AVANT LA PLACE.
La place Métezeau est de création récente (milieu du XIX° siècle). Il n’y eut pendant des siècles entre le beffroi, les murs de la ville et leurs fossés, l’église et son cimetière, qu’un enchevêtrement de maisons, de cours intérieures et de puits.
La Rue aux Changes, partant de la Grande Rue, donnait accès à ce quartier en longeant le Beffroi et entourait les
maisons pour rejoindre le cimetière et l’église St Pierre. Le parcours de cette rue est encore visible dans la forme de la place actuelle. Dans cette rue, les voyageurs venant de la Porte
Chartraine pouvaient changer leurs monnaies en monnaie locale. Dreux eut sa propre monnaie aux XII-XIV° siècles sous les règnes des Comtes «Capétiens», descendants directs du roi Louis VI le
Gros.
Le Beffroi, construit entre 1512 et 1537, présente sa belle façade ouvragée et ornée de grandes fenêtres à vitraux ainsi que son entrée principale vers la Grande Rue. Surplombant les maisons qui s’agglutinent contre elle, la façade sud du beffroi est austère, sans sculpture. Au troisième étage, une petite avancée contenait un treuil permettant de monter et d’entreposer des vivres en prévision d’épidémies ou de sièges par une armée hostile. Sur la face est, un mur aveugle, une trace profonde de pignon d’une habitation témoigne de la proximité des maisons avec le beffroi.
Le cimetière-La rue des changes en longeant la muraille, se termine au cimetière auprès de l’église St Pierre. Au moyen âge, il était d’usage d’enterrer les morts à l’intérieur des villes.
Apposée sur le transept sud de l’église St Pierre, près de la porte des morts, accès direct des défunts au cimetière, une plaque indique:
«28 Juin 1650, JEAN ROTROU a été inhumé au pied de cette Eglise, dans un cimetière désaffecté lors de la Révolution. L’os d’une cuisse ou d’une main traînera dans un cimetière (Pensées du religieux)». Certains contestent la véracité de cette plaque posée au XIX°
siècle. Les victimes d’épidémie étaient enterrées hors les murs dans un cimetière «spécialisé» aux Bléras. Le dramaturge qui, en tant que remplaçant du maire décédé, s’est sacrifié en restant
auprès de ses concitoyens et mort de la peste, n’aurait pas dérogé à la règle, en étant enterré dans le cimetière de St Pierre. Ce n’est qu’au XVIII° que l’on
s’inquiéta des problèmes d’hygiène, de salubrité publique et d’urbanisme posés par les cimetières intra-muros. Une ordonnance de Louis XVI en 1776 ordonna de transporter hors des cités les
cimetières. Mais les Drouais étaient favorables au maintien des cimetières dans la ville. Dans un mémoire, il est rappelé que les curés de St Pierre, pourtant logés tout près du cimetière, font
preuve d’une remarquable longévité (95 ans pour l’un d’eux). Le voisinage des morts n’avait donc rien de malsain. A partir de 1797 il fut cependant interdit d’enterrer dans le cimetière St
Pierre, les défunts étant dorénavant enterrés dans l’actuel «ancien» cimetière.
L’Eglise St Pierre du XIII°siècle, en grande partie détruite durant les guerres de «cent ans» fut reconstruite et agrandie au XVI siècle. Pour des raisons financières et aussi dues aux guerres de religions, la deuxième tour dédiée à Sainte Anne n’a pas été terminée. Les pierres prévues pour cette élévation ont longtemps patienté près de l’église. Finalement ces matériaux furent utilisés à la construction (face au monument aux mort actuel) de la «maison des Aides» perception des impôts indirects, notamment sur le vin produit à Dreux.
Calque retrouvé dans les papiers de ma mère.J'ignore cependant de quel document ou livre est tiré ce plan passionnant car il donne une bonne idée de la place Mésirard au début du XIX°siècle.
Dans 15 jours: Création de la place Métezeau.
A BIENTOT, SI DREUX LE VEUT BIEN.
suivant :
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quincaillerie Boissay à
l’emplacement du passage du beffroi.










Après la mort de Franco en
1975

-Ses fils, Louis
(1572-1615) et Clément II (1581-1652), architectes des rois Henry IV et Louis XIII et des grands de l’époque, réalisèrent de nombreux monuments tant à Paris qu’en France.
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journaux violemment opposés au roi Louis Philippe et à
l’Empereur Napoléon III, Charles Delescluze passa de nombreuses années en prison et au bagne de Cayenne. Délégué à la guerre de la Commune, il fut tué sur une barricade lors de la «semaine
sanglante».
-SENARMONT
-Maurice VIOLLETTE.
drouaise, la première partie de la vie
de jean Rotrou se passe à Paris. Ami de Corneille (son ainé de trois ans) il devint un auteur de théâtre apprécié par Richelieu et louis XIII. A trente ans il revint à Dreux pour se marier et
devenir Lieutenant au baillage (Juge-adjoint du maire). C’est dans sa ville natale qu’il écrivit ses meilleures pièces et qu’il mourut à 41 ans lors d’une épidémie de peste. A Dreux, c’est le
courageux magistrat resté auprès de ses concitoyens dans le malheur autant que le dramaturge qui est honoré par une rue, une place, une statue, une sente le long de la Blaise, un lycée, etc.
Paris honore l’auteur classique par une rue le long du théâtre de l’Odéon à côté de celle de son ami Corneille et par une statue dans le foyer de la Comédie Française.
-Antoine GODEAU
:
le plus
célèbre d’une dynastie de musiciens de quatre rois, de Louis XIII à Louis
Dreux visible
en façade, rue Auber.

