La soixante et onzième Durocasserie de
Pierlouim,
parue dans le "DROUAIS MAGAZINE". ===================================================================
A DREUX COULE LA BLAISE.
-4-Heurs et malheurs de la Blaise.
-Au Moyen Age à Dreux, n’y avait pas de véritables ponts sur la Blaise, seulement des ponts levis, des passerelles pour franchir les fossés de la ville, et des gués pour traverser la Blaise naturelle. La Rue du Gué aux Anes en garde le souvenir. La majorité des quatorze ponts drouais datent des XVIII et XIXème Siècles. Le petit dernier, (premier pont construit depuis celui de la Place Métezeau–Louis Terrier en 1864), relie les rues de Melsungen et Dablin.
-La Blaise, timide et secrète. La Blaise, en centre-ville est peu accessible. Les promeneurs ne l’aperçoivent qu’à partir des ponts et ne la longent que d’un seul côté. (Quai aux arbres, Squares Rotrou et de la République, Rue du Cdt Beaurepaire). La rivière disparait souvent sous les chaussées et les maisons. Les bras des teinturiers (sous la rue éponyme) et de la Commune (Rues st Thibault, Aux Tanneurs et Parisis) sont ainsi «busés» dans la presque totalité de leur cours à travers la ville. Dommage. La seule réussite récente est la mise au jour du bras de l’écluse, derrière l’Office du Tourisme. Cette partie était souterraine du Collège des filles, école pratique, détruit pour laisser place à l’îlot Viollette.
Le bras des Teinturiers couvert.
-La Blaise festive: De petits bateaux construits par les enfants des écoles prennent part, le vendredi de la fête des Flambarts aux joyeuses Régates de la Blaise. Au mois de Juillet, chaque mercredi soir les Guinguettes de la Blaise font découvrir en musique et chansons des lieux insolites des bords de la Blaise.
Les guinguettes de la Blaise 2010 au Gué aux Anes.
-Les colères de la Blaise. Réputée calme et endormie la Blaise peut avoir des réveils agités en sortant de son lit. De désastreuses inondations ont ravagé la ville surtout au cours du XVIII° siècle, souvent causées par les moulins en aval de Dreux. En 1820, par exemple, le meunier du Moulin de l’aumône (actuel Gymnase Camus) ne leva pas les vannes à temps et la ville fut entièrement inondée, les dégâts considérables .Le mauvais entretien des berges peut être aussi responsable des débordements de la Blaise. L’arrêt royal de 1785 stipule que les Drouais doivent arracher les arbres et arbustes le long des rives de la Blaise et former les berges et talus nécessaires. Les mêmes recommandations furent émises par la municipalité lors des inondations de 1966.
-Les malheurs de la Blaise. Notre rivière subit
encore de nombreuses pollutions. Le tout à l’égout n’est pas toujours respecté par les riverains. Des ragondins pourtant pourchassés détériorent les berges. L’opération «Blaise Aval», dont Dreux
Agglo est partenaire, finance depuis 2010 les actions qui serviront à préserver la ressource en eau et les milieux naturels des territoires de Dreux Agglo du Syndicat Intercommunal de la Vallée
de la Blaise.
Dans 15 jours: «Visite de Napoléon 1er à Dreux».
A bientôt, si Dreux le veut bien .



Navarre devint prétendant au trône de France. Or,
de nombreux Français sympathisants de la Ligue ne voulaient pas d’un roi protestant. Les Drouais étaient de cet avis. C’est pour cette raison qu’en 1590, le futur Henri IV assiégea Dreux, ville
verrou entre la Normandie et Paris. Mais au bout de quelques jours, les troupes du Navarrais levèrent le siège ne voulant pas être prises en tenaille par une armée de la Ligue supérieure en
nombre, arrivant de Mantes. Le futur Henri IV marcha à sa rencontre et grâce à son panache blanc la mit en déroute à Ivry (la bataille).




chevaux, puis une caserne
construite pour recevoir de 1736 à 1765 une brigade de gardes du corps du roi. Le bâtiment devint peu de temps un dépôt pour mendiants qui prit le nom d’ «Hôpital Saint Louis». Puis ce fut la
poste aux chevaux, laissant la place en 1822 au tribunal civil, la maison d’arrêt et la Gendarmerie. Depuis le départ de la gendarmerie vers 1980, les bâtiments vides sont en attente de
rénovation. Sur le mur, on peut apercevoir une plaque reprenant la citation que reçut le 101ème Régiment d’Infanterie basé à Dreux pour son courage en Octobre 1918, lors de la bataille
d’Orfeuil en Champagne


-
DREUX,
-Rue du
Tourniquet
-
-Claude


