
Paraîtra prochainement dans le
"DROUAIS MAGAZINE"'
la trentième et unième Durocasserie :
.
LA VIE A DREUX PENDANT LA GRANDE GUERRE.
Pour la commémoration du 91ème anniversaire du 11 Novembre :
Au Musée des Vignerons et Artisans Drouais "Flora Gallica"
se tient jusqu'au 6 Janvier 2010 une fort intéressante exposition. :
« La vie à Dreux pendant la grande guerre »


Cette grande guerre de 1914/18 qui devait être la "der des ders" et qui, surpassée depuis en horreur n'est plus maintenant que la "première" des guerres mondiales.
Certes, Dreux ne fut pas en première ligne : ni batailles ni tranchées ni d’occupation d’armées ennemies.
Se trouvant cependant en « première ligne de l’arrière » à moins de 300/ 400 Kms du front, Dreux sera réquisitionnée pour prêter directement main forte aux combattants.
Dreux va donc fournir le front :
1-En Hommes :
Dreux ville de garnison.
De la caserne de Billy partiront de nombreux soldats du 101ème de ligne qui, pour beaucoup, ne reviendront pas de la boucherie (notamment mon grand-père).
Les rues de Dreux rappellent les batailles sanglantes de ce valeureux régiment d'infanterie : Orfeuil, Eparges, Bois Sabot, Bois des Fosses, Ethe Virton, Verdun...
2-En soins :
Dreux base de santé recevra de nombreux blessés. Outre l'hôpital inauguré en 1913, de nombreux bâtiments de Dreux vont héberger blessés et convalescents. (Ma grand-mère, veuve de guerre depuis 1916 travaillait à la laverie « militaire » de l'hôpital)

3-En bois pour les tranchées.
La forêt domaniale de Dreux sera en grande partie déboisée par un détachement de soldats canadiens (spécialistes en matière de forêt) aidé de prisonniers allemands.
Une ligne de chemin de fer avait été spécialement installée dans le coeur de la forêt. Le bois destiné à l'étayage des tranchées partait directement vers le
front par la ligne de Bueil.
La forêt mit des années à se remettre de ces coupes en règle.

4-En nourriture.
La région Drouaise servira aussi de garde manger aux troupes combattantes.
Le Maire de Dreux, Maurice Viollette, fut Ministre du ravitaillement et des transports maritimes de mars à septembre 1917.
La tâche ne fut pas facile.
Des cartes de rationnement étaient distribuées (comme en 1940/45).
Ma mère, enfant à l’époque, se souvenait d'une nourriture chiche, notamment des «harengs saurs».

Les femmes vivaient en attente constante des nouvelles de leurs
maris ; les enfants du retour en permission de leur papa. Mon père eut une communion bien triste. Son père était mort un an auparavant, dispersé par un obus lors de la première attaque des
Allemands sur Verdun en Février 1916.
Les femmes drouaises ont du reprendre la plupart des postes laissés par les hommes combattants. La grippe dite « Espagnole» fit des ravages dans la population qui subissait de nombreuses restrictions en biens de consommation courante (chauffage, nourriture, etc.)
Plus de trois cents jeunes Drouais ne reviendront pas de cette guerre. Des centaines de « poilus » défigurés, estropiés eurent beaucoup de mal à se réinsérer dans la vie « civile ».
Cette passionnante exposition à « Flora Gallica » permet d’imaginer la vie drouaise pendant cette terrible période et de suivre la destinée de plusieurs soldats drouais et de leur famille.
J’en profite pour vous signaler que le musée du vignoble drouais pour compléter ses collections, recherche tous documents et objets se rapportant au passé drouais ainsi que des pommes pour en faire du cidre cet Automne.
Site du Musée des vignerons et artisans drouais "Flora Gallica" pour les renseignements pratiques sur cette exposition.
http://www.museedudrouais.com/
A bientôt si DREUX le veut bien.
Pierlouim.
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A Dreux, pendant des siècles, on enterra les morts autour des deux églises de la ville : A St Pierre,à l'emplacement de l'actuel monument aux morts et à
St Jean, à l'angle des rues St Jean et des Capucins.
Louis duc de Penthièvre (un petit fils de
Louis XIV et de Mme de Montespan), hérita au décès du Comtes d' Eu
A la mort du Duc de Penthièvre,
sa fille, Louise marie Adélaïde était
Le 23 Avril 1844, le Roi Louis
Philippe 1er ayant 71 ans décida lui même de placer les ossements de ses ancêtres dans le caveau "définitif".
Une avenue
aux Rochelles porte le nom de DELESCLUZE. Sur la plaque de rue, deux dates 1809-1871 et une profession : «homme politique».



















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Des soldats de la Luftwaffe , basés au camp
d'aviation de Dreux Vernouillet posent pour la postérité devant le socle vide de la statue de Rotrou.