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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:00

      Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la soixantième DUROCASSERIE
   
 

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LIEUX D’HISTOIRE DROUAISE.

DE LA PORTE CHARTRAINE A LA PORTE NEUVE (1)

 

Venant de la rue Saint Martin en quittant les anciens faubourgs nous allons entrer dans la «vieille ville» de Dreux.

Place des fusillés, ancienne place st Martin.

Une Stèle à l’entrée du quai aux arbres rappelle le sacrifice de six Drouais martyrs de la résistance pendant l’occupation allemande de 1939/45.

Au moyen âge cette place était un espace coincé entre deux portes et deux fossés, pièces maîtresses des fortifications de Dreux. Les deux fossés ont été remplis d’eau par détournement de la Blaise après le siège d’Henri IV en 1591. Ils subsistent encore: le bras de l’Ecluse est découvert et le bras des teinturiers coule sous le quai aux arbres. Cet ensemble constituait l’entrée principale fortifiée de la ville. Plusieurs chemins y convergeaient venant de Nogent le Roi par Saint Denis, de Chartres par Saint Martin, Senonches et Brezolles par la rue des embûches. Deux ponts levis successifs permettaient aux attelages de passer sous la porte Saint Denis puis sous la Porte Chartraine. Cet espace, nommé place de la Poissonnerie, entre les deux portes fortifiées recevait les «estaux» des poissons de mer, ceux des poissons d’eau douce étant installés sous la halle de la Grande Rue. Les fortifications de la ville devenues inutiles et non entretenues se sont peu à peu transformées en ruines tombant dans les bras de la Blaise. La porte St Denis fut détruite en 1771. De la Porte Chartraine il ne reste qu’une petite partie: la tour Hennequin, qui fut probablement au XIV° siècle une prison et maintenant le restaurant crêperie «la tourelle».

la-porte-chartraine-en-1850.jpg

Dessin de 1850 dans lequel on voit la deuxième tour peu avant sa destruction

Passons le pont et entrons dans la vieille ville.

Nous nous trouvons dans l’axe principal de la vieille ville : Porte Chartraine, Saint Pierre, Sénarmont jusqu’à la porte «Neuve». Un autre axe traverse la ville, celui de la « route de Paris à Brest» de la Porte Parisis à la porte d’Orisson (Bois sabot). Ces deux axes correspondent aux quatres portes de la ville fortifiée et sont reliés par la Grande Rue. Le reste de la ville n’est constitué que de petites ruelles, impasses et cours insalubres. Les places Métezeau et Rotrou ne seront ouvertes qu’au XIX° siècle. L’axe de la route de Bretagne est surtout résidentiel, longeant les services du Comté (Bourg clos, Grenier à sel). La Grande Rue participe en grande partie à la vie communale: Le Beffroi (Hôtel de ville), l’Hôtel Dieu (hôpital) les halles aux blés, aux draps voire aussi le gibet. L’axe de la Porte Chartraine à la Porte neuve est surtout consacré aux commerces, à l’artisanat et au religieux (Eglise et cimetière).

Rue Porte Chartraine : Le Syndicat d’initiative de Dreux et du Pays Drouais  y fut installé  de 1962 à 2001.

La rue des Changes : Actuellement une ruelle entre le Beffroi et l’angle de la rue Porte Chartraine où se faisait le change des monnaies. Les Comtes de Dreux purent battre monnaie jusqu’au règne de Charles V (XIV° siècle). La rue des changes faisait un arc de cercles autour de ce qui n’était pas encore la place Métezeau jusqu’au cimetière près de l’église Saint Pierre.

Le Beffroi : Construit entre 1512 et 1537, il symbolisait l’indépendance de la ville face au pouvoir royal (Le château et son Comte) et au pouvoir religieux (La Collégiale St Etienne et ses chanoines).

Dans 15 jours nous continuerons par la rue St Pierre et de Sénarmont.

A bientôt, si Dreux le veut bien.  

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 07:00

     Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante neuvième DUROCASSERIE
   
 

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LIEUX DROUAIS: RUE SAINT MARTIN (3)

 De la Blaise à la Blaise.

Continuons de descendre la Rue St Martin vers le centre ville.

Nous traversons la Blaise. Le pont de pierre aurait été construit en 1756 aux frais du roi de l’époque, Louis le bien aimé (quinzième du nom)

L’école primaire Saint Martin: Ses bâtiments ont une valeur historique indéniable puisqu’ils proviennent d’un hôtel particulier que les Drouais appelaient la maison du gouverneur. Cette construction de style Louis XIII fut érigée probablement à la fin du XVI siècle. Une légende peu fondée raconte qu’Henry IV aurait couché dans cette demeure près des murs fortifiés de la ville, lors d’un siège qu’il mit devant Dreux en 1590 ou 1593. En fait, on ne sait pas quand et pour qui fut édifié cet hôtel, probablement pour un gouverneur de la ville. Cette charge étant devenue purement honorifique à la fin du XVII° siècle, le gouverneur résida alors au château de Fermaincourt.

L’hôtel de la rue St Martin fut ensuite attribué aux sous-intendants de Dreux, ayant pour principale fonction de percevoir l’impôt, particulier la taille. Puis, un ancien valet de Mme de Pompadour, la famille du docteur Guersant et la famille Desmousseaux habitèrent  cette vaste demeure. Le dernier des propriétaires «privé» fut Esprit Constant de Couasnon. A son décès en 1855, sa veuve légua l’immeuble à l’Institut des Frères des Ecoles chrétiennes pour en faire un pensionnat de jeunes garçons, le «Pensionnat St Pierre». En 1877 les vieux bâtiments furent détruits, et  remplacés par la construction de l’immeuble actuel.

17 Novembre 1870: Lors de la guerre franco prussienne, après de rudes combats, les  Mobiles français ne purent empêcher une armée de 5000 Allemands d’entrer dans Dreux par la rue St Martin.

Le frère directeur du Pensionnat St Pierre ouvrit une «ambulance» dans les locaux de l’école religieuse. Des Drouais courageux se rendirent sur le champ de bataille entre les Rochelles et Nuisement pour relever les blessés, les transporter et les soigner rue St Martin. Arrêtée par les Prussiens, Mme de Montgomméry à la tête des sauveteurs fut relâchée à condition de ne pas faire de différence entre Français et Allemands blessés. Ce fut les débuts de la croix rouge à Dreux.

1905: Après la séparation de l’Etat et de l’Eglise, le pensionnat fut transformé par la municipalité en une école primaire de filles. Le pensionnat st Pierre reprit ses activités dans un autre lieu en 1934 grâce en partie au legs de la veuve de l’ancien maire Louis Victor Dubois.

La rue Desmousseaux: Antoine Desmousseaux  né à Rouen en 1757 et mort à Dreux en 1830 fut préfet et baron du premier Empire. Son fils, Bernard Desmousseaux de Givré, (Vernouillet 1794 -Paris 1854) écrivain, ami de Chateaubriand fut nommé secrétaire d’ambassade à Londres puis à Rome. De 1837 à 1851. Desmousseaux devint député d’Eure et Loir et fut le principal artisan du passage du chemin de fer à Dreux.

Rue-st-Martin-Hotel-de-France.jpg

L’Hôtel de France: Cet Hôtel Restaurant fermé depuis quelques années et transformé en appartements fut le plus bel hôtel de Dreux. . Il eut malheureusement comme hôte indésirable pendant les heures sombres de Dreux la «Feld Gendarmerie» de l’occupant germanique.

 

Dans 15 jours nous continuerons notre la visite des lieux drouais en entrant en centre ville par la porte chartraine en traversant un autre bras de la Blaise.

A bientôt, si Dreux le veut bien

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:00

   Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante huitième DUROCASSERIE
   
 

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LIEUX D’HISTOIRE DROUAISE

    Rue Saint MARTIN-2-Du pont du chemin de fer à la Blaise.

Continuons notre promenade et descendons la Rue Saint Martin vers le centre-ville.

-Le pont du chemin de fer : En 1863 lors de l’inauguration de la ligne Paris-Dreux, malgré les demandes de la municipalité drouaise aucun pont ni tunnel n’étaient construits dans la ville (Ainsi existaient trois passages à niveaux: à Comteville, pour la nationale 12, au Bléras et au haut de la rue St Denis). Lors de la prolongation de la ligne de Dreux vers Granville inaugurée en 1870, un pont fut enfin construit pour permettre la circulation venant de la route de Chartres, sans éviter cependant un passage à niveau aux Corvées qui reste le seul encore en activité à l’intérieur de la ville de Dreux.

-Le tramway de Brezolles. Pendant plus de trente ans de 1899 à 1931 fonctionna un tramway entre Dreux et Brezolles. En cahotant et déraillant souvent, le tramway partait de la place de la gare, dévalait l’actuelle rue du bois des Fosses, traversait la rue St Martin à la hauteur du rond-point, se frayait un chemin parmi des jardins maraîchers, (Avenue de Melsungen), puis s’arrêtait à la station de la place du vieux pré (dont la maisonnette était encore visible vers 1960), puis à la station de la Place de la Bonde (Marché couvert) obliquait à angle droit devant le tribunal vers la rue St Thibault et après un dernier arrêt dans Dreux filait poussivement, à vingt à l’heure vers Brezolles

St-Martin-tramway-copie-1.jpg

-L’Octroi de St Martin. Comme au passage à niveau de Saint Denis et aux autres entrées de Dreux, existait à St Martin une barrière d’octroi qui permettait à la Ville de percevoir des taxes sur les marchandises entrant dans son territoire. Un conflit opposa vers 1900 l’Octroi à la société du tramway car les voyageurs pouvaient se soustraire à l’impôt.

dalou prieuré 2

-Le Prieuré et la chapelle St Martin: La Rue Saint Martin, longtemps dénommée «Rue du faubourg Saint Martin» suit probablement le tracé de l’ancienne voir romaine reliant la cité Durocasse à la capitale des Carnutes. Son nom provient d’un prieuré qui s’élevait autour d’une chapelle dédiée à St Martin construite avant le XIème siècle et dépendant de l’abbaye de Saint Germain des Prés de Paris. Le prieuré détruit à la Révolution se trouvait à l’emplacement actuel de la maison de retraite qui a naturellement reçu le nom de «Prieuré».

-Après la guerre 39/45 se trouvaient à cet endroit les services techniques de la ville de Dreux. En 1967 ils laissèrent la place à la maison de retraite qui après quarante ans de bon fonctionnement mais n’étant plus aux normes fut détruite et reconstruite en 2006. Dans la cour d’entrée du «Prieuré» une statue en bronze d’Aimé Jules DALOU (1838-1902) représente un paysan retroussant sa manche de chemise avant de travailler aux champs. L’original se trouve au musée d’Orsay à Paris.

-Passons devant l’ancienne devanture du Savoy, un bar à la sulfureuse réputation au milieu du siècle dernier, pour nous arrêter avant le pont de la Blaise au numéro 69 de la rue St Martin à l’angle de la rue du Docteur Jousselin.

 -L’équipe du Drouais Magazine vous y attend pour vous souhaiter, chers amis lecteurs, une nouvelle année pleine de joie et de bonheur. Je joins mes vœux pour 2011 «A Gui l’An neuf» comme disaient nos ancêtres Gaulois Durocasses.

 

Dans 15 jours: Rue St Martin (3): De la Blaise à la Blaise. 

 A bientôt, si Dreux le veut bien. 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante septième DUROCASSERIE
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LIEUX D’HISTOIRE DROUAISE

  De la « FOURCHE » au pont de St MARTIN

Continuons notre promenade dans des lieux Chargés d’histoire drouaise. Un axe principal pour entrer dans la ville de Dreux: l’. Avenue du Général MARCEAU et la Rue St MARTIN.

  -16 Aout 1944: Vers 16h00, à la rencontre des routes de Chartres et de Châteauneuf, au lieu-dit la «Fourche» une colonne de l’armée américaine arrivant de Marville Moutiers Brûlé est prise sous le feu d’un canon anti char allemand. Sept Américains sont tués. Les alliés répliquent en mettant hors d’état de nuire les combattants allemands. La colonne continue avec prudence sa descente vers Dreux. Une sorte de tour, église peut être, apparait juste dans l’angle de tir des canons. Le danger pouvant venir de là, les futurs libérateurs de Dreux se tiennent prêts à tirer vers cette position en hauteur. Constatant qu’aucun allemand ne s’emble s’être réfugié dans ce clocher, les Américains entrent dans Dreux sans encombre. 

Notre brave Beffroi venait de vivre la peur de sa vie de monument historique. 

-Le 5 Juin 1948 cette partie de la rue St Martin est débaptisée en prenant le nom d’Avenue du Général MARCEAU, héros de notre capitale eurélienne. Il faudra attendre 2002, après son décès pour nommer une rue de Dreux «Rue Sam ISAACS» Lieutenant de l’armée américaine entré le premier dans notre bonne ville pour la libérer. Curieusement ce n’est pas la rue par laquelle il est entré dans Dreux mais celle d’où il en est sorti le jour même vers Mantes, l’ancienne route de Fermaincourt qui porte son nom.

-17 novembre 1870. Pendant cette guerre méconnue et pourtant terrible pour notre région, 3000 soldats français, mobiles de la Manche et du Calvados affrontèrent 15000 Prussiens et 12 canons dans la plaine entre Imbermais et Nuisement. C’est pratiquement dans la rue qui porte le nom de cette date fatidique que 300 Fusiliers marins résistèrent avec acharnement aux allemands pour permettre aux troupes françaises très inférieures en nombre de se replier vers Torçay où eut lieu dès le lendemain une autre terrible bataille. Les Prussiens entrèrent dans la ville. La guerre était finie pour Dreux mais commença alors une occupation allemande de près de deux ans.

 

St Martin-Av Marceau.

Deux cartes postales de 1910 La rue St Martin (Av marceau) prés du pont du chemin de fer. Images prises en aval et en amont de la rue, le même jour à quelques secondes l'une de l'autre. Emouvant pour moi. Le petit garçon sur le trottoir épousera vers 1930 la soeur de ma mère. Il fut donc pour moi un oncle que j'ai bien connu.

St Martin pont chemin fer Famille Robert

 

-26 Octobre 1913: Le Président de la république Raymond POINCARE inaugure le nouvel hôpital rue St Denis. Avec le Maire de Dreux Maurice VIOLLETTE et le député Paul DESCHANEL, le Président remonte la route de Chartres pour s’arrêter rue Ferdinand GATINEAU et admirer huit «maisons ouvrières», ancêtres des «H.L.M» que vient de construire la Caisse d’épargne de Dreux, pour loger 16 familles avec près de 100 enfants. En 2010 les huit maisons sont toujours là, rénovées et proprettes. Des H.L.M construites en 1960 sont déjà détruites actuellement. La construction n’est plus ce qu’elle était en 1913.

-Vers 1150 à l’angle des actuelles avenue MARCEAU et rue de TORCAY fut fondée par les seigneurs de Nuisement la maladrerie de Saint-Gilles qui, éloignée alors de la ville, soignait les lépreux de Dreux et des alentours. Une foire annuelle début septembre permettait à la maladrerie de se financer. Cette foire a existé jusqu’en 1970. Quand la lèpre cessa de sévir, Saint Gilles devint une simple commanderie. La chapelle fut entièrement détruite en 1802.

Dans 15 jours: Rue St Martin : Du pont de chemin de fer à la Blaise. 

A bientôt, si Dreux le veut bien.

 

Si vous désirez lire ou relire les précedentes "durocasseries" cliquez sur : 
-DUROCASSERIES DE PIERLOUIM. 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante sixième DUROCASSERIE
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Lieux drouais: COMTEVILLE.

  Le nom de Comteville remonte au 12ème siècle.

 Contevilla abrégé de Comitis Villa indique son appartenance aux Comtes de Dreux. Le château surplombant la ville assurait la base militaire des comtes Robert, le Château de la Robertière en bordure de forêt leur servait de  relais de chasse; la maison romane rue de Sénarmont était peut-être leur maison de ville et le château de Comteville leur maison de plaisance entourée, de bois et de vignes.

Par la suite, le domaine de Comteville sortit de l’apanage des comtes de Dreux et passa en plusieurs mains. 

En 1759, la Généralité de Paris élection de Dreux en faisait la description suivante: «Comteville, terre et beau château sur le chemin de Paris à Dreux, très près de cette ville. M. le Baron de Beauvais à qui elle appartient y a joint celle du Luat Clairet et le tout a été érigé en baronnie en 1750 ».

Le principal propriétaire de Comteville fut le Comte Charles Henry de Surgères qui en hérita de son père en 1771. Colonel du régiment de Bourgogne infanterie, il était Baron de Comteville mais aussi de Mézières, Marsauceux, Ecluzelles et autres lieux. Le Comte de Surgères fit détruire en 1771 le château de Mézières pour en utiliser les matériaux à la transformation du château de Comteville, encore en partie féodal. A la Révolution, le comte de Surgères s’expatria. Ses biens furent mis sous séquestre comme «biens nationaux».

chateau-de-comteville-1782-1-jpg

En 1793 un bataillon de Chasseurs Francs occupa Comteville. Les soldats saccagèrent le château. Par la suite, le château fut cédé à une association de spéculateurs que l’on désignait sous le nom de «bande noire». Cette dernière détruisit  entièrement le château pour en revendre les matériaux.

Nicolas Claye poète drouais a pleuré la destruction de Comteville dans une chanson :

Ils ont détruit les murs de Comteville, dit en pleurant le vieillard à son fils; Le villageois, l’habitant de la ville, chacun répète aux échos du pays: Ils sont détruits ces murs où  notre enfance de l’amitié goûta les premiers fruits; sous le marteau d’une avide opulence nous avons vu s’écrouler leurs débris…

 Les terres de Comteville furent rachetées par Demont-Ferrand, maire de Dreux de 1834 à 1838. Il reconstruisit un château beaucoup plus modeste sur les ruines de l’ancien et reconstitua le parc. C’est ce manoir que l’on peut voir actuellement.

chateau-comteville-raid-aventure-chateau.jpg

Au XIXème, siècle les Drouais avaient l’habitude de faire leur promenade dominicale vers Comteville qui était alors en pleine nature.

La construction de la ligne de chemin de fer Paris Granville en 1864 amputa une bonne partie du parc et coupa l’accès direct de Comteville à la ville. Les ponts de la nationale en 1960 et de la rocade vers 1980, isolèrent encore plus Comteville. L’accès au domaine est toujours un peu difficile malgré le percement de la rue du trait d’union sous la ligne de chemin de fer.

Acheté par la ville de Dreux en 1980, le domaine de Comteville servit quelque temps comme centre aéré. Il abrita pendant une vingtaine d’années les voitures anciennes du Rétro mobile club Drouais.

 Actuellement, le domaine de Comteville est occupé par le Raid Aventure qui propose des parcours tous niveaux dans le parc ainsi que des espaces pour réunions et séminaires.

 Voir le site web: http://www.comteville.com/

 Dans 15 jours : La Rue St Martin.

  A bientôt, si Dreux le veut bien 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:00

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 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante cinquième DUROCASSERIE
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UN PEINTRE DROUAIS: RENE BELLANGER.

BELLANGER -campagne.

 A la fin des années 1950, il n’était pas rare d’apercevoir dans notre bonne ville un peintre immortalisant les monuments, les rues et les passants de Dreux, quel que soit le temps : canicule, vent, pluie ou neige.

Dans la campagne drouaise, notamment autour de Chérisy, roulait une incroyable automobile sans âge, branque ballante qui s’arrêtait un peu n’importe comment au travers d’un chemin creux. Il s’agissait en fait d’un véhicule transformé par un garagiste du coin en un véritable atelier de peinture à roulettes, rempli de toiles, de pinceaux et de tubes de toutes les couleurs. Un personnage  imposant en sortait, blouse grise, casquette et cigarette aux lèvres : le même croisé dans les rues de Dreux. Il s’installait sur un pliant et parfois sous un parasol pour peindre sur une toile à l’huile ce qu’il voyait du paysage alentours.

Ce peintre est  le plus représentatif des artistes drouais du siècle dernier. (le vingtième) .

BELLANGER atelier.

bellanger affiche

René BELLANGER est né en 1895 à Angicourt dans l’Oise. A 14 ans, il est subjugué par l’art du peintre Diogène Maillart travaillant dans l’église de son village. Sa vocation est faite au grand dam de ses parents. En 1914 devançant l’appel, il s’engage et est affecté au 21° génie. Il pratique dessins et gravures au cantonnement et dans les tranchées. Après l’armistice de 1918 il fait la connaissance à Strasbourg de Marie Zumsteg avec laquelle il se marie et s’installe à Dreux en 1923. Avec son frère il reprend une entreprise de motoculture bd Pasteur.

La proximité avec Paris lui permet de nouer des contacts avec les milieux artistiques de la capitale. Il fait la connaissance du peintre Pierre Montézin, très connu à Dreux.

Il se trouve entraîné dans un groupe de peintres paysagistes qui le conseillent et l’encouragent et devient sociétaire des Indépendants et des Artistes Français dont il reçoit en 1936 la médaille d’argent pour «le boulevard de la gare à Dreux.

Contraint par ses activités d’entrepreneur il resta jusqu’en 1954 un artiste du dimanche, dans le sens noble du terme. Il se dégagea peu à peu de ses obligations professionnelles pour peindre à plein temps.

 Sa production est très importante, pouvant sur site faire plusieurs tableaux par jour dans un style post impressionniste et peignant comme Monnet le même paysage à plusieurs moments de la journée.

 BELLANGER Métezeau neige.

BELLANGER DREUX NEIGE-st pierre bellanger rue st pierre

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 Il m’est arrivé dans mon enfance de rencontrer René Bellanger, car ma mère a travaillé quelques temps dans son entreprise.

Un jour de mai 1957, René Bellanger vient à la maison, je ne sais pourquoi. Il fait quelques pas dans  le jardin. Il tombe en arrêt devant les lilas et les cerisiers en fleurs.

« Que c’est intéressant, dit-il, il faut à tout prix, que je revienne peindre cela, il y a de très beaux tableaux à faire!».

Malheureusement, il n’est jamais revenu peindre notre jardin. Les lilas ont défleuri sans lui. C’est dommage, nos beaux arbres auraient été ainsi immortalisés par ce peintre connu et reconnu, même en Amérique…

bellanger a IMG 7446

 bellanger paysage campagne

 Après 1958 se détachant totalement de son entreprise, il voyage à travers l’Europe d’où il peint de nombreuses toiles. 

 Une trentaine de tableaux rapportés de ses séjours en Espagne et en Italie sont actuellement exposés jusqu’au 16 Janvier 2011 au Mussée Marcel Dessal.

René Bellanger décède à Paris en 1964.

Musée-Expo BELLANGER 22 Oct 2010 Affiche

Pour voir ou revoir mon article sur l'actuelle expo Bellanger : 

Rene BELLANGER Un peintre drouais.  

 

Dans 15 jours : Le château de Comteville.

 A bientôt, si Dreux le veut bien. 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 07:00

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 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante quatième DUROCASSERIE
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    RUES DROUAISES  

LES BATAILLES du 101éme R.I.

 

Si beaucoup de rues drouaises ont leur propre histoire, certaines rues de par leur nom commémorent des faits vécus par des Drouais.

Le 15 Avril 1916 en pleine guerre14/18  puis après l’armistice, en 1919  le Conseil Municipal de Dreux débaptisa plusieurs rues anciennes  pour leur donner leur nom actuel afin de  commémorer le courage et les souffrances des soldats dont les régiments étaient basés à Dreux, Caserne de Billy : les 101ème et 301ème régiments d’infanterie et le 29ème Régiment Territorial (Soldats âgés en principe non combattants).

101ème caserne de Billy0001

101èmè 14-18-ethe-Virton vue-ensemble-du-monument 

-Rue d’Ethe Virton.

 Ethe et Virton, noms de deux petites localités des Ardennes Belges autour desquelles se déroula une rude bataille le 22 Août 1914, soit 18 jours après la déclaration de guerre: une bataille de «rencontre» avant l’enlisement des tranchées. Les soldats français portaient encore les pantalons rouges garance visibles de très loin. Les uniformes «bleu horizon» n’apparurent qu’au début de 1915.

 Des combats terribles dans lesquels le 101ème RI fauché par des tirs de mitrailleuses perdit le tiers de ses effectifs.  

-Rue du Bois Sabot. Le Bois Sabot se trouve dans la Marne (Actuellement dans le camp militaire de Suippes).  En 1915, lors de la contre-offensive de champagne, le Bois sabot faisait partie de ces positions qu’il faut prendre et défendre à tout prix. Le 101°RI en paya le prix par de lourdes  pertes du 26 au 28 Février. Le Bois sabot ne sera pris à l’ennemi que le 10 mars par d’autres régiments

101ème infirmie rboissabot

 Photo prise aprés la bataille, remarquez que les deux infirmiers ne portent pas les casques qui seront fournis en cours d'année 1915.

  101èmè les éparges-Rue des Eparges. En temps de guerre, les régiments voient leurs effectifs plus que doubler par l’apport des réservistes. Un régiment «Bis» est donc créé. Avec  le 101ème RI ce fut le 301ème R.I composé en majorité de réservistes drouais.

Le 301ème après avoir subi de fortes pertes lors de la bataille de la Marne en 1914 fut en grande partie décimé les 24 et 25 Avril 1915 aux  Eparges, verrou important surplombant la plaine de la Woëvre et situé à 25 kilomètres de Verdun.

 Le régiment fut supprimé et les survivants remis dans d’autres unités. 

   

-Rue du Bois des Fosses. Verdun  25 Février 1916: Peu d’éléments sur cette bataille.  Mon grand-père, du 29ème régiment territorial de Dreux,  non combattant, occupé à fortifier les tranchées devant le fort de Douaumont a été tué lors des bombardements allemands ouvrant la bataille de Verdun, le jour de ses quarante ans.  Les Allemands auraient  débouché du Bois des Fosses et d’autres bois pour prendre le fort de Douaumont. Le 101°RI  ne serait arrivé à Verdun qu’en Mai. Cette rue honore-t-elle la mémoire des territoriaux du 29° tués ce jour-là à Verdun aux Bois des Fosses et d’Hardaumont ?

101-29 RIT 1916 tranchées.

Des "territoriaux" du 29° RIT de Dreux (dont mon grand père, dans le fond au milieu 5ème à droite et gauche) ) lors de travaux de fortication de tranchées. 

101 ème orfeuil 

-Rue d’Orfeuil. En Champagne Pouilleuse, la ligne de front n'avait pratiquement plus bougé depuis septembre 1915. Du 4 au 10 Octobre 1918, soit un mois avant l’armistice, de violents combats ont lieu pour faire sauter le «verrou» d’Orfeuil.

 Des combats forts différents de ceux d’Ethe et Virton en 1914, avec participation de chars d’assaut. Pour son courage le 101° RI fut cité à l’ordre de l’armée le 29 novembre 1918.

Une plaque apposée, rue d’Orfeuil sur le mur de l’ancienne Gendarmerie commémore l’événement.

Monument à Orfeuil sur lequel est inscrit le nom du 101ème R.I. 

 

J’évoquerai dans une prochaine Durocasserie l’histoire propre de ces rues avant qu’elles prennent le nom de batailles de 14/18.

 Dans 15 jours : Un peintre drouais: Bellanger.

 

 A bientôt, si Dreux le veut bien.  

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 07:00

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 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante troisième DUROCASSERIE
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LIEUX D'HISTOIRE DROUAISE :

 LE BOULEVARD LOUIS TERRIER.

   

Sortons de la gare de Dreux pour descendre «en ville», comme le firent deux Présidents de la République venant visiter Dreux: Poincaré en 1913 et de Gaulle en 1965.

La place de la gare est devenue Place des F.F.I puis Place Pierre Sémard, cheminot résistant fusillé à Evreux en 1942.

Au milieu de cette place la statue de Louis TERRIER, maire de Dreux, député et ministre du commerce, mort à 41 ans en 1895. Cette statue est érigée à cet emplacement depuis une dizaine d’années. Auparavant elle se trouvait à l’angle de la place Métezeau et de la rue Marquis. C’est en inaugurant cette statue en 1899 que le jeune Maurice Viollette représentant le ministre du commerce Millerand, se fit connaître des Drouais avec les suites que l’on connait. Le buste de Louis Terrier en bronze fut réquisitionné par les Allemands en 1942 et remplacé par un buste en pierre. (La statue en bronze de Rotrou subit le même sort).

  louis terrier du carrefour st denis

En regardant devant nous, nous découvrons une vue superbe: tous les monuments majeurs de Dreux en seul coup d’œil: Le Beffroi, la Chapelle Royale et l’Eglise St Pierre. Ce dégagement qui offre un accès direct en ligne droite de la gare au centre-ville est une rareté en France, car la plupart des gares ont été construites à l’écart des centres villes.

C’est une caractéristique des aménagements «Haussmanniens» car ce Boulevard de la gare fut construit en même temps que l’arrivée du chemin de fer et de la gare en 1863.

Louis terrier vers la gare 

La percée de ce boulevard occasionna des travaux gigantesques pour l’époque.

A l’origine, il y avait des jardins traversés par la Blaise puis une rude montée. Il fallut construire un pont au-dessus de la rivière et remblayer pour faire un boulevard en pente douce; c’est pour cela que la chaussée surplombe de plus de dix mètres les cours de l’école St Martin et de la crèche. La Ruelle Bernage se retrouve en contrebas et accessible par un escalier de pierre.

 

docteur v jousselin La première rue en descendant sur la gauche porte le nom du Docteur Victor Jousselin, accoucheur de l’hôpital, médecin très aimé des Drouais et mort en 1950. La maternité avait alors son entrée Bd Louis terrier, à la hauteur de l’actuel «Clos du Roy». Il participa à la naissance de plus de 6000 petits Drouais. Son humanité et son dévouement étaient proverbiaux. L’actuel Centre Hospitalier de Dreux porte son nom.

 La rue Docteur Jousselin portait avant 1950 le nom d’Alexandre Marquis, médecin botaniste. C’est la petite rue Métezeau, entre la place Métezeau et la rue Doguereau, qui reprit le nom de Marquis.  

 

Le Boulevard Louis Terrier devait devenir selon ses concepteurs de 1863 un axe important, bordé de nombreux commerces. Ce ne fut pas réellement le cas. Je ne me souviens que de deux boutiques vers 1960: celle d’un marchand de Postes de TSF et d’une invention nouvelle: la télévision. (Mes parents y achetèrent leur premier poste de télé.)

En face, (avant l’actuel magasin d’instruments de musique), le studio Francis, photographe réputé à Dreux. La majorité des noces, des communions et des festivités drouaises de cette époque sont passées sous son objectif.

Le Boulevard Louis terrier se termine en plongeant dans le parking sous terrain de la place Métezeau. A l’ancien emplacement du monument de Louis Terrier trône un canisite, un WC pour toutous. Vive le progrès!

louis terrier Parking Métezeau 036

louis terrier totounet 

Dans 15 jours : Les rues drouaises du 101° régiment de ligne.

A bientôt, si Dreux le veut bien

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante deuxième DUROCASSERIE: 

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LIEUX D'HISTOIRE DROUAISE :

 La rue Sant Denis (2)

    Continuons de descendre la Rue St Denis: Après l’impasse Marteau nous arrivons à la Blaise.

La vieille Blaise ou Bras des Bléras. Il s’agit de la rivière originelle qui arrive de Vernouillet par le louvet en longeant et contournant  le stade et passant sous les rue de St martin et l’avenue Louis terrier. Les cours d’eau que l’on rencontre dans Dreux centre sont des douves entourant les anciennes fortifications et alimentées en eau par les ruisseaux de la commune, des teinturiers et par la «vieille Blaise» détournée en canal à la hauteur du stade.

 

messier cordelier apprentisEn descendant sur la droite, au 17 une belle maison en façade d’arcades. Il s’y tenait de 1907 à 1960 la maison Messier, une fabrique de ficelles, de cordages et de sacs pour l’agriculture.

Je me souviens vers 1955 avoir visité cette fabrique. Je fus fasciné par la rapidité à laquelle s’enroulaient les uns sur les autres des ficelles tendues sur plus de 10 mètres pour devenir cordes solides.

 Le magasin fut par la suite un des premiers à Dreux à proposer matériels de camping et de sport avant de fermer ses portes dans les années 1970.

   Je vous invite à visiter l’écomusée des vignerons et artisans drouais «Flora Gallica», vous y trouverez exposés plusieurs objets de la corderie Messier.

 

 Sur les photos datées de 1920, vous serez surpris d’y voir de jeunes enfants travaillant à la fabrication de cordes et sacs. En effet à cette époque l’apprentissage commençait à 12 ans.

 

messier fabrication sac en 1920 MESSIER cordelier boutique.

 

 La ruelle Bernage est ce qui reste d’une sente, la Hante aux Barbiers, qui à travers les jardins  cheminait de l’actuelle rue Esmery-Caron à la place du marché aux Vaches (Doguereau) en traversant la rue St Denis. La création en élévation du Boulevard de la Gare nécessita la création de l’escalier en pierres que l’on voit actuellement.

En bas de la rue St Denis, après la révolution un bâtiment fut consacré au premier théâtre fixe à Dreux, avant la construction en 1828 par le maire Lamésange du théâtre place Rotrou. .

Après le percement de l’Avenue de la gare (Bd Louis Terrier).en 1863, la rue St Denis anciennement nommée rue du «Faubourg St Denis» et qui rejoignait la rue St Martin  se trouva coupée en deux. La première partie fut baptisée rue Esmery Caron (Un autre fabricant de sac puis de bâches, dont l’établissement crée en 1870 existe toujours). La rue  Saint Denis ayant perdu sa dénomination de «faubourg» perdit ses premiers numéros au profit de la rue Esmery Caron et commençait au numéro 26. Elle ne retrouva une numérotation normale (en commençant par le numéro 1) qu’en 1970.

rue esmery caron forgeron dr mag

La rue Esmery Caron aurait dû logiquement s’appeler rue  Idelphonse FAVE car le Général aide de Camp de Napoléon III et directeur de l’école Polytechnique est né dans cette rue en 1812. Le conseil municipal de 1906 encore plein de ressentiment envers le second Empire préféra donner le nom de cette portion de rue à un entrepreneur et bienfaiteur (par la création d’un «asile» de vieillards) de la ville de Dreux.

En arrivant au quai aux arbres nous devinons l’emplacement de l’abreuvoir aux chevaux et de l’ancienne forge qui fonctionnait encore vers 1960. La maison récemment restaurée conserve les anneaux auxquels étaient attachés les chevaux pendant qu’on les ferrait.

Dans 15 jours : En descendant le Boulevard Louis Terrier. .

 

 A bientôt, si Dreux le veut bien 
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 00:00

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 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la cinquante et unième DUROCASSERIE: 

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LIEUX D'HISTOIRE DROUAISE :

 La rue Sant Denis (1)

   

Nous avons visité le passé historique du tunnel st Denis. A partir de ce lieu, descendons le temps pour rejoindre la ville par la rue St Denis.

 

-1913.  Il n’y a pas encore de tunnel sous les rails des lignes de chemin de fer, mais un passage à niveau.

Stop : Les barrières sont abaissées, une sonnerie stridente intime l’ordre de nous arrêter. Le train passe lentement dans un bruit assourdissant. La locomotive à vapeur crache des tourbillons de fumée noire. Le garde barrière tourne énergiquement sa manivelle pour lever les barrières. La voie est libre nous pouvons traverser les voies et descendre rue st Denis.

 Passage-a-niveau-st-Denis-vers-1910.jpg

-Stop : Un petit bonhomme à casquette et sacoche sorti d’une guérite sur laquelle est écrit en gros «OCTROI» nous interpelle. «Vous n’avez rien à déclarer ?» En effet la ville perçoit une taxe pour l’entrée de marchandises dans ses murs. Un paysan venant de la route de Nogent et conduisant une charrette tirée par un cheval poussif montre à un fonctionnaire son chargement de légumes de fruits et de volailles qu’il va vendre sur la marché de la place Rotrou. Il acquitte l’octroi avant de pouvoir descendre en ville.

octroiIMG_6128.JPG

Une demi-douzaine de barrières d’octroi aux entrées de Dreux perçoivent ainsi directement une partie des impôts locaux. Ces «Octrois» disparaitront entre les deux guerres mondiales.

Comme nous n’avons dans nos poches aucune marchandise à vendre ou à consommer à Dreux nous pouvons continuer notre chemin.

Poincaré salue la foule 13 10 1913  -Attention. : Il y a beaucoup de monde dans la rue St Denis. La rue est pavoisée. Des policiers en grande tenue invitent la foule à rester sur les trottoirs. Un cortège arrive de la gare. La fanfare du 101° régiment de ligne basé à la caserne de Billy claironne et tambourine suivie par un détachement de fantassins marchant au pas. Une calèche découverte cahote en rythme avec le bruit sur les pavés des fers des quatre chevaux qui la tirent. A l’intérieur, de graves messieurs en agitant leur gibus saluent la foule qui répond en criant : «Vive Viollette !, vive Poincaré ! ». Le Maire de Dreux accueille le Président de la République pour inaugurer en grande pompe le nouvel hôpital de la rue St Denis. L’hôtel Dieu de la grande rue est devenu trop petit et surtout n’est plus adapté aux conceptions modernes de la médecine. L’hôpital inauguré possède entre autres nouveautés  une maternité, conception nouvelle pour 1913.

Cet hôpital deviendra à son tour obsolète en 1973 détruit et reconstruit avenue J.F.Kennedy. Il ne reste rue St Denis que le bâtiment qui abritait l’administration et les salles de consultation de l’hôpital et dernièrement les locaux de l’ex CadD et de la CCI.

hopital ancien cadd

 

-Laissons les personnalités à leur inauguration et continuons de descendre la rue St Denis.

Nous passons devant l’impasse Marteau. Ce n’est nullement parce que trois générations de mes ancêtres menuisiers ont habité cette rue qu’elle porte ce nom d’outil. Il s’agit d’une déformation au fil du temps du terme «morte eau». Il y eut peut-être au moyen-âge en bordure de la Blaise une mare qui, en période d’inondation débordait, envahissant les prés en mettant beaucoup de temps à s’écouler. C’est au fonds de cette impasse que se trouvait la blanchisserie et la morgue de l’hôpital de 1913 à 1973.

 

Dans 15 jours nous passerons le pont sur la Blaise pour continuer la visite de la rue St Denis.

A bientôt, si Dreux le veut bien.

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