«BUBU»
LE PLUS DROUAIS DES «TITIS PARISIENS».
Il y a trente ans le 30 Avril 1982,
l’Action Républicaine titrait: «Les pêcheurs de la Vallée d’Avre en deuil, Raymond Bussières est mort hier». Pécheur passionné avec ses amis du collège Rotrou, Louis Barbot et Roger Lemonne, des
rivières de la région drouaise, Raymond Bussières était aussi et surtout un acteur de cinéma appelé à tort «de second rôle» très populaire dans les années 1940/80.
Raymond Bussières est né le 3-11-1907,
à Ivry-la-Bataille. Son père est instituteur, sa mère tient un bureau de tabac. Voulant devenir médecin, Raymond poursuit ses études au collège Rotrou (le «vrai», celui de la rue St Jean), où il obtient son bac. La famille n'est pas riche et Raymond devient dessinateur topographe à la Préfecture de la Seine.
Il s'intéresse au théâtre. Socialiste comme son père, il intègre le "Groupe Octobre"
(1932/1936), dans lequel il côtoie Jacques et Pierre Prévert, Paul Grimault, Maurice Baquet ou encore Jean-Louis Barrault. Raymond Bussières fait de la figuration au cinéma. Louis Daquin en 1941 cherche un “titi parisien” pour tenir un rôle important dans son film «Nous les gosses». Raymond Bussières, “Bubu” décroche le rôle et sa carrière au
cinéma est lancée. Continuant de jouer au théâtre, il fait la connaissance de la comédienne Annette Poivre qu’il épouse en 1941. Il adopte sa fille
née
d’un premier mariage. Elle fit une carrière de comédienne sous le nom de Sophie Sel (!).
«Bubu» a un petit rôle aux côtés de Charles Trenet dans «Romance de Paris». Son apparition dans «L’assassin habite au 21» juché au sommet d'un réverbère, chantant "J'emmerde les gendarmes", dans le seul but de se faire coffrer, est restée dans les mémoires. Il enchaîne les films: «Les portes de la nuit» de Marcel Carné avec Yves Montand, puis avec Louis Jouvet, au «Quai des orfèvres», «Les belles de nuit» avec Gérard Philipe et surtout, «Casque d'or» avec Simone Signoret et Serge Reggiani. Bubu fit partie de la troupe des «Branquignols» au théâtre comme au cinéma.

Casque d'or avec Serge Reggiani -Quai des orfèvres avec Bernard Blier et Louis Jouvet-Les portes de la nuit avec Yves Montand et Julien
Carette.
Raymond Bussières et Annette Poivre jouèrent ensemble dans de nombreux films comme «Le costaud des Batignolles», «Mon frangin du Sénégal» ou «Les corsaires du bois de Boulogne». En 1957, Raymond Bussières donna la réplique à Pierre Brasseur et Georges Brassens, dans «Porte des lilas» de René Clair.
En 1958
la famille Bussières au complet: Raymond Annette et Sophie jouèrent auprès de Louis de Funès dans «Taxi, roulotte et corrida». Au cours des sixties, le titi parisien exporta son talent en Italie
et aux Etats-Unis. Ses apparitions au cinéma se firent de plus en plus rares, mais la télévision lui offrit quelques beaux rôles comme: «Le pain noir». Il tourna à Dreux en 1978 quelques scènes
de l’un de ses derniers films «la carapate » avec Pierre
Richard.
En 40 ans de carrière Bubu, acteur populaire simple au grand cœur a promené sa silhouette et sa gouaille particulières dans plus de 130 films. Il n’oublia jamais sa région d’origine en venant y chasser et y pécher souvent mais aussi en participant régulièrement aux réunions des anciens du collège Rotrou. Annette Poivre avec laquelle il forma un couple exceptionnel pendant 40 ans décédera quatre ans après lui.
La devise de Bubu était : "J'ai décidé de passer plutôt pour un con que pour un salaud"
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Une sale gosse avec Bardot et Dary Cowl.
"Guest" dans une émission télé anglaise. Un épisode Chapeau melon et bottes de cuir.1977
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Le mieux est de revoir Bubu ne seait-ce que quelques minutes dans plusieurs petites vidéos:
"Casque d'or" 1952, avec Simone Signoret et Serge Reggiani.
Porte des Lilas- Brasseur- Brassens et Bussières 1957:
Avec Montand et Vilard dans les portes de la nuit.
Bubu et Poivre. Taxi et corrida avec Louis de Funés. 1958
-Bande annonce du Gang avec Alain Delon 1977:
Dans quinze jours: la rue Godeau. A bientôt, si Dreux le veut bien

La mort à 41 ans, dans des
circonstances douloureuses fit de Rotrou un grand auteur dramatique français à l’œuvre inachevée et un héros sacrifié au nom du devoir.
-
«la mort de Rotrou». Des 13
candidats, le gagnant fut Charles Hubert Millevoye, piètre poète en cours auprès de Napoléon. En érigeant à Rotrou une statue au milieu de la place qui porte son nom, ses concitoyens honorèrent
le héros drouais autant que le dramaturge français.
Rotrou subit une sorte de traversée du désert après le décès en
1637 de son protecteur, le Sieur de Belin chez qui il logeait régulièrement au Mans. Ses pièces de théâtre de premières factures, comédies féeriques et pastorales, n’avaient plus autant de succès
et était un peu moins en cours auprès de louis XIII et Richelieu.

En 1650 une épidémie de fièvre
pourpre ravageait la ville de Dreux. Le maire Claude Rotrou, cousin germain de notre auteur dramatique, mourut en janvier. Malgré les instances de ses amis, Jean Rotrou qui était à Paris revint à
Dreux. Mme de Clermont une de ses protectrices l’invita dans son Château à Mézières, mais rien n’y fit. Il resta à Dreux pour aider ses concitoyens dans ces circonstances dramatiques. Il se
donnait à tous, secourant les pauvres, il visitait l’hôpital et tentait chaque jour d’enrayer le mal. Victime de son courage, il attrapa la peste et mourut en quelques jours le 28 Juin 1650, âgé
seulement de 41 ans. La légende locale veut que la contagion mortelle se soit arrêtée ce jour-là et que Jean Rotrou en fut la dernière victime.
-A 17 ans,








L’idée était lancée.
Des fidèles
lecteurs m’ont signalé une erreur dans «Drame ou conte de Noël». En décrivant la noyade du curé d’Abondant la nuit de Noël, j’écrivais: «




