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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 07:00

  La soixante dixième durocasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE".

  

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A DREUX COULE LA BLAISE-3-

 La Blaise "utile". 

On peut dire que la Blaise façonne la cité durocasse par sa fraicheur et sa présence reposante. Mais ce sont surtout les Drouais qui ont transformé la Blaise à leur convenance et à leurs besoins. Les Drouais utilisèrent la Blaise pour se protéger d’armées hostiles en détournant la rivière dans des fossés défensifs. Ils s’en servirent aussi pour leurs activités quotidiennes, artisanales et commerciales.

-Les métiers utilisant la Blaise.

La rue aux Tanneurs garde le souvenir des artisans travaillant le cuir au bord du ruisseau de la Commune passant alors à découvert.

La rue des teinturiers témoigne de l’importance de l’industrie drapière de Dreux au Moyen Age. Le bras des teinturiers se détache de la vieille Blaise derrière le stade et se déverse depuis 1591dans les anciens fossés à la hauteur de la porte chartraine. Avant cette date il devait rejoindre sous le nom de l’Amourette, la Blaise «naturelle» à Boston. Le bras des teinturiers est depuis peu recouvert et coule sous la dernière laverie-teinturerie du centre-ville.

Les lavoirs. N’ayant pas de machines à laver, les anciens Drouais faisaient leur lessive directement dans la Blaise. Près de quarante lavoirs sont encore visibles le long des différents bras de la Blaise. Beaucoup de ces lavoirs, pourtant témoins du patrimoine ancien, sont dans un piteux état. La campagne de rénovation des lavoirs tarde à débuter.

blaise 3 lavoirs

blaise 3 laverie st denis

 blaise 3 lavandieres

  Les jardiniers. Saint Fiacre, patron des jardiniers est traditionnellement fêté à l’église St Pierre, car les maraîchers étaient nombreux à Dreux. En 1960, serres et légumes poussaient  encore aux emplacements actuels du palais des expositions (arrosés par le ruisseau de la Commune) et des laboratoires Beaufour Ipsen (ruisseau des Fontaines)

-La Blaise navigable:

  La désastreuse période des guerres dites de «cent ans» et l’occupation Anglaise de 1521 à 1537 ruinèrent la ville de Dreux qui dut se reconstruire. Sous l’impulsion de leur Comte, Alain d’Albret, les Drouais entreprirent de grands travaux.

 Ils canalisèrent le ruisseau de la Commune sur quatre kilomètres pour le rendre navigable jusqu’à l’Eure à Fermaincourt. A partir de 1506, les «gabares», bateaux à fond plat, permirent aux Drouais d’exporter vers Paris et Rouen (via la Blaise, l’Eure et la Seine) leurs principales productions: Vins, draps, cuirs et grains. Les bateaux, en échange rapportaient à Dreux du sel, des matériaux pour restaurer, agrandir l’église St Pierre et construire le Beffroi: Pierres de taille de Vernon, ardoises de Rouen et bien d’autres marchandises. Le port se trouvait à la hauteur du pont Louis Philippe (on en devine encore l’emplacement).

blaise 3 port

 L’ère des gabares fut pour Dreux une période florissante et se termina au milieu du XVIII° siècle.

blaise-3-gabare.jpg

-Les moulins.

La force hydraulique de la Blaise fut utilisée dès le Moyen Age pour faire tourner jusqu’à 16 moulins à l’intérieur et autour de la ville: Moulins à moudre le blé en farine, mais aussi à foulon, pour dégraisser et assouplir les draps ou les cuirs (moulins à tan). Le lieu-dit «Foulonval» possédait plusieurs moulins à foulon.

blaise 3 moulin à tan

 blaise 3 moulin des promenades

-De nos jours, notre petite rivière Blaise reste utile. Elle fait le bonheur des canards, des cygnes et des visiteurs de la vieille cité durocasse.

Dans 15 jours: «Heurs et malheurs de la Blaise».

 A bientôt, si Dreux le veut bien

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:00

A DREUX COULE LA BLAISE
-2-La Blaise défensive.

-En entrant dans la ville de Dreux notre petite rivière la Blaise se divise en trois bras: - «naturel» (du stade aux Châtelets en passant par st Martin, St Denis et les Bléras). -«défensif» (entourant la vieille ville). -« utile». (Le ruisseau de la Commune, de  St Thibault au pont Louis Philippe en souterrain, puis canalisé jusqu’à l’Eure.)

Ce n’est pas la blaise que l’on voit serpenter au centre-ville de Dreux mais des fossés creusés par les Drouais, dans lesquels coule cependant de l’eau puisée dans  la Blaise.

blaise-carte.jpg 

-Dreux devenu depuis le X° Siècle forteresse du royaume de France face au Duché de Normandie s’entoura de murailles longées de profonds fossés. En cinq siècles, la ville et son château ne subirent pas moins de six sièges d’armées hostiles dont trois se terminèrent par pillages et destructions.

-En cas de danger, les fossés défensifs étaient remplis d’eau par déversement du ruisseau de la Commune au moyen d’une bonde se trouvant à la hauteur de la place du palais (la commune étant couverte à cet endroit). La place «de la bonde» (marché couvert) en garde le souvenir.

-Après l’assassinat en 1589 d’Henri III de France, roi sans postérité, le roi Henri III de henri-IV-1590_.jpgNavarre devint prétendant au trône de France. Or, de nombreux Français sympathisants de la Ligue ne voulaient pas d’un roi protestant. Les Drouais étaient de cet avis. C’est pour cette raison qu’en 1590, le futur Henri IV assiégea Dreux, ville verrou entre la Normandie et Paris. Mais au bout de quelques jours, les troupes du Navarrais levèrent le siège ne voulant pas être prises en tenaille par une armée de la Ligue supérieure en nombre, arrivant de Mantes. Le futur Henri IV marcha à sa rencontre et grâce à son panache blanc la mit en déroute à Ivry (la bataille).

-Les Drouais furent heureux de ce départ précipité, mais craignirent que ce prétendu  roi de France non couronné ne revienne se venger. Ils étaient très inquiétés par le grave incident apparu pendant le siège: Le ruisseau de la Commune, détourné par la bonde pour remplir les douves, n’arrivait plus à fournir en eau le canal creusé pour rendre la Blaise navigable jusqu’à l’Eure (bras utile). Afin de mettre les fossés défensifs en eau de façon permanente, les Drouais effectuérent en moins de quatre mois des travaux importants pour l’époque.

-Un canal de plus de 500 mètres fut creusé pour détourner une partie de l’eau de la Blaise «Naturelle» vers les fossés défensifs. Débutant derrière le stade (sous le pont Melsungen-Dablin), contournant la place Mésirard, cette blaise «artificielle» débouche dans les fossés à la hauteur de la bonde devenue inutile.

-Ces travaux furent inefficaces, car en Juin 1593 Henri IV revint à Dreux pour, après onze jours de siège, détruire la ville (dont le «Boug Clos») et raser le château. Pure vengeance, car moins de six semaines après la destruction inutile d’une belle forteresse du 12°siècle, le Navarrais abjurait la foi protestante et se faisait couronner à Chartres en février 1594 roi de France. Les murailles de la ville, n’ayant plus raison d’être, tombèrent peu à peu en ruine et disparurent complètement au 18°siècle. Les douves perdirent alors leur rôle défensif et devinrent l’un des ornements de la ville de Dreux en devenant un bras de la Blaise.

 blaise defensive

Dans 15 jours nous suivrons la Blaise «utile».

 A bientôt, si Dreux le veut bien.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 07:00

La soixante huitième Duroasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE". ===================================================================

    A DREUX COULE LA BLAISE.-1- 

La Blaise de sa source à Dreux. 

Que serait Paris sans la Seine, Chamonix sans le Mont Blanc, Marseille sans le vieux Port et Dreux sans la Blaise? Je vous invite en quatre Durocasseries à flâner et remonter le temps le long de notre petite rivière drouaise: la Blaise.

Deux rivières françaises portent le joli nom de Blaise. Toutes deux se baignent dans le bassin de la Seine, l’une se noie dans la Marne, l’autre dans l’Eure.

-La Blaise «marnaise» prend sa source à Gillancourt dans le département de la Haute-Marne. Longue de 85 Kilomètres elle se jette dans la Marne à Larzicourt. Sur ses rives, à Colombey les Deux Eglises a vécu et repose le Général de Gaulle. A Cirey sur Blaise le château fut la résidence de Voltaire.

-La Blaise «drouaise» prend sa source dans la Forêt de Senonches et se jette dans l’Eure en deux bras aux Osmeaux et à Fermaincourt, après 49 Kilomètres de déambulation. Sur ses rives à Dreux, repose Louis Philippe premier, dernier roi des Français. A Crécy Couvé la Marquise de Pompadour y avait son château.

-L’origine du nom «Blaise» découlerait peut être de «Bleiz», mot d’origine gauloise signifiant loup (en breton aussi, Bleiz = loup). Notre petite rivière, dans des temps pas si lointains aurait donc connu des meutes de loups sur ses rives. Est-ce hasard si elle pénètre dans la ville de Dreux par un endroit dénommé le «Louvet»?

-La Blaise nait dans la forêt de Senonches à l’altitude de 269 mètres à l’orée du Perche, ligne de partages des eaux. Dans un rayon d’à peine vingt kilomètres se trouvent  les sources de l’Eure, de l’Iton et de l’Avre (Bassin de la Seine), de la Sarthe (bassin de la Loire) et de l’Orne (fleuve se jetant dans la Manche).

-La Blaise représente l’épine dorsale du «Thymerais-Drouais», un pays unique, entouré de quatre régions très différentes: -à sa source, le Perche, le département de  l’Orne et la Basse Normandie. -au nord, limité par sa sœur jumelle, l’Avre, le département de l’Eure et la Haute Normandie. -à son affluent avec l’Eure, les Yvelines et l’Ile de France. -Enfin au sud, la plaine de la Beauce, l’Eure et Loir et la région Centre. Notre petite Blaise mérite bien son nom de «Drouaise» puisque son parcours reste dans un  seul arrondissement, celui de Dreux.

-Au bout de dix kilomètres, dévalant des hauteurs du Perche, la Blaise s’enfonce dans l’étang de Dampierre sur Blévy, le traverse et en ressort pour aller gambader vers Dreux. Les hommes ont profité de la force motrice de la chute d’eau tombant de l’étang. Au XVII siècle, des forges fabriquant les canons de la marine royale y furent installées par Colbert. (Les bâtiments des forges encore bien conservés peuvent être visités en été)

blaise dampierre 069

-Arrivée à Crécy Couvé, la Blaise fut à nouveau utilisée par les hommes, plus exactement par la maitresse du Roi Louis XV, Mme de Pompadour. Canalisée, domestiquée, la Blaise servit pour l’alimentation en eau du château et fit tourner plusieurs Moulins.

blaise dampierre 1 blaise

-A Vernouillet, la Blaise coule à côté de «l’abîme» endroit où est tirée l’eau du robinet des Drouais. Un bras, nommé «ruisseau de la Commune» se détache derrière le stade.

-La blaise, après être passée sous la ligne de chemin de fer Paris Granville, entre dans Dreux en deux bras: la «vieille» Blaise contournant le stade du vieux Pré et la Commune longeant le parc des expositions.  

Dans 15 jours nous suivrons la Blaise dans Dreux.

A bientôt, si Dreux le veut bien  

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 07:00

    

La soixante septième Duroasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE". =================================================================== 

LES CENT ANS DE LA SALLE DES FETES DE DREUX.

Jusqu’au milieu du 19° siècle, les concerts, pièces de théâtre et bals étaient donnés à Dreux dans des lieux privés. C’est le maire Lamésange qui fit édifier le premier théâtre digne de ce nom, Place Rotrou, en 1828. A sa mort, la ville racheta le théâtre en 1861, mais ne sut ni le moderniser ni l’agrandir. Après maintes tergiversations et  projets non aboutis, le conseil municipal décida de construire une salle des Fêtes place St Gilles (Mésirard).
- Le Ier Avril 1911 la salle des fêtes est inaugurée par le maire Maurice Viollette. Une salle des fêtes moderne pour l’époque, dotée d’un balcon, d’une scène et des coulisses spacieuses. De chaque côté de la scène sont gravées les maximes « A l’ origine fut la danse » et « Les mimes et les chants firent le théâtre. ».

salle des fetes 1-1911

-En 1913, venu pour visiter le nouvel hôpital de la  rue Saint Denis, le Président de la République Raymond Poincaré rencontra dans la salle des fêtes les maires et personnalités du canton de Dreux, avant de participer au banquet sous une immense tente place Mésirard.

-Durant des années, la salle des fêtes va recevoir de nombreuses activités :

-Bals et dîners annuels des associations drouaises (Ecole d’Horlogerie, des Pompiers, du D.AC, etc.).

 -Fêtes des prix et Noëls des enfants des écoles. Ma mère (vers 1920) et moi (vers 1950) avons le même souvenir des interminables et tonitruants discours du maire Maurice Viollette (sans micro et à 80 ans en 1950), les enfants n’attendant que la distribution de bonbons et cadeaux.

- Concerts comme ceux de la sainte Cécile de la regrettée « Lyre Druidique »,  des J.M.F. (Jeunesses Musicales de France) ou d’orchestres de renom comme les Concerts Colonne.

salle des fetes lyre druidique 1971

 salle des fetes concets colonne 1968

 -Récitals de chanteurs connus. En 1960, par exemple, la Salle des fêtes reçut Georges Brassens, Les Frères Jacques et les Compagnons de la Chanson.

salle des fêtes freres jacques Novembre 1960 141

-Le 13Décembre 1959, Edith Piaf au bout d’une demi-heure de récital, éprouva un terrible malaise. Dans le Film "la môme" le malaise d'Edith PIAF à Dreux, a été tourné dans une salle de théâtre à l'italienne, et non  dans notre bonne vieille salle des fêtes dont l’aspect est inchangé depuis 1959.

- le 22 Janvier 1971, « Théâtre en Dreux » présentait son tout premier spectacle « la Mégère apprivoisée ». Devenue « Les amis du théâtre », cette association fête cette année quarante ans  de programmation théâtrale (avec la municipalité). De nombreux acteurs célèbres se produisent régulièrement sur la scène drouaise. Entres autres visiteurs célèbres, Eugène Ionesco  est venu en 1973 assister à la « première » de sa pièce «Macbett».

-Des comédiens et compagnies théâtrales soucieux de leur notoriété, ne voulant pas jouer dans une « salle des fêtes », la municipalité s’est  vu contrainte de débaptiser la Salle des fêtes en  «Théâtre». Mais elle aurait pu ajouter « Théâtre Maurice Viollette », car le « théâtre » reste une des rares réalisations encore en activité de ce maire bâtisseur.

En 2009, la salle devait être reconstruite à la place du foyer, mais n’offrant pas plus de places que l’ancienne (400 places) le projet fut abandonné. Actuellement l’avenir du bâtiment est incertain, ne pouvant transformer la salle en vrai théâtre (à cause du balcon). La salle des fêtes rénovée devrait garder ses fonctions et un nouveau théâtre construit dans le Palais des expositions. Affaire à suivre. 

Dans 15 jours nous suivrons la Blaise dans Dreux.

A bientôt, si Dreux le veut bien

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:00

LA ROUTE DE BRETAGNE (fin)

Continuons notre promenade, rue d’Orfeuil dans l’axe Porte Parisis–Porte d’Orisson, passage de la route de Paris en Bretagne à travers la vieille ville Dreux.

-La rue du Palais: Cette voie fut créée lors de la construction du Palais de Justice en 1870, entrainant la destruction de plusieurs maisons moyenâgeuses. Cet endroit faisait partie du «Bourg clos», la partie la plus ancienne de la ville.

orfeuil Vieilles demeures -21 rue orfeuil- 1969.

orfeuil prison 1

 

-Au numéro 23 de la rue d’Orfeuil, derrière le tribunal, un bâtiment en ruine, malgré une toiture refaite à neuf, servit de prison jusqu’au milieu du siècle dernier. On peut encore deviner écrit sur le haut de la porte peinte en bleu: «Maison d’arrêt» C’est dans cette petite cour derrière les grilles, qu’eut lieu en public, en Juin 1925, la dernière exécution capitale à Dreux, L’assassin d’un cordonnier Drouais pour le vol d’une modeste somme d’argent y perdit la tête.

 

-Au numéro 25 de la rue d’Orfeuil, se trouvait le marché aux orfeuil101° plaque orfeuil 1chevaux, puis une caserne construite pour recevoir de 1736 à 1765 une brigade de gardes du corps du roi. Le bâtiment devint peu de temps un dépôt pour mendiants qui prit le nom d’ «Hôpital Saint Louis». Puis ce fut la poste aux chevaux, laissant la place en 1822 au tribunal civil, la maison d’arrêt et la Gendarmerie. Depuis le départ de la gendarmerie vers 1980, les bâtiments vides sont en attente de rénovation. Sur le mur, on peut apercevoir une plaque reprenant la citation que reçut le 101ème Régiment d’Infanterie basé à Dreux pour son courage en Octobre 1918, lors de la bataille d’Orfeuil en Champagne

-La rue d’Orfeuil ancienne rue d’Orisson se terminait dans les fortifications du château par deux portes avec pont levis sur le ruisseau de la Commune: les portes d’Orisson et de St Thibault pour déboucher hors de la ville. Les voyageurs rejoignaient la route de Bretagne par la rue du Vieux Pavé.

 

-La rue du Bois Sabot qui s’appelait rue du Val-Gelé ne fut ouverte qu’après destruction de la porte d’Orisson en 1738. Le nom de Val-Gelé ne désigne pas un val aux froidures hivernales, une malédiction pour un pays viticole comme le fut Dreux jusqu’au XIXème siècle. Il semblerait venir du nom d’une vielle mesure de capacité: jaloie ou jalaye. C’était probablement un lieu où l’on procédait au jaugeage des vins, d’autant plus que les pressoirs du Comte de Dreux se trouvaient approximativement à l’emplacement de l’actuelle rue de Penthièvre, dernier Comte de Dreux.

La rue du Val Gelé prit le nom de Bois Sabot en 1916: Une autre bataille terrible dans laquelle prit part le 101ème R.I drouais du 26 au 28 février 1915. Le régiment subit de très lourdes pertes dans des combats acharnés qui s’avérèrent inutiles. Le Bois Sabot se trouve actuellement à l’intérieur du camp militaire de Suippes. orfeuil bois sabot valgele 2

-En 1811, se rendant à Cherbourg pour l’inspection d’un nouveau port protégeant la flotte française face aux Anglais, Napoléon accompagné de l’Impératrice Marie Louise, emprunta la route de Paris en Bretagne et bien sûr, passa à Dreux. Un fastueux banquet avait été préparé par la municipalité drouaise. Mais, après une brève réception à la mairie (Le Beffroi), au grand regret des Drouais, Napoléon quitta Dreux par le Val Gelé pour s’arrêter au hameau des Fenots et y pique-niquer avant de reprendre la route vers Cherbourg.

Dans 15 jours nous fêterons les 100 ans de la salle des fêtes. 

 A bientôt, si Dreux le veut bien

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 07:00

LIEUX DROUAIS-RUE D’ORFEUIL.(1)

Continuons notre promenade dans l’axe Porte Parisis–Porte d’Orisson, passage de la route de Paris en Bretagne à travers la vieille ville de Dreux.

Le «BOURG CLOS». Le grand carrefour qui réunit la Grande Rue aux rue de Parisis, de Rotrou, aux Tanneurs, et d’Orfeuil était très probablement à l’époque Gallo-romaine la jonction de plusieurs voies romaines devant la première ville durocasse. La rue «du vieux pavé» entre St Thibault et bois sabot garde le souvenir d’une de ces voie romaines. En rentrant dans la rue d’Orfeuil nous débouchons dans l’emplacement du «Bourg Clos» (situé à peu près entre les rues Parisis, aux Tanneurs et les contreforts du château), la première ville d’avant l’an mil entourée de murailles. On y accédait après avoir franchi un pont sur le ruisseau de la commune qui longeait les fortifications et alimentait le Dreux ancien en eau. Ce bras de la blaise coule toujours, endigué sous les rues et les maisons.

bourg clos

Après la construction du château fort et l’extension de la ville au 12ème siècle sous l’impulsion des Comtes Robert, le «bourg clos» devint le lieu des services administratifs comtaux ainsi que les services religieux du château comme la maison des chanoines desservant la collégiale et plusieurs chapelles dont celle dédiée à st Vincent, patron des vignerons. En réalité nous n’avons que peu d’éléments sur l’origine, l’histoire et les fonctions du Bourg Clos. On ne peut qu’énoncer des hypothèses probablement assez proches de la réalité. Le Bourg Clos fut ravagé et incendié lors du siège de 1593 par Henri IV.

La rue du grenier à sel rappelle par son nom l’emplacement de l’entrepôt des stocks de sel et de la perception de la gabelle, l’ancêtre des impôts indirects.

-La rue d’ORFEUIL porte le nom d’une bataille sanglante durant laquelle le 101° régiment d’infanterie basé à Dreux à la caserne de Billy, s’est illustré en Octobre 1918 peu de jours avant l’armistice du 11 Novembre. Cette rue s’appelait avant 1918 la rue d’Orisson.

orfeuil billy

 On ignore l’origine de ce nom, peut-être est-ce celui d’un ancien gouverneur du château de Dreux?. Plusieurs maisons de cette rue furent très endommagées pendant la tempête du 18 Août 1890 qui ravagea une grande partie de la ville de Dreux. (Un siècle avant celle de 1999)

 

1philidor-La rue  PHILIDOR. Cette  rue en escalier communique avec le «Chemin de ronde» permettant l’accès direct à la chapelle Royale par les piétons. Suite à de nombreuses incivilités, ce chemin de ronde est malheureusement fermé au public. La famille des Danican PHILIDOR a donné au service des rois de France de Louis XIII à Louis XVI et sur quatre générations couvrant les XVII et XVII siècles une quinzaine de musiciens instrumentistes et 9 compositeurs. C’est André Danican PHILIDOR l’ainé, musicien, créateur et garde de la bibliothèque de la musique des rois Louis XIV et Louis XV qui acheta vers 1720 une maison à Dreux. C’est dans cette maison en brique rouge, que l’on peut encore voir près de la Chapelle Royale, qu’est né en 1726 le plus renommé des PHILIDOR: François André le «Grand». Il fut l’un des créateurs de l’opéra-comique en France. Mais c’est surtout en tant que joueur et théoricien du Jeu d’échecs qu’il est mondialement reconnu. Il est mort à Londres en 1795.

Pour votre curiosité voici deux extraits de l'Opéra "Tom Jones" (1756) de François André Philor. 

Symphonie du 3° acte et Final. Des C.D sur la musiques des Philidor peuvent être écoutés et empruntés à l'Odysée Médiathèque de Dreux Agglo.

 

 

 

Dans 15 jours nous continuerons la route de Bretagne dans la ville de Dreux

Retrouvez les Durocasseries sur mon blog: http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/
A bientôt, si Dreux le veut bien

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:00

La soixante quatrième Duroasserie de Pierlouim,

parue dans le "DROUAIS MAGAZINE".  =================================================================== 

LIEUX DROUAIS - RUE PARISIS (2).

 

parisis chaine bagnards-Restez bien sur les trottoirs car une étrange caravane arrive de Paris. Il s’agit de la «chaîne des forçats» venant de Bicêtre et se dirigeant vers le bagne de Brest. De 1792 à 1836, les condamnés aux travaux forcés au bagne de Brest ou en partance vers la Guyane, passaient par Dreux enchainés, à pied ou entassés dans des charrettes. Le voyage durait une vingtaine de jours. Cette longue caravane (plusieurs centaines d’hommes) s’arrêtait dans la rue Parisis. Les Drouais assistaient au passage de ces malheureux avec un mélange d’horreur et de compassion. Le futur chef de la police, François VIDOCQ a fait partie de cette chaîne des forçats en 1797. Une boite de nuit, très connue à Dreux vers 1970 prit le nom de VIDOCQ.

-Au numéro 35, une église Adventiste. A cet endroit fut ouvert en 1918  le premier cinéma de parisis cine idealDREUX, «L’IDEAL». Les spectateurs passaient le porche puis, pour atteindre la salle,  traversaient une petite passerelle en fer au-dessus du ruisseau de la commune, dont le débit était bien plus important qu’actuellement. Le cinéma vécut l’âge d’or des films muets qu’accompagnait au piano une organiste bien connue des Drouais. Après 1945 non loin de la rue Parisis, deux autres cinémas furent crées à Dreux: L’EDEN et Le CELTIC. L’IDEAL fut aussi le premier des cinémas drouais à disparaitre en 1972. A son emplacement, un parking que l’on atteint par la rue des caves.

-Parisis banque de franceUn bâtiment imposant en brique rouge, inoccupé en attendant une future affectation, abrita pendant une centaine d’années les locaux de l’agence drouaise de la Banque de France. Pendant la Révolution, à cet endroit se trouvait l’Hôtel de Thieulin, saisi comme bien d’émigré. L’épouse du ci-devant de THIEULIN, restée à Dreux divorça pour conserver les biens de la communauté. Quand son (ex) mari revint en France, ils s’empressèrent de se remarier pour récupérer l’entière propriété de leur hôtel.

parisis-rue-du--tourniquet.jpg-Rue du Tourniquet. Au Moyen Age les fortifications du château se doublaient à l’intérieur de la ville par des murailles englobant plusieurs quartiers. Une des portes d’entrée, la « tour Hamon » se trouvait à cet endroit. Avant de franchir le ruisseau de la commune par une passerelle, un tourniquet, (une croix mobile posée horizontalement sur un pivot) permettait aux seuls piétons d’accéder au quartier des caves.

parisis-billy-animation.jpg-Le grand Carrefour. La rue Parisis débouche dans un carrefour où elle rencontre quatre autres rues : La Grande Rue, les rues Rotrou, aux Tanneurs et d’Orfeuil.

L ‘industrie du cuir fut longtemps florissante à Dreux. Ayant besoin de beaucoup d’eau les tanneurs étaient installés le long du ruisseau de la commune, dont le cours est actuellement recouvert. Ce grand carrefour, qui ne porte plus de nom, était nommé par les anciens Drouais «Carrefour de Billy». Sur le pignon de la maison où se trouve actuellement le Crédit Agricole était fixée une plaque «Ici est né le Général de BILLY le 29 Juillet 1762».

-Jean Louis de BILLY, professeur de maths à l’école d’artillerie de Paris, commandant de la légion d’Honneur et général de brigade fut tué à la bataille d’Auerstedt le 14 Octobre 1806.  Carrefour de Billy

Dans 15 jours nous continuerons de suivre la route de Bretagne dans la vieille ville de Dreux.

 A bientôt, si Dreux le veut bien 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la soixante troisième DUROCASSERIE
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  LIEUX DROUAIS- LA RUE PARISIS.

Après avoir parcouru l’axe Porte Chartraine–Porte Neuve, visitons un autre axe, de porte à porte de la vieille ville de Dreux: Parisis-Orfeuil-Bois Sabots.

-La Porte Parisis. Une des entrées principales de la ville au Moyen-Age ouverte dans l’enceinte fortifiée, flanquée de deux tours avec pont-levis au-dessus du fossé mis en eau en 1591. Cette porte accueillait les voyageurs venant de Paris d’où le nom de Parisis. Fortement endommagée lors du siège de la ville par Henry IV en 1593 et non entretenue, elle fut détruite en 1757. Les pierres et matériaux servirent à la construction du pont actuel. En 1750, un arrêt du conseil d’Etat ordonna que la rue servant de passage à la route de Paris en Bretagne fût élargie dans toute sa longueur. Ceci entraîna  la destruction des vieilles maisons frappées d’alignement, suivi de la construction de beaux hôtels particuliers, faisant de la rue Parisis la partie résidentielle de Dreux.

parisis-carte 1900

Jusqu’en 1960, date de la mise en route de la «déviation» (actuel trajet de la Nationale 12), les camions et véhicules divers venant de Paris traversaient la ville par cet axe Parisis-Orfeuil-Bois sabot pour rejoindre Evreux et la Bretagne, cause de nombreux encombrements.

-En entrant dans la rue Parisis, au fronton d’un immeuble une enseigne:

«ECOLE D'HORLOGERIE D’ANET».

parisis-ecole horlogerie.

En 1871, le maître horloger A.BEILLARD fonde l’école pratique d’horlogerie à Anet. En 1925 l’école est transférée à Dreux par Gabriel MOREAU. Comprenant un externat et un internat, cet établissement fut réputé même hors de nos frontières pour former des horlogers de haut rang. L’école fut fermée en 1987, mais les bâtiments restent pour l’instant inoccupés. De 1696 à 1790, se trouvait à cet endroit un couvent de religieuses bénédictines venues elles aussi d’Anet.

-L’Hôtel SALVAT DU HALDE. Au numéro 49, un bel exemple des hôtels particuliers construits après 1750 et mis en conformité avec l’élargissement de la rue. Cet hôtel fut élevé en 1757 par le régisseur du château de Crécy, propriété de Madame de Pompadour. Ce bâtiment à la remarquable façade, entièrement rénové et transformé en appartements est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2001.

parisis-salvat de halde

-La rue CHENEVOTTE: Son nom vient de la partie ligneuse du chanvre que l’on enlève pour conserver la matière textile, d’où l’existence supposée dans cette rue d’un atelier traitant le chanvre. Dreux était célèbre au Moyen Age pour ses manufactures de Draps. Au fond de cette rue, une belle porte cochère qui proviendrait du Palais du Luxembourg à Paris, et à côté, la trace de la nef d’une ancienne chapelle. A cet endroit se trouvait avant la Révolution, le collège où ont étudié de nombreux Drouais comme Rotrou, Godeau ou Métezeau. Entre autres affectations ce bâtiment fut Sous-préfecture de1803 à 1859.

-La rue LEVEILLARD: Famille de médecins drouais, dont le plus célèbre fut Louis Guillaume LEVEILLARD. Ami de FRANKLIN dont il écrivit un éloge historique, auteur de mémoires de chimie et maire de Passy, il s’opposa à la tuerie sanglante du 10 Aout 1792 et pour cette raison, fut guillotiné le 15 Juin 1794. C’est à l’angle de cette rue que la radio drouaise R.T.V. connut ses débuts en 1983.

Dans 15 jours nous continuerons de suivre  la route de Bretagne dans la vieille ville de Dreux.

 A bientôt, si Dreux le veut bien   

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la soixante deuxième DUROCASSERIE
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LIEUX DROUAIS - RUE DE SENARMONT.

Continuons notre promenade dans la vieille ville de Dreux en parcourant l’axe Porte Chartraine-Porte neuve. Après la rue Porte Chartraine et la rue Saint Pierre nous arrivons dans la rue de Sénarmont. La plaque de rue nous informe: « Famille de soldats français ». Notion trop vague pour une famille qui donna à la Royauté, à la Révolution puis au premier Empire des officiers artilleurs d’exception.

senarmont-alexandre-antoine.jpg-Claude HUREAU DE SENARMONT d’origine chartraine se fixa à Dreux par son  mariage avec une Drouaise. Capitaine au régiment de Vendôme, Claude se distingua pendant la guerre de succession de Pologne. Il fut nommé par Louis XV Chevalier de l’ordre de Saint Louis en 1734 et tué en 1735 à Spire par un boulet de canon. Ses trois fils firent carrière dans les armées de Louis XVI puis de la révolution. Le plus célèbre des Sénarmont, petit fils de Claude, Alexandre-Antoine, né par le hasard des camps à Strasbourg, en 1769, la même année que Napoléon Bonaparte, participa comme officier puis général de brigade d’artillerie, aux campagnes de la Révolution et de l’Empire : Marengo, Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland etc. Très apprécié de l’Empereur, il fut nommé Baron d’Empire, général puis commandant en chef de l’Artillerie en Espagne. Il fut tué devant Cadix le 26 Octobre 1809. (image Alexande-Antoine Hureau de Sénarmont)

 La maison de famille des Sénarmont se trouvait au numéro 11 de la rue qui s’appelait à l’époque rue de la Porte neuve.  

senarmont eglise boucherie municipalea 

-Dans la cour du numéro 15,  fut construit en 1844  le tribunal de commerce. Après le transfert du tribunal au Palais de justice, ce bâtiment fut occupé par la Croix Rouge et la lyre Druidique. Actuellement il est attribué à l’Université Drouaise du Temps Libre.

-A l’angle de la rue de Sénarmont et de ce qui est encore curieusement la place Métezeau, derrière l’église Saint Pierre et à côté du presbytère, la maison ancienne aux parements de bois fut dans la première moitié du siècle dernier une «Boucherie municipale». Cette boucherie, gérée par la mairie, débitait de la viande à des prix attractifs.

 -La "Maison Romane" :Au numéro 17, longeant la cour de l’UDTL, se trouve un bâtiment, probablement le plus ancien de la ville de Dreux. En 2006, une opération de ravalement, fit apparaître au premier étage, une façade très ancienne. Les quatre arcades reposant sur des colonnettes à chapiteaux feuillagés permettent de dater la maison de la fin du XII siècle c’est-à-dire à l’époque du Comte Robert 1er de Dreux et de son frère le roi de France Louis VII le Jeune. Cette maison dite « romane » est classée au titre des monuments historiques depuis 2007. La question de son utilité reste un débat d’historiens. Etait-elle la maison de ville des Comtes de Dreux, l’habitation des chanoines de St Pierre ou la maison communale ?

Sénarmont -UDTL Romane-Boucherie

Sur cette photo : A gauche on devine le bâtiment de l'UDTL ex Tribunal de commerce, au centre  la maison romane et à droite l'ancienne boucherie municipale. Sénarmont-notre dame porte neuve

 

-La rue du mur est une petite rue étroite qui, au moyen-âge  longeait les fortifications de la ville. Un vestige de ce mur protège dans une niche Notre Dame de la Porte Neuve. Cette jolie statue de la vierge à l’enfant  restaurée et redorée a repris son emplacement tout récemment pour la joie de ses adorateurs.

-La Porte neuve, petite ouverture dans les remparts, débouchait sur un pont de planches jeté au-dessus du fossé et supprimé en cas de danger. En 1820, la passerelle fut remplacée par le pont en pierre que nous connaissons actuellement.

senarmont promenades a

Dans 15 jours nous suivrons la roue de Bretagne dans la vieille ville.

A bientôt, si Dreux le veut bien    

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 07:00

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LIEUX DROUAIS : RUE SAINT PIERRE.

 Après avoir admiré notre brave et imposant beffroi, probablement le plus au sud de France, et  avant d’entrer dans la rue st Pierre nous passons devant ce qui fut une ruelle qui menait à la maison des aides et au bureau des gabelles. Dans cette ruelle, une maison était accolée au beffroi dont on voit la trace sur le monument.rue st pierrea 

La rue Saint Pierre se nommait jusqu’au XVIème siècle la rue aux Merciers. Cette dénomination rappelle l’activité commerciale ancestrale  de cette rue.

En visitant une ville comme Dreux,  il est souvent intéressant de regarder  en l’air, particulièrement rue St Pierre. Le chapeau rouge en tôle fut bien sûr l’enseigne d’un chapelier, le jardinier le pied sur la bêche, celle d’un grainetier, marchand de fleurs et d’animaux. Ces deux magasins ont disparu  il y moins de 15 ans. Il serait dommage que ces deux enseignes du début du siècle dernier disparaissent, même si elles surplombent actuellement un magasin de téléphonie et un salon de coiffure.

saint pierre entree beffroi foucault

Entrée de la Rue St Pierre. On y devine les deux enseignes sur la gauche et sur la droite la boutique de l'éditeur des cartes postales de Dreux : Foucault .

st-pierre-maison-barontete-homme--2.jpg

  Tout en haut de la vieille maison à poutres apparentes qui fut il y a peu une charcuterie très appréciée à Dreux, une tête d’un homme un peu sévère surmontée d’un petit chapeau. C’est peut-être l’ancien propriétaire ainsi immortalisé au faîte de sa maison. 

Cette rue aux Merciers était au moyen âge bordée de maisons à encorbellements. Ces saillies en surplomb d’un étage sur l’autre permettaient aux Drouais d’agrandir les pièces supérieures hors des limites assignées par la propriété du sol. Nos ancêtres avaient déjà le sens de la contestation «roublarde ». Mais, la comtesse Jeanne de Dreux par un Edit de 1347 réglementa les constructions à venir dans la ville en faisant diminuer dans de notables proportions les encorbellements.

Les maisons anciennes que l’on peut admirer dans la rue St Pierre datent des XV et XVIème siècles (donc déjà plus à encorbellements).

Une maison en bois du XIIème siècle fut, avant sa démolition en 1834, décrite en détail par Viollet Leduc dans son «Dictionnaire d’architecture».  Cette description peut être lue sur internet. 

  http://chateau.rochefort.free.fr/viollet-le-duc/Pan-de-bois.php

 St-pierre--Maison_bois_medievale_Dreux_a5.jpg

A l’angle de la rue Rotrou une maison du XVème siècle. A la fin des années 1950 le premier magasin de la «Rose des vents» y était installé. J’y ai acheté mon premier « tourne- disque » et mes premiers 45 tours microsillons. La rue Rotrou se nommait la rue Au Lait car on y amenait les vaches pour les traire et vendre leur lait. Il faut dire qu’à l’époque prés et champs longeaient  les fortifications de la ville. Cette rue pris le nom de Rotrou en souvenir du grand dramaturge drouais né dans cette rue en 1609.

Sur la droite se dresse l’église Saint Pierre de Dreux, avant la révolution entourée de son cimetière. Son aspect actuel date du XVIème siècle.  L’Eglise construite probablement  au XIIème siècle fut en partie détruite lors du siège et l’occupation des Anglais, pendant la guerre de Cent Ans. Elle fut reconstruite à la Renaissance mais ne fut jamais terminée, sa deuxième tour restant inachevée

saint pierre 01a

 Rue Saint pierre angle rue Rotrou (vers 1910) 

A l’angle de la rue  Godeau, le café tabac la Cigarette, devenue depuis les Flambards.

Antoine Godeau né à Dreux  en 1605 fut l’un des fondateurs de l’Académie Française, écrivain évêque de Grasse, puis de Vence où il mourut en 1672.

cigarette-a-270_001.jpg

Ancienne place St Pierre, angle rue Godeau .

Dans 15 jours nous continuerons notre la visite de l’axe Porte Chartraine Porte Neuve en visitant la rue de Sénarmont.  A bientôt, si Dreux le veut bien. 

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