soutiens de la régente Blanche de Castille mère du futur Louis IX Saint Louis».
• Robert III fit aussi de nombreux travaux à Dreux, dont l’extension du château. A sa mort, en 1234, il fut inhumé dans la nécropole de la famille de Dreux à Braines, près de Soissons.

• Le second fils du comte Robert II,-Pierre Mauclerc

Pierre, «baillistre» de Bretagne fut dénommé «Mauclerc». Mauvais clerc pourrait venir du fait que Pierre promis à la prêtrise, l’abandonna au profit d’un mariage politique avec la duchesse de Bretagne, mais plus surement à cause de la rudesse avec laquelle il combattit les évêques bretons.

Robert 1 le grand-Robert II-Robert III Gateblé-Pierre Mauclerc.Robert 1 le grand-Robert II-Robert III Gateblé-Pierre Mauclerc.
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Pour feuilleter les chroniques de Pierlouim dans MtaVille:

http://mtaville.fr/chronique

 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 16:05

La vie à Dreux aux 17° et 18° siècles était rythmée par les travaux des champs et des vignes, les moissons et les vendanges, le marché du lundi et les foires de la St Denis ou de la St Gilles. Ces jours de labeurs étaient interrompus par de nombreuses fêtes religieuses carillonnées, comme Noël, Pâques, Pentecôte et de nombreuses fêtes de saints qui donnaient souvent lieu à de multiples  processions, à travers la ville et ses faubourgs..

-Processions traditionnelles: pour l’ascension,  la fête Dieu ou l’Assomption. Le dimanche des rameaux, une procession partait de l’église St Pierre pour se rendre à l’actuel tunnel de St Denis où se trouvait une croix placée en avant de la chapelle St Denis. Les fidèles après une messe décoraient la croix de branches de buis, d’où son nom de «croix buissée»...

 

PROCESSIONS ET FLAMBARTS

-Processions spécifiquement drouaises: Pour la St Pierre et la St Vincent patron des vignerons. Chaque 19 décembre, jour anniversaire de la bataille de Dreux de 1562, se tenait une grande procession pour célébrer la victoire des catholiques contre les protestants.

-Processions ponctuelles: elles se formaient contre les aléas de la météo, à la demande des vignerons de faire pleuvoir à la suite de forte sécheresse, ou au contraire d’arrêter une période de pluies intenses.

-Processions «blanches» dans lesquelles les Drouais vêtus de blanc, se rendaient à Chartres pour demander l’arrêt d’épidémies de peste.

 

PROCESSIONS ET FLAMBARTS

-A ces différentes processions participait tout le clergé drouais: les chanoines de la collégiale St Etienne, les curés de St Pierre et de St Jean, les religieuses de l’Hôtel Dieu et les moines capucins, ainsi que les représentants du roi, les officiers du baillage et ceux des bourgeois de Dreux, le Maire et ses échevins. En conflit permanents, ils se battaient pour se mettre au premier rang des processions juste derrière les religieux. Il fallut un arrêt du conseil d’état  du roi Louis XIV en 1705 pour mettre tout le monde d’accord en les obligeant à marcher en colonne un à un, ceux du Baillage à droite et ceux de l’Hôtel de ville à gauche.

PROCESSIONS ET FLAMBARTS

-Une procession à part était celle des Flambarts

dont l’origine est probablement de tradition celte. Au solstice d’hiver, les paysans parcouraient les champs avec des torches pour éloigner les animaux nuisibles. L’Eglise transforma cette tradition païenne en une procession pour l’Avent: Les Flambards étaient des morceaux de bois blanc, sans écorce, longs de cinq à 6 pieds, séchés au four, fendus  par le haut et enflammés pour la procession

 La veille de Noël, vers 5 heures du soir, au son de la cloche du Beffroi, les Drouais en rangs serrés, faisaient le tour de la halle aux grains et de l’église St Pierre. Devant le portail, ils  déposaient les flambarts allumés qui se consumaient en un brasier autour duquel ils dansaient avec joie. Cette fête, par peur des incendies et surtout des déviances, beuveries et joie profane qu’elle permettait fut interrompu par le clergé vers 1735 et disparut définitivement à la Révolution.

Dans une salle du Beffroi, une réplique en plâtre de la première cloche, fondue sous le règne de Charles IX, possède une frise représentant la fête des Flambarts

PROCESSIONS ET FLAMBARTS
PROCESSIONS ET FLAMBARTS

-En 1994 les Flambarts renaissaient de leurs cendres, se transformant en un carnaval d’hiver; cette année pour cause de scrutin régional, ils ont été privés de  parade de la Grande Drouaise. Ils reviendront, espérons-le, encore plus flamboyants l’année prochaine

PROCESSIONS ET FLAMBARTS

Vous pourrez retrouver cette chronique dans le prochain numéro de MtaVille

PROCESSIONS ET FLAMBARTS
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 17:47

Pendant 6 mois j'ai laissé le temps passer..et les notes de la catégorie: "HISTOIRE DE DREUX-Chronique Mtaville"

Reprenons le cours de l'Histoire....

Voyons la chronique parue sur votre journal "MtaVille" : PIERRE MAUCLERC DE DREUX. .

 

mtaville 1  

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MtaVille 26-PIERRE MAUCLERC

N°25 - Pierre Mauclerc « Baillistre » de Bretagne. 

Le plus célèbre membre de la maison de Dreux, resté dans l’histoire de France, fut sans conteste Pierre de Dreux dit Pierre Mauclerc. Il était fils Cadet du Comte de Dreux Robert II et frère du Comte Robert III. Comme tous les fils cadets n’ayant pas le droit de reprendre le titre du père, Pierre était destiné à la carrière ecclésiastique. Mais son caractère était belliqueux. C’était un militaire dans l’âme. Ayant combattu courageusement lors de la bataille de Bouvines en 1214, Pierre fut adoubé chevalier par le roi lui-même.

• Le roi Philippe II Auguste donna à son petit cousin une difficile et dangereuse mission: épouser à 27 ans l’héritière du duché de Bretagne, la jeune Alix de Thouars âgée de 13ans, dont le père venait d’être assassiné. • C’était une mission pleine de risques car la possession de la Bretagne intéressait beaucoup de monde dont le roi d’Angleterre. Philippe Auguste avait besoin d’un homme de guerre valeureux pour défendre la Bretagne.

 

MtaVille 26-PIERRE MAUCLERC

. • Avec Pierre de Dreux devenu Pierre 1er de Bretagne commença une ère d’affermissement du pouvoir ducal en Bretagne.

Face à des ducs sans grand prestige, les barons et les prélats bretons avaient pris l’habitude de refuser toute autorité centralisatrice. Pierre ne l’entendit pas ainsi: il s’imposa aux grands féodaux en récupérant dans le domaine ducal des seigneuries comme le Penthièvre ou Ploërmel. Il rogna leurs privilèges Il fut aussi un grand bâtisseur de châteaux et d’ouvrages militaires: comme le château du Gâvre ou la nouvelle enceinte de Nantes. Enfin, il participa au renforcement de l’administration ducale

Pierre soutint Philippe II Auguste dans son combat contre l’Angleterre. Il fit partie du corps expéditionnaire français qui débarqua en Angleterre en 1216, pour aider les barons anglais contre leur roi, ce qui se solda par un échec. Pierre Ier de Bretagne participa ensuite en 1219 à la croisade des Albigeois.

• Marié à la duchesse de Bretagne, Pierre n’était pas duc de plein droit: un duc «consort» en quelque sorte. La duchesse Alix mourut à vingt ans en 1221 en donnant naissance à son troisième enfant. Pierre fut nommé «Baillistre» de Bretagne, terme du moyen-âge correspondant à celui de régent.

• En 1237, le fils ainé de Pierre et d’Alix devint à sa majorité duc de Bretagne sous le nom de Jean 1er le Roux. Jean et ses successeurs constituèrent pendant près de trois siècles la lignée des ducs de «Dreux Bretagne» jusqu’à la célèbre Anne de Bretagne qui épousera deux rois de France Charles VIII et Louis XII. •

MtaVille 26-PIERRE MAUCLERC

 Son rôle de régent du duché de Bretagne étant terminé, Pierre Mauclerc quitta alors la Bretagne. Redevenu simple Comte et Chevalier de Braine, sa vie mouvementée continua. Il accompagna Saint Louis en croisade. Blessé à la tête à la bataille de Mansourah en Egypte, il fut fait prisonnier.

Délivré après le paiement d’une rançon, il ne survécut pas à ses blessures et mourut en Mai 1250 à 63 ans sur le navire qui le ramenait en France. Il est inhumé, dans la nécropole de la famille de Dreux, à la collégiale Saint-Yved-de-Braine. (Près de Soissons).

• Son surnom de «Mauclerc», mauvais clerc provient de son hostilité envers l’église bretonne. Mais destiné à être prêtre, en se mariant avec Alix il fut aussi mauvais clerc. • Son blason à damier d’or et d’azur de la maison de Dreux était accompagné de mouchetures d’hermine que l’on retrouve actuellement sur le drapeau breton

Ecoutez ou réécouter la chronique "Si Dreux m'était conté" sur RTV 95.7

chaque vendredi vers 11 h 20 sur les ondes de R.T.V 95.7.

MtaVille-Chronique 10-Les Barbares à Dreux

Pour feuilleter les chroniques de Pierlouim dans MtaVille:

http://mtaville.fr/chronique

Et réeecouter les chroniques"si dreux m'était conté" sur RTV 95.7:

http://rtv-dreux.fr/podcast/

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:59
MtaVille-Les chroniques de Pierlouim

De nombreux lecteurs de mes chroniques dans MtaVille me demandent si j'envisage un jour de compiler mes chroniques en un livre.....

j'y pense, j'y pense.......

Mais en attendant je vous recommande la lecture de la section "Chronique" du site de Mtaville.

Une chronique (des 50 dèja parues) y est portée tous les deux ou trois jours. (actuellement les 23 premières sont disponibles à la lecture)

 

http://mtaville.fr/chronique

MtaVille-Les chroniques de Pierlouim

M Ta Ville n° 51

23 Jan. 2015

Dernières chroniques

N°22 - Robert II et le second siège de Dreux

Pierlouim 26/01/2015 0 Le temps passe et les générations des rois de France et des comtes de Dreux se succèdent.  Après les deux frères ennemis, le roi Louis VII et le comte de Dreux Robert 1er, leurs deux fils, le...

N°21 - Robert Ier et la ville de DreuxPierlouim 23/01/2015 0 Le Comte Robert 1er de Dreux, fils du roi Louis VI le Gros et frère du roi Louis VII aurait pu donner son nom à Dreux comme il l’a donné à la ville de Brie, « Brie Comte Robert. » • « Dreux Comte...

N°20 - Louis VII et Alienor

Pierlouim 21/01/2015 0 Les deux frères ennemis, le Roi Louis VII et le Comte Robert 1er de Dreux participèrent ensemble à la deuxième croisade en Terre Sainte de 1147.  • Louis VII, peu avant son accession au trône

 

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Vous pouvez aussi, sur le site de MtaVille revoir et feuilleter les 50 premiers numéros de votre journal (articles et annonces publicitaires.)

BONNE LECTURE...

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:16

~La bataille de Bouvines se déroula le dimanche 27 juillet 1214 (un dimanche comme aujourd'hui) , dans le comté de Flandres (actuellement dans le département du Nord), en France, et opposant les troupes royales françaises de Philippe Auguste, renforcées par quelques milices communales et soutenues par Frédéric II de Hohenstaufen, à une coalition constituée de princes et seigneurs français, menée par Jean sans Terre, duc d'Aquitaine, de Normandie et roi d'Angleterre, et soutenue par l'empereur du Saint-Empire Otton IV. La victoire est emportée par le roi de France et marque le début du déclin de la prédominance seigneuriale.

J'ai dernièrement consacré une chronique sur la participation de la famille des comtes de Dreux à cette grande victoire française.

IL Y A 800 ANS - BATAILLE DE BOUVINE-(Victoire drouaise?)

 

mtaville 1  Dans le numéro 26 du journal «Dreux MtaVille»    du 26 décembre 2013, paraissait la vingtquatrième chronique de PIERLOUIM.

 

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FIN DU DUCHE DE NORMANDIE 

-N’ayant plus devant lui le belliqueux Richard Cœur de Lion, le roi de France Philippe II Auguste profita de la faiblesse de Jean, le frère de Richard, devenu roi d’Angleterre pour annexer des possessions anglaises au royaume de France.

-Toujours accompagné de son fidèle cousin Robert II, comte de Dreux, Philippe Auguste assiégea et détruisit le Château Gaillard sur la Seine, censé protéger Rouen des armées françaises. Cette forteresse pourtant réputée imprenable avait été construite cinq ans auparavant par Richard Cœur de Lion, en un temps record d’à peine deux ans. C’est ainsi que le Duché de Normandie fut rattaché au royaume de France en 1204.

-Dreux respira. Après trois siècles de conflit avec son encombrant voisin Anglo-Normand, la position de forteresse frontière n’avait plus lieu d’être. Une ère de paix et de prospérité de près de 150 ans commença alors pour Dreux.

Le royaume de France à l'époque de Bouvines;
Le royaume de France à l'époque de Bouvines;

Le royaume de France à l'époque de Bouvines;

-10 ans après l’annexion de la Normandie, le 27 juillet 1214, à Bouvines à 12 km de Lille, Les Français affrontèrent une armée coalisée d’Anglais, d’Allemands et de Flamands, car le roi Jean d’Angleterre voulait devenir roi de France. Les forces françaises étaient composées de chevaliers, de leurs troupes et de nombreuses milices de communes françaises dont celle de Dreux. L’ensemble formait une armée unie de nobles et de forces populaires: un début de sentiment national français, face à une coalition étrangère. Pour la première fois dans l’histoire des Capétiens, la fleur de lys servit d’emblème sur un champ de bataille

-Autour du roi Philippe Auguste, trois membres de la famille de Dreux combattirent à Bouvines:

-D’abord, le fidèle cousin, le comte Robert II qui, à 62 ans, commandait l’aile gauche de l’armée française. Son action fut décisive, en particulier dans la défense du pont de Bouvines.

 -Puis le frère de Robert, Philippe, 56 ans, évêque de Beauvais. Comme beaucoup de frères cadets, le bouillant Philippe contraint de devenir ecclésiastique n’avait de cesse que de combattre. Il alla deux fois guerroyer en Terre Sainte. Il combattit les Anglais en se mesurant à Richard Cœur de Lion. Il prit part à la croisade contre les Albigeois. Interprétant à sa façon les lois canoniques qui défendaient aux prêtres de verser le sang, il ne passait pas ses ennemis au fil de l’épée, mais les assommait à la masse d’arme. Pas de sang, pas vu, pas pris…

-Enfin, le fils cadet de Robert II, Pierre, que l’on surnommera «Mauclerc», 23 ans et jeune marié de la duchesse Alix de Bretagne. Il est présent pour montrer sa bravoure à son souverain, car Philippe lui a confié la difficile mission de protéger la Bretagne.et de la conserver dans le royaume de France.

-Il manquait cependant à Bouvines, un quatrième membre de la famille de Dreux: le fils aîné de Robert II, le futur Robert III. Fait prisonnier quelques temps auparavant par les Anglais, il sera libéré en échange d’un noble anglais pris à Bouvines.

-Bouvines fut une immense victoire française qui revint en grande partie à la famille de Dreux. Les possessions en France du roi d’Angleterre furent réduites à peau de chagrin. Ce roi méritait bien alors le surnom de «Jean sans terre». A la fin du long règne de Philippe Auguste en 1223, le domaine royal est quatre fois plus étendu qu’à son avènement, quarante ans auparavant. C’est grâce à Philippe Auguste que le royaume de France, dépassant la principauté d’Ile de France, devint une puissance de premier plan en Europe

Illustration d'un livre d'histoire de 1890.

Illustration d'un livre d'histoire de 1890.

Il y a cent ans , quelque jours avant la déclaration de la première guerre mondiale, le 700° anniversaire de la bataille de Bouvines était fété avec fastes.

Le souvenir de la bataiile est aussi célébré pour ce 800° anniversaire à Bouvine sen ce 27 Juillet 2014.
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