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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 07:00

ROSIERE, REINE DES DRUIDES ET MISS AGGLO.


Pour la deuxième fois les Drouais élisent leur «Miss Agglo» en présence de la dame au chapeau et de miss France. Miss agglo 2010 est la digne descendante des rosières et reines  drouaises.  

Une rosière est une jeune fille  récompensée pour sa réputation vertueuse .Instituée, paraît-il, par saint Médard à la fin du Ve siècle. La fête de la rosière née à Salency,  consiste en la remise d'une couronne de roses à la jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie sont dignes d’éloges..

En 1769, Charles Favart fait représenter un opéra-comique «la rosière de Salency» dont la musique est due en partie à notre musicien drouais François André Philidor.


- ROSIERE PLEBEENNE

En 1806, Napoléon 1er pour fêter son accession au trône et ses différentes victoires décréta: «Chaque commune ayant plus de 10 000 FR de revenu, dotera  sur les fonds communaux, une fille sage qui sera mariée à un homme ayant fait la guerre et dont le choix sera fait par le conseil municipal »

Pour se conformer à cet édit, le conseil municipal de Dreux désigna pendant plusieurs années une rosière dite «plébéiennes » désireuse d’épouser un soldat méritant revenu dans ses foyers. Les deux jeunes gens devaient être nés et habitant à Dreux. En 1807 furent ainsi désignés Geneviève DUCOS 20 ans, fille jouissant d’une bonne réputation et Jean Baptiste BURE, 27 ans, jardinier de bonnes mœurs, sans propriété, ayant fait cinq campagnes de guerre et n’ayant plus mère ni père. Pour son mariage, le couple  reçut de la ville de Dreux une dote de 600 FR.  


-ROSIERE DE DREUX

Au début du 20ème siècle, le conseil municipal de Dreux désignait chaque année une jeune fille méritante, qui était couronnée « Rosière de Dreux » le jour du comice agricole, début Juin. Elle recevait alors des mains du maire un livret de caisse d’épargne avec une somme d’argent provenant provenait d’un legs fait par une généreuse donatrice drouaise, Melle LECLANCHER-BAULU. Ma grand-mère Aimée MORCEL fut  à vingt ans la rosière de Dreux en 1901.
Aimée MORCEL- rosière Dreux de 1901.aimée MORCEL rosière Dreux
(Photos : Aimée entourée de ses demoiselles d’honneur.)
Sa maman étant malade et morte jeune, Aimée a tenu le ménage et élevé son petit frère. Aimé n’aimait pas beaucoup  évoquer son passé de rosière.(Il paraîtarait, ho scandale qu'une rosière qui lui succéda était enceinte lors de son couronnement...Madame de Fontenay n'en serait pad revenue non plus) 
 A partir de 1912, le couronnement de la Rosière quitte le comice agricole et le mois de Juin pour s’intégrer au programme du 14 Juillet.


-REINE DES DRUIDES

En 1964, pour la quinzaine commerciale, début Juin  est élue une « Reine des Druides ». L’élection se fait au cours d’un gala à la salle des fêtes retransmis par la télé et Europe1. Le jury, est présidé par le maire de Dreux (G. RASTEL). La Reine de Druide, opération de prestige pour le commerce drouais ne durera que quelques années.

rosiere.jpg 

-N’oublions pas les 19 « petites rosières » petites filles au bouquet de houx et pèlerine blanche qui accompagnent depuis 1994 les « importants » à la veille de la fête des Flambards.

 


                                                      -MISS AGGLO

L’élection par un jury public de miss agglo n’accompagne pas un événement particulier (comice agricole, 14 juillet ou semaine commerciale) mais est lui-même un événement spectacle pour la renommée de Dreux agglomération.
L’élue est méritante de beauté de charme et de repartie.Je souhaite longue vie au concours des miss Agglo.
 

  Miss Agglo 2009 Severine PRIEUR.

Dans quinze jours nous partirons en guerre (celle de 1870 à Dreux.) pour trois durocasseries.

 

A bientôt, si Dreux le veut bien.     


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 ELECTION DE MISS DREUX AGGLO  2010 :

Julie Imbert a été élue Miss Agglo le 20 Mars 2010 en présence de Mme de Fontenay et Miss France 2010, Malika Ménard. 
(Photo du blog : "Les Bâtes autrement ) 
miss-agglo-2010-1 
       
                      
                                       miss-agglo-2010-2

miss-agglo-3
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trente neuvième  DUROCASSERIE: 

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DREUX ET LES PROGRES TECHNIQUES DU
19 EME SIECLE :


Au 19ème siècle, surtout au second Empire,  de nombreux progrès techniques vont bouleverser la vie quotidienne des habitants de Dreux.


1- La fin du vignoble drouais :

Jusqu’à la révolution, le vignoble tenait une importance considérable dans l’économie drouaise en faisant vivre directement ou indirectement plus de 20% de la population. Le vignoble va peu à peu disparaître pour n’être  plus que souvenir après 1900.

 Les Drouais s’aperçurent qu’il était plus rentable de semer des céréales, d’élever du bétail et de cultiver une nouveauté, la pomme de terre que de faire du  vin dans une région sujette aux aléas climatiques. L’utilisation  du chemin de fer  fournissant Paris en vin du  Languedoc en peu de temps  ainsi que  l’épidémie de phylloxéra vont accélérer vers 1850 l‘ arrachage des vignes drouaises.


2-Des  industries nouvelles s’installèrent à Dreux :


chaussures liot 1901Les fabriques de chaussures : En 1850, un Polonais, Léon Wolf installe une  fabrique de chaussons rue St martin. L’affaire va rapidement prospérer et entraîner l’apparition de concurrents. En 1876 neuf fabriques de chaussures employaient près de 300 personnes. Si certains de ces établissements furent éphémères, d’autres ont eu une réelle  réputation comme  les frères STAAR ou la Sté  GAROUSSE.  La plupart de ces maisons disparurent au début du 20ème siècle. LIOT et Cie  (successeurs de la fabrique Wolf) ne  ferma ses portes qu’après la seconde guerre mondiale.  


La « Brasserie et malterie de l’ouest » fondée  vers 1850 se trouvait rue des caves, la bien nommée, puisque sous la falaise existe un important réseau de caves ou étaient entreposés les tonneaux de bière. La brasserie fermera ses portes en 1963.


Julien ESMERY dés 1870 fabriquait et louait des sacs aux producteurs de grains de la région. En épousant une demoiselle Caron il créa en 1893 une société ESMERY-CARON qui   est toujours en activité en 2010 et  fabrique des bâches plastifiées, de la toile pour stores  et conserve à Dreux un entrepôt et un service administratif.


3 –Développement d’équipements publics et de nouveaux métiers. :


-L’arrivée du chemin de fer à Dreux en 1864 bouleversera  profondément l’économie et la physionomie de la ville.


-Nicolas CLAYE  fut à la fois le premier receveur des postes de Dreux et le fondateur en 1807 du premier journal imprimé à Dreux « Annonces de l’Arrondissement de Dreux », concurrencé en 1837 par le « Druide », il deviendra un vrai journal  en 1848 sous  le nom de « Journal de Dreux ».

-Le premier des  photographes drouais  installa sa boutique en 1861.


Usine-a-Gaz-DREUX- 1900-Le télégraphe électrique arriva à Dreux en 1852 et le téléphone en 1894.
 
-L’installation de canalisations d’eau courante débuta en 1863 et celle du gaz en 1865
 (Photo : l’usine à gaz)

- L’électricité ne sera distribuée en réseau qu’en 1913.  



4-Les nouveaux bâtiments :

Le théâtre, place Rotrou en 1828 (détruit en 1900)
– La caserne à partir de 1847
-La Sous préfecture en 1863
- Le tribunal en 1870-
- Les écoles laïques de garçons, rue Godeau en 1884 et de filles place Mésirard en 1878. Le collège en 1878 rue St jean
- La caisse d’épargne en 1893-etc.

 

- La population drouaise passa en un siècle de 5437 à 9718 habitants..  Au 19èmesiècle la physionomie de Dreux changea radicalement. Le 20èmesiècle ne fit qu’accélérer le mouvement.

 

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Dans quinze jours : Rosières, Reines des Druides et Miss Agglo.

 

A bientôt, si Dreux le veut bien
  

 Si vous désirez lire ou relire les précedentes "durocasseries" cliquez sur : 
-DUROCASSERIES DE PIERLOUIM. 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trente huitième DUROCASSERIE: 

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1854 : L'ANNEE DE LA PAILLE EN EURE ET LOIR.


Au début du siècle dernier (le vingtième) de vieux Drouais pour situer dans le temps un événement parlaient de l’ «année de la paille » Il s’agissait en fait de 1854, année de ce que les historiens ont nommé la «révolte de la paille» ou plus justement la «révolte des toitures en chaume».

En voici l’Histoire :

 

En 1842 le Préfet d’Eure et Loir transmet un rapport alarmant au ministère de l’Intérieur revolte paille chaumiere rouchesur les incendies qui, plus de 150 fois par an ravagent maisons et villages en Eure et loir.

Les habitations et les granges sont souvent recouvertes de chaume, c'est-à-dire de paille facilement inflammable. La cause des incendies vient en grande partie d’une invention diabolique de 1831 du Français Sauria:
 Les revolte paille paysan beaceron1820pipeallumettes chimiques inflammables par friction. Plus besoin de «battre le briquet», ce qui était long et peu pratique à l’extérieur des maisons.
Cette facilité nouvelle de faire du feu va se révéler dangereuse si on laisse les allumettes dans des mains d’enfants ou de fumeurs de pipes (qui peuvent dorénavant fumer n’ importe où, même dans les granges) et aussi de personnes mal intentionnées pouvant se venger du voisin en incendiant sa maison.


-Plusieurs réactions de défense anti-incendie vont se mettre peu à peu en place :


revolte paille -pompiers-Création des compagnies de pompiers et apparition d’un équipement moderne : la pompe à incendie. Pompe à bras qui exigeait de nombreuses personnes dont la participations de la population.

-Développement des compagnies d’assurance, accompagné dés le début de fraudes à la prime.

 

 
Mais une initiative du préfet d’Eure et Loir
, que l’on qualifierait aujourd’hui de simple «principe de précaution» va mettre le feu aux poudres :

Un décret de 1843 interdit de couvrir les toits de chaume. Les paysans beaucerons ne sont pas d’accord : l’utilisation de tuiles ou ardoises est onéreuse, demande des charpentes plus solides et surtout n’apporte pas une aussi bonne isolation que le chaume. Pendant dix ans le décret n’est pas appliqué.

 

Le 18 Mai 1853, le nouveau Préfet, Mr de Grouchy, va ressortir le décret en ordonnant aux maires de l’appliquer.
En Novembre, le Marquis de Bosquestan châtelain et maire de Boullay Thierry  fait du zèle en faisant arrêter et mener à la prison de Dreux 3 de ses administrés pris en revolte paille feutrain de recouvrir leur grange de chaume. La réaction est immédiate, les paysans des villages entre Dreux et Chartres se mobilisent. Les femmes ne sont pas les dernières. Le 27 Novembre une troupe se dirige sur Dreux (1500 selon la gendarmerie et 5000 selon les manifestants), en criant «Vive l’Empereur!, Vive la paille!». Les prisonniers sont libérés.
Au retour, les émeutiers rencontrent le préfet accompagné du général de Planhol et de 9 gendarmes. Ces derniers sont malmenés, rossés et ne sont sauvés que par l’arrivée inopinée des chasseurs de la garnison de Chartres.

La répression fut sévère, les tribunaux de Chartres et de Dreux condamnèrent une soixantaine de personnes à des peines allant jusqu’à 5 ans de prison.

Napoléon III, Empereur depuis seulement 2 ans, voulant ménager ses sujets, amnistiera la plupart des condamnés et révoquera le préfet de Grouchy. Le nouveau préfet abrogera le malencontreux décret. Les paysans euréliens vont pouvoir à nouveau couvrir les toits de chaume.155 ans après ces tumultueux événements, la paille revient en force dans l’installation des maisons écologiques.

 

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Dans quinze jours nous vivrons à Dreux au second Empire.

 Retrouvez les Durocasseries sur mon blog: dreux-par-pierlouim.over-blog.com/

A bientôt, si Dreux le veut bien
  

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trente septième DUROCASSERIE: 


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SAVANTS BOTANISTES DROUAIS DU XIXème SIECLE.


Si, la fin du 18°siècle à Dreux fut «canonnière» par les généraux drouais artilleurs des armées révolutionnaires et napoléoniennes, (Sénarmont, de Billy, Doguereau) le 19° siècle fut surtout celui des savants botanistes.

Après la saga des LOISELEUR-DESLONGCHAMPS racontée dernièrement, voici trois autres botanistes Drouais : GUERSANT, MARQUIS et JUMELLE.  

Nés à Dreux dans la même période, Loiseleur en 1774, Guersant et Marquis en 1777 furent amis d’enfance, botanistes et aussi docteurs en médecine car les remèdes étaient toujours issus de l’herboristerie.

 

-Le «Docteur» GUERSANT (1777-1848)-Fils d’un médecin drouais attaché à l’Hôtel Dieu, Louis botaniste le Docteur GUERSANTBenoît vécut sa petite enfance dans une belle maison rue St Martin. Il partit à Rouen pour suivre des études de chirurgie. Revenu à Paris, ses grandes connaissances botaniques le firent distinguer par Cuvier qui lui obtint en 1798 une chaire d’histoire naturelle à Rouen.  Mais sa vraie vocation étant la médecine, il revint à Paris pour soutenir sa thèse sur les propriétés vitales, dans les végétaux. Médecin, il entra à l’hôpital des enfants malades qu’il dirigea pendant trente ans.
Rapidement le Docteur Guersant se fait connaître par ses travaux sur les maladies de l’enfance: la coqueluche, la diphtérie entre autres. En 1813 il vint à bout d’une épidémie de typhus qui tuait des enfants par centaines en Bourgogne, ce qui le rendit célèbre et populaire.
Sous la monarchie de Juillet il devint le médecin des enfants royaux.
Une rue de Paris porte son nom.

 


-Alexandre Louis MARQUIS
(1777-1828)

botaniste MARQUIS Louis Alexandre-copie-1Son père, magistrat à Dreux acquis aux idées de la révolution, changea son nom de «Marquis» en celui plus républicain de «Laloi».
Le jeune Alexandre «Laloi» suivit à Paris des études de médecine.
Il revint à Dreux pour s’initier aux études de botanique avec son ami d’enfance Loiseleur-Deslongchamps.
En 1810 reprenant son nom de «Marquis», il est nommé professeur de botanique à Rouen et occupera ce poste jusqu’à sa mort en  1828.

Il fut l’auteur de nombreuses publications de littérature ou de botanique.

 


Le «Professeur» Henri JUMELLE
(1866-1935)

botaniste Henri JUMELLEPresque un siècle sépare ce Drouais des autres savants botanistes. Fils d’un clerc de notaire, Henri Jumelle, après une licence de sciences naturelles sa thèse sur le développement des plantes lui valut le grade de docteur. Mais le professorat l’attirait.
En 1894, il est nommé à la Faculté des Sciences de Marseille où il occupa jusqu’à sa mort les chaires de Botanique agricole et de Botanique générale. Contrairement à ses collègues drouais, Jumelle étudia les plantes, non pour soigner, mais pour les utiliser dans l’industrie. Marseille étant le grand port ouvert sur les principales colonies d’Afrique et d’Asie, il va se spécialiser dans l’étude des plantes coloniales : Plantes à caoutchouc, à huile, à gomme, à résine, textiles ou alimentaires. Jumelle écrira de nombreux ouvrages reconnus dans le monde entier.
 Il mourut à Marseille à la veille de prendre sa retraite.

Contrairement à ses collègues, il n’oubliait pas Dreux et y passait chaque année ses vacances. Il contribua à créer l’Association des anciens élèves du collège et fut enterré à Dreux à l'ancien cimetière oû on peut encore voir sa sépulture.


Ces trois botanistes drouais ont bien sûr leur rue à Dreux.

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 Dans quinze jours nous participerons à la « révolte de la paille. »  

A bientôt, si Dreux le veut bien

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 07:00

 

 

UN GRAND BOTANISTE DROUAIS.

 

gue des grues 2.jpgA l’orée de la forêt de Dreux,près de l’Eure, à Saint Georges Motel,  une auberge abandonnée tombe lentement en ruine: «l’Auberge du Gué des Grues». A cet endroit, au dix neuvième siècle  vécut un des savant drouais les plus célèbres :
Jean Louis Auguste LOISELEUR- DESLONGCHAMPS : Botaniste, il y planta des milliers de mûriers pour étudier les vers à soie et des centaines de cèdres du Liban pour suivre leur reproduction. Malheureusement, pendant la guerre 14/18, ces magnifiques arbres furent coupés ainsi qu’une grande partie de la forêt de Dreux pour servir à l’étayage des tranchées.
Tableau représentant la maison des Loiseleur Deslonchamps à la fin du 19ème siècle. 

 

Comme les Métezeau ou les Philidor, le nom de Loiseleur-Deslongchamps représente beaucoup plus une famille qu’un individu en particulier.

 

-LES LOISELEUR-DESLONGCHAMPS.

Cette famille de boulangers et notables de Brézolles, pour se démarquer des autres "Loiseleur" au 17ème siècle, ajouta  Deslongchamps à son patronyme. Ce nom désignait des champs assez longs pour organiser des courses de chevaux qui se trouvaient à l’emplacement actuel de l’ex aérodrome de Crucey Villages.

-Pierre Loiseleur-Deslonchamps fabriquant de chandelles s’installa à Dreux vers 1700. De son épouse drouaise, Catherine Hamel il eut 18 enfants dont un seul garçon Jean François (né et mort à Dreux 1714-1798) eut une descendance: -Jacques François né à Dreux en 1747 géographe du Roi participa à l’élaboration de la carte du royaume de France dite «carte de Cassini». Administrateur de l’Aveyron, il  inventa un baromètre portatif, et passionné de botanique fit des expériences sur les plantes.Il mourût à 96 dans sa terre d’adoption à Brousse le château où son nom est resté célèbre.

-Jean Louis 1 né et mort à Dreux, (1753-1807), magistrat, acquis aux idées révolutionnaires, il devint membre du Directoire d’Eure et Loir. Il est le père de :

 

-Jean Louis Auguste LOISELEUR DESLONGCHAMPS :
(1774-1848).

loiseleur deslongchamps portrait.gif- Envoyé comme «volontaire» par son père à 19 ans à l’armée des Alpes, Jean Louis Auguste peu intéressé par la vie militaire,  découvrit pendant cette période  la flore des montagnes: Ainsi naquit sa vocation de botaniste.
Démobilisé en 1797, devenu docteur en médecine, il rechercha des substituts de plantes françaises aux médicaments d’origines exotiques empêchés par  le blocus continental de parvenir en France.

flora GALLICA 1.jpgIl entreprit de faire l’inventaire des plantes poussant sur le sol  de  France, ce qui aboutit à son principal ouvrage « FLORA GALLICA », flore de France, écrit en latin.  (Le musée du vignoble drouais porte ce nom de Flora Gallica).
De nombreuses publications suivirent : «l’Herbier général de l’amateur» en 8 volumes, «Histoire du Cèdre du Liban» et surtout «l’Histoire de la rose»
Tous ces ouvrages sont de gravures en couleur.

Ces dessins furent effectués par de grand graveurs de l'époque comme Pierre Joseph Redouté, Pancrase Bessa  ainsi que de  la belle fille de Jean Louis Auguste (épouse lde jean Joseph) Lucie de Lens , tallentueuse dessinatrice.  



-LES DESCENDANTS DE JEAN LOUIS AUGUSTE :


-Auguste louis Armand (1805-1840). Orientaliste. Traducteur de textes sacrés de l’Inde du sanskrit en Français. Il n’eut pas de descendance.

-Jean Joseph (fils naturel) (1797-1872). Médecin et botaniste, dit « docteur Deville.

C’est de lui que descendent tous les membres actuels de la famille (souvent médecins ou hauts fonctionnaires)  répartis dans le monde entier, qui gardent encore des liens solides avec Dreux. Mr Xavier Loiseleur Deslongchamps Deville vient régulièrement au Musée Marcel Dessal donner des conférences.

 


*Prochaine conférence animée par Mr Xavier Loiseleur-Deslongchamps-Deville :
- Samedi 10 Avril 2010 : Saint Thibault dans la région drouaise, son prieuré à Dreux.
(15h,  Salle Médicis-Office du tourisme).  

*-Généalogistes Drouais à vos tablettes pour vérifier si la grand mère de Jean Louis Auguste, née Catherine Hamel ne serait pas par hasard une arrière-arrière grand tante du maire de Dreux actuel.  

Dans quinze jours je vous présenterai d’autres savants botanistes drouais du 19ème siècle.

A bientôt, si Dreux le veut bien. 

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Post scriptum :

Une particularité bien drouaise :loiseleur-deslogchamps-rue-sans-g.jpg
loseleur-deslongchamps-rue-avec-g.jpgDans la rue (derrière le parc de la Mairie de Dreux) qui porte le nom du botaniste drouais deux plaques de rue.:
 A l'entrée (Bd Dubois) et à l'autre bout (Rue des Capucins) les plaques n'orthographient pas de la même façon le nom de LOISELEUR-DESLON(G)CHAMPS.
Monsieur Quidedroit, ne changez rien, cette anomalie fait la rareté de la chose et donne du grain à moudre au blogger en mal d'inspiration. (D'ailleurs c'est Xavier Loiseeur-Deslongchamps qui nous l'a signalée.) 
 

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 07:00


 Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentie cinquième Durocasserie : 

LOUIS GAIN - EXPLORATEUR DE L'EXTRÊME.  


Des seniors drouais se souviennent encore dans les années 50/60 d’un retraité super actif et passionné : Collectionneur d’art avisé, Président des philatélistes drouais, un des créateurs avec Marcel DESSAL du Musée de Dreux, Président des amis de ce musée, Sportif accompli, parcourant la région drouaise à vélo et nageant été comme hiver dans la Blaise. Une petite rue porte son nom, non loin de sa maison de Foulonval, actuellement disparue. Un Drouais d’adoption, mort à Dreux le 31 Janvier 1963 dans sa 81ème année, estimé de ses concitoyens mais injustement oublié depuis lors.
  


Louis GAIN Portrait.jpgLOUIS GAIN est né à Mortain dans la Manche en 1883. Sa famille se fixe à Marcilly sur Eure. Dès son enfance il est irrésistiblement attiré par les sciences naturelles. L’étude des œuvres ou phénomènes de la nature restera toute sa vie sa passion. Après des études à Paris, une licence de sciences et le service militaire au 101ème régiment d’Infanterie de Dreux, une vie aventureuse d’explorateur scientifique s’ouvre devant Lui: 
louis_gain.jpg


-D
ans l’Antarctique avec le Commandant CHARCOT à bord du mythique voilier «Pourquoi pas? » (1908-1910). En tant que naturaliste, de l’expédition Louis GAIN étudiera le climat, la faune et la flore de cette région du pôle sud. Il fut le premier à baguer les manchots et à évaluer le nombre de ces animaux.

 Observations précieuses, un siècle après pour appréhender l’évolution des populations animales sur la banquise. Louis GAIN rapporta de ces deux hibernations dans les glaces, un journal détaillé de l’expédition et plus de 2000 photographies.
Une thèse brillante sera récompensée par l’Académie des Sciences.
 Il sera décoré de la Légion d’honneur.


-En missions océanographiques pour le prince Albert 1er de Monaco au large des côtes d’Afrique (1911-1913


IMG_3517.JPG- En mission en Asie Centrale (1914) avec son frère Gustave pour reconnaître des gisements de radium pour les recherches de Marie CURIE.

 

 

IMG_3521.JPGLes deux frères rapportèrent de magnifiques photos en couleurs

(rares pour l’époque) des peuples des pays visités.

 

 



-Dans les tranchées en 1914/18. Après avoir connu les points les plus durs du front, il devint officier météorologue.


-A l’Office National Météorologique (O.N.M) (1919 à 1933). Louis GAIN jouera un rôle déterminant dans la mise sur pied du réseau national d’observation météorologique. Il participera à deux nouvelles expéditions sur le «Pourquoi pas?» comme météorologue, en 1924 aux îles Féroé et en 1931 au Groenland.

louis gain pourquoi pas.jpg


-Louis GAIN n’est pas oublié des spécialistes actuels du climat du monde entier, notamment américains. Pour étudier le réchauffement climatique ils se référent aux mesures météorologiques effectuées au début du siècle dernier par notre savant drouais.

IMG_3490.JPGIl a légué une partie importante des travaux de ses expéditions, de la Grande guerre ainsi qu’une collection de précieux objet d’Art au musée Marcel DESSAL de Dreux.


-Une très belle exposition «Louis GAIN Reporter de l’Extrême» se tient actuellement au musée Marcel DESSAL jusqu’au 28 Février.
Vous pouvez sans crainte y emmener vos enfants et petits enfants. Ils seront comme vous enchantés par la vie de Louis GAIN.


 
La prochaine fois nous parlerons d’un autre scientifique drouais :  LOISELEUR DES LONCHAMP.

A bientôt si DREUX le veut bien.  Pierlouim.
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 07:00


Paraît cette semaine  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentie quatrième Durocasserie : 

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AU CHEVET DE NOTRE PAUVRE BEFFROI MALADE DEPUIS VINGT ANS.


Dans un article du 1er Avril 1988 l’ «Action Républicaine» indiquait :
« La municipalité drouaise projette la construction d’un parking place Métézeau, au pied de notre séculaire Beffroi. »

A l’époque, Je pensais :

-« Il ne peut s’agir que d’un poisson d’Avril. A mon avis, le creusement dans le sol sableux d’un  trou de la grandeur de la place et de la profondeur de trois étages de parking, soit plus de dix mètres, ne peut qu’ébranler notre géant de pierre aux pieds d’argile, classé monument historique.»


Hé bien non ! Ce n’était pas un poisson d’Avril.

En novembre 1988, les travaux de sondage débutèrent et la municipalité optimiste assurait :

-«Le monument ne risque pas de bouger, les soubassements sont profonds.»

Dès les premiers coups de bulldozer fin juin 1989, crac ! notre moyenâgeux édifice a commencé à se lézarder. Grande stupeur et émoi dans la bonne ville de Dreux. L’historien Jean LELIEVRE en fut catastrophé. Les Drouais défilèrent curieux et perplexes devant les fameuses fissures, mais la  municipalité voulant à tout prix son parking, s’entêta.

Les travaux continuèrent et le trou se creusa comme prévu.


MM Jean LELIEVRE historien drouais conservateur du musée et Georges VOGT ancien architecte de la ville de Dreux sont  perplexes devant l'inquiètante fissure du patrimoine historique drouais...
beffroi fissures IMG 7831-copie-1

La municipalité toujours optimiste.
besffroi fissures 1

Quant au brave peuple......Qui c'est qui va encore payer la casse ???.
beffroi fissures baguette de pain
(PhotosAction républicaine)
 

Il s’ensuivit un incroyable feuilleton :

 

-Découvertes prévisibles de vestiges du passé drouais et mise en place de fouilles archéologiques qui interrompirent le chantier  pendant  plusieurs mois.

beffroi travaux parking-Inondations par percement de la nappe phréatique. Un canot pu même naviguer sur le trou transformé en mare à canards.

- A cause des infiltrations d’eau, construction de 2 étages de parking au lieu de 3.

-Le 17 Janvier 1992, après de long mois de retard, inauguration du parking.

-Sur les 180 places prévues, seules 120 ont été réalisées.

-Large dépassement du budget originel.

Pendant ce temps-là, le Beffroi tremblant d’effroi, se fissurait allègrement.



En 1993, le rapport "FOUCHIER"
confirmait bien que les fissures étaient imputables à la construction du parking. Le Beffroi fut fermé au public pour une période indéterminée. Il fut vidé du mobilier, des collections d’armes, livres, tableaux et objets anciens qui remplissaient ses trois belles et grandes salles. Des étais furent installés pour soutenir les plafonds menaçant de s'effondrer.

Notre pauvre Beffroi bancal fut rafistolé au fil des ans et des procès entre la ville et les différents maîtres d'ouvrage. Des travaux importants ont été entrepris en 2008 pour stabiliser enfin l'édifice. Pour l'instant, le Beffroi n'est entrouvert qu’au moment des «Flambarts». Les édiles de Dreux Agglo à cette occasion, lancent par les fenêtres des étages des milliers de boules de coco à la foule enthousiaste.

Travaux de 2008
beffroi travaux 2008

Je me souviens du passionnant et passionné
guide, léon CHAUVET qui, vers 1970, permettait aux visiteurs  une inoubliable découverte de notre vénérable Beffroi.

Beffroi chauvet léon guide du beffroi
Il me tarde, comme de nombreux Drouais, de pouvoir à nouveau reprendre pied dans ce monument incontournable de notre ville depuis 1537.

La municipalité actuelle affirme que la réouverture du rez-de-chaussée du Beffroi sera concrète avant la fin de l'année 2010 et qu’elle engagera les fonds nécessaires pour finir les travaux de l'ensemble du bâtiment.

Promesses à suivre de pied ferme.  


La prochaine fois je parlerai d'un Drouais méconnu : Louis GAIN.

A bientôt si DREUX le veut bien. Pierlouim.

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:00

Edith Piaf a connu à Dreux un des  moments les plus difficiles de sa carrière.

Le 13 décembre1959, il y a juste cinquante ans, Edith PIAF lors d’un récital à la salle des fête (devenu depuis le « Théâtre ») s’est évanouie dans sa loge. Elle était épuisée par une tournée suicidaire, relevant à peine de blessures dues à son dernier accident de voiture avec son ami d'alors Georges MOUSTAKI


Je laisse la plume à l’Action Républicaine de l’époque
 
:

 

"[...] Pendant 40 minutes, les 500 spectateurs de la salle des fêtes de Dreux ont assisté à un extraordinaire combat contre la lassitude de tout ce pauvre corps désemparé et miné par la fatigue, à une lutte de toute les secondes contre l'engourdissement qui visiblement gagnait la chanteuse soumise depuis trop de semaines à la douche écossaise des tranquillisants alternant avec les "dopings".

Edith Piaf en effet, depuis qu'elle avait entrepris sa tournée en province ne s'endormait guère sous l'effet des calmants, qu'à 7 heures du matin, pour se réveiller le jour même deux ou trois heures avant le début de son tour de chant pendant lequel, pour "tenir le coup" elle happait au creux de sa paume des pilules blanchâtres qui lui donnaient l'indispensable coup de fouet. Cela, bien sûr, devait un jour finir.

D'une voix lasse, dimanche, Edith avait présenté, assise sur une chaise dans la coulisse, la première partie du programme qui devait être suivi d'un long entracte de plus de 50 minutes, employé par l'imprésario de la vedette, Lou Barrier, par son pianiste, par tous les camarades de sa troupe, à supplier l'indomptable petite bonne femme de rentrer à Paris.

En vain. Vers 23h45, Edith s'échappant littéralement à ses amis, fit une entrée en scène bouleversante : adossée au piano, une main accrochée au micro, elle rassembla tout ce qui lui restait de forces pour entamer l'un de ses meilleurs succès : "le ballet des coeurs". de chanson en chanson l'on s'attendait à la voir s'écrouler et après les dernières paroles de "l'homme à la moto", la salle soulagée, fit une formidable ovation.
Derrière le rideau gris, Edith, tandis que crépitaient encore les applaudissements, perdit alors conscience.

Après une nouvelle piqûre de solucamphre - son médecin avait déjà dû intervenir au début de la soirée -
ses amis purent la transporter dans sa DS grise qui reprit le chemin de la capitale, suivie par une centaine de spectateurs qui, pendant plus d'une heure avaient attendu son départ pour lui rendre un touchant hommage [.
..]" 

(Photo Paris match 1959)

Le malaise d'Edith Piaf (Magistralement interprétée par l'oscarisé et Césarisée Marion Cotillard) dans le film "La môme" censé  se situer à Dreux n'a pas été, malheureusement, tourné dans notre bonne vieille salle des fêtes qui n'a pas changé d'aspect depuis 1959, mais dans une salle de théâtre quelconque à l'italienne. 

En 1943 ou 44, Edith Piaf
que l’on appelait encore à cette époque la « môme » Piaf a effectué une tournée de deux mois dans les camps de prisonniers de guerre en Allemagne.
Mon père s’en souvenait avec beaucoup d’émotion. :
Prisonnier dans le stalag IIID de Berlin Lichterfelde, il a assisté à un concert de la môme PiAF.
Avant de chanter, la môme s’est isolée pendant de longues minutes dans la chapelle du camps pour prier. Elle portait sa robe noire et une petite croix en sautoir .
Pendant le tour de chant, beaucoup de prisonniers avaient les larmes aux yeux. C’est un peu de France qu’elle leur apportait avec force et chaleur.
A la fin du spectacle, en présence de Piaf, accompagnant les applaudissements, les musiciens se sont mis à jouer, un air Joyeux. Tous les prisonniers l’ont repris en cœur. Un chant venu de camps disciplinaires dont le refrain était sans ambiguïté et connu de tous :
Dans l' cul, dans l' cul,
Ils auront la victoire.
Ils ont perdu
Tout' espérance de gloire.
Ils sont foutus
Et le monde dans l'allégresse
Se répète avec ivresse :
Ils l'ont dans l' cul dans l' cul. »

Une sentinelle allemande croyant qu’il s’agissait de l’hymne national, s’est mise au garde à vous. Piaf s’était éclipsée…..
Un des rares souvenirs d’espoir et d’émotion que gardait mon père de ses cinq années de captivité.Certains ont affirmé par la suite que la môme Piaf en se faisant photographier avec des prisonniers, avait permis par la confection de faux papiers à en en faire évader plusieurs.
Papa était très sceptique sur la véracité de ces dires…..

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:00

Suite à la loi de séparation de l'église et de l'Etat de 1905, un comité de républicain ouvre en 1906 à Dreux une cantine scolaire ainsi qu'un patronage de Garçon.
En 1909 sous l'impulsion du Maire Maurice VIOLLETTE qui en sera le Président jusqu'en 1960 est crée le "Cercle des anciens élèves et amis de l'enseignement laïque ". qui deviendra bientôt le "CERCLE LAÏQUE DE DREUX".
En 1922 sont inaugurés les locaux, toujours actuels au 19 rue Pastre.
Les activités du Cercle se multiplient au fils des temps. : Université populaire, groupe théatral, puis les colonies de vacance : Bretteville(1925), St Brévin (1935), Habère Poche (1953), Riviere Enverse (1960) les centres aérés (Morvillette puis Conteville) chorale, orchestre, les troubadours Modernes,l' auberge de jeunesse,  etc. 

Arrêtons nous, si vous le permettez  à mes souvenirs personnels sur le Cercle laïque.(de 1953 à 1960)
 
-Le patronage laïque :Les jeudis après midi, au patronage de l'école  Ferdinand Buisson nous allions par beau temps gambader au Square Alexandre de Yougoslavie, au camp d'aviation ou dans d'autres terrains vagues.
 Mais nous aimions aussi le mauvais temps car nous allions au "cercle" pour voir de vieux films. cela nous permettait aussi de rencontrer le camarades de l'école Godeau et des filles de St Martin   .
Nous assistions aussi régulièrement à des séances de "Connaissances du monde".
Je fus particulièrement marqué par le film. "Etoiles et tempêtes" film sur l'alpinisme présenté par le facétieux Maurice BAQUET au violoncelle et la présence du guide Gaston REBUFFAT. 

Les kermesses du cercle laïque
 représentaient aussi des événements incontournables de souvenirs.
Les nombreux stands et le cabaret chantant dans lequel se produisait des artistes locaux comme Dane Maury ou  nationaux comme le chansonnier Geo Pomel (passé par le Cercle) ou Pia Colombo. 
Et puis les défilés dans le centre de Dreux..... 
   











-Les fêtes de la jeunesse
. Par centaine des gamins en blancs faisant de la gymnastique en mouvement d'ensemble... Grandiose J'y ai participé à ANET CHARTRES et DREUX


-La colonie d'Habère Poche : Mon plus grand souvenir d'enfance
.
Extrait de mon feuilleton : "AN PAR AN" une jeunesse drouaise 1955.
"L’arrivée dans la vallée verte, les montagnes se dessinant, à peine visibles, ombres furtives, dans la pénombre du soir couchant, cette impression de découverte et de présence étrange restera un des meilleurs souvenirs de mon enfance. Le lendemain matin je suis un des premier levé pour découvrir la montagne en plein jour…..
Un vieux chalet acheté depuis peu et transformé sommairement pour recevoir soixante gamins dont une partie dors sous des tentes « marabout ».   Il y a encore de la paille et des outils agricoles dans le grenier…


Il y a trois séjours de trois semaines pendant l’été, du 14 juillet au 15 septembre. Le séjour de septembre est consacré aux grandes filles (entre 12 et 14 ans). Nous ne sommes que onze petits garçons (9/10ans) avec elles. Il faut bien avouer que nous n’avons pas de scrupules à nous faire dorloter par la cinquantaine de demoiselles qui nous entourent. Notamment lors des marches un peu longues, pendant lesquelles, certaines « grandes » portent nos sacs à dos…
Je découvre les jeux de pistes, les barrages faits avec des cailloux dans les petits torrents, les excursions en car, la traversée du lac Léman en bateau, bref comme on dira plus tard je « m’éclate »….

Une vieille dame toujours habillée en noir, qui habite du coté de Chartres et qui est venue avec nous en car, nous fait la cuisine. Elle remplit de lait des petits pots en verre placés en bain marie dans une immense lessiveuse, qu’elle met à chauffer sur la cuisinière fonctionnant au bois. C’est la première fois que je mange des yaourts. C’est drôlement bon. C’est le début d’une grande passion avec celle des fromages de Savoie, la tomme et le reblochon. Et aussi celle des myrtilles que nous cueillions dans les bois…..
Je reviendrais absolument ravi de mon premier séjour en colonie et pressé d’y retourner l’année prochaine, alors qu’au départ je ne voulais pas y aller….
Un de nos mono nous fait bien rire, avec ses imitations de Jean Richard dans ses sketches sur Champignol.   François BORYSSE toujours Drouais sera un des acteurs fétiches de Jérôme Savary. 


Je me souviens aussi de la visite du vieux maire et président du Cercle, Maurice VIOLLETTE  à la colonie…

 
Les temps changent mais le cercle laïque continue.
 Les charges financières 'et l'obligation de mises à niveau très onéreuses des normes de sécurités ont obligées le cercle à céder les colonies de vacances au début des années 90 et à fermer l'Auberge de Jeunesse.
Le grand concurrent le patronage st Jean d'obédience catholique a lui, malheureusement disparu corps et bien.
Mais le cercle laïque résiste plutôt bien , avec ses nombreuses sections aux activités diverses.
Le combat pour la laïcité reste plus que jamais d'actualité contre des intégrismes toujours plus virulents.  

Le cercle laïque ne doit donc pas s'endormir
.
Dommage par exemple, qu'il ne possède pas de site web.

La municipalité l'a promis 
:
 Une rue drouaise va bientôt porter le nom de Pierre ORAIN,
grande figure du cercle et  Président de 1965 à 1969.


Comme chaque année le Cercle va participer au défilé des Flambards. V'a-t-il recevoir pour la quatrième fois le premier prix (une flamme d'or) pour l'originalité et la qualité de sa "clique".


N'oubliez pas de visiter l'exposition à la médiathèque (Jusqu'à fin Décembre) vous y trouverez une magnifique brochure, "Le Cercle Laïque a 100 ans" pour (presque) tout connaître sur le cercle laïque de Dreux d'hier de maintenant et de demain.  

Rendez-vous pour le deux centième anniversaire du Cercle Laïque de Dreux. Je ne sais pas, quant à vous, mais moi soyez-en sûr, j'y serai.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 07:10


Paraîtra prochainement  dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentième et unième Durocasserie : 

.

 
LA VIE A DREUX PENDANT LA GRANDE GUERRE.

 

Pour la commémoration du 91ème anniversaire du 11 Novembre :

Au Musée des Vignerons et Artisans Drouais "Flora Gallica"

se tient jusqu'au 6 Janvier 2010 une fort intéressante exposition. :
« La vie à Dreux pendant la grande guerre »



Cette grande guerre de 1914/18 qui devait être la "der des ders" et qui, surpassée depuis en horreur n'est plus maintenant que la "première" des  guerres mondiales.


Certes, Dreux ne fut pas en première ligne : ni batailles ni  tranchées ni d’occupation d’armées ennemies.

Se trouvant cependant en « première ligne de l’arrière » à moins de 300/ 400 Kms du front, Dreux sera réquisitionnée pour prêter directement main forte aux combattants.



Dreux va donc fournir le front :


1-En  Hommes 
:
Dreux ville de garnison.  
De la caserne de Billy partiront de nombreux soldats du 101ème de ligne qui, pour beaucoup, ne reviendront pas de la boucherie (notamment mon grand-père).
Les rues de Dreux  rappellent les batailles sanglantes de ce valeureux régiment d'infanterie : Orfeuil, Eparges, Bois Sabot,  Bois des Fosses, Ethe Virton, Verdun...


2-En soins :
Dreux base de santé recevra de nombreux blessés. Outre l'hôpital inauguré en 1913, de nombreux bâtiments de Dreux vont héberger blessés et convalescents.  (Ma grand-mère, veuve de guerre depuis 1916 travaillait à la laverie « militaire » de l'hôpital)



3-En bois pour les tranchées.
 La forêt domaniale de Dreux sera en grande partie déboisée par un détachement de soldats canadiens (spécialistes en matière de forêt)  aidé de prisonniers allemands. 
Une ligne de chemin de fer avait été spécialement installée dans le
coeur de la forêt. Le bois destiné à l'étayage des tranchées partait directement vers le  front par la ligne de Bueil.
La forêt mit des années à se  remettre de ces coupes en règle.   


4-En nourriture.
La région Drouaise servira aussi de garde manger aux troupes combattantes.
Le Maire de Dreux, Maurice Viollette, fut Ministre du ravitaillement et des transports maritimes de mars à septembre 1917.
La tâche ne fut pas facile.
Des cartes de rationnement étaient distribuées (comme en 1940/45).
 Ma mère, enfant à l’époque,  se souvenait d'une nourriture chiche, notamment des «harengs saurs».




Les femmes vivaient en attente constante des nouvelles  de leurs maris ; les enfants du retour en permission de leur papa. Mon père eut une communion bien triste. Son père était mort un an auparavant, dispersé par un obus lors de la première attaque des Allemands sur Verdun en Février 1916.

Les femmes drouaises ont du reprendre la plupart des postes laissés par les hommes combattants. La grippe dite « Espagnole» fit des ravages dans la population qui subissait de nombreuses restrictions en biens de consommation courante (chauffage, nourriture, etc.)

Plus de trois cents jeunes Drouais ne reviendront pas de cette guerre. Des centaines de « poilus » défigurés, estropiés eurent beaucoup de mal à se réinsérer dans la vie « civile ».

 

Cette passionnante exposition à « Flora Gallica » permet d’imaginer la vie drouaise pendant cette terrible période et de suivre la destinée de plusieurs soldats drouais et de leur famille.

J’en profite pour vous signaler que le musée du vignoble drouais pour compléter ses collections, recherche tous documents et objets se rapportant au passé drouais ainsi que des pommes pour en faire du cidre cet Automne.


Site du Musée des vignerons et artisans drouais "Flora Gallica" pour les renseignements pratiques sur cette exposition.
http://www.museedudrouais.com/ 

 

A bientôt si DREUX le veut bien.  Pierlouim.
 
Je vous rappelle que vous pouvez réagir à cette note en déposant un commentaire en cliquant sur "Déposer un commentaire" ou par mail Pierlouim@cegetel.net 
 

 

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Aprés quarante années d'exil à Lutéce, je reviens dans ma bonne ville. J'en observe la vie quotidienne et culturelle et me souviens de son histoire.
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