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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 07:00

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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt troisième Durocasserie : 

.

 


 ET A DREUX VINT LE CHEMIN DE FER.

 

 

  

Pour le surréaliste DALI la gare de Perpignan représente 
 le «  nombril du monde ».

Et pourquoi celle de Dreux n’aurait elle pas droit à cet honneur ?
Elle le mériterait. .

 



La décision de construire la ligne de chemin de fer passant par Dreux
fut un véritable parcours du combattant. La logique eut été de faire suivre aux rails la route de Bretagne (actuelle N 12) pour rejoindre Brest. Mais c'est un tracé passant par Chartres qui fut choisi pour relier la capitale à la Bretagne. La ligne Paris-Caen évite aussi Dreux.
Ce n'est qu'en 1859 après quinze ans, d'atermoiements de déboires financiers et de pressions politiques que fut décidé la construction d’une ligne Paris-Granville passant enfin par Dreux. 
Il fallut quatre ans de travaux pour relier Dreux à Paris, puis encore six ans pour arriver au terminus de la ligne à Granville.

 

Le 15 Juin 1864, il y a 145 ans, la gare de Dreux fut inaugurée pour recevoir voyageurs et .marchandises venant de Paris. Elle ne fut reliée à la mer à Granville qu’en 1970, juste avant la chute du second Empire.


Le passage des voies de chemin de fer et la construction de la gare posèrent problème à la municipalité drouaise d’alors. Les installations ferroviaires prirent l'emplacement traditionnel des foires (St Gille et surtout celle de St Denis). Il fut donc nécessaire de trouver et d'aménager un nouvel endroit pour recevoir ces manifestations populaires. Ce fut l’aménagement de la Place St Gilles, actuelle place MESIRARD (nom du Maire de 1860).

Actuellement, un problème analogue se pose à nos édiles drouais. Où accueillir Cirques et fêtes foraines alors que le champ de Foire est devenu indisponible ?

Une voie nouvelle fut percée pour relier le centre ville à la gare. Cette «Avenue de la gare» prit par la suite le nom d'un autre maire de la fin du XIXème siècle (Louis TERRIER)

 

En 1964, le centenaire de la ligne Paris Dreux fut fêté avec le faste qu’exige ce genre de manifestation. J’y étais, avec mon appareil 24x36 de marque « LUMIERE ».
En voici trois photos. Les Drouais et Drouaises avaient ressorti pour l’occasion chapeau claque, grand-bi et crinoline.


En 1870, lors de l’inauguration de la ligne Paris-Granville, Dreux à raté le train. L’Empereur Napoléon III s’est vu présenter un curieux fromage qui lui plut et l’invita à sa table.
Ce fromage fit le tour du monde.

Et si au lieu du camembert on lui avait fait goûter une « Feuille de Dreux » ?
La face du monde fromager en eut été changée.
Si le camembert est fabriqué maintenant à toutes les sauces, notre brave «feuille» décline,  se fait pasteuriser et fabriquer industriellement loin du Drouais.
Ce Fromage sous le nom de « Marsauceux » (Delaunay) a fait les délices de mon enfance drouaise. Je n’ais connu le « camembert », que bien plus tard.


Notre  bonne vieille gare de Dreux. a connu des heures fastes mais a aussi subi deux bombardements (allemand puis américain) en 1939/45.

Actuellement le projet «Cœur d’agglo» se penche sur son avenir. Elle devrait s’ouvrir vers le sud, devenir le centre d’un vaste projet de réhabilitation. Certains envisagent même de l’enterrer.
Les aventures de la gare drouaise ne sont donc  pas terminées.

Dans quinze jours nous verrons ensemble la gare de Dreux accueillir en 1965 le Général de Gaulle .

A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 07:00
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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt deuxième Durocasserie : 

.

 

La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire.
quatrième et dernier chapitre :


4- DE LA RESTAURATION A LA LIBERATION.

  

-En FRANCE les Rois reviennent, à DREUX construction de la Chapelle Royale.

Pendant la Révolution Française beaucoup de châteaux et de lieux de culte ont été vendus comme biens nationaux et  détruits. Revenue d’exil, la duchesse d’Orléans épouse de Philippe «Egalité» et fille du Duc de PENTHIEVRE, dernier Comte de DREUX rachète le château et la collégiale St Etienne complètement ruinés. En 1816 elle décide  de  faire construire une chapelle pour recueillir les dépouilles de ses ancêtres jetés par les révolutionnaires dans une fosse commune. C’est son fils, devenu le roi Louis Philippe qui terminera les travaux. Cette chapelle devenue «Royale» sert maintenant de nécropole à la famille d’Orléans.  

 

-En France, NAPOLEON III, à DREUX, l’arrivée du chemin de fer. En 1864, par la construction de la ligne PARIS-GRANVILLE, DREUX, est relié par train à la capitale et à la mer. Ce qui va amener une transformation radicale de la vie à DREUX. Une des conséquences fut la disparition du vignoble drouais. La lutte devint inégale  avec des vins venant du Languedoc directement par trains. Le mildiou puis le phylloxéra aidèrent  aussi à cette disparition.


-La Guerre Franco Prussienne  de 1870 sévit aussi  à DREUX
. Après la rédition de NAPOLEON  III à SEDAN et la proclamation de la république, les combats devant DREUX  du 17 novembre 1870 furent parmi les derniers menés par l’armée de la Loire. Paris assiégé résistera jusqu’au 28 Janvier 1871.


-Un des chefs de l’insurrection de la commune à Paris en 1871 fut  un Drouais. Charles DELESCLUZE républicain convaincu  participa aux révolutions de 1830, 1848 et passa une partie de sa vie en prison. Il mourut sur une barricade lors de la semaine sanglante qui mit fin à la commune.  Le deuxième  centenaire de la naissance de DELESCLUZE sera-t-il fêté à DREUX en octobre prochain ?


-La première guerre «mondiale» 1914/1918.   Si la ville de DREUX ne fut pas directement concernée par les combats, elle se trouva en première ligne de l’arrière pour approvisionner le front : en hommes (par ses régiments, dont le 101°R.I.), en bois pour les tranchées (sa forêt fut en grande partie déboisée), en soins (l’hôpital et de nombreux bâtiments furent réquisitionnés pour soigner les blessés) en nourriture (la campagne avoisinante sera mise à contribution pour nourrir les poilus).


-La troisième république et l’entre deux guerres seront symbolisés à DREUX par  Maurice VIOLLETTE. Plusieurs fois ministre, membre du  front populaire en 1936, gouverneur de l’Algérie et maire de Dreux pendant plus de 50 ans.(de 1902 à 1959)


-La Deuxième guerre «mondiale» 1939/45 sera synonyme à DREUX comme en FRANCE d’occupation, souffrances et restrictions,  bombardements et destructions, mais aussi résistance et libération.


Je laisse la comparaison contemporaine
entre histoire de FRANCE et de DREUX à votre mémoire, chers lecteurs drouais.


Dans quinze jours, nous  inaugurerons  la gare de Dreux (en 1864).
A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim
 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 07:00

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Cette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt et unième Durocasserie : 

.

 

La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire.
troisième chapitre :


3- DE LOUIS XIV A LOUIS XVIII.

  

-140 années d’accalmie. Après les périodes tragiques des guerres de religion et de la Fronde, la FRANCE et  DREUX vont vivre quelques temps dans la paix. Mais les guerres extérieures  de  LOUIS XIV et de LOUIS XV ainsi que les fastes de Versailles vont créer de nouveaux impôts et faire monter peu à peu un fort mécontentement dans le peuple.

Les Drouais pour beaucoup, vivent de leurs vignobles. Les aléas climatiques (gel, grêle, sécheresse) vont souvent entraîner de mauvaises récoltes et faire alterner à quelques années de relative abondance des périodes de misère noire.

Les murailles de la ville, non entretenues, tombent peu à peu en ruine. Il n’en restera presque plus de trace au milieu du 18ème siècle  (Seul vestige actuel : la tour Hennequin, rue Porte Chartraine.)

 VAUBAN à la même époque fait fortifier les villes frontières de la France.


-LA VIE DE COUR A VERSAILLES. Les DANICAN PHILIDOR, dynastie de musiciens installés à Dreux, servirent sur six générations à la cour des Rois de France de LOUIS XIII à LOUIS XVI. Le plus célèbre, François-André, fut un  des créateurs de l’opéra-comique, grand joueur et théoricien des échecs qui mourut en Angleterre en 1793.
 


-A PARIS : La prise de la Bastille. A DREUX, l’incendie de la maison des aides.

Le 20 juillet 1789 avec six jours de retard, les Drouais eurent leur « 14 juillet » en pillant et brûlant la maison des Aides (impôts) actuellement place Métézeau. (Image jointe)


- La vente des biens nationaux. A DREUX démantèlement de la collégiale St Etienne
. Après destruction du Donjon en 1794, la collégiale fut mise aux enchères en 1798 et adjugée au citoyen Pelletier marchand de bois à Chartres. Ce joyau du XIII°siècle fut démoli en trois ans.


 
-Les maréchaux d’empire : Les généraux drouais.

DREUX donna à la Révolution et à l’Empire plusieurs courageux militaires de haut rang : Les généraux SENARMONT, (père et fils), de BILLY et DOGUEREAU.


-NAPOLEON : visite éclair à DREUX
.

En 1811, lors d’un voyage qui le menait à Cherbourg, Napoléon accompagné de l’Impératrice Marie Louise s’arrêta à Dreux. Un fastueux banquet avait été préparé pour le déjeuner. Mais, après une brève réception à la mairie, Napoléon quitta Dreux, pour s’arrêter au hameau des Fenôts et  pique-niquer sous un soleil radieux.


-1815-WATERLOO, LOUIS XVIII : Les Prussiens à DREUX.
Cadeau de Napoléon avant son départ à St Hélène : La FRANCE et DREUX qui n’avaient plus subi d’occupations étrangères depuis la guerre de cent ans (soit plus de trois siècles) durent entretenir les troupes des vainqueurs de Napoléon. Dreux logea et nourrit à ses frais pendant plusieurs mois des centaines de soldats Prussiens. La population fut traumatisée par les nombreuses exactions commises par la soldatesque. Malheureusement les Prussiens appréciant le gîte et le couvert de nos belles provinces reviendront à plusieurs reprises occuper la FRANCE et DREUX.

Dans quinze jours, nous verrons la quatrième et dernière partie de «Dreux, miroir de l’histoire de France». 

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 07:00

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingtième Durocasserie : 

.

 

La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire.
Deuxième capitre :


2- DE LA RENAISSANCE A LA FRONDE
.

 

-En FRANCE, les châteaux de la Loire, à DREUX, le Beffroi.

Après la guerre de cent ans, la FRANCE et DREUX connaissent quelques décennies de sérénité. Louis XII et François Ier rapportent de leurs guerres en Italie des concepts nouveaux, formant ce que l’on va appeler la «Renaissance». Les châteaux forteresses  font place aux châteaux de plaisance au bord de la Loire. Dreux, ville affranchie construisit de 1512 à 1537 son beffroi, oeuvre de Jehan des Moulins et Clément Métezeau. Ces architectes vont aussi reconstruire l’église St Pierre dévastée lors du siége par les Anglais en 1421. L’élévation de deux tours de 36 mètres était prévue, mais les travaux de la deuxième tour vont s’interrompre au niveau du premier étage à cause des troubles des guerres de Religion.


-Les guerres de religion en FRANCE, la bataille à DREUX.

Le 19 décembre 1562. L’armée protestante venant de Chartres et se dirigeant vers Rouen est stoppée au sud de Dreux par l’armée catholique. Première bataille rangée et la plus sanglante des guerres de religion. Si l’armée de Condé et Coligny l’avait remportée, la France serait probablement protestante aujourd’hui.


-HENRY IV : PARIS vaut bien une messe, DREUX vaut bien deux sièges. :

Après l’assassinat d’Henry III en 1589, Henry IV, roi Bourbon protestant se heurte à la résistance de la Ligue catholique. Dreux qui est sympathisante du Duc de Guise, subit deux sièges (1590 et 1593) du roi de Navarre, entraînant destruction et pillage de la ville. Henri IV abjura la religion protestante peu de temps après pour être couronné roi de France à Chartres et entrer dans Paris.


-RICHELIEU entouré de talentueux Drouais.


-Clément II METEZEAU. Petit fils du constructeur du beffroi, il construisit entre autres places, hôtels et châteaux de style LOUIS XIII, la digue qui permit à RICHELIEU d’empêcher la flotte anglaise d’entrer dans La Rochelle, port protestant.  

-Antoine GODEAU. Ecrivain, auteur de nombreux textes dont une «histoire de l’église»,il fréquentait les salons de Mme de SCUDERY et de l’Hôtel de Rambouillet. Il devint l’un des premiers membres de l’Académie Françaises crée par RICHELIEU qui le nomma évêque de Grasse puis de Vence.

-Jean ROTROU fut l’un des poètes avec CORNEILLE qui avaient le devoir de mettre en forme les idées dramatiques de RICHELIEU. Cela dura peu et ROTROU eut la destinée que le 4ème centenaire de sa naissance rappelle en ce moment à DREUX.


-Les troubles de la «FRONDE» n’ont pas épargné DREUX.
Par ses désordres et mouvements de troupes, cette révolte des «Grands» du royaume et du Parlement de Paris entraîna de forts dégâts à Dreux et sa région. Sans compter des épidémies de peste, dont l’une en 1650 fit périr le courageux ROTROU.

DREUX comme la France mis longtemps à effacer les plaies laissées par les périodes désastreuses des guerres de religion, des sièges d’Henry IV et de la Fronde.

Dans quinze jours, nous verrons la troisième partie de «Dreux, miroir de l’histoire de France». Retrouvez les «Durocasseries» sur mon nouveau blog:http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/
A bientôt, si Dreux le veut bien.Pierlouim 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 10:00

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dixneuvième Durocasserie : 

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La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire


1-DES GAULOIS AUX ANGLOIS.

 

Les Gaulois ancêtres des Français.
Les Durocasses ancêtres des Drouais
.


Les Durocasses alliés des Carnutes protégeaient leur frontière du nord à l’embouchure de la blaise et de l’Eure  (à Fermaincourt.). Ils avaient déjà une monnaie : les potins (Pièces de bronze coulées et non frappées.). Les Carnutes furent un des derniers peuples gaulois à résister à l’occupation romaine. Dire qu’Astérix était Durocasse, il n y a qu’un pas.

Les collègues d’Assuranstourix dans la forêt de Dreux (Crothais à l’époque), druides à la serpe d’or étaient réputés dans toutes la Gaule.


-Les Romains en gaulle et à Dreux.

Les romains furent les premiers à s’installer sur le tertre au dessus de la blaise. Plusieurs voies romaines y passaient. La rue du vieux pavé en a gardé longtemps la trace. Ce sont les Romains qui ont donné  son nom à notre ville en la baptisant du nom du peuple Gaulois qui y vivait Ducocasse, Duroccassis, puis Dreux

-Grandes invasions, les Francs, les Normands.

Dreux souffrit de la tourmente de ces siècles (III°au IV°) tumultueux. . Mais sa position de forteresse lui permit de résister et d’acquérir à la période de Clovis le statut de Comté. En 889, ayant échoués devant Paris les Normands pillent et brûlent Dreux.

-Le Duché de Normandie.

911, Le roi Charles II par le traité de St Clair sur Epte cède aux envahisseurs Normands ce qui va devenir le duché de Normandie.

Pendant trois siècles (jusqu’en 1204 reprise de la Normandie par Philippe Auguste) Dreux servit de forteresse de Frontière face à la Normandie (Nonancourt.) Plusieurs sièges, des occupations normandes surtout après  1066, date ou les Ducs de Normandie devinrent aussi roi d’Angleterre.


-Rois capétiens en France,
-Comtes capétiens à Dreux.

Louis VI le gros qui séjournait souvent à Dreux accorda vers 1136 les immunités et privilèges dits droits de commune à Dreux. Il donna à un de ses fils le comté de Dreux. Ce fut la longue lignée des comtes de Dreux qui pour certains participèrent aux Croisades. Robert II de Dreux combattit auprès de Philippe Auguste à la Bataille de Bouvines qui chassa pour une centaine d’années les Anglais de France.

Pierre de Dreux dit Mauclerc (image jointe) par mariage devint duc de Bretagne. Il laissa aux bretons les hermines de son blason et conserva pour Dreux les damier or et  azur.

 

-En France : les cathédrales,
 à Dreux : la collégiale St Etienne
.

Le treizième siècle, période de répit permit la construction de solides châteaux forts et de magnifiques cathédrales. Le Comte Robert I fut un grand bâtisseur : La collégiale St Etienne (Détruite à la Révolution) agrandissement du château de Dreux et construction du château de la Robertière ..  
Les branches capétiennes  royales et des comtes de Dreux disparurent en même temps. sans descendance avant les guerres dites de «cent ans »


-La guerre de cent ans. L’occupation Anglaise.

Dreux comme le Royaume de France eut à subir les dévastations des «grandes compagnies pourchassées par Du Guesclin, des querelles entre «Bourguignons» et «Armagnacs ». Les anglais en 1421 firent le siège de Dreux, l’occupèrent pendant dix ans et rasèrent le château de la Robertière.»

Après ces temps troublés (Sans oublier les épidémies de peste) la France , comme Dreux retrouva une certaine sérénité (Par pour lontemps)

A SUIVRE…

 

Dans quinze jours, nous verrons la deuxième partie de Dreux miroir de l’histoire de France.

 

 

HISTOIRE DE DREUX :
MIROIR DE L’HISTOIRE DE FRANCE
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 08:20

Une erreur s'est glissée dans ma chronique "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM" N°16 .Si les rues Drouaises nous étaient contés. 2-Drouais illustres."
(Retrouver l'article en cliquant à droite dans la liste "Paru dans le Drouais Mag" sur "articles n° 13 à 16")

J' y écris :

"Les peintres Drouais n’ont pas la côte. Ni René Bellanger, ni Antonio Garcia Lamolla, ni Tigrane Polat n’ont de rue. Et pourtant leurs œuvres sont accrochées aux cimaises du musée et de la mairie."

Je remercie l'ami "Zizou"qui m'a indiqué qu'une rue René Bellanger était tout nouvellement ouverte quartier Kennedy.  Je me suis promené dans ce quartier tout neuf, longeant la rocade et la commune de Ste Gemme-Moronval .
J''ai découvert cette rue portant le nom d'un des plus grands peintres de Dreux du XX° siècle.

On aurait pu inscrire :
Peintre drouais (1895-1964)


Lors de la vente prestigieuse du dessin de picasso vendredi 27 mars dernier à l'Hotel des ventes, JC Granger, rue au tanneur, trois tableaux de René Bellanger étaient présentés aux enchères.
En voici deux. 
(seul le tableau de la cathédrale de Chartres a été adjugé 2.300 Euros,
 les autres repasseront dans d'autres ventes).



Je vous parlerai un jour  de ce grand peintre Drouais.
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 12:00

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dixhuitième Durocasserie : 

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LA PERLE ET L’ETOILE.

Au siècle dernier, à Dreux  ont fonctionné peu de temps les usines de deux  marques de voitures automobiles, dont une fut très célèbre à son époque.

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1-« LA PERLE ».

Autour des années 1920, beaucoup de petits constructeurs se lancèrent dans l’aventure des «cycles car» et des «voiturettes ». A Dreux, ce fut André Ravalée, héritier de l usine de chaussures STARR. Signalons que Dreux abritait alors une industrie importante de la chaussure. Mais André RAVALLEE était plus intéressé par la construction de voitures que de la confection de chaussons .Il s’allia avec les frères LEFEVRE déjà connus dans le milieu automobile comme constructeurs.

L’usine de chaussures, rue Ernest Renan se transforma en atelier de fabrication artisanale de voitures. A peine 400 Voitures «La Perle» furent construites de 1923 à 1928. L’une d’elles remporta en 1924 l’épreuve «Paris-les Pyrénées –Paris». Mais, par une mauvaise gestion l’entreprise fit faillite en ruinant la famille RAVALEE.

Il ne resterait dans le monde que trois exemplaires de voitures «La Perle»: aux USA, en Australie et à Nice.

 

medium_AUTO_LA_PERLE.jpg

 



2 -   L'ETOILE   :
«FACEL VEGA»

medium_LogoFacel.2.jpg

En 1939 fut créé FACEL, «Forges et Ateliers de Construction d’Eure et Loir» par Jean DANINOS medium_j-daninos1.2.jpg(1906-2001) qui avait débuté en 1928 chez Citroën en participant à la conception de la fameuse «Traction».
L’activité de FACEL à ses débuts était celle d’un sous-traitant pour l’aéronautique et l’automobile. Après la guerre, dans son usine de Dreux, FACEL orienta ses activités vers l’industrie automobile. FACEL après la disparition de TALBOT, DELAYAIE, BUGATTI,  devint en 1955 le seul constructeur français d’automobiles de luxe.
medium_Daninos.2.jpg
 Jean DANINOS se mit alors à la recherche d'un nom de prestige pour sa marque. Il se tourna vers son frère, l'écrivain Pierre DANINOS, qui eut l'idée de « VEGA », nom d’une des étoiles les plus brillantes au firmament.
 

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En 1954, apparaissait une nouvelle «star» dans le ciel des automobiles de haut de gamme, la «FACEL-VEGA». Cette aventure allait durer jusqu'en 1964. Dix années durant lesquelles furent assemblées à Dreux, les plus belles voitures de France de l'après guerre (Une par jour) L’'accident qui tua en 1960 ALBERT CAMUS, passager d'une Facel Vega FV3B fit douter de la fiabilité de ces voitures. Elles étaient pourtant considérées à l'époque par les spécialistes comme ayant une tenue de route très sûre, mais la puissance du moteur et la vitesse (240 Km/h), pouvaient naturellement mener à des surestimations des capacités du conducteur comme avec n'importe quelle voiture de sport actuelle.

medium_hk500xi2.2.jpg
medium_facelliapo7.jpg
medium_hk2th9.jpg
medium_FACEL_rouge_1.jpg
medium_Facel-Vega_FV3_HD_noire.jpg

 

Je me souviens des lourds camions sortant de l’usine de la rue des Gaults transportant des FACEL-VEGA rutilantes. Des étoiles brillaient alors dans les yeux des  Drouais trop fauchés pour se payer un tel luxe.

Les voitures «FACEL-VEGA» ont encore beaucoup d’admirateurs dans le monde, vu le nombre important de sites qui leurs sont dédiés sur la toile.

 

 

Pour revoir les articles que j'ai déjà consacré aux voitures FACEL-VEGA, aller sur les pages suivantes :

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag/Facel+Vega

 

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag/Facel-Vega

 

 

Chaque premier dimanche du mois, vous pouvez admirer une FACEL-VEGA (entre autres merveilles) au RETRO-MOBILE-CLUB-DROUAIS.

 

 

 

D'autre part je vous signale une trés interessante manifestation organisée par

l'AMICALE FACEL VEGA, le dimanche 17 MAI 2009 à LURAY .

Y seront réuni des anciens ouvriers de l'usine drouaise (ils seraient encore 130 à ce jours)

des possesseurs de Facel et bien sûr, plusieurs de ces prestigieuses voitures.

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Je vous rappelle que vous pouvez relire les premières "Durocasseries" parues dans le Drouais Magazines en cliquant sur les lignes de la rubrique (à droite ) "PARU DANS LE DROUAIS MAG". 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 12:22

Chaque quinzaine paraît dans le journal gratuit local
"DROUAIS MAGAZINE",
 une chronique
"LES DUROCASSERIES DE PIERLOUIM."

Ces chroniques mettent en lumière un fait historique drouais avec quelques anecdotes le reliant au présent....
Les articles "papiers" paraissent aussi tous les deux samedi dans  le Blog DREUX PAR PIERLOUIM...

Donc cette semaine, je vous présente :
La dernière Durocasserie parue (La 17ème)

SI VOULEZ LIRE LES PREMIERES "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM"
VOUS LES TROUVEREZ DANS LA CASE (à droite) :
"PARU DANS LE DROUAIS MAG." 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 12:15
medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dix septième Durocasserie : 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES.
-
3- NOUVEAUTES ET CURIOSITES. 

VICTOR ET ADELE : Au 16 de la rue Godeau, une plaque rappelle que le 3Juillet 1821 Victor Hugo âgé de 19 ans  vint à ied de Paris pour retrouver celle qui devait devenir sa femme et que ses parents refusaient alors au jeune poète. Dreux ne pouvait qu’immortaliser cette aventure pédestre hugolienne.

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Récemment, non loin de l’école maternelle qui porte le nom du grand homme, une rue Victor Hugo fût ouverte ainsi qu’un quai. Adèle Foucher sur la Blaise.
Au lieu de séparer ainsi les époux Hugo, n’aurait-il pas été judicieux de donner le nom de Victor et Adèle, à l’endroit de la maison de rencontre, c'est-à-dire rue Godeau. Je suis persuadé que l’évêque de Vence aurait été enchanté de céder aux amoureux  un bout de la rue qui porte son nom.

Passage Jean LELIEVRE: L’éminent  historien Drouais décédé il y a quelques mois aurait mérité mieux qu’un simple passage. La place du musée pourrait s’appeler place Jean LELIEVRE..

medium_passage_jean_lelièvre.jpg

FACEL VEGA : La rue de l’auto :
 FACEL, "Forges et ateliers de Construction d'Eure et Loir"et VEGA comme l'étoile la plus brillante.
Les dernières voitures de grand luxe françaises furent fabriquées de 1954 à 1964 en grande partie à Dreux.
3000 mille véhicules construits en dix ans (un par jour.).

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Je me souviens des lourds camions portant deux ou trois "Facel-Vega" sortant de l’usine située rue des Gaults.

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Ne pas confondre LABICHE et de La BICHE.
Un jour les pompiers mal informés par téléphone se seraient trompés de rue et arrivés rue de La Biche alors que cela brûlait rue Emile Labiche. Il faut  bien préciser le nom de la rue en cas d’urgence.
 J’ai longtemps cru que ce Labiche était l’auteur de la Cagnotte et d’embrassons nous Follevile ! Je me trompais de prénom. Il ne s’agit pas d’Eugène mais d’Emile Labiche préfet puis sénateur et conseiller général d’Eure et Loir à la fin du XIXème siècle.
Quant à la rue de La Biche, une de ces mignonnes bestioles venait-elle folâtrer dans les vignes qui se trouvaient à cet endroit avant 1850?

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Rue des soupirs : Comme pour le pont des soupirs à Venise, ne nous méprenons pas. Cet endroit récoltait les soupirs des pendus, car là  s’y trouvait le gibet Drouais.

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 Actuellement, cette rue débouche sur les locaux de la police municipale. Un hasard ?

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Rues sans numéro : La sente le long de la Blaise au nom de l’évêque de Rodez Jean MENARD né à Dreux ne possède pas de numéro. La Rue Jean Cauchon non plus.

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La présence dans le quartier des Bâtes de rues portant le nom de cours d’eau européens m’intriguait. Je me suis vite aperçu que ces fleuves et rivières traversent les  villes jumelles de Dreux qui possèdent aussi leur rue.

-La Spree pour Bautzen, (Allemagne ex de l'Est)
-La Fulda pour Melsungen,(Allemagne ex de l'Ouest)

-Le Tibre pour Todi, (IOtalie). 
et enfin l’Avon pour Evesham.5Angleterre).

 Malheureusement, pas de rivière pour Koudougou.(Bukina fasso)..

Je remercie mes fidèles lecteurs et lectrices qui ont pu éclairer ma lanterne au sujet de la rue du curé de Moineville (Actuelle Av J Moulin).

Il me paraît nécessaire que l’indispensable livre de Charles MAILLIER terminé par Jean LELIEVRE en 1980
«LES RUES DE DREUX" soit  mis à jour et réédité par les historiens Drouais actuels.

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 07:00

Articles "DUROCASSERIES DE PIERLOUIM". N° 13 à 16.

19.12.2008

DROUAIS MAGAZINE-12-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une treizieme Durocasserie :

 

19 DECEMBRE 1562
DREUX, LA BATAILLE

J’aime me promener à vélo autour de Dreux. Comme je ne vise pas le maillot à poids du meilleur grimpeur j’évite soigneusement les côtes autour des trois vallées. Mes roues m’entraînent donc plus volontiers vers la grande plaine au sud de Dreux.

Entre Nuisement, Blainville et Marville j’éprouve toujours un sentiment étrange. A cet endroit s’est déroulée une terrible bataille, en l’an de grâce 1562, le 19 décembre.
Ce fut la première bataille rangée des guerres dites «de religion». Combat fratricide entre Français croyant au même Jésus mais en désaccord sur les principes.

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Laissons parler l’histoire : Après le massacre de Vassy en mars, les huguenots s’arment et font appel à l’étranger : Allemagne et Angleterre.
L'armée protestante n’ayant pu assiéger Paris veut prendre Chartres mais est obligée de remonter sur Le Havre, où se trouve le renfort anglais. L’armée royale qui la poursuit depuis Paris est essentiellement composée de nobles, français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de troupes du roi d’Espagne
Les deux armées se rencontrent au sud-est de Dreux,
en une suite de charges et de contre charges, l’avantage étant constamment renversé.

medium_bataille_IMG_8697.2.JPG
Mouvement des troupes pour arriver à Dreux.
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medium_bataille_1.jpg
Le champ de bataille.
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medium_bataille_plan.jpg
medium_BatailleDreux1562.jpg
Images d'époque.

La capture de Montmorency et la déroute de ses troupes font croire à la victoire des protestants.
Finalement l’armée royale renverse la situation. Le prince de Condé est capturé.

Si Condé avait gagné, la France serait protestante. Catherine de Médicis, réfugiée à Rambouillet avec son fiston Charles IX, croyant les protestants vainqueurs, aurait dit « Hé bien ! Nous prierons Dieu en français !». Grâce à la victoire catholique la messe continuera d’être dite en latin jusqu’au concile Vatican II en 1962.

La bataille de Dreux eut deux observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques et essais.
Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes.

Ce fut aux Drouais protégés par les hauts murs de la ville, de ramasser les 8000 occis en six heures de combat sur quelques 35 000 belligérants.

Cette bataille fut longtemps considérée comme la plus sanglante des batailles sur le territoire français.

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Au même endroit
, le 17novembre 1870 une autre «Bataille de Dreux», entre Prussiens et Français se solda par la reddition de la ville.

 

medium_bataille_1870.jpg

 

 

Villages au cœur de la Bataille :

-Nuisement : En 1850 on montrait encore une grange dans laquelle le vainqueur, Duc de Guise a accueilli le vaincu, Prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit. (Avant de l’envoyer en prison à Chartres).

 

-Marville Moutiers brûlé. Ce village a-t-il vu un monastère brûler lors de la bataille? Jean Lelièvre grand historien Drouais, disparu depuis peu, et qui fut l’instituteur de ce village aurait pu nous le dire.

 

-La ferme de L’Espinay au triste destin : Au centre de la bataille de 1562. Ravagée lors de la Fronde et de la bataille du 17 nov. 1870. Rasée par les Allemands en 1941 pour construire les pistes du camp d’aviation Dreux Vernouillet.

 

medium_plaine_de_la_bataille_2008.jpg

Aujourd’hui : Morne plaine : Tout y pousse : Blé, maïs, colza, ligne à haute tension et éoliennes.

 

medium_plaine_IMG_8634_a.jpg

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09.01.2009

DROUAIS MAGAZINE-14-

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une quatorzième Durocasserie :

 

14-TEMPÊTE, TROMBE OU CYCLONE?

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L’an 2000, depuis de longues années comme beaucoup j’en rêvais. Devant cette date mythique de changement de siècle et de millénaire, de mauvais apôtres prédisaient une catastrophe informatique. Les pendules, les ordinateurs et tous les systèmes automatiques devaient tomber en sucette avec le « bug de l’an 2000». Le bug fit «pschitt !» et peu de dégâts. Par contre, juste avant l’an 2000, la France subit deux catastrophes : le naufrage de l’Erika et une tempête dévastatrice.

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La tempête du 26 décembre 1999 par sa violence a fait voler en éclats bien des toits, arbres et multiples objets dans une bonne partie de l’hexagone. Dreux n’a pas échappé à cette soufflerie.

Le premier de l’an 2000, je l’ai passé à califourchon sur le toit de ma maison dégarni de la plupart de ses tuiles. Je regardais au loin comme sœur Anne, l’arrivée problématique d’un hypothétique couvreur. Pourtant averti dès le matin du tempêtant dimanche, je n’ai pu arriver que l’après-midi à Dreux. Les autres Drouais avait déjà précipitamment accaparé les hommes de l’art de la toiture. Mon toit garda sa bâche verte jusqu’à sa réparation en Juin.

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Le 18 Août 1890, une telle aventure était déjà advenue aux Drouais. Venant du Sud-ouest l’Ouragan traversa la ville en quelques minutes, laissant derrière lui de nombreuses maisons sans toit, en partie ou complètement détruites. Ce phénomène, d’une force inouïe, suivit une ligne presque parfaite en dévastant le centre ville, mais en épargnant au nord la chapelle royale et au sud le quartier de la gare. Mon grand père qui avait alors 14 ans a dû en être un témoin direct, car la maison familiale rue d’Orisson (future rue d’Orfeuil.), était en première ligne des effets dévastateurs. Entre autres bâtiments, le tribunal et l’église St Pierre subirent de graves dégâts. L’ouragan devait finir sa course folle en forêt après avoir ravagé Brissard, hameau d’Abondant.

Une seule victime fut à déplorer au milieu de cet énorme champ de ruines : .Mme Gillet, tuée rue St Thibault par la foudre qui renversa son cabriolet et son mari, meunier drouais sérieusement contusionné. Mais qu’advint-il du cheval ?

Dès le lendemain, les autorités prirent la situation en main : Crédits débloqués auprès du Gouvernement, du Conseil Général, de la municipalité et une souscription auprès de la population fut ouverte.

medium_ouragan_lejaille.jpg
medium_ouragan_1890-Dreux1.jpg

 

 

Cyclone ou trombe ? Une bataille d’experts de tous poils fit rage pour tenter de définir l’évènement que Dreux venait de subir. Selon les uns, ce fut une «trombe», pour les autres une «tornade» un «cyclone» ou encore une «tempête électrique». Quelque soit le nom de ce phénomène inexpliqué, les Drouais en furent longtemps traumatisés.

 

Dans le "Journal de Dreux". du 26 Aout 1890, soit une semaine aprés la catastrophe, paraîssent des annonces opportunes :

medium_ouragan_tuileries.jpg
medium_ouragan_photographe.jpg

 

 

Voici donc des photos proposées par ce photographe :

medium_ouragan_1890-dreux2.jpg
medium_ouragan_1890.jpg
medium_ouragan_dageon.jpg

 

 

En 2008 une grave tempête d’un autre genre s’est abattue sur le pays. Une tempête non naturelle, provenant de la cupidité humaine de quelques irresponsables.

Malgré tous ces rappels de catastrophes, je vous souhaiteà nouveau, chers amis Drouais et d’ailleurs,

Une excellente année 2009.

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06.02.2009

DROUAIS MAGAZINE-15-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une quinzième Durocasserie :

 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES.

 

1-LES RENOMMEES.

-La nécessité de donner un nom spécifique à chaque rue date du moyen âge. (Ce qui n’est toujours pas le cas à Tokyo). Les premiers noms furent ceux de saints ou d’une utilité économique, ainsi les Rues St Pierre, St Martin, St Jean, Rues aux tanneurs, du grenier à sel, ou de lieu: la petite et grande falaise Rieuville, Muzy, Moronval etc..

Vers 1793 certaines rues portèrent peu de temps des noms révolutionnaires: Saint Thibault devint Sans culottes, Saint Denis devint Bonnet rouge etc.

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medium_dreux_plan_ancien.2.jpg

-Puis au dix-neuvième siècle Par Arrêtés municipaux les Maires commençèrent à donner aux rues le nom de Drouais célèbres. En 1836 la rue au lait (là où on amenait les vaches laitières pour les traire et vendre aussitôt le lait) abandonna son nom pour celui de Jean Rotrou. En 1832, La rue Du Puy de la Chaîne, après s’être appelé Rue Voltaire pendant la révolution devint la Rue Godeau. Etc.

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-Au vingtième siècle :

Mon père, vers 1950 employait encore d’anciens noms de rues : La Rue d’Orisson (où son père était né) le Val gelé, rue de la gare, etc.

Ces rues après la grande guerre prirent le nom de sanglantes batailles dans lesquelles participa le 101ème régiment d’infanterie basé à la Caserne de Billy : Orfeuil, pour d’Orisson, Bois sabot pour le Val Gelé. Les Eparges et Bois des Fosses pour la rue de la gare, Ethe Virton pour la rue des Fontaines. Les rues du Val Gelé et des Fontaines ont été en partie conservées.

Une plaque encore visible rue d’Orfeuil, sur le mur de l’ancienne Gendarmerie rappelle le souvenir du 101ème..

medium_rue_101_eme_3.jpg

Pourquoi n’a-t-on pas donné le nom du valeureux régiment à une rue drouaise ? Cela serait plus méritoire pour la mémoire de ces braves soldats que les noms d’effroyables boucheries d’équivoques victoires. Pourquoi la rue des granges ne deviendrait-elle pas «rue du 101ème régiment d’infanterie » ?
Ou plutôt le Bd Henri IX. Ce monarque à la poule au pot mérite-t-il d’avoir rue à Dreux ? .Il fit deux fois le siège de la ville en 1590 et 1593 et vainqueur fit pendre quelques notables drouais, raser moult maisons et démolir le superbe château fort du XIII° siècle. Souvenir douloureux pour Dreux.

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Rue Bordelet. Ce nom très évocateur indiquait qu’un établissement pour débauchés Drouais moyenâgeux «L’hôtellerie de l’Ecu» se tenait dans cette rue.
En 1906, le prude conseil municipal débaptisa cette rue au nom trop évocateur, pour lui en donner un plus neutre, celui de Lamésange, maire de Dreux (1852-1855).

 

medium_maisons.3.JPG

Photo actuelle de la rue Lamésange. Cette belle maison n'est problement pas celle de l'hostellerie de l'écu. Le lieu de débauche devait se trouver au fond sur le mur d'enceinte. Le tout ayant disparu depuis belle lurette.....

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-Le père, puis le fils :
Il y a 10 ans une rue a été inaugurée pour rendre hommage à Francis Dablin, courageux résistant Drouais en présence de son fils Maurice.

medium_dablin_2.jpg

medium_dablin_4.jpg
Quelques années après, cette rue est devenue «Francis et Maurice Dablin».
Le fils a rejoint le père dans la mémoire drouaise

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Mon père parlait aussi d’une rue du «Curé de Moineville»
Je n’arrive plus à la situer, si cela vous dit quelque chose
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Si vous désirez avoir de plus amples informations historiques sur le sujet,medium_rues_de_dreux_maillier.4.jpg ici :
je vous conseille fortement l’excellent livre de Charles Maillier.


«LES RUES DE DREUX».

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Dans quinze jours nous visiterons les rues de Drouais célèbres.
A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim
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P.S. En commentaire, l'ami Durocasse a répondu à ma question au sujet du Curé de Moineville et je l'en remercie :

"D'abord boulevard des Rochelles, la Rue du Curé de Moineville avait été ainsi baptisée en 1916 pour rendre hommage à la prétendue première victime de la guerre de 1914-1918, un prêtre du village de Moineville (Meurthe et Moselle) qui aurait été exécuté par les allemands selon une fausse nouvelle véhiculée par lapresse en 1914. Après la 2ème guerre mondiale la rue devint l'avenue Jean Moulin."


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20.02.2009

DROUAIS MAGAZINE-16-

 

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le "DROUAIS MAGAZINE"'
une seizième Durocasserie :

 

 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES :
2-ILLUSTRES DROUAIS .

 

 

 

Certains drouais se sont illustrés dans les domaines les plus divers et se sont fait un nom qui maintenant orne une rue, une place, une avenue drouaise.

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-ROTROU le chouchou .

Un cumulard ce poète dramaturges né et mort à Dreux, (1609-150) A Dreux son nom est partout : une place au milieu de laquelle trône sa statue en pieds , une rue, avec son buste au fonds d’une cour privée, une sente prés de la Blaise et le lycée principal de la ville,de nombreuses statues au Musée Dessal, au théâtre, à la mairie

A Paris, la comédie Française possède un buste de Rotrou et joue parfois une de ses œuvres.medium_rotrou.2.jpg
Le théâtre de l’odéon est entouré de deux rues aux noms des deux amis Corneille et Rotrou.

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Pouvez-vous nommer chers lecteur une pièce de Rotrou et quelques unes de ses rimes ?.....

Non ? Cela prouve bien que l’amour de Dreux pour Rotrou vient d’ailleurs.

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Rotrou pour mettre un peu de beurre dans les épinards, après sa fonction de théâtreux auprès de Richelieu avait acquis la charge de Lieutenant particulier au baillage de Dreux.. .

Lors d’une grave épidémie pestilentielle, Rotrou refusant de quitter la ville reste à Dreux pour aider ses administrés. Bien mal lui en pris, car il périt en quelques jours, encore jeune à 41 ans. S’il avait vécu plus longtemps peut-être que son nom serait plus connu dans les lettres françaises. C’est donc surtout le courage et l’abnégation d’un des leurs que les Drouais honorent en Rotrou.

 

Dans un mois le 400ème anniversaire de Rotrou :

Vous saurez bientôt tout sur Rotrou, car au mois d’Avril sera célébré dans notre bonne ville le quatre centième anniversaire de sa naissance…

Petit scoop : Pour cette célébration, les élus de quartier font réaménager la place Rotrou, en dégageant les arbres qui font de l'ombre à la statue du grand poète .

medium_rotrou_travaux_place.JPG

 

 

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-PHILIDOR le délaissé :

medium_philidor_1.jpgLes Drouais n’ont donné à ce grand bonhomme fondateur de l’opéra comique français, grand joueur et théoriciens des échecs qu’un petit bout de rue. En fait un escalier.
Il méritait beaucoup mieux.
Pas d' établissement scolaire ni la médiathèque (qui pourtant possède ses écrits et publications) ni l’école de musique ne portent son nom. Seul le cercle d’échecs Philidor l’honore.

medium_philidor_livre_analyse.jpg

A Paris, Philidor figure en buste sur la façade de l’opéra Garnier et possèdemedium_Philidor_Opera_Paris_1.jpg une rue au fin fond du 20° arrondissement.

Les Drouais ne lui sont pas trop reconnaissants, car né à Dreux comme ses ancêtres musiciens du roi depuis Louis XIII, il a surtout vécu à Paris et mort en exil à Londres considéré comme « ci-devant » par les révolutionnaires guillotineurs…..

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medium_philidor.JPG

 

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-Autres « Importants » Drouais.

-La famille des Métézeau grands architectes ont donné leur nom à la plus belle place de Dreux.

-Maurice VIOLLETTE après 52 ans de mairie et de nombreuses années comme député, gouverneur ou ministre a vu son nom rajouté à celui de la grande Rue. Mais cinquante après les Drouais disent plus volontiers je vais faire les soldes en Grande rue plutôt que je vais faire des folies rue Maurice VIOLLETTE. Un monument au square de la République. Un lycée technique porte son nom ainsi qu’une rue à Chartres. Sa maison pourrait devenir un petit musée.

-Antoine Godeau Homme de lettre puis évêque de Vence. Une rue une école quelque temps la bibliothèque transféré en maison inter génération.

- et bien d’autres dont je ne peux citer que quelques uns : Les militaires, de Sénarmont, Billy, Doguereau, les savants Loiseleur Deslongchamps le docteur Guersant, Jumelle, les Historiens Donnant Leménestrel, Maillier. Etc…

 

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-Les oubliés.

Faire la liste des oubliés serait trop longue et trop subjective. Mais quelques noms cependant . Pratiquement tous les anciens maires de Dreux ont leur rue. Sénateur et maire Jean Cauchon a été affublé d’un petit bout de pont sur la blaise. Mais Jean Rastel maire de 1959 à 1965?

Les peintres Drouais n’ont pas la côte. Ni René Bellanger, ni Antonio Garcia Lamolla, ni Tigrane Polat n’ont de rue. Et pourtant leurs œuvres sont accrochées aux cimaises du musée et de la mairie.

Enfin, passons…

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Dreux Par Pierlouim

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