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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 07:00


Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentième Durocasserie : 

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DEFUNTS DROUAIS.

 

 

Voici novembre, mois du souvenir et du recueillement. Tandis que la Toussaint fleurit les cimétières pourquoi ne pas retracer le destin d'outre-tombe des défunts enterrés à Dreux.


Aussi bien les Drouais anonyme que les têtes couronnées de la Chapelle royale.



CIMETIERES DROUAIS

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 A Dreux, pendant des siècles, on enterra les morts autour des deux églises de la ville : A St Pierre,à l'emplacement de l'actuel monument aux morts et à St Jean, à  l'angle des rues  St Jean et des Capucins. 
Le voisinage des morts n'effrayait pas les vivants et la présence des cimetières au c
 coeur des villes semblait toute naturelle. C'et seulement au XVIII°siècle que les soucis d'hygiène et d'urbanisme poussèrent le roi Louis XVI à ordonner en 1776 de transporter hors des cités les cimetières qui pouvaient nuire à la salubrité publique.

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Les édiles Drouais vont longtemps tergiverser pour trouver l'emplacement d'un cimetière.  Les bonnes âmes drouaises  arguaient « Notre brave curé qui pourtant vivait tout prés des tombes est mort à plus de 90 ans et encore d’une mauvaise chute. C’est la preuve qu’il n’est pas malsain de vivre prés des morts. »

Mais la Révolution va accélérer les choses. En 1796 L'église St jean et son cimetière sont vendus comme bien nationaux.
Vu l'urgence de trouver un terrain, la municipalité reçu en Avril 1797 de la ci-devant duchesse d'Orléans la jouissance d'un terrain formé en partie d'un vaste fossé longeant la muraille de l'ancien château. A cet endroit se trouvait l'ancien jeu de paume devenu le champ de Mars à la révolution et où la Fête de la Fédération eut lieu le 14 Juillet 1790.

Le cimetière St Pierre fut peu à peu transféré et transformé en lieu public

 L'actuel cimetière qui reçoit depuis plus de deux siècles les dépouilles des défunts drouais s'avère insuffisant. Un "nouveau " cimetière a été créé il y a quelques années, non loin de l'ancien  à la "sablonnière".


LES DEFUNTS DU ROI LOUIS PHILIPPE


Louis duc de Penthièvre (un petit fils de Louis XIV et de Mme de Montespan), hérita au décès du Comtes d' Eu  en 1775 des  châteaux de Dreux et d’Anet. Il devint ainsi le dernier Comte de Dreux. .

 En 1783, il du céder à Louis XVI son château familial de Rambouillet contre le château de la Ferté-Vidame.  Les revenus annuels  de ses nombreuses propriétés évalués à 17 millions d'Euros en faisaient l'un des hommes les plus riches d'Europe.


En quittant Rambouillet où il était né et qu'il avait tant aimé, le duc de Penthièvre emportait les neuf cercueils de ses parents et de six de ses enfants  qu'il alla déposer à Dreux. Il fut lui même inhumé dans l'abbatiale St Etienne à sa mort en 1793. Mort naturelle, car le duc de Penthièvre fut peu inquiété par la révolution étant apprécié par le peuple.  Mais il fut ébranlé par la mort de sa belle fille la duchesse de Lamballe et la mort de Louis XVI.

 
Huit mois après, les tombes furent profanées et les corps jetés dans une fosse commune. L'abbatiale St Étienne fut vendue comme bien public et rasée.


A la mort du Duc de Penthièvre, sa fille, Louise marie Adélaïde était  la seule survivante de ses   7 enfants. Elle   fut mariée à Philippe d’Orléans  "égalité" qui vota la mort de Louis XVI et fut lui même  guillotiné en 1793.

 
En 1816, après son retour d’exil, de la duchesse d’Orléans, étant la seule héritière, racheta les ruines du château de Dreux. Elle fit construire une chapelle pour recueillir les restes de ses aïeux. 
Après son décès, son fils devenu le roi Louis Philippe 1er, va décider d'agrandir la chapelle et de faire de Dreux la nécropole royale au lieu de la basilique de St Denis. 




Le 23 Avril 1844, le Roi Louis Philippe 1er ayant 71 ans décida lui même de placer les ossements de ses ancêtres dans le caveau "définitif". 

Victor HUGO a relaté cette scène dans "Choses vues" :


"Le roi fit apporter le cercueil et le fit ouvrir. Il était seul dans le caveau avec le chapelein et deux aides de camp. Un autre cercueil plus grand et plus solide avait été préparé. Le roi prit lui-même et de sa main les ossements de ses aïeux l'un après l'autre dans le cercueil brisé et les rangea avec soin dans le cercueil nouveau. Il ne souffrit pas que personne autre y touchât. De temps en temps il comptait les crânes et disait :"Ceci est Monsieur le duc de Penthièvre. Ceci est Monsieur le comte de Beaujolais. Puis il complétait de son mieux et comme il pouvait chaque groupe d'ossements.


Cette cérémonie dura de neuf heures du matin à sept heures du soir, sans que le roi prît de repos ni de nourriture.".

Le roi Louis Philippe est mort en exil en Angleterre en 1850. Sa dépouille reviendra à Dreux en 1876. La Chapelle St Louis de Dreux devint alors vraiment "royale".


Dans quinze jours je vous raconterai la vie à DREUX pendant la "grande guerre" de 14/18. .

 

A bientôt si Dreux le veut bien.
Pierlouim.
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Je vous rappelle que vous pouvez réagir à cette note en déposant un commentaire en cliquant sur "Déposer un commentaire" ou par mail Pierlouim@cegetel.net 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 07:00


Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
la vingt neuvieme Durocasserie : 

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LES DEUX CENT ANS DE
 "BARRE DE FER".

 

 

DREUX n'échappe pas à la mode des célébrations :
4°centenaire de la naissance de Jean  Rotrou, centenaire du Cercle Laïque et du Théâtre, 40 ans du jumelage Todi et de l'association "Amis du Théâtre". Etc.

 Mais la célébration du bicentenaire d'un Drouais présent dans l'histoire de notre pays paraît complètement oubliée par les instances commémoratives drouaises.


Une avenue aux Rochelles porte le nom de DELESCLUZE. Sur la plaque de rue, deux dates 1809-1871 et une profession : «homme politique».

Or cet enfant de Dreux fut bien plus qu'un simple politicard : Journaliste, républicain intransigeant, il s’opposa à la royauté et à l'empire. Il passa une grande partie de sa vie en prison, au bagne ou en exil.
 Ses contemporains lui donnèrent le surnom de "Barre de fer" tant il fut rigide dans ses convictions.

 

Louis Charles DELESCLUZE est né à Dreux le 2 Octobre 1809. Son père, commissaire de police à Dreux  sous le premier empire, mais ancien volontaire de 1792, lui inculque dès le plus jeune âge l’amour de la république.
Après des études de Droit à Paris, DELESCLUZE revient à Dreux pour travailler comme clerc d’avoué. Suite à la destitution du commissaire de police, la famille quitte définitivement Dreux en 1832 pour Paris.


DELESCLUZE participe à la révolution de 1830 et milite dans les sociétés secrètes républicaines et connaît bientôt la prison. Réfugié en Belgique, il devient journaliste politique en créant «Journal de Charleroi», puis à Valenciennes «l’Impartial du Nord».

La deuxième république, issue de la révolution de 1848, le nomme commissaire du gouvernement dans le département du Nord , mais sa rigueur politique lui vaut encore prison et exil.
Opposé à Napoléon III, il est envoyé au bagne de Cayenne où prisonnier privilégié il devient précepteur du fils du gouverneur.(qui sera député de la Guyanne pendant de nombreuses années).
 Revenu en France après l’amnistie de1859, il fonde le journal «Le Réveil».

Il écrit un livre sur son emprisonnement en Guyanne : "De Paris à Cayenne, journal d'un transporté".


Après la chute de l’empire, la république proclamée
, DELESCLUZE est élu Maire du XIXème arrondissement de Paris, puis député.
Engagé à contre cœur dans le gouvernement insurrectionnel de la Commune de Paris en mars 1871, DELESCLUZE combat jusqu’au bout pour défendre ses idées.
Nommé Délégué à la guerre il fait le sacrifice de sa vie en se faisant tuer volontairement sur la barricade du Bd Voltaire le 25 Mai 1871.
 Son corps fut jeté dans une fosse commune. Ses amis plantèrent à l’emplacement de son cadavre  un acacia.


 

 

 

 

 

Bien que sa mort fût de notoriété publique, il fut condamné à mort par contumace en 1874. GAMBETTA s’écriera alors : «Voilà donc un homme qui même mort fait encore peur !».

En 1883, son corps retrouvé grâce à l’acacia rejoindra au père Lachaise, non loin du mur des fédérés, le seul amour de sa vie, sa sœur Louise Azémia. 
 
Les fusils «Chassepots» des Versaillais firent parmi la population ouvrière de Paris beaucoup plus de victimes pendant la « semaine sanglante » de Mai 1871, que la guillotine coupa de têtes nobles pendant la « terreur » de 1793.

La mémoire collective est souvent sélective.






Marcel DESSAL, fondateur du musée qui porte son nom à Dreux , a consacré à DELESCLUZE une remarquable thèse éditée en 1952: un des rares ouvrages consacré à ce révolutionnaire Drouais avec le livre de Charles PROLES écrit peu de temps aprés la Commune.(Ces deux ouvrages sont consultables à la médiathéque ODYSSEE de Dreux.).

 

Dans quinze jours je vous raconterai pour la Toussaint : "Cimetières drouais  et défunts de Louis Philippe 1er."

 

A bientôt si Dreux le veut bien.
Pierlouim.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 07:00


Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt huitième Durocasserie : 

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CONSCRIPTION ET PALAIS DE JUSTICE.

 

Mai 1964 -Palais de justice de Dreux. Je me trouve dans la salle d’audience avec une bonne cinquantaine de jeunes Drouais. En face de nous, la cour : Une dizaine de messieurs d’âge mûr ; des édiles de Dreux et des villages du canton qui nous observent en devisant joyeusement.

Je me trouve en slip comme mes camarades. Il parait qu’en 1900, on aurait été tout nu. Nous passons en jugement. Notre crime? Etre des garçons et avoir dix-huit ans. Nous sommes, pour trois ans encore, mineurs et ne pouvons voter. Mais nous pouvons selon la loi républicaine nous faire tuer et  tuer au nom de la Patrie.

Hé oui, il s’agit bien d’un truc que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître : Le «Conseil de révision».

Nous avançons à la queue leu leu et passons tour à tour dans des compartiments séparés par des cloisons en toile. Des bidasses débonnaires nous font lire de loin, nous pèsent, prennent nos mesures. J’ai l’impression de me trouver dans la chanson de Brel «Au suivant !». Des gradés au képi galonné de violet, une blouse blanche cachant à peine l’uniforme, nous examinent de prés. A la fin du circuit, m’est remis un papier sur lequel est indiqué «Bon pour le service». Sur ma feuille il est écrit aussi «pieds plats», alors que mon pied est plutôt bon marcheur. Un camarade manifestement non voyant a du subir avec sa canne blanche tous les examens médicaux pour finalement se faire exempter.

Nous ne sommes pas très inquiets de ces seize mois à venir loin de notre famille. L’affreuse guerre d’Algérie est terminée. Aucun conflit armé n’est en vue pour la France. Je ne ferai pas les traditionnels «trois jours», ayant obtenu un sursis de deux ans pour études. Un employé de la mairie de Dreux, ancien quartier maître, recrute pour la marine nationale, en particulier pour le ministère, place de la Concorde à Paris. Contrairement à beaucoup, j’ai demandé à être affecté dans les force française en Allemagne. Je ferais ainsi mon service militaire à Trêves dans l’artillerie lourde, me servant plus d’une machine à écrire que d’un canon.
 

 













Tout cela pour vous parler enfin du Palais de Justice de DREUX.

D’abord installé au rez-de-chaussée du Beffroi (Jean de Rotrou, en tant que lieutenant général du baillage en était le juge) puis place d’Angoulême (Place Rotrou) le tribunal accompagné de la maison d’arrêt s’installa en 1824 rue d’Orisson (Rue d’Orfeuil).

Le bâtiment actuel a été construit en 1870. Pour faire place au nouveau Palais de Justice et créer la rue du Palais, on dut abattre une belle maison ancienne à colombage.

C’est devant les grilles de la prison que le 27 juin 1925 la guillotine fonctionna pour la dernière fois à Dreux. Elle coupa la tête de l’assassin d’un cordonnier drouais, pour le vol d’une modeste somme d’argent.

Actuellement le palais de justice abrite essentiellement le tribunal d’Instance, le tribunal de commerce ayant été regroupé à Chartres au début de 2009.

Le bâtiment a été nouvellement rénové. Ce n’est pas le cas de ses anciennes «annexes», gendarmerie et maison d’arrêt qui tombent lentement en ruine.

 

Dans quinze jours nous célèbrerons les deux cent ans de « Barre de fer ».

A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 07:00

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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt septième Durocasserie : 

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VICTOR HUGO AMOUREUX,
 A PIED  DE PARIS A DREUX.

 

Se promener la tête en l’air à Dreux  permet de belles découvertes.

Sur la façade de la maison du16 de la rue GODEAU, haute perchée,

 une plaque éclairée par un lampadaire nous raconte :

 

« Le 30 Juillet 1821, VICTOR HUGO, âgé de 19 ans vint à pied de Paris pour retrouver à Dreux celle qui devait être sa femme et que ses parents refusaient alors au jeune poète. Il fut reçu dans cette maison occupée par Mme LE BRUN. C’est pendant ce voyage qu’il composa l’ode : AU VALLON DE CHERISY. »

 

1821 : Alors que NAPOLEON meurt,  Victor HUGO vit son premier Amour.

Victor HUGO et Adèle FOUCHER sont amoureux l'un de l'autre.

Mme HUGO et les parents FOUCHER ne sont pas d'accord et leur ont défendu de se voir. Ils s'écrivent en secret. Mme HUGO meurt au mois de juin. Lors de la visite de condoléances des FOUCHER chez les HUGO, Victor a revu Adèle. Mais les fiançailles ne sont toujours pas décidées et les FOUCHER cherchent un séjour d'été assez éloigné de Paris pour protéger Adèle de Victor.

Ils choisissent Dreux.

Victor désemparé, décide de partir à Dreux à pied. Il écrit à Alfred de VIGNY : "J'ai fait tout le voyage à pied par un soleil ardent. Je dois beaucoup à ce voyage.". Victor fera deux haltes : à Versailles et à Chérizy.

Le 19 juillet, Victor est à Dreux dont il parcourt les rues pour rencontrer Monsieur FOUCHER et lui remettre une lettre charmante qui finit par l’attendrir.

Victor épousa donc son Adèle le 12 Octobre 1822 à Paris, Eglise St Sulpice. Mais Eugène le frère de Victor, amoureux d’Adèle,  ne s'en remettra pas. Il sombrera peu à peu dans la schizophrénie et sera interné.

Victor et Adèle  vécurent  46 années de vie commune et eurent cinq enfants.  Dès 1833, Victor aura auprès de lui sa maîtresse Juliette DROUET (et non DROUAIS). Adèle connut une amitié amoureuse avec le critique littéraire SAINTE-BEUVE.


Portraits : Adèle jeune. Victor dessiné par Adèle. 
 

 

























A Dreux, deux nouvelles rues portent les noms de Victor HUGO (Av L. TERRIER, près de la gare) et d’Adèle FOUCHER (Quai sur la Blaise près de l’Office de Tourisme).

Victor, en 1821 aurait pu croiser sur son chemin la «chaîne» des forçats. En effet jusqu’en 1836 le transport des forçats de Paris au Bagne de Brest prenait la route de Bretagne et passait par Dreux. Le futur Chef de la police François Vidocq fit partie de ce voyage en 1796, comme bagnard. Mais en 1821 le voyage de la «chaîne» ne se faisait plus à pied mais en charrette.

Chérizy eut donc une influence favorable sur le premier et sincère amour de Victor pour Adèle.
Le restaurant actuel « Vallon de Chérizy» se trouve à l’emplacement de l’auberge dans laquelle en 1821 Victor Hugo a écrit son ode «Au vallon de Chérizy» dont voici  le texte intégral  :


Le voyageur s'assied sous votre ombre immobile,
Beau vallon; triste et seul, il contemple en rêvant
L'oiseau qui fuit l'oiseau, l'eau que souille un reptile,
Et le jonc qu'agite le vent !
Hélas ! l'homme fuit l'homme; et souvent avant l'âge
Dans un coeur noble et pur se glisse le malheur;

Heureux l'humble roseau qu'alors un prompt orage
en passant brise dans sa fleur !
Cet orage, ô vallon, le voyageur l'implore.
Déjà las de sa course, il est bien loin encore
Du terme où ses maux vont finir;
Il voit devant ses pas, seul pour se soutenir,
Aux rayons nébuleux de sa funèbre aurore,
Le grand désert de l'avenir !

De dégoûts en dégoûts il va traîner sa vie.
Que lui font ces faux biens qu'un faux orgueil envie ?
Il cherche un coeur fidèle, ami de ses douleurs;
Mais en vain; nul secours n'aplaniront sa voie,
Nul parmi les mortels ne rira de sa joie,
Nul ne pleurera de ses pleurs !


Son sort est l'abandon; et sa vie isolée
ressemble au noir cyprès qui croît dans la vallée.
Loin de lui, le lys vierge ouvre au jours son bouton;
Et jamais, égayant son ombre malheureuse,
une jeune vigne amoureuse
A ses sombres rameaux n'enlace un vert feston.

Avant de gravir la montagne,
Un moment au vallon le voyageur à fui.
Le silence du moins répond à son ennui.
Il est seul dans la foule; ici, douce compagne,
la solitude est avec lui !

Isolés comme lui, mais plus que lui tranquilles,
Arbres, gazons, riants asiles,
Sauvez ce malheureux du regard des humains !
Ruisseaux, livrez vos bords, ouvrez vos flots dociles
A ses pieds qu'a souillés la fange de leurs villes,
Et la poudre de leurs chemins !

Ah ! laissez-lui chanter, consolé sous vos ombres,
Ce long songe idéal de nos jours les plus sombres,
La vierge au front si pur, au sourire si beau !
Si pour l'hymen d'un jour c'est en vain qu'il l'appelle
Laissez du moins rêver à son âme immortelle
L'éternel hymen du tombeau !

La terre ne tient point sa pensée asservie:
Le bel espoir l'enlève au triste souvenir;
Deux ombres désormais dominent sur sa vie;
L'une est dans le passé, l'autre dans l'avenir !

Oh ! dis, quand viendras-tu ? Quel Dieu va te conduire,
Être charmant et doux, vers celui que tu plains ?
Astre ami, quand viendras-tu luire ?
Comme un soleil nouveau, sur ses jours orphelins ?

Il ne t'obtiendra point, chère et noble conquête,
Au prix de ces vertus qu'il ne peut oublier;
Il laisse au gré du vent le jonc courber sa tête;
Il sera le grand chêne, et devant la tempête
Il sera rompre et non plier.

Elle approche, il la voit; mais il la voit sans crainte
Adieu flots purs, berceaux épais,
Beau vallon ou l'on trouve un écho pour sa plainte,
Bois heureux où l'on souffre en paix !

Heureux qui peut, au sein du vallon solitaire,
Naître, vivre et mourir dans le champ paternel !
Il ne connaît rien de la terre,
Et ne voit jamais que le ciel !


juillet 1821
Victor HUGO, lors d'une halte au Vallon de Chérizy

Qu'est-ce qu'il était triste notre jeune Victor...


Merci à Balbuzard et Durocassuim pour les photos (voir leurs blogs en lien)

Dans quinze jours vous passerez le conseil de révision au palais de justice de Dreux avec moi.

A bientôt, si DREUX le veut bien

Voir ou revoir les premières durocasseries :
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834367.html

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:00

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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt sixième Durocasserie : 

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LES NEUF MERVEILLES DE DREUX


Vous connaissez certainement les sept merveilles du monde antique.

Mais connaissez vous les neuf merveilles de la ville de DREUX, plus exactement les neuf monuments drouais inscrits au titre des monuments historiques ?

Non ? Je vous les présente donc. (Date d’inscription mise entre parenthèse)

 

-1-Le BEFFROI.. L’inscription aux monuments historiques (1840) n’a pas protégé notre brave ancien Hôtel de ville des fissures provoquées par la construction du parking Métézeau. Depuis près de vingt ans les Drouais ne peuvent plus le visiter. La municipalité promet que cela sera enfin  possible dès l’an prochain.
 A suivre.


-2- l’Eglise SAINT PIERRE
(1840) Notre belle église inachevée mérite bien cette distinction. D’importants travaux de rénovation actuels lui redonnent un bel  air de jeunesse.


-3- Domaine de la CHAPELLE ROYALE St LOUIS
.
Le Monument le plus connu et le plus visité de Dreux n’a été inscrit aux monuments historiques qu’en 1977.


-
4-L’Ancien HOTEL DIEU. (1982). Un des piliers du portail contient un tour d’abandon des enfants (L’un des rares conservés en France).
Le bâtiment sur la Blaise dit « Louis XIII », recueille le personnel de l’Office du tourisme tout nouvellement passé sous l’aile protectrice de Dreux Agglomération.


-5-L’Ancien ARSENAL DES POMPIERS
avec sa tourelle pour la suspension des tuyaux, place Mésirard construit en 1902.
Ni les ajouts de 1961 transformant l’arsenal en «Marché couvert », ni la sirène ne sont inscrits aux monuments historiques. (1996).


-6-Anciennes Imprimerie LEFEBRE et librairie BROULT-DIVIDIS
(1997)
 Ces deux vitrines de la Grande Rue (Grand Café) sont chères à mon cœur.
Deux de mes arrières grand-pères ont participé à l’élaboration en 1902 de cette œuvre d’art.


-7- Hôtel de la CAISSE D’EPARGNE,
place Métézeau (2000). Construit en 1892 ce bâtiment abritait à la fois la caisse d’épargne (au rez-de-chaussée) et la mairie de Dreux à l’étage.
Mes grands-parents (en 1902) et mes parents (1930) se marièrent dans la grande salle des mariages.
La mairie quitta les lieux en 1952 pour la rue de Châteaudun.
La Caisse d’Epargne devrait bientôt déménager pour un local dans l’îlot Viollette.
Cette magnifique bâtisse serait en recherche de repreneur. Etes vous intéressés ?



-8-Hôtel de SALVAT-DUHALDE
. (2001) Cette belle maison située au 49 rue Parisis bâtie en 1757 est d’une splendeur méconnue et entièrement rénovée récemment..


-9-Maison Romane.
Lors de travaux de restauration d’une maison au 17 rue de Sénarmont fut découverte une façade romane du 12ème siècle, très rare en France. L’inscription aux monuments historiques fut immédiate. (2007).


Cette maison est appellée actuellement "Maison comtale". Car il est avéré que cette maison fut aux 12/13 °siécles la maison "de ville" des Comtes capétiens de DREUX qui habitaient normalement derriére les fortifications du chateau féodal.

L'assureur n'en revient toujourspas de  ce tour pendable que lui fait l'histoire. Il regrette probablement d'avoir voulu faire ravaler et rénover sa maison. Cette spendeur était bien cachée depuis des siècles. 

 

Le classement de la plupart de ces monuments drouais est relativement récent. Peut être, reste-t-il un peu de place pour quelques oublis notoires ? 
Comme l’hôtel Montulé ou les maisons de la rue Illiers.
 Je pensais aussi à l’ancienne piscine, mais je crois qu’elle va être détruite. Dommage elle méritait aussi le classement.

Dans quinze jours nous irons à pied de Paris à Dreux avec ce cher Victor (Hugo). .

A BIENTOT SI DREUX LE VEUT BIEN !!

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 07:00
Libréation de Dreux, le 16 Août 1944.
Revoyons ensemble  la chronique des "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM que j'avais  écrite à ce sujet il y a un an :



N A C H
   H A U S E.
 (Go home en teuton)

Libération de Dreux.

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Par trois fois la ville de Dreux fut occupée par la soldatesque venue d’Outre Rhin.:

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-En 1815 : Dreux doit héberger à grands frais des troupes Russes et Prussiennes après la désastreuse épopée Bonapartienne.

-En 1870 : Dreux est occupée à plusieurs reprises après la bataille entre Prussiens et armée Française «Eure et Avre». Une rue des Rochelles en rappelle la date, celle du 17 novembre 1870.

-En 1940, le 13 Juin, les vainqueurs à la croix gammée de la «débâcle» entrent dans Dreux vidée de ses habitants. Beaucoup de Drouais (dont ma mère et mes deux grandes mères) partis à pieds, à cheval, à vélo et en auto en «exode» sont revenus harassés, l’armistice conclu.

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-Quatre ans plus tard, le 16 Août 1944, ces troupes belliqueuses rentrent chez elles (Nach Hause) après une occupation pas si paisible que cela. Le nom de la place St Martin changé en celui de place «des fusillés» en garde le douloureux souvenir.

Les libérateurs Etasuniens arrivent par la route de Chartre. Endroit qui connut les deux batailles «de Dreux», entre Cathos et Huguenots en 1562 et celle de 1870.

Le premier blindé à la bannière étoilée est violemment attaqué au niveau de «la fourche».Sept libérateurs y laissent la vie.

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Sur la photo du char américain Grande rue on voit que les Drouais sont encore sous influence, mélangeant anglo et saxon (für au lieu de for).

medium_5-Nach_Hause.WW_II_Aout_1944_The_628_th_on_the_job_at_Dreux_norman34.jpg

.

Une curiosité bien Drouaise :

La rue qui porte le nom du premier Américain arrivé à Dreux : Sam ISAACS., n’est pas celle  de son entrée dans Dreux (Avenue Marceau) mais celle par laquelle il en est sorti quelques heures plus tard en direction de Mantes (Départementale 928).

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Au Rétro musée automobile Drouais on peut voir une ambulance de l’hôpital de Dreux qui aurait permis au vieux maire Maurice Viollette destitué par Vichy, en « exil » à Chartres à retrouver ses administrés en même temps que les Américains.

"Chartres" c'est que j'écris dans l'article paru dans le Drouais. Mais renseignements pris il s'agit d'une erreur.

Le maire de Dreux depuis 1902, Maurice Viollette radical socialiste et franc maçon agé de 74 ans à l'époque était interdit de séjour par les autorité vichysoises en Eure et Loir. Donc, il ne pouvait pas être en exil à Chartres.

Selon différentes sources, il se cachait  dans le département limitrophe de Seine et oise (Yvelynes maintenant) ou plus prés de Dreux, à 5 Km, au Mesnil sur l'estrée dans l'Eure.....

Ce qui est sûr c'est que les médecin de l'ancien hôpital de Dreux, rue St Denis ont Bien été surpris. Dans ce vieillard cacochyme, couvert de bandelette transporté en urgence en ambulance  pour passer les barrages allemands se cachait, en pleine forme leur ancien et futur maire.

Car le maire de substition donnera sa démission dés le lendemain...

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Ces événements tragiques ne sont pas oubliés soixante quatre ans après. Mais l’eau a coulé dans la Blaise. Dreux file le parfait jumelage avec ses amis  Melsungen et Bautzen.

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Photo trouvée sur un site Internet américain
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Avec comme légende: «Member of the French resistance DREUX 1944».
Voir le site (spécialisé dans les armes de guerre):
http://www.olive-drab.com/od_other_firearms_smg_sten.php3 

)

medium_5-_Nach_Hause-member_of_the_french_resistance_with_a_sten_gun.DREUX_France_1944.jpg

Reconnaissez vous ce résistant Drouais? .

 

Mais est-ce bien un résistant de Dreux ?..
Je me méfie des notions géographiques des Américains.


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Partie d'une autre note de mon ancien blog (Durocasseries de Pierlouim) :
Le viaduc ferroviaire de Cherisy, avant et aprés sabotage de la résistance le 19 juillet 1944.
medium_1948_Viaduc_de_Cherisy-avant_aprés_sabotage..jpg

Francis Dablin allias "Mathurin", illustrations tirées de son livre "les années les plus longues"...Une rue de Dreux portant les noms de Dablin père et fils a été inaugurée il y a peu de temps. Dablin fils accompagnait son père dans les actions de résistance.....
medium_1948-Mathurin.jpg

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 17:33
Ma chronique "DUROCASSERIE DE PIERLOUIM" n'est pas parue dans le "DROUAIS MAGAZINE" cette quinzaine. Raison : Manque de place.

Mes fidéles lecteurs pourront patienter en faisant les nombreux jeux : Mots fléchés croisés,ou casés  les Mysmo, scores, labyrinthe 7 erreurs et sudoku  (avec leur solution) qui parsément ce numéro de vacances.

Les neuf merveilles drouaises (thème de  ma 26 ème Durocasserie) attendront donc la fin du mois d'Août pour que vous puissiez les admirer.

La prochaine "DUROCASSERIE DE PIERLOUIM" ne paraîtra dans le "DROUAIS MAGAZINE" (et par conséquent dans le blog) que le 29 Août prochain .
D'ici là vous pouvez  retrouvez les anciennes Durocasseries. 
en cliquant :
N° 18 à 27 :
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/categorie-10834367.html
N° 13à 17.
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/pages/Articles_DUROCASSERIES_DE_PIERLOUIM_N_13_a_16-1217717.html
N° 9 à 12 :
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/pages/Articles_DUROCASSERIES_DE_PIERLOUIM_N_13_a_16-1217717.html
N° 5 à 8 :
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/pages/Articles_DUROCASSERIES_DE_PIERLOUIM_N_5_a_8-1217416.html
N° 1 à 7 :
http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/pages/Articles_DUROCASSERIES_DE_PIERLOUIM_N_1_a_4-1217190.html

A bientôt, si DREUX le veut bien....
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 07:30
Une petite suite de la note précédente sur la statue et la place ROTROU à DREUX.

Vu samedi dernier  :
Une petite silhouette volatile dans le dos de Rotrou  :


Une pigeonne pouponne dans le dos de Rotrou. Notre gentil poête protège aussi les oiseaux.



Je vous parlais du théâtre de la place Rotrou. On devine encore les contours de la salle. 

Le souvenir en est resté.

Si c'est Chero c'est pas donné.
A l'emplacement de la succursale du Crédit Lyonnais du siècle dernier,  un resto sur le pouce....




J'aurai encore pas mal à dire sur la place et la rue Rotrou. Je le ferai un peu plus tard.
L'année du quatrième centenaire de la naissance de Rotrou n'est pas encore terminée.
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 07:00

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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt cinquième Durocasserie : 

.

 


 
R O T R O U   DU BRONZE A LA PIERRE.
  

 

 

Par les différentes manifestations et expositions du quatrième centenaire de la naissance de Jean de ROTROU,  vous connaissez tout sur la vie et les œuvres de notre poète et dramaturge Drouais.

C’est pourquoi je vais évoquer le grand homme au travers des aventures de la place qui porte son nom et de la statue qui y trône en son centre.

 

D’abord nommée « Place Lafayette», la place ne fut ouverte qu’en 1831 après destruction et transfert du tribunal et de la prison rue d’Orisson (actuelle rue d’Orfeuil). Sur cette place un arbre de la Liberté fut planté en 1848. Mais déjà beaucoup de Drouais rêvaient d’y ériger à la place une statue de Rotrou. Mais comme toujours les finances manquaient.


Louis–Eutrope LAMESANGE maire de Dreux de 1852 à  1855 débloqua la situation en mourrant en 1859. Dans son testament il demandait de vendre  le théâtre qu’il avait fait  construire  le long de la place (on en devine encore la rotonde de brique rouge). De la somme recueillie devait être prélevée une somme de 16 000  francs nécessaire pour ériger une statue à la gloire de Rotrou


Le Maire Jacques MESIRARD mis aussitôt le projet à exécution en lançant un concours pour une statue en bronze et son socle. Ce qui demanda pas mal de temps. Parmi plusieurs projets c’est celui d’ALLASSEUR qui fut choisi par l’Académie Impériale des beaux arts.  C’est en octobre 1866 que commença la fabrication de la statue. Comme cela arrive (presque) souvent, le budget préalable fut largement dépassé. Le coût total de l’érection fut de plus de 21000 F (35% de dépassement. Une subvention de l’Etat fut nécessaire pour boucler le projet.). La statue fut enfin inaugurée le 30 Juin 1867. Un an après, Paris donnait le nom de Rotrou à la rue située à droite du théâtre de l’Odéon. (L’autre rue étant réservée à Corneille)

Derrière Rotrou des couvreurs zingueurs se sont invités sur la carte postale (détail), Peut-être mon grand oncle qui avait cette profession. 

Rotrou dans son costume de bronze de Lieutenant particulier va ainsi veiller  pendant 73 ans sur ses concitoyens. La place recevait alors deux fois par semaine le marché alimentaire.

Le théâtre fut vendu et détruit en 1908.


Puis vint la deuxième guerre mondiale et l’occupation de Dreux par les troupes allemandes. Le bronze de toute première qualité de la statue intéressait bougrement l’occupant pour en faire des canons. André TRUBERT le maire désigné par le gouvernement de Vichy à la place de Maurice VIOLLETTE proscrit, fit tout pour sauver la statue de Rotrou. Il proposa même de garder Rotrou en échange du bronze des trois marmousets de la place Métézeau et du paysan retroussant ses manches du square St Martin (actuellement grande rue et devant la maison de retraite du Prieuré). Mais le bronze de Rotrou étant d’une masse plus lourde et de meilleur qualité, la statue fut emportée le 4 Mars 1942, et payée au vil prix de 30F le kilo de Bronze.

Des soldats de la Luftwaffe , basés au camp d'aviation de Dreux Vernouillet posent pour la postérité devant le socle vide de la statue de Rotrou.

Heureusement un moulage fut réalisé, ce qui permit au sculpteur DELANDRE de réaliser une parfaite copie en Pierre. André TRUBERT étant décédé entre-temps, c’est le nouveau maire MOREAU qui réceptionna la nouvelle statue en Juillet 1943.


Notre héros local  est toujours là,en pierre, tenant dans sa main droite un rouleau allusion à son statut d’auteur et dans la gauche la lettre adressée à son frère qui témoigne de son sens élevé du devoir et de son dévouement envers sa ville natale et ses concitoyens.


Pour le quatrième centenaire, la statue a été nettoyée et passée au Karcher. Sur le socle, en regardant bien, on peut deviner des traces vertes laissées sur la pierre blanche par le bronze de l’ancienne statue.


Dans quinze jours nous verrons les 9 merveilles drouaises.

A bientôt, si Dreux le veut bien. 

 

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 07:00

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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt quatrième Durocasserie : 

.

 


 
LE GRAND CHARLES A DREUX.
  

 

19 juin 1965. La gare de Dreux s’est fait proprette ce matin. Repeinte de fonds en combles. Drapeautée en bleu blanc rouge. Elle est toute fière, elle reçoit un hôte de marque.

Le maire de Dreux Jean Cauchon, nouvellement élu attend l’écharpe tricolore bien fixée en travers du torse. Ce 19 juin est un samedi et libéré pour le week-end de ma pension versaillaise, j’attends moi aussi  mon appareil photo lumière en bandoulière un peu écrasé entre la foule qui agite des petits drapeaux et les barrières de sécurités J’espère faire de jolies photos en noir et blanc.

On entend le bruit d’un train qui entre en gare.. Des clameurs, des «Vive de Gaulle » commencent à fuser derrière moi.

Eh oui ! C’est notre général Président qui vient faire un tour dans la citée des Druides.

Une visite minutée intéressée, car Charles de Gaulle est présentement en campagne électorale. Il se représente aux élections présidentielles de novembre. En face de lui Mitterrand. Il fait donc la tournée des popotes pour glaner des voix.


Le voici,
venant de Courtalain qui arrive par le couloir réservé à la sortie des voyageurs…

Clic-clac, je prend à la suite l’une de l’autre plusieurs photos. Mais les gorilles qui entourent le  Président s’invitent un peu trop sur mes clichés.

Le général donne des poignées de mains mais, juste avec d’arriver à ma hauteur bifurque pour s’engouffrer dans la DS présidentielles direction la mairie.



A la Mairie Le général déclare: «On m’avait dit le maire chaleureusement très souriant ! Mais ce sont les Drouais qui sont souriants ! »

Le maire Cauchon présente conseillers municipaux et personnalités drouaises  dont .M. Leloup, « le meilleur pâtissier de Dreux» dit Jean Cauchon. « Je dirai à Madame de Gaulle de venir ! ».) Puis, fut offert en cadeau  au chef de l’état un téléviseur fabriqué à la radiotechnique. Le général aurait conservé ce poste à son usage, offrant celui qu’il possédait à une maison de retraite.

Sur la place Métézeau. : Discours, ovations et Marseillaise.



Une légende
 
: Sur l’estrade dressée par mon père et ses collègues menuisiers de la ville, Jean Cauchon aurait utilisé un petit tabouret pour être à la hauteur  du général. La différence de taille avoisinait les trente centimètres. Vu les photos le résultat n’est pas très probant   

Puis de Gaulle s’engouffre dans une des DS direction Ecluzelles, Nogent le Roi et Chartres  Mon père n’est pas descendu en ville voir le général. Il a été vexé d’avoir du monter l’estrade de la place Métézeau sous le regard très suspicieux de gendarmes. Mais surtout il n’a pas supporté la venue à la maison de policiers en civil qui l’ont averti qu’il serait responsable si du fond de son jardin route de Nogent (Future av Kennedy) quelqu’un faisait quoi que ce soit contre le général. Notre jardin surplombe de prés de trois mètres la route empruntée par le cortège présidentiel.


Pile six mois après sa visite à Dreux le 19 décembre 1965 le Général de Gaulle sera réélu Président de la République après un ballottage serré avec François Mitterrand.

Moi je n’ai pas pu voter car je n’avais pans encore 21 ans à l’époque .Giscard abaissera l’âge du droit de vote à 18 ans neuf ans plus tard en 1974.

Ce même jour, le 19 juin 1965, un coup d’état en Algérie : Boumedienne renverse Ben Bella

  

Dans quinze jours nous verrons ensemble la statue de Jean Rotrou passer du bronze à la pierre.

A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim
 

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