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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 07:00
LE «PETIT RODOLPHE" DE MON ENFANCE EST PARTI RETROUVER SON AMI MARCEL.

rodolphe-1.jpg Dans ma jeunesse de 1953 à 1959, écolier à l’école Ferdinand Buisson, je venais chaque midi déjeuner à la maison. Le repas vite avalé, je collais mon oreille sur le poste de T.S.F.  J’écoutais passionnément comme beaucoup de gamins en France, les émissions de Radio Luxembourg (il n’y avait pas de télévision et bien avant R.T.L) Ma génération a été celle de la radio avant celles de la télé et du Smartphone. A une heure, passait une série «Salut Marcel ». Le célèbre animateur de jeux radiophoniques Marcel Fort partageait la vedette avec un petit garçon de 5/8 ans le «Petit Rodolphe». Il s’agissait de petits sketchs et de petites aventures drolatiques. Mais en réalité cette émission était surtout destinée à faire de la «réclame», le mot pub n’existant pas encore, pour des produits de toilette, en particulier pour les champoings en berlingot et aux œufs DOP. Ce n’est pas un hasard, le petit Rodolphe était le fils de François Clauteaux, chef de la publicité de L’Oréal et créateur du journal «Pilote ». D’ailleurs Rodolphe apparut à plusieurs reprises avec son ami Marcel dans les premiers numéros de cet hebdomadaire pour enfants (dont je fus abonné dès le début en 1959). Les gamins  que nous étions collectionnaient les images de Rodolphe (en indiens, en cow-boys, scout, etc…) qui bien sûr accompagnaient les produits l’Oréal.

Une fois l’émission terminée, je n’avais que dix minutes pour, en pédalant vite sur mon vélo ,retourner à l’école Ferdinand Buisson.

Le Petit Rodolphe a fait sans le vouloir une partie de l’immense fortune de Liliane Bettencourt héritière du créateur de l’Oréal   

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 Sur mon ancien blog "Les Durocasseries de Pierlouim" sur Blog50 j'ai consacré une note à Marcel Fort et le "Petit Rodolphe".
 
 
A la suite de ces articles sur Marcel Fort j'ai reçu le commentaire suivant et combien surprenant :
rodolphe 2Bonjour,
Je tombe par hasard sur cette page consacrée à Marcel Fort. Je "suis", ou plutôt, j'ai été, ce "petit Rodolphe" qui a accompagné le grand homme.
Un type dont je garde le meilleur souvenir. Il n'avait qu'un seul défaut, "en scène", il suait beaucoup, et, j'étais beaucoup, mais beaucoup, plus petit que lui!… Je vous dis pas… Hors de la scène, il était le plus charmant des amis. Et dans un milieu déjà pourri, il était un parfait gentilhomme.
Nous nous sommes revus, la dernière fois, lors d'une émission de Frédéric Mitterrant, en 1989… Je sortais d'Amazonie où j'avais passé dix ans, chez les Indiens Pémons, avec mon épouse, indienne métis et mes trois enfants. Nous étions face à face, après tant et tant d'années… J'ai revu les filles de Marcel, lors de l'enterrement de mon père, François Clauteaux, en mars dernier.
Le temps passe.
Mais les bons souvenirs se gardent, précieusement.
Rodolphe
PS.: A propos… "Salut Marcel !", (ne pas omettre le "!"), c'était le nom de l'émission que nous "faisions", tous les deux, TOUS les jours, sur Radio Luxembourg.
3 minutes d'un sketche écrit le plus souvent par Remo Forlani… Trois minutes qu'il fallut, un temps, répéter durant des heures. En effet, dans les débuts de cette émission "offerte" par Monsavon-Dop", je ne savais pas lire. Monté sur les genoux de Marcel, "il", ou ma mère, me lisait la réplique, "on" l'enregistrait, il disait la sienne… etc. ad nauseam. Dure vie pour un enfant de cinq, six, sept ans. A la fin, sachant lire, j'avais MA place et MES écouteurs, autour de la table du studio, ah mais non mais !
Écrit par : Clauteaux Rodolphe | 02/11/2007    
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 Voir l'article que j'ai consacré au Petit Rodolphe aprés la réponse de Rodolphe devenu grand.
Cet article est accompagné de trés nombreux commentaires de personnes ayant connu Marcel Fort et le petit Rodolphe. 

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rodolphe-clauteaux_1.jpgA la suite de ce message nous avons échangé des mails pendant quelque temps. Nous étions "amis" sur Face book.

J'ai essayé de convaincre Rodolphe Clauteaux d'écrire ses mémoires sur son enfance "radiophonique". En vain ...

 Après avoir écrit  plusieurs livres notamment sur l'Amazonie, Rodolphe Clauteaux engagé contre la misère et pour l'écologie fut jusqu'à sa mort rédacteur en chef du Journal vendu par des S.D.F. : «L'ITINERANT".

J'ai appris avec retard le décès de Rodolphe intervenu le 31 Janvier dernier à 63 ans.   

Un pan de mon enfance vient de disparaitre. (Marcel Fort est mort en 1998 à 79ans)         

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      rodolphe 3 
Deux petites "Réclames DP DOP DOP d'époque. 1954/55.
 
   Avec Marcel Fort.  
      
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 07:00

Je vous parlais dans une de mes dernières notes du site dédié aux collectionneurs  de toutes sortes pour acheter ou vendre leurs trésors: DELCAMPE. Une vraie caverne d’Ali Baba.

Mon camarade G.C. m’a signalé des objets à vendre me concernant  directement :

Dans la catégorie A/. MILITARIA 39 / 45 / RECIPISSE COLIS POSTAL POUR PRISONNIER / STALAG ALLEMAGNE / S.N.C.F. DEPART GARE DE DREUX. .

J’ai découvert trois récépissés  de colis envoyés de Dreux par la SNCF à mon père alors prisonnier de Guerre en Allemagne.

recepisse-fressonnet-3a.jpg

Mon père mobilisé en 1939 à l’âge de 32 ans a passé la « drôle de guerre" en Alsace (Sélestat) comme sergent d’infanterie. Il a été fait prisonnier dans un col entre ST Dié et Ste Marie aux Mines, le jour même de l’armistice (22Juin 1940) sans avoir vraiment combattu.  Il a passé la guerre dans les camps du stalag IIID à Berlin et ses environs. A son retour en Mai 1945, il a trouvé la maison qu’il avait construite (il était menuisier) en 1936 avec son beau-père mon grand-père (qui était maçon) détruite par le bombardement anglo-américain du 10/11 Juin 1944.

recepisse-fressonnet-2a.jpg

Quant’aux récépissés, arrivés je ne sais comment dans les mains de « RUSTY 1953» , plus que probablement un marchand professionnel, qui en étant le propriétaire actuel (par quel chemin?) les mets aux enchères. Car ces récépissés normalement revenaient à l’expéditeur, en l’occurrence, ma mère. J’en conserve d’ailleurs plusieurs exemplaires dans mes archives.

Sur ces récépissé je retrouve bien le numéro du stalag IIID Berlin-Steglitz-Lichterfelde.

Aussi son numéro de prisonnier 4.425 (viertausendvierhundertfünfundzwanzig) que mon père avait du apprendre phonétiquement par cœur pour les longs appels des prisonniers matins et soirs à l’intérieur du stalag. Il le récitait souvent mécaniquement quand son passé de KG (krieg Gefangene) prisonnier de guerre lui revenait en tête. Et pourtant il  parlait peu de cette période difficile..

Les trois récépissés de colis envoyés à mon père ont été remplis les 19 nov ( ?) 20 nov 1943 et 30 mai 1944.

recepisse-fressonnet-1a.jpg

 

En fait le marchand propose aux acheteurs de Delcampe en plus des trois récépissés concernant mon père, neuf autres documents émanant de la gare SNCF de Dreux: Deux au nom de Léon CLOAREC, un au nom de GRUNEWALD Laurent, deux au nom d’Albert Le GOFF, un au nom de René  BARBIER  et trois au nom de  Charles BARBIER. J’ai bien connu Charles BARBIER un collègue de travail de mon père à la scierie menuiserie des ets Beaufour (Angle Rues St Denis Pasteur et Pastre) Un personnage atypique à qui je pourrai consacrer une note.

 recepisse-Barbier-Charles-1a.jpg

Comment ce paquet de 12 récépissés est-il arrivé entre les mains de  RUSTY 1953 ?

Je voudrais bien le savoir. J’ai écrit à  Rusty, peut être voudra-t-il bien me répondre.

Si vous voulez découvrir  ces récépissés et pourquoi pas les acquérir en voici le lien .

http://www.delcampe.fr/list.php?language=F&searchString=dreux+&cat=0&searchMode=all&searchTldCountry=fr&searchInDescription=N

(peut être dans les pages suivantes) Attention vous n’avez plus que sept jours d’enchères….

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 07:00

Une curieuse vidéo postée par l'ami Jack de Clochemerle.

Un plan fixe placé dans la cabine de la loco de la gare de Dreux à Houdan en temps réel.

Ce voyage Dreux Houdan, voire jusqu'à Versailles, ne m'est pas inconnu.. Dans les années 60, quand je prenais la "Micheline" pour aller au lycée à Versailles, je m'arrangeai pour être au début ou à la fin de l'autorail pour voir défiler les voies à l'endroit ou à l'envers. La cabine du conducteur se trouvait alors en hauteur, au-dessus des voyageurs.....

En interrogeant le sieur Google, j'ai pu retrouver trace de ce que j'appellais une Micheline.

En voici la description : 

picasso x 3800 100

L'autorail unifié X 3800, série X 3801 à X 4051, surnommé autorail Picasso, est une série d'autorails diesel à bogies exploités par la SNCF entre les années 1950 et les années 1980 et construits par la Régie Renault. Ces autorails au profil facilement reconnaissable à leur kiosque de conduite latéral surélevé ont été construits à 250 exemplaires. 

Ils étaient aménagés le plus souvent en deuxième classe, offraient 62 places assises et pouvaient circuler en jumelage et/ou avec une remorque. Ils étaient surnommés Picasso à cause de leur cabine de conduite qui était sur le côté et non bien centrée ce qui faisait penser aux visages peints par Pablo Picasso où les yeux, le nez étaient complètement décalés.

Leur fiabilité, leur rusticité, mais aussi leur ligne si particulière avec le poste de conduite dans le kiosque, sont autant d'atouts qui ont poussé à la conserver : plusieurs exemplaires ont été conservés et sont exploités par des chemins de fer touristiques.

Paris_Dreux_0036a.jpg 

Paris_Dreux_picasso-2.jpg

 

   

Peut-être ai-je voyagé dans cet autorail "Picasso" de la ligne Paris Dreux. Photo de 1970 prise à la gare  d'Orgerus Behous en direction de Paris.

Curieux hasard j'ai reçu il y a peu,une pub pour une maquette d'autorail "Picasso" . 

 

 

 

 

Paris_Dreux_picasso-1.jpg

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 07:00

1-feves Dreux.

Dans une vie antérieure je fus "Fabophile" c'est à dire un hurluberlu qui collectionne les fêves que l'on trouve dans les galettes des rois... Mais attention je n'ai collectionné que les anciennes d'avant 1970, pas les séries importées par les minotiers que l'on trouve actuellement.

Si vour désirez voir ou revoir ma note de l'an dernier au sujet de ma collection de fèves cliquez sur : 

LES ROIS DE LA GALETTE.

Des fêves, si elles ne sont pas si anciennes que cela deviennent cependant des fèves "collector" :

2 Féves Dreux.

3 feves leloup.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:45
Je suis triste : Le chanteur de mon adolescence s'est éteint samedi dernier.
Il était aussi ancien éléves du Lycée Jules Ferry de Versailles. Jeudi prochain dans le feuilleton "AN PAR AN" débute mon récit de pensionnaire au lycée à Versailles. 
Je ne peux que ressortir la note que j'avais écrite dans mon ancien blog des "Durocasseries" pour le centenaire du lycée :
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14-Octobre 2008 : 
JULES FERRY -VERSAILLES- UN GRAND ANCIEN : 


- Sa fiche d'entrée à jules Ferry :

medium_ferrat_fiche_jules_IMG_8349.jpg

-Sa photo de classe:

(Entre parenthèse, une rare trace photographique des salles d'études détruites vers 1980)

en gros plan :
medium_ferrat_2IMG_8348.jpg

 

Vous l'avez bien sûr reconnu, Il s'agit du futur J  E  A  N     F  E  R  R  A  T.

medium_ferrat_150.2.jpg

Toujours fidéle à l'Amicale. Mais cette année, il n'a pas pu participer à cette journée du centenaire : Voici cependant le poême qu'il avait écrit en 1992 pour les 85 ans de la Boite à Jules .Je vous transcris ce texte. J'ignore s'il a été mis en musique : 
AU LYCEE JULES FERRY

O fou rire inextinguible

Qu’on ne peut à aucun prix
Comme la flèche à sa cible
Arrêter s’il est parti
O fou rire inexpiable
Qui vous casse qui vous plie

Le corps en deux sous la table

Sans savoir pour quoi pour qui

Je n’ai jamais autant ri
Qu’au Lycée Jules Ferry!

Au sortir de cette guerre
Qui me laissait tout meurtri
La vie semblait plus légère

Pauvre enfant de la Patrie

Et les robes printanières

Des filles de Satory
Dans mon cœur en bandoulières

Mettait le charivari

Je n’ai jamais autant ri
Qu’au Lycée Jules Ferry !

C’est en classe de seconde

Qu’il fallut gagner ma vie
Je dus affronter le monde

En quittant Jules Ferry

Si je n’ai plus souvenance

D’histoire ou géographie
De mathématique ou science
Un grand soleil me poursuit

Je n’ai jamais autant ri
Qu’au Lycée Jules Ferry!

Professeurs de mon enfance

N’y voyez pas moquerie

Pardonnez mes ignorances
Comme mes étourderies
C’est grâce à votre conscience

Votre patience infinie
Envers mon adolescence

Que je suis ce que je suis

Moi qui n’ai jamais tant ri 
 Qu’au Lycée Jules Ferry .

Jean FERRAT.

.

Superbe ode au Lycée Jules Ferry, Seul Jean FERRAT pouvait le faire de cette façon...

.
 Un portrait express de Jean Ferrat :
Jean Ferrat (Jean Tenenbaum) est né le 26 décembre 1930 à Vaucresson .
Dernier de quatre enfants d'une famille juive modeste qui s'installe à Versailles en 1935 il poursuit ses études au Collège Jules Ferry. Son père est déporté par les nazis et meurt à Auschwitz. Il doit quitter le lycée pour travailler afin d'aider sa famille. Déjà, il est attiré par la musique et le théatre

Au début des années 1950, il entre dans une troupe de théâtre, compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz.  En 1956, il met en musique Les yeux d'Elsa, poème de Louis ARAGON qu'il admire.

Son premier 33 tours sort en 1961 et reçoit le prix de la SACEM. Il entame une longue carrière, émaillée de difficultés avec la censure.

Jean Ferrat habite dans la commune d'ANTRAIGUES-SUR-VOLANS en Ardèche, qui lui inspirera d'ailleurs la chanson "La Montagne"
trois vidéos en souvenir :


 
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 07:16

Je fus un temps "Fabophile" à une époque ou les collectionneurs de fèves de galettes des rois n'avaient pas encore trouvé de nom savant ni crée d'association pour se réunir.
J'ai abandonné ma collection de fèves il y a prés de vingt ans quand j'ai vu débouler les fèves venues d'ailleurs (Plus souvent de Chine que de Limoges). Ces fèves vendues par les minotiers et autres industriels par séries à completer par l'achat de  beaucoup de galettes...
Les fèves de ma collection sont presques toutes antérieure à 1970. Certaines de mes fèves anciennes (faites en allemagne avant la guerre de 14 et  la fabrication française de Limoge) sont recherchées.
Mais pour l'instant je garde cette collection sans la complêter...

J'avais fait plusieurs notes exposant une partie des fèves de ma collection sur mon ancien blog des Durocasseries.  
 En voici l'adresse :
http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag/fabophilie

Bien sûr comme dans tout blog il faut remonter toutes les notes pour lire par le début.
Bonne visite.
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Quelques féves drouaises...
Fabriquées il y a quelques années pour la pâtisserie LELOUP.
Nostalgie, nostalgie.quand tu nous tiens.........

feves dreux.jpg
feves leloup.jpg 

Pour information,
ces fèves sont disponibles à l'Office de Tourisme de Dreux agglomération
au tarif de 3,50 euros /fève, ou 15 euros la série.
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 14:36

En feuilletant le bulletin officiel Municipal de 1974,
 je me suis arrêté sur un article parlant de l'association
 "Théâtre en Dreux".

Et surtout sur une photo datée du 11 Janvier 1973.

"Venu assister à Dreux à la "première" de sa pièce "Macbett", Georges IONESCO (une belle coquille de journaliste, car Ionesco se prénomme bien sûr Eugène), à droite en compagnie du metteur en scène Jacques MAUCLAIR, au centre, est reçu au foyer de la salle des fêtes par les Amis du "Théâtre en Dreux
".


Depuis, la salle des fêtes  est devenue le "Théâtre" et attend pour  incessamment sous peu sa modernisation et son agrandissement.
"Théâtre en Dreux" est devenu les "Amis du Théâtre" et fêtera à la fin de l'an prochain son quarantième anniversaire.


Eugène IONESCO né le 26 novembre 2009, aurait donc cent ans cette année.
Un certain nombre de manifestations sont prévues comme une exposition à la grande bibliothèque F. Mitterrand de Paris.


Je n'ai pas trouvé ni photo ni  vidéo de la "première" (était ce vraiment la première de cette pièce à Dreux ?) de "Macbett"
Tout de même deux vidéos :
Une représentation récente de "Macbett" et une interview d'Eugène IONESCO.




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ANECDOTE PERSONNELLE SUR IONESCO.

 

En 1964, j’effectuait un stage  (on dirait actuellement en « alternance »)  dans les locaux du siège du « Gaz de France » porte Pereire à Paris, dans le service comptable centralisant les situations mensuelles des agences régionales.

Je travaillais avec une brave dame d’une cinquantaine d’années qui m’apprenait le rudiment du métier de comptable.
Elle portait une blouse rose, car ce n’était pas encore le règne de l’ordinateur et les carbones pour les taches cela craint.

Bref, J’étais assis en face d’elle et nous partagions le même téléphone.


Un jour, le téléphone sonnant, la dame (Si mon souvenir est exact elle s’appelait Mme Desjardin) saisit le combiné  et je l’entend répondre :

« C’est toi  Gégène » puis s’ensuit une longue conversation assez animée.


En raccrochant la dame me dit :

"J’avais au bout du fil Eugène IONESCO, vous savez bien celui qui écrit des pièces de théâtre. Nous sommes lui et moi, amis d’enfance. Il écrit un livre sur cette période de sa vie. Il me demande sans arrêt des précisions sur des faits dont il se souvent à peine."

 En riant, elle ajoute :

- "Avec tout ce que je lui raconte il devrait me payer des droits d’auteur."


En effet « Gégène » téléphonait souvent. A plusieurs reprises, la dame étant absente j’ai  répondu au téléphone. J’ai ainsi connu quelques brèves conversations sur des banalités convenues comme dans la « cantatrice chauve » avec le maître de l’absurde…

 

Enfant le jeune  IONESCO  « Gégène » à vécu entre 1917 et 1919 à la Chapelle Anthenaise prés de Laval avec sa sœur en pension chez des paysans. . C’est là que ces deux amis d’enfance ont vécu  une période qui restera dans leur souvenir comme un temps très heureux.
 

Je pense que les indications de mémoire de ma collègue se retrouvent dans « Souvenirs en miettes » paru au Mercure de France en 1967
Je vous rappelle que vous pouvez réagir à cette note en déposant un commentaire en cliquant sur "Déposer un commentaire" ou par mail Pierlouim@cegetel.net 
 
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 07:00

 Un extrait de mon feuilleton "AN PAR AN" pour 1961 (que vous lirez au Printemps prochain) :

- "En vacances avec mes  parents en Alsace. Un matin, un peu avant le quinze Août, à l’Hôtel de Sélestat ou nous étions logé, en descendant de ma chambre j’aperçois papa en grande conversation avec le gérant de l’établissement.

J’apprends très vite qu’ils étaient l’un l’autre prisonnier de guerre en 1940/45. Mais ils ont l’air inquiets. La radio vent d’annoncer que les Allemands de l’Est, certainement  poussé par leurs occupants Russes, sont en train de construire un mur infranchissable entre Berlin Est et Berlin Ouest, secteur contrôlé par les alliés. Papa connaît bien Berlin pour y avoir été retenu pendant 5 ans et subi plus de 200 bombardements des Américains. Il peut ainsi à l’écoute de la radio, suivre  mentalement le tracé de ce mur à  travers la ville qu’il a si souvent arpenté.   Pour ces deux anciens prisonniers de guerre cette tension entre les deux blocs est très dangereuse.
 « Aura-t-on la guerre ? »

Les Berlinois commencent sans le savoir 28 ans de séparation arbitraire car ce mur est très particulier et restera unique dans son genre.  Contrairement aux autres murs, comme celui de la muraille de chine ou le mur d’Adrien en Angleterre, il  n’est pas construit pour contenir une invasion venue de l’extérieur mais pour empêcher les habitants de l’Est de fuir leur pays. Preuve que le paradis soviétique prôné par l’occupant Russe ne tient pas tout à fait ses promesses."


Un symbole : Visite du mur de Berlin par JF Kennedy en 1962 avec W. Brandt Maire de Berlin et K Adenauer, Chancelier et le fameux "Ich bin ein Berliner"

Par la suite ayant vécu quelque temps en Allemagne j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de me rendre à Berlin Est, (en 1970 et 1976).

 Berlin, à l’époque était une ville bicéphale :
 A l’Ouest beaucoup d’animation des magasins, des immeubles neufs.

 A l’est : morosité.Encore beaucoup de ruines stigmates de la guerre et un niveau de vie bien inférieur à celui de l’Ouest. Et la présence oppressante du mur.

Les Allemands de l’ouest avaient installé sur le toit d'un immeuble surplombant le mur, un immense  journal  lumineux pour informer hors propagande les Allemands de l’Est des actualités occidentales.

Passer à travers le mur était pour un Français facile mais impressionnant. Je me rendais à l’Est par le métro qui zigzaguait entre les deux parties de Berlin. Les contrôles étaient très tatillons. Interdiction formelle de passer des journaux occidentaux, obligation d’acheter des marks d’Allemagne de l’Est à un cours prohibitif, etc.  .  

 Se promener à cinq personnes dans une étroite et pétaradant Trabant sentant l'huile((moteur à deux temps) la nuit dans les rues peu éclairées de Berlin Est et parcourues de nombreuses voitures policières fut pour moi une expérience unique.  Dormir dans un appartement sans chauffage avec une température de moins 2 degrés (-18 à l’extérieur) (Le chauffage se faisant par des poêles au bois. Mais le bois était rationné.) fut aussi surprenant.

 Le grand-père de la famille qui m’accueillait vivait à l’Ouest. Quand il fut malade, sa fille eut l’autorisation de sortir de Berlin Est pour le voir à l’hôpital. Mais on lui a bien fait comprendre que s’il lui prenait l’idée de ne pas rentrer, sa famille restait « en otage » à l’est.

Pour moi le souvenir le plus marquant fut celui des adieux avec mes jeunes amis allemands devant le métro qui devait me ramener à la vie occidentale. Elke, jeune femme de 25 ans ,  les armes aux yeux me disant :
- « Toi tu peux aller de l’autre côté du mur. Nous, la simple idée de vouloir partir est passible de prison."
J’entends encore ce mot "prison"martelé par Elke  en détachant nerveusement les syllabes  « Gefângnis , Ge-fân-gnis» 

 

 Il y a vingt ans, en Novembre 1989 le mur disparut et l’Allemagne divisée se réunifia. Mais d’autres « murs de la honte » existent toujours, uniquement des murs anti- invasion de l’extérieur : entre Israéliens et Palestiniens, entre Américains et émigrants mexicains, et d’autres moins connus. Quand tous ces murs tomberont peut être que tout ira mieux dans ce bas monde…


Les villes de MELSUNGEN et BAUTZEN appartenaient chacune à une  Allemagne différente, maintenant elles se trouvent dans le même pays et dans la même Europe que leur jumelle drouaise.
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