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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 07:00

UN FAIT D’HIVER, CONTE DE NOËL.

Le 26 décembre 1951, voilà juste  soixante ans,  l’Action Républicaine publiait l’article curé abondant meunier 25 dec 1951suivant :  

-LE CURE D’ABONDANT se noie dans la mare, la nuit de Noël.

 Agé de 72 ans, l’abbé MEUNIER, curé d’Abondant depuis plus de 40 ans, revenait de la messe de minuit, le soir de Noël quand trompé par l’obscurité et les rafales de pluie, il alla glisser et tomber dans la mare communale. Mardi, vers 6 heures, sa servante inquiète de son absence, donna l’alerte dès qu’elle eut découvert près de la mare la coiffure du malheureux  curé. Les phares  d’une voiture  braqués, on aperçut alors le corps du disparu dans l’eau, la congestion ayant provoqué la mort sans aucun doute. L’abbé MEUNIER  tenait encore le calice et la clé de l’église. Vive émotion  très naturelle dans le pays, on s’en doute.

 

Abbe Meunier 1947-curé d'abondant- Ce drame de Noël a fortement ébranlé les membres de ma famille habitant alors le  village d’Abondant. Moi aussi, rétroactivement, car ce brave curé  m’a tenu sur les fonds baptismaux en Février 1947 dans l’église St Pierre d’Abondant. Bon, d’accord à 10 mois, je manifestais déjà mon désaccord avec le Bon Dieu en braillant à gorge déployée. Ma marraine a dû m’emmener hors de l’église pour me calmer. Mais le froid glacial de Février a vite remis mes idées en place en trouvant que la douce chaleur de l’église et la bienveillance de l’abbé MEUNIER (représentant du petit Jésus) avaient quand même du bon..

 

-Voici la version de ce douloureux fait divers, recueillie auprès de témoins d’époque. :

 Après la messe de minuit de ce Noël 1951, le prêtre s’est isolé dans la sacristie. La tradition voulait alors, la nuit de Noël, que le prête fasse seul trois messes basses. Dans le conte «les trois messes basses», des Contes de mon Moulin d’Alphonse Daudet, le curé de Trinquelage, très pressé de déguster la dinde de Noël bâcle les trois messes basses, et pour ce blasphème, se retrouve en enfer. Ce ne fut pas le cas de l’abbé Meunier qui trône certainement depuis soixante ans à la droite du Bon Dieu au Paradis!

-A l’aube, on a retrouvé son corps flottant dans la mare située juste derrière l’église. Peu profonde, à l’eau stagnante et verdâtre de lentilles d’eau, elle sert d’abreuvoir aux troupeaux de vaches et aux chevaux des fermes avoisinantes. Cette mare, la plus grande du pays se trouve à 10 mètres environ de la nef de l’église et de la petite porte donnant à la sacristie. Le curé bien sûr, en connaissait parfaitement bien l’emplacement.

-L’enquête des gendarmes a conclu à un accident, dû probablement à la nuit, au brouillard et au froid. L’éclairage public est encore faible dans les petits villages à cette époque. Une fine couche de glace, bien trop mince pour supporter le poids d’un homme, recouvre la mare. La noyade a peut-être aussi été due à un malaise. 

abondant église mare 2

Ce drame a frappé les esprits pour longtemps en laissant planer un soupçon de mystère. La mare fut bouchée  peu de temps après et transformé en terrain gazonné. Mais quelle mort exceptionnelle pour un curé de campagne de rejoindre le Seigneur la nuit de Noël. 

  

  A bientôt, si Dreux le veut bien.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 07:00

DREUX, LA BATAILLE.

 (19 décembre 1562).

 

En décembre 1962, le Musée municipal de Dreux (futur musée Marcel Dessal) organisa une exposition pour célébrer le trois centième anniversaire de la bataille de Dreux. En réalité elle aurait dû s’appeler «Bataille devant Dreux» car elle a vu s’affronter l’armée royale catholique à celle des Huguenots Protestants, non dans la ville de Dreux, mais dans la plaine entre Nuisement, Marville-Moutier-Brûlé et Imbermais. Au premier étage du musée, le jeune ado que j’étais regardait avec intérêt des reliques de cet affrontement historique et meurtrier: boulets de couleuvrine, cottes de maille, Hallebardes, pistolets, divers documents, cartes, gravures, etc.

-Depuis la visite de cette passionnante exposition, (il y aura l’année prochaine cinquante ans), en me promenant à vélo sur le lieu de la bataille ou en empruntant la RN 154 vers Chartres avant Imbermais, j’éprouve toujours un sentiment étrange. J’entends les bruits rageurs de la bataille, les coups de canons, les cris des belligérants, des blessés et des mourants. Je sens les odeurs de poudre et aussi celles des incendies des villages avoisinants et du monastère de Marville. Ce village prendra par la suite le nom de Marville Moutier Brulé.

-En l’an de grâce 1562, le 19 décembre, se produisit devant Dreux la première bataille rangée des guerres dites «de religion». Combat fratricide entre Français croyant au même Jésus mais en désaccord sur les principes, mais aussi conflit autour de la régence de Catherine de Médicis après le décès accidentel, une lance de tournoi dans l’œil, du roi Henri II.

-Laissons parler l’histoire: Après le massacre de Vassy en mars 1562, les huguenots s’arment et font appel à l’étranger: Allemagne et Angleterre. L'armée protestante n’ayant pu assiéger Paris veut prendre Chartres mais est obligée de remonter sur Le Havre, où se trouve le renfort anglais. L’armée royale qui la poursuit depuis Paris est  essentiellement composée de nobles français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de troupes du roi d’Espagne. Les deux armées se rencontrent au sud-est de Dreux, en une suite de charges et de contre charges, l’avantage étant constamment renversé. La capture de Montmorency et la déroute de ses troupes font croire à la victoire des protestants. Finalement l’armée royale renverse la situation. Le prince de Condé est capturé.

bataille-de-Dreux.jpg

Tableau monumental (5m35x6m18) que l'on peut admirer dans la chapelle de l'Hôtel Dieu. "La bataille de Dreux", peint par  Auguste Hyacinthe DEBAY. Tableau offert par le Roi Louis Philippe Ier à la ville de Dreux en 1846. Vérité historique approximative vue du XIX°siècle.

 

-Si Condé avait gagné, la France serait protestante. Catherine de Médicis, réfugiée à Rambouillet avec son fiston Charles IX, âgé de 12 ans, croyant les protestants vainqueurs, aurait dit  «Hé bien! Nous prierons Dieu en français!». Grâce à la victoire catholique la messe continuera d’être dite en latin jusqu’au concile Vatican II en 1962.

-La bataille devant Dreux eut deux observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques et essais. Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes. Ce fut aux Drouais protégés pendant la bataille par les hauts murs de la ville, de ramasser les  8000 occis et blessés en six heures de combat sur quelques 35 000 belligérants. Cette bataille fut longtemps considérée comme la plus sanglante des batailles sur le territoire français.

-Au même endroit, le 17 Novembre 1870, une autre «Bataille devant Dreux», entre Prussiens et Français se soldera par la reddition et l’occupation de la ville.

-A Nuisement, vers 1850 on montrait encore une grange dans laquelle le vainqueur, Duc de Guise a accueilli le vaincu, Prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit. (Avant de l’envoyer en prison à Chartres).

-Aujourd’hui: Morne plaine: Tout y pousse: Blé, maïs, colza, ligne à haute tension et éoliennes.

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Vous pouvez aussi écouter l'émission sur Radio Grand Ciel que j'ai consacrée à la bataille de Dreux en 2010.

Cliquez sur :

HISTOIRE ET MEMOIRE-3-GUERRES DE RELIGION-BATAILLE DE DREUX.  

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  Dans quinze jours: Place METEZEAU. 

 A BIENTOT, SI DREUX LE VEUT BIEN.  

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 07:00

   

La soixante dix huitième durocasserie de Pierlouim, parue dans le "DROUAIS MAGAZINE".

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GRANDE RUE : DE LA LIBERTE AU GIBET.

Terminons notre promenade en Grande Rue. La grande et la petite histoire de Dreux se concentrent dans les 200 mètres (environ) de cette rue principale.    

grande rue poeles godinComme partout dans la vieille ville, il faut se promener tête en l’air pour y faire de belles découvertes. Nous pouvons ainsi remarquer des hauts de façades ornementées et des témoignages des commerces d’antan: Par exemple, la plaque en émail peint «Poêles GODIN, les meilleurs, les moins chers» signalait la grande rue poeles negre 2quincaillerie Boissay à l’emplacement du passage du beffroi. Le personnage coloré, une horloge dans les mains, surmontait une bijouterie dénommée jusqu’en 1980 «Au nègre» etc.

Dans la Grande Rue débouchent deux petites rues qui menaient aux murailles de la ville.

-Rue Illiers. Le nom de cette rue découlerait de la présence de la boutique d’un marchand d’huile (huilier). Deux superbes maisons du XV°siècle se soutiennent mutuellement par des poutres au-dessus la rue.

grande-rue-rue--illiers.jpg

grilles IMG 6684-Rue de Flandres. Elle porte le nom d’un ancien hôtel dit «de Flandres» mais rien à voir avec la province Flandre (sans s). Au début de la rue, des grilles de fenêtre en fer peintes en bleu avec les lettres entrelacées BNCI, gardent le souvenir d’une agence bancaire ancêtre de la BNP (vers 1930). En face, s’ouvrait l’un des nombreux passages de la Grande Rue menant à la place Rotrou, la ruelle aux bouchers que l’on pouvait encore emprunter il y a vingt ans.

gde rue bnci

 

-Un «arbre de la liberté» fut planté en 1792 devant la halle, face au beffroi. Malheureusement, il fallut remplacer à plusieurs reprises cet arbre (chêne ou peuplier) car planté entre les pavés et hors saison, il dépérissait en quelques semaines. 

grande rue 4    grande rue amours 1gde rue beffroi fontainecuivre -A la fin du «bitume», à l’endroit où se rétrécit la Grande Rue, une fontaine joue les grandes eaux. Elle est surmontée de trois petits angelots jouant aux pom pom girls tout nus et tout bronzés. Ces trois «Amours», nommés officiellement "Marmousets" se trouvaient en haut d’une colonnette au milieu de la place Métezeau avant la construction du calamiteux parking qui ébranla le Beffroi. Ils remplacent une curieuse et bruyante fontaine en forme de flamme en métal cuivré installée à cet endroit lors de la transformation de la Grande Rue en rue piétonne.

 eurodif pilori-A son extrémité, la Grande Ruerencontre cinq autres rues (Rotrou, Parisis, Tourniquet, Orfeuil et aux Tanneurs). Ce carrefour n’a plus actuellement de nom mais les anciens l’appelaient «carrefour de Billy» (Le général de Napoléon Ier est né à l’emplacement du Crédit Agricole). A l’endroit de l’ex Eurodif se trouvait un des principaux hôtels de Dreux, le «Paradis». Comme ce «grand carrefour» était particulièrement passager on y installa sous l’ancien régime le pilori et le gibet pour «exposer» les malheureux délinquants. La guillotine y coupa quelques têtes.    

On pourrait résumer notre promenade en «Grande Rue» par  un parcours historique passant en quelques minutes de la liberté aux amours, du Paradis à l’enfer, accompagné par le carillon de la chapelle de l’ancien Hôtel Dieu.    

P.S.:La Grande Rue s’est vu rajouter le nom de «Maurice Viollette» par décision du Conseil municipal le 27 Juin 1952 pour honorer l’homme politique qui fut maire de Dreux, conseiller général, député, gouverneur de l’Algérie et ministre du front populaire. Petit détail: En 1952, Maurice Viollette était encore vivant et maire de Dreux (jusqu’en 1959).

 

Dans 15 jours nous ferons le tour de la place Métezeau. Retrouvez les Durocasseries sur mon blog: http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/. A bientôt, si Dreux le veut bien

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 07:00

LES MONUMENTS DE LA GRANDE RUE.

Continuons notre promenade en Grande Rue. Autour de cette rue, la plus grande et surtout la plus large à l’intérieur de la vieille ville, se concentre depuis des siècles la vie communale drouaise.

beffroi-1825.jpg-Le Beffroi.    

Hôtel de Ville jusqu’en 1893, il est le symbole du «droit de Commune» accordé  à Dreux vers 1135 par le roi capétien Louis VI le gros. Le bâtiment que l’on connait, a été construit de 1512 à 1537 sous le règne de François Ier en partie par Clément I Métezeau. Il a très probablement remplacé une ancienne maison de ville, située au même endroit. La cloche du Beffroi sonnait pour avertir les Drouais des réunions du conseil municipal mais aussi de dangers: approche de troupes ennemies, incendies que des guetteurs pouvaient apercevoir du haut du Beffroi. Cette cloche «municipale» répondait, par-delà la ligne droite de la Grande Rue à la cloche «seigneuriale» de la collégiale St Etienne représentant l’autorité royale en la personne du Comte de Dreux. Elle s’opposait aussi à la cloche «religieuse» de l’église St Pierre. Le Beffroi représentait par sa stature imposante la fierté (et la richesse) des bourgeois drouais, face aux pouvoirs royal et religieux..

   beffroi halle -La Halle.    

La halle conservant les grains et permettant les échanges de produits alimentaires était traditionnellement le premier bâtiment construit, quand une bourgade se développait, avant même la maison de ville. Dreux eut dès l’an mil une halle, remplacée en 1457 par un bâtiment plus important. Cette halle fut abattue en 1824 pour laisser place à une autre qui disparut à son tour en 1883. On aménagea sur son emplacement une plate-forme asphaltée qui, pour les Drouais, devint le «Bitume». Après de nombreuses modifications cette plate-forme accueille terrasses de café et foules drouaises lors de manifestations comme «l’été sous les charmes». La halle aux draps se trouvait aussi en Grande Rue. On peut encore en apercevoir des traces dans une arrière-cour, vers la rue Rotrou.

-L’Hôtel Dieu.

hotel-dieu-dreux.jpgLe Comte Robert fit édifier au 12°siècle l’Hôtel Dieu, hôpital «civil» pour les malades drouais non contagieux. Des maisons religieuses recevaient hors les murs de Dreux, les pèlerins à la maison hospitalière de St Denis, les lépreux à St Gilles et les victimes d’épidémies aux Bléras. Ruinés par la vétusté et un incendie, les bâtiments furent reconstruits à la fin du XVI° siècle. L’hôpital fonctionna jusqu’en 1913 avant d’être transféré rue St Denis, puis en 1973 avenue Kennedy. Une «Ecole pratique» puis le collège de filles s’installèrent dans des bâtiments construits en 1920, et détruits en 2000. Il ne reste plus de l’Hôtel Dieu que la chapelle et le bâtiment dit «Louis XIII» occupé par l’Office de Tourisme. Pour accéder directement à la chapelle transformée en 1960 en salle d’exposition, le portail du collège fut reculé de quelques mètres. Le tour d’abandon qui reçut de 1811 à 1837 quelques 500 bébés déposés par leurs mamans indigentes, est toujours visible dans le pilier du portail qui ouvre maintenant le cour dit de l’Hôtel Dieu

-Les vitrines.

vitrine-devantures-imprimerie-3-jpg

Si le Beffroi et la Chapellede l’Hôtel Dieu sont inscrits au titre des monuments historiques, un troisième bâtiment de la Grande Rue a aussi obtenu cette protection: Les vitrines, inégalables témoins de l’architecture du début XX° siècle, qui après une imprimerie, des magasins et un grand café, abritent aujourd’hui un «Ristorante». Je tiens beaucoup à ces vitrines car deux de mes arrières grands-pères ont participé en 1903 à leur réalisation.

Dans 15 jours nous terminerons notre promenade dans la «Grand Rue».

A bientôt, si dreux le veut bien.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 07:00

La soixante seizième durocasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE".

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     LA GRANDE RUE DE DREUX-1. 

 Dans la première moitié du siècle dernier, le vingtième, «Faire la grande rue» était une tradition drouaise. L’ouvrier et le bourgeois drouais après l’turbin aimaient se promener dans la plus grande des rues de Dreux, pour y faire des rencontres et entreprendre le tour des bistrots (6 débits de boissons en grande rue, pour une soixantaine dans une ville de 12000 habitants). Je vous invite à «faire la Grande Rue» sobrement, dans une promenade chargée d’art et d’histoire.  

-Au Moyen Age, la ville de Dreux blottie à l’intérieur de ses remparts, était traversée par deux axes allant d’une porte fortifiée à l’autre. Venant de Chartres et du Mans les voyageurs entraient par la Porte Chartraine et bifurquaient par ce qui était déjà la principale rue de Dreux pour rejoindre le «Grand Carrefour», lieu stratégique qui permettait de prendre la route vers Paris (porte Parisis) ou vers la Bretagne, (porte d’Orisson (Orfeuil). En dehors de ces routes traversant la ville et des rues St Pierre, Porte Neuve (Sénarmont) longeant l’église et le cimetière, la cité de Dreux n’était constituée que de petites rues, ruelles et passages serpentant à travers maisons et cours intérieures. Les places Rotrou et Métezeau ne furent percées qu’au 19ème siècle. Il existe encore de nombreux témoignages de ces passages reliant la Grande rue (côté numéros pairs) au reste de la ville par la rue au lait, (rue Rotrou). De l’autre côté (numéros impairs), l’arrière des maisons ou de petites impasses donnaient accès aux fortifications et douves où coule l’eau de la Blaise.

    GRANDE RUE VUE AERIENNE 2

-Les façades des maisons anciennes de la Grande Rue, (hormis celles encadrant l’entrée de la rue Illiers), ont été reconstruites ou recouvertes au 19ème siècle, en particulier après la disparition de la halle en 1876. Les travaux de réfection de magasins font réapparaitre des éléments de façades antérieurs au 18ème siècle. La Grande Rue était jusque vers 1850 le seul endroit possible de rassemblement et de rencontre des habitants de la ville. 

 -C’est devant le Beffroi, hôtel de ville, qu’étaient lu par le maire les proclamations aux habitants de Dreux.

grande rue proclamationmaire clément maire mort de Louis X

Devant l'hôtel de ville, le maire Clément lit lui-même sa proclamation aux habitants sur la mort de Louis XVI (1793)-Dessin du Lt Cl Le Ménestrel.

Le marché se tenait traditionnellement chaque lundi autour de la halle. Depuis toujours et cela reste d’actualité, c’est dans la Grande Rue que se déroulent les grands événements drouais: Les «Flambarts» au Moyen Age, remis au gout du jour depuis peu, les processions religieuses jusqu’en 1905, la Foire de la St Denis, les cérémonies diverses et variées (Jumelage, fêtes des vendanges, Eté sous les Charmes) etc.

grande rue meuniers à la halle -Les encombrements de la circulation apparurent très tôt en Grande rue. En 1674, il fut interdit aux meuniers venus acheter leurs grains et apporter leur farine à la halle aux blés, d’attacher leurs chevaux, ânes ou mulets plus d’une heure aux poteaux de la halle: Une «zone bleue» avant l’heure. En 1671 une ordonnance royale décide: «Les étaux, établis ou étalages placés au-devant des boutiques de la principale rue de Dreux où passe la route de Chartres et du Mans, entre l’auberge du Paradis (ex Eurodif) et la halle doivent être réduits pour donner à la voie publique une largeur proportionnée au nombre et à la qualité des voitures destinées à l’approvisionnement de la capitale.».

 La Grande rue devint piétonne en 1983.

     

Dans 15 jours nous visiterons les monuments de la «Grand Rue».

  A bientôt, si Dreux le veut bien.   

          

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:00

     LES DEUX VIES DU PEINTRE LAMOLLA.

Je vous ai présenté dernièrement des Drouais célébrés hors de leur ville natale. Je voudrais vous parler d’un peintre qui vécut pendant 42 ans à Dreux et y décéda en 1981. En 2010, le centenaire de sa naissance fut ignoré par Dreux mais célébré avec faste dans son pays natal: l’Espagne.  

ANTONIO GARCIA-LAMOLLA.

 lamolla autoportrait 1943   lAMOLLA antonio 

 

 

 

 

 

 

 

     

     

 

     Deux périodes dans la vie et l’œuvre de Lamolla:

-ESPAGNE (1910-1939).

Né à Barcelone le 24 Juin 1910, Lamolla passe son enfance à LLeida, ville de la catalogne prés de Tarragone. Il prend des cours de dessin et de peinture. Puis, très jeune il fréquente les groupes d’avant-garde. Avant même les succès de Dali et de Miro, Lamolla devient un peintre surréaliste reconnu (expositions en Espagne et Paris) quand tout bascule avec la guerre civile. Anarchiste, il réalise alors des affiches contre Franco.

lAMOLLA antoniotableau4-1934

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lAMOLLA antonio tableau5

 Lamolla antoinio Caricia oviforme

 lamolla antonio musique

-Dreux (1939-1981.)

Après la victoire des Franquistes, Lamolla prend le chemin de l’exil et s’installe à Dreux en 1939, où son épouse donne naissance au premier de leurs quatre enfants. Lamolla, pour vivre, revient à une peinture plus «classique» et donne dans son atelier de la rue Parisis des cours de dessin et de peinture. Des Drouais, élèves dans les années 50/60 s’en souviennent avec émotion. Lamolla fut l’ami de Maurice de Vlaminck.

lamolla antonio dé-cembre 1961 a

LAMOLLA antonio portrait

lAMOLLA antonio portrait 1

LAMOLLA-antonio----Don-quichotte-dans-son-atelier-1970-jpg

Une rétrospective des œuvres de Lamolla inaugura en 1961 l’ancienne chapelle de l’Hôtel Dieu, désormais vouée aux expositions. Lamolla présentait alors des vues «réalistes» de la ville de Dreux. La Mairie fit l’acquisition de la toile «Grande rue de nuit» que l’on peut admirer dans une salle du rez-de-chaussée de l’Hôtel de ville.

lamolla antonio mairie -grande rue de nuit

lamolla antonio tolede

lamolla antonio a IMG 7448Après la mort de Franco en 1975, Lamolla reprit contact avec L’Espagne par des séjours et des expositions. Mais c’est à Dreux qu’il termina sa vie le 13 Janvier 1981.

Lamolla était l’oncle de Fred Hidalgo né à Dreux en 1949, journaliste, spécialiste de la chanson française.

-Pour le centenaire de la naissance de Lamolla en 2010 de nombreuses manifestations ont été organisées en Espagne: Expositions, livres sur sa vie, articles de journaux et émissions télé. Les médias espagnols n’évoquent pas la vie de Lamolla à Dreux mais seulement  un «exil en France» et à mots couverts, regrettent que les Français se soient montrés aussi ingrats avec lui. J’ai demandé à une autorité drouaise pourquoi la ville de Dreux n’avait pas célébré le centenaire de la naissance de Lamolla. Il m’a été répondu que, tout compte fait, Lamolla n’avait rien fait de génial à Dreux! Pourtant, les Drouais n’auraient pas boudé une rétrospective du peintre Lamolla, montrant entre autre, la particularité de sa peinture «période espagnole» avant son «exil» à Dreux.

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LAMOLLA antonio livre

Pas de Rue Lamolla à Dreux. Une salle de réunion à son nom, quelques tableaux à la mairie, une fresque dans le foyer du «Théâtre» rappellent le long passage de Lamolla dans notre ville.

lamolla antonio - fresque foyer théatre dreux

La réflexion d’un conférencier devant le chemin de croix exécuté par Lamolla dans l’église de  Trébeurden résume bien la vie de l’artiste militant: «Antonio Lamolla est à la peinture ce que Fédérico Garcia Llorca est à la poésie. Mais si le poète espagnol fut fusillé par les Franquistes, Antonio Lamolla lui survécut en s'exilant en France. La douleur de l'exil et sa peur rétrospective transparaissent dans toute son œuvre».

 

Vidéo du 22 Juin 2011- Exposition au musée Pablo Gargallo à Saragosse :

 

     Dans 15 jours nous arpenterons la «Grand Rue».

A BIENTOT SI DREUX LE VEUT BIEN. 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 07:00

DROUAIS CONNUS EN DEHORS DE DREUX -2.

Continuons après Rotrou, Godeau et Philidor, notre étude sur les Drouais célébrés en dehors de leur ville natale.

 -METEZEAU.  La plus belle place drouaise porte le nom d’une dynastie d’architectes, tous nés à Dreux et couvrant sur trois générations près de 150 ans d’histoire. La place Métezeau est bordée par deux monuments historiques construits avec la participation de l’ancêtre, Clément I: Le Beffroi et l’église St Pierre.

-Son fils Thibault (1533-1596) fut à Paris l’assistant de Philibert Delorme aux tuileries.

Metezeau-Clement-II-1581_1652.jpg-Ses fils, Louis (1572-1615) et Clément II (1581-1652), architectes des rois Henry IV et Louis XIII et des grands de l’époque, réalisèrent de nombreux monuments tant à Paris qu’en France.

Aucune rue parisienne ne porte le nom de Métezeau. Pourtant, la place des Vosges devrait s’appeler Métezeau, car Louis en fut le concepteur.

-Une rue à Charleville-Mézières rappelle que Clément transforma la ville en y installant la magnifique Place Ducale. Un historien local a nommé Clément Métezeau, «Père de Charleville».  portrait de Clément II

 

metezeau

A la Rochelle il n'y a pas de rue Clément Métezeau. Clément II s'est rendu célébre en construisant pour Richelieu la fameuse "Digue", empéchant la flotte anglaise d'intervenir et qui enferma et fit mourir pendant le siège de leur ville, de nombreux habitants protestants de la Rochelle.

 

botaniste le Docteur GUERSANT-Louis GUERSANT (Dreux, 1777-Paris, 1848)- Fils d’un médecin drouais, Louis Guersant fut à Paris l’un des premiers spécialistes des maladies enfantines. Médecin de la famille du roi Louis Philippe, il devint célèbre après avoir sauvé de nombreux enfants d’une épidémie de typhus.

A Paris dans le 17° arrondissement, la rue dans laquelle habitait le «brave docteur» porte le nom de Louis Guersant.

 

 

-Charles DELESCLUZEdelescluze caricature 1 (Dreux, 1809-Paris, 1871). Ardent républicain, créateur de Delescluzejournaux violemment opposés au roi Louis Philippe et à l’Empereur Napoléon III, Charles Delescluze passa de nombreuses années en prison et au bagne de Cayenne. Délégué à la guerre de la Commune, il fut tué sur une barricade lors de la «semaine sanglante».

 

Bien que Dreux n’ait pas célébré en 2009 le 200ème anniversaire de sa naissance, Charles Delescluze est le Drouais dont le nom est le plus connu en France.

Delescluze-bagnolet a

 Une rue Delescluze à Paris (11°), au Mans, St Nazaire, Lorient, Le Havre, Montreuil, Pierrefitte, Bagnolet et dans bien d’autres villes.

 

senarmont buste versailles-SENARMONT:  «Famille de soldats français» nous indique la plaque de rue drouaise. Ces trois générations de Généraux artilleurs ayant servi successivement Louis XVI, la Révolution et Napoléon Ier n’ont pas de rue à leur nom en dehors de Dreux.

Par contre, Napoléon Ier fit construire un manège équestre à Fontainebleau nommé «Sénarmont» en mémoire du général Alexandre de Sénarmont, mort en 1811, devant Cadix. Ce manège, classé monument historique, abrite le Centre sportif d’équitation militaire. Un fort construit après la défaite de 1870 à Bessoncourt près de Belfort porte le nom de «Sénarmont»: un monument historique que l'on peut visiter.

senarmont_manege.jpg

senarmont-bessoncourt-a.jpg 

Viollette 1-Maurice VIOLLETTE. (Janville 1870-Dreux 1960).   Maire de Dreux pendant 52 ans (1908-1959), député, gouverneur de l’Algérie, ministre du Front Populaire, Maurice Viollette  s’est vu attribué la plus «grande» des rues de Dreux. Un lycée porte son nom.

Parce qu’il fut aussi président du Conseil général d’Eure et Loir, Chartres lui a offert un boulevard près de la place drouaise, une salle au conseil général, Voves un boulevard et Luisant une rue. Sa ville natale, Janville possède une place Maurice Viollette.

 

 -Dans 15 jours nous arpenterons la Grand Rue (Maurice Viollette).

  A bientôt, si Dreux le veut bien.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 07:00

 La soixante treizième durocasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE".

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DROUAIS CONNUS EN DEHORS DE DREUX-1.

 

De nombreux Drouais, (nés à Dreux ou y ayant vécu)  maires et personnalités de la vie locale, réputés pour leurs mérites, mais connus uniquement à Dreux ont donné leur nom à une rue drouaise. L’ancien maire Jean Hiaux, décédé il y a peu, verra bientôt son nom attribué à la nouvelle voie reliant St Thibault au rond-point de Melsungen. La réputation de certains Drouais en dehors de Dreux est telle qu’ils possèdent dans d’autres villes des rues à leur nom. En voici quelques exemples:

 -Jean ROTROU : Né à Dreux en 1609 et  mort à Dreux en 1650. Après une enfance Rotrou protrou-p54drouaise, la première partie de la vie de jean Rotrou se passe à Paris. Ami de Corneille (son ainé de trois ans) il devint un auteur de théâtre apprécié par Richelieu et louis XIII. A trente ans il revint à Dreux pour se marier et devenir Lieutenant au baillage (Juge-adjoint du maire). C’est dans sa ville natale qu’il écrivit ses meilleures pièces et qu’il mourut à 41 ans lors d’une épidémie de peste. A Dreux, c’est le courageux magistrat resté auprès de ses concitoyens dans le malheur autant que le dramaturge qui est honoré par une rue, une place, une statue, une sente le long de la Blaise, un lycée, etc. Paris honore l’auteur classique par une rue le long du théâtre de l’Odéon à côté de celle de son ami Corneille et par une statue dans le foyer de la Comédie Française. 

 

 godeau galanterie à la sainteté 1-Antoine GODEAU :  Né à Dreux en 1605, mort à Vence en 1672. Bien plus que Rotrou, Antoine Godeau eut deux vies contradictoires. Parti à Paris pour étudier le droit, il devint poète libertin, assidu des salons à la mode. Il participa auprès de Richelieu à la création de l’Académie Française. Puis changement radical, il devint ecclésiastique, auteur de nombreux ouvrages religieux austères. A Paris, aucune rue ne porte son nom. Par contre, les deux villes dont il fut tour à tour l’évêque possèdent chacune une place Godeau,  près des cathédrales de Grasse et de Vence. Dreux, honore par une rue, une école et une maison pluridisciplinaire,  le poète mondain devenu évêque vertueux, auteur d’une monumentale «Histoire de l’Eglise».

 

-François André PHILIDOR. Né à Dreux en 1726, mort à Londres 1795. Dernier et Philidor Opera Paris 1ale plus célèbre d’une dynastie de musiciens de quatre rois, de Louis XIII à Louis  XVI. Ami de Rameau et de J.J Rousseau, il est considéré comme le créateur de l’opéra-comique avec des pièces comme «Tom Jones» ou «Blaise le savetier». A Dreux, une petite rue en escalier porte son nom. Elle conduit par le «chemin de ronde» à sa maison natale près de la Chapelle Royale.

A Paris, une rue du 20° arrondissement, perdue entre entrepôts et ateliers de la R.A.T.P, porte le nom de Philidor.

Mais le véritable hommage au musicien Philidor se trouve à l’Opéra Garnier par un buste accompagné du blason de Philidor ensembleDreux visible en façade, rue Auber. 

Un orchestre sur instruments à vent anciens, basé à Tours et porté par la Région Centre, a pris le nom d'Ensemble Philidor.

 

-François André Philidor fut aussi le plus grand joueur d’échecs de son temps. Grâce à sa maxime «Les pions sont l’âme du jeu d’échecs» et à ses livres de théorie, Philidor est très connu dans le milieu contemporain des jeux d’échecs. De nombreux clubs et cercles d’échecs portent le nom de Philidor: Bien sûr, celui de Dreux mais aussi, entre beaucoup d’autres, ceux de Paris (14°), Massy, Mulhouse, Royan, Verdun, et plusieurs hors de France (Luxembourg, Grande Bretagne.).    

Curiosité : Des timbres postes de nombreux pays sont à l'effigie  du joueur d'échecs PHILIDOR. (Curieusement , la poste française n'aurait pas émis de  timbre Philidor.).

philidor guinee philidor

  philidor-cuba-circa-1976-a-stamp-printed-by-cuba-shows-port 

 philidor timbre camboge

 

 

 

  

 

  

 

  

-Dans 15 jours nous verrons que d’autres Drouais sont célèbres en dehors de Dreux. 

 A bientôt, si Dreux le veut bien

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 07:00

 La soixante douzième durocasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE".

 

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NAPOLEON 1er A DREUX. 

Il y a deux siècles, le 22 MAI 1811,  Napoléon faisait une courte apparition à Dreux.
-En 1811, Napoléon se trouve en France et non sur les champs de Bataille. Une période de paix provisoire, même si la guerre en Espagne fait rage. Napoléon est un mari comblé: Marie Louise, fille de l’empereur d’Autriche, sa femme depuis treize mois vient de lui donner le 20 mars un héritier, déjà désigné Napoléon II, Roi de Rome. Napoléon, couronné en 1804 vient de terminer son premier «septennat» d’Empereur et veut effectuer un voyage officiel pour tester sa popularité.

 Ce voyage «promotionnel» va le mener à Cherbourg où de grands travaux sont en cours, pour faire du port normand une citadelle imprenable et protectrice de la flotte impériale face à la marine anglaise. Napoléon se souvient de Trafalgar. La destruction des deux tiers de ses navires de guerre  l’a empêché d’envahir l’Angleterre.

-Pour se rendre à Cherbourg, Napoléon et Marie Louise empruntent la route de Paris en Bretagne, future N 12, en passant par Dreux. Le petit aiglon, reste quant à lui, dans son nid douillet des Tuileries. Depuis l’instauration du département d’Eure et Loir, Dreux vit sous la tutelle de Chartres et non plus sous celle de la généralité de Paris, de l’ancien régime. Le préfet de Chartres, avant l’arrivée de Napoléon, donne de fermes recommandations au maire de Dreux pour recevoir dignement leurs majestés. Louis Rotrou, lointain descendant du dramaturge, demande donc aux Drouais de raviner les rues de passage du cortège impérial, d’élever un arc de triomphe rue St Jean, de faire sonner les cloches et d’orner les façades des maisons de verdure et de tentures aux croisées.

medaillon_napoleon_marie_louise1.jpg 

-Le «passage» à Dreux de Napoléon Ier et de l’impératrice Marie Louise. Parti de Paris dans la nuit, le cortège arrive à Dreux à huit heures. Devant l’arc de triomphe, le maire déclame: «Dreux s’honore de recevoir en une seule personne sacrée tous celles qui ont été vues dans ses murs…». Il veut remettre les clés de la ville à Napoléon qui les refuse en disant «Elles sont bien dans vos mains, Monsieur le Maire, gardez les.». L’Empereur s’entretient pendant une demi-heure avec les édiles drouais, fascinés par la connaissance qu’il a de l’administration municipale. Napoléon donne une somme de 3000 francs pour l’hospice et  la caisse des pauvres avant de quitter Dreux vers 11 heures. Les Drouais avaient prévu un grand banquet en Grande Rue. Ils sont déçus, d’autant plus que leurs majestés s’arrêtent au hameau des Fenots pour piqueniquer avant de continuer leur route vers Cherbourg.

-«Visite» de leurs Majesté à la Ville de Chartres. Au retour de son inspection des travaux du port de Cherbourg Napoléon prendra le temps de visiter la ville de Chartres pendant trois jours du 2 au 4 Juin, d’admirer la cathédrale ainsi qu’un magnifique feu d’artifice tiré en son honneur. Les Drouais en furent jaloux.

-En Octobre de la même année 1811, le général drouais de Sénarmont est tué devant Cadix. L’aventure napoléonienne se terminera quatre ans plus tard. Le dernier cadeau de Napoléon à Dreux, après Waterloo, sera un «passage» moins glorieux. De Juillet à Octobre 1815 les Drouais subirent une occupation de troupes prussiennes qui laissa de douloureux souvenirs. Ce fut le prologue des occupations germaniques de 1871 et de 1940/44.

Dans 15 jours nous retournerons dans les rues de Dreux.

 A bientôt, si Dreux le veut bien

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:00

La soixante et onzième Durocasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE". ===================================================================

A DREUX COULE LA BLAISE.

-4-Heurs et malheurs de la Blaise.

-Au Moyen Age à Dreux, n’y avait pas de véritables ponts sur la Blaise, seulement des ponts levis, des passerelles pour franchir les fossés de la ville, et des gués pour traverser la Blaise naturelle. La Rue du Gué aux Anes en garde le souvenir. La majorité des quatorze ponts drouais datent des XVIII et XIXème Siècles. Le petit dernier, (premier pont construit depuis celui de la Place Métezeau–Louis Terrier en 1864), relie les rues de Melsungen et Dablin.

  Blaise-pont-de-melsungen.jpg

  -La Blaise, timide et secrète. La Blaise, en centre-ville est peu accessible. Les promeneurs ne l’aperçoivent qu’à partir des ponts et ne la longent que d’un seul côté. (Quai aux arbres, Squares Rotrou et de la République, Rue du Cdt Beaurepaire). La rivière disparait souvent sous les chaussées et les maisons. Les bras des teinturiers (sous la rue éponyme) et de la Commune (Rues st Thibault, Aux Tanneurs et Parisis) sont ainsi «busés» dans la presque totalité de leur cours à travers la ville. Dommage. La seule réussite récente est la mise au jour du bras de l’écluse, derrière l’Office du Tourisme. Cette partie était souterraine du Collège des filles, école pratique, détruit pour laisser place à l’îlot Viollette.

Le bras des Teinturiers couvert.

Blaise-teinturiers-canards.jpg

blaise-barriere.jpg 

-La Blaise festive: De petits bateaux construits par les enfants des écoles prennent part, le vendredi de la fête des Flambarts aux joyeuses Régates de la Blaise. Au mois de Juillet, chaque mercredi soir les Guinguettes de la Blaise font découvrir en musique et chansons des lieux insolites des bords de la Blaise.

Les guinguettes de la Blaise 2010 au Gué aux Anes.

blaise -guinguettes blaise 28 juil 2010 gué aux ânes 2

-Les colères de la Blaise. Réputée calme et endormie la Blaise peut avoir des réveils agités en sortant de son lit. De désastreuses inondations ont ravagé la ville surtout au cours du XVIII° siècle, souvent causées par les  moulins en aval de  Dreux. En 1820, par exemple, le meunier du Moulin de l’aumône (actuel Gymnase Camus) ne leva pas les vannes à temps et la ville fut entièrement inondée, les dégâts considérables .Le mauvais entretien des berges peut être aussi responsable des débordements de la Blaise. L’arrêt royal de 1785 stipule que les Drouais doivent arracher les arbres et arbustes le long des rives de la Blaise et former les berges et talus nécessaires. Les mêmes recommandations furent émises par la municipalité lors des inondations de 1966.

blaise-syndicat.jpg-Les malheurs de la Blaise. Notre rivière subit encore de nombreuses pollutions. Le tout à l’égout n’est pas toujours respecté par les riverains. Des ragondins pourtant pourchassés détériorent les berges. L’opération «Blaise Aval», dont Dreux Agglo est partenaire, finance depuis 2010 les actions qui serviront à préserver la ressource en eau et les milieux naturels des territoires de Dreux Agglo du Syndicat Intercommunal de la Vallée de la Blaise.

Dans 15 jours: «Visite de Napoléon 1er à Dreux». 

  A bientôt, si Dreux le veut bien . 

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