Cette semaine paraît dans le
"DROUAIS MAGAZINE"'
une vingt et unième Durocasserie :
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La ville de DREUX pendant plus de vingt siècles a vu son histoire évoluer au même rythme que l’Histoire de FRANCE. A chaque étape
marquante de l’histoire nationale correspond un fait analogue à Dreux. Quatre Durocasseries vont à peine suffire pour survoler deux mille ans d’histoire.
troisième chapitre :
3- DE LOUIS XIV A LOUIS XVIII.
-140 années d’accalmie. Après les périodes tragiques des guerres de religion et de la Fronde, la FRANCE et DREUX vont vivre quelques temps dans la paix. Mais les guerres extérieures de LOUIS XIV et de LOUIS XV ainsi que les fastes de Versailles vont créer de nouveaux impôts et faire monter peu à peu un fort mécontentement dans le peuple.
Les Drouais pour beaucoup, vivent de leurs vignobles. Les aléas climatiques (gel, grêle, sécheresse) vont souvent entraîner de mauvaises récoltes et faire alterner à quelques années de relative abondance des périodes de misère noire.
Les murailles de la ville, non entretenues, tombent peu à peu en ruine. Il n’en restera presque plus de trace au milieu du 18ème siècle (Seul vestige actuel : la tour Hennequin, rue Porte Chartraine.)
VAUBAN à la même époque fait fortifier les villes frontières de la France.
-LA VIE DE COUR A VERSAILLES. Les DANICAN PHILIDOR, dynastie de musiciens installés à Dreux, servirent sur six générations à la cour des Rois de France de LOUIS XIII à LOUIS XVI. Le plus
célèbre, François-André, fut un des créateurs de l’opéra-comique, grand joueur et théoricien des échecs qui mourut en Angleterre en
1793.
-A PARIS : La prise de la Bastille. A DREUX, l’incendie de la maison des aides.
Le 20 juillet 1789 avec six jours de retard, les Drouais eurent leur « 14 juillet » en pillant et brûlant la maison des
Aides (impôts) actuellement place Métézeau. (Image jointe)
- La vente des biens nationaux. A DREUX démantèlement de la collégiale St Etienne. Après destruction du Donjon en 1794, la collégiale fut mise aux enchères en 1798 et adjugée au citoyen
Pelletier marchand de bois à Chartres. Ce joyau du XIII°siècle fut démoli en trois ans.
-Les maréchaux d’empire : Les généraux drouais.
DREUX donna à la Révolution et à l’Empire plusieurs courageux militaires de haut rang : Les généraux SENARMONT, (père et fils), de BILLY et DOGUEREAU.
-NAPOLEON : visite éclair à DREUX.
En 1811, lors d’un voyage qui le menait à Cherbourg, Napoléon accompagné de l’Impératrice Marie Louise s’arrêta à Dreux. Un fastueux banquet avait été préparé pour le déjeuner. Mais, après une brève réception à la mairie, Napoléon quitta Dreux, pour s’arrêter au hameau des Fenôts et pique-niquer sous un soleil radieux.
-1815-WATERLOO, LOUIS XVIII : Les Prussiens à DREUX. Cadeau de Napoléon avant son départ à St Hélène : La FRANCE et DREUX qui n’avaient plus subi d’occupations étrangères depuis la
guerre de cent ans (soit plus de trois siècles) durent entretenir les troupes des vainqueurs de Napoléon. Dreux logea et nourrit à ses frais pendant plusieurs mois des centaines de soldats
Prussiens. La population fut traumatisée par les nombreuses exactions commises par la soldatesque. Malheureusement les Prussiens appréciant le gîte et le couvert de nos belles provinces
reviendront à plusieurs reprises occuper la FRANCE et DREUX.
Dans quinze jours, nous verrons la quatrième et dernière partie de «Dreux, miroir de l’histoire de France».