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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 18:00

 Bataille de Dreux, 19 Décembre 1562 (1)

• Pour venger la centaine des leurs, massacrés à Wassy par les troupes catholiques de François de Guise, les Protestants constituèrent en 1562 une armée «rebelle» aux forces royales. Cette armée protestante commandée par un triumvirat huguenot: Louis de Bourbon prince de Condé, oncle du futur Henri IV, l’amiral Coligny et Théodore de Béze disciple de Calvin, Cette armée était soutenue par l’Allemagne et l’Angleterre. 

De son côté, l’armée «Royale», commandée par un triumvirat catholique: Le duc de Guise, le connétable Anne de Montmorency et le maréchal de saint André, était essentiellement composée de nobles français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de troupes du roi d’Espagne.

L’armée protestante n’ayant pu assiéger Paris, voulut prendre Chartres sans succès. Se sentant en infériorité numérique elle se dirigea à marche forcée sur Le Havre pour rejoindre des troupes anglaises qui l’attendaient en renfort.

L’armée Royale voulut intercepter l’armée protestante dans sa progression vers le nord devant Dreux. Arrivée le 18 Novembre à Mézières, elle profita de la nuit pour se déployer dans la plaine au sud de Dreux.

La comtesse douairière de Dreux, la reine régente Catherine de Médicis avec son fiston le roi Charles IX, âgé de 12 ans, suivait avec angoisse les évènements de loin à Rambouillet.

Devant ce déploiement de troupes, prélude à une furieuse bataille, la population drouaise fidèle à sa comtesse et fortement favorable à l’armée royale catholique, se calfeutra derrière ses remparts en attendant avec fièvre la suite des événements.

• La bataille s’engagea à l’arrivée des troupes protestantes dans la plaine, entre les villages de Nuisement, Blainville et le vallon de Monmousset dont le moulin à vent servit de repère aux belligérants. L‘armée catholique était forte de 19 000 hommes dont 2 500 cavaliers et 22 canons, l’armée protestante de 13 000 hommes dont 4 500 cavaliers et seulement 5 canons. La charge de la cavalerie protestante commença vers 11 heures. Elle fut irrésistible et les régiments catholiques se trouvèrent débordés et traversés de toutes parts. La première phase de la bataille se transforma en désastre pour l’armée royale. Le Maréchal de St André fut tué. Le connétable de Montmorency, son cheval tué sous lui, fut grièvement blessé au visage et prisonnier des huguenots. Son fils Gabriel de Montmorency tomba mortellement blessé lors d’une charge pour secourir son père. Pendant ce temps-là, les troupes du duc de guise ne bougeaient pas, attendant leur heure.

Cette situation désespérée des Catholiques fit croire à une victoire des protestants. Catherine de Médicis à Rambouillet tenue informée heure par heure de la situation, en apprenant le repli des Catholiques, aurait dit: «Hé bien nous dirons la messe en Français!»

Mais la situation se renversa
 Pendant que les reitres germaniques étaient occupés a dépouiller les bagages catholiques, l’aile droite de l’armée royale commandée par le duc de Guise en profita pour attaquer les Protestants sur leur aile gauche. La victoire finalement revint à l’armée royale catholique qui captura le Prince de Condé chef de l’armée rebelle huguenote.

N°48 - Bataille de Dreux (2)

Pour les «Vainqueurs» catholiques, ce fut une amère victoire: 3800 tués pour 19 000 hommes. Le triumvirat catholique décapité: le Maréchal de St André tué, le Connétable Anne de Montmorency prisonnier des protestants, et son fils Gabriel, tué. (Le connétable étant chef des armées, les maréchaux ses adjoints directs)
• Pour les protestants vaincus:- 4500 tués pour 13 000 hommes. –L’oncle du futur roi Henri IV, le Prince de Condé prisonnier du duc de Guise.
Les catholiques laissèrent filer ce qui restait de l’armée protestante vers Rouen, sous le commandement de l’amiral de Coligny accompagné de son prisonnier «catholique» le connétable de Montmorency. Vainqueur de cette bataille devant Dreux, François duc de Guise rendit compte de sa victoire à Rambouillet auprès de la régente Catherine de Médicis et du jeune roi de 12 ans, Charles IX. Rappelons-nous que Catherine de Médicis était aussi comtesse douairière de Dreux. Les Drouais, heureux de la victoire des catholiques respirèrent et ouvrirent à nouveau les portes de leur ville dans laquelle ils s’étaient claquemurés.
La bataille de Dreux eut deux observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques et essais.

• Chapitre 45 des Essais : Il y eut tout plein de rares accidents en notre bataille de Dreux ; mais ceux qui ne favorisent pas fort la réputation de monsieur de Guise, mettent volontiers en avant qu’il ne se peut excuser d’avoir fait halte et temporisé avec les forces qu’il commandait, cependant qu’on enfonçait monsieur le Connétable, chef de l’armée, avec l’artillerie, et qu’il valait mieux se hasarder, prenant l’ennemi par flanc, qu’attendant l’avantage de le voir en queue, souffrir une si lourde perte....

• Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi, était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes. Ce fut aux Drouais de ramasser les 8000 occis en six heures de combat. On ne sait où se trouvaient les fosses communes, ayant recueilli les dépouilles des combattants de cette bataille qui fut longtemps considérée comme ayant eu la durée la plus longue et la plus sanglante sur le territoire français.

• Le vainqueur, duc de Guiseaurait accueilli le vaincu, prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit dans une grange à Nuisement, avant de l’envoyer en prison à Chartres. Le lendemain de sa victoire, le duc de Guise se rendit à Dreux à l’église St pierre pour y écouter un Te Deum. Chaque année, jusqu’à la Révolution, le 19 Décembre, une procession en souvenir de la bataille était organisée par les curés de St Pierre.

Les prisonniers des deux camps, le catholique de Montmorency et le protestant Condé furent libérés quelques mois plus tard après l’édit de pacification d’Amboise du 19 mars 1563, qui autorisa le culte réformé, uniquement pour les nobles.

À long terme, c’est surtout Catherine de Médicis qui tira profit de la bataille. Le « triumvirat » autour de son enfant roi fut démantelé, après la mort de Saint-André et l’assassinat du duc de Guise au siège d’Orléans, en février 1563. La France et Dreux respirèrent quelques temps, mais les combats des guerres de religion durèrent encore une trentaine d’années.

Le tableau anonyme probablement du 17ème siècle que l'on peut admirer au Muséee d'Art et d'Histoire de Dreux est divisé en deux parties :

-A gauche: une présentation de la bataille de Dreux du 19 décembre 1562 entre les armées protestantes et catholiques. Avec indicatications des différents corps de batailles.Le champ de bataille est décrit et  observé depuis le château de Dreux.

-A droite : une vue de Dreux vue du sud (probablement des actuelles Rochelles) avec curieusement de nombreuses maisons hors des murs dans les faubourgs.

La bataille de Dreux entre au musée.

bataille-de-Dreux.jpg

Tableau monumental (5m35x6m18) que l'on peut admirer dans la chapelle de l'Hôtel Dieu. "La bataille de Dreux", peint par  Auguste Hyacinthe DEBAY. Tableau offert par le Roi Louis Philippe Ier à la ville de Dreux en 1846. Vérité historique approximative vue du XIX°siècle.

ECOUTEZ Pierlouim vous parler de la bataille de Dreux à la radio. (Radio Grand Ciel (30 minutes) et RTV 95.7 (deux fois 3 minutes)

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 19:17
BIENTÔT LES TROIS JOURS DES FLAMBARTS 2016 A DREUX.

Petit historique de la procession des Flambarts à Dreux.

PROCESSIONS ET FLAMBARTS

Beffroibourdonflambarts

La vie à Dreux aux 17ème et 18ème siècles était rythmée par les travaux des champs et des vignes, les moissons et les vendanges, le marché du lundi et les foires de la St Denis ou de la St Gilles. Ces jours de labeurs étaient interrompus par de nombreuses fêtes religieuses carillonnées, comme Noël, Pâques, Pentecôte et de nombreuses fêtes de saints qui donnaient souvent lieu à de multiples processions, à travers la ville et ses faubourgs..
• Processions traditionnelles : pour l’ascension, la fête Dieu ou l’Assomption. Le dimanche des rameaux, une procession partait de l’église St Pierre pour se rendre à l’actuel tunnel de St Denis où se trouvait une croix placée en avant de la chapelle St Denis. Les fidèles après une messe décoraient la croix de branches de buis, d’où son nom de «croix buissée»...


• Processions spécifiquement drouaises : Pour la St Pierre et la St Vincent patron des vignerons. Chaque 19 décembre, jour anniversaire de la bataille de Dreux de 1562, se tenait une grande procession pour célébrer la victoire des catholiques contre les protestants. 
• Processions ponctuelles : elles se formaient contre les aléas de la météo, à la demande des vignerons de faire pleuvoir à la suite de forte sécheresse, ou au contraire d’arrêter une période de pluies intenses. 
• Processions «blanches» dans lesquelles les Drouais vêtus de blanc, se rendaient à Chartres pour demander l’arrêt d’épidémies de peste.

• À ces différentes processions participait tout le clergé drouais :
les chanoines de la collégiale St Etienne, les curés de St Pierre et de St Jean, les religieuses de l’Hôtel Dieu et les moines capucins, ainsi que les représentants du roi, les officiers du baillage et ceux des bourgeois de Dreux, le Maire et ses échevins. En conflit permanents, ils se battaient pour se mettre au premier rang des processions juste derrière les religieux. Il fallut un arrêt du conseil d’état du roi Louis XIV en 1705 pour mettre tout le monde d’accord en les obligeant à marcher en colonne un à un, ceux du Baillage à droite et ceux de l’Hôtel de ville à gauche.


• Une procession à part était celle des Flambarts dont l’origine est probablement de tradition celte. Au solstice d’hiver, les paysans parcouraient les champs avec des torches pour éloigner les animaux nuisibles. L’Eglise transforma cette tradition païenne en une procession pour l’Avent : Les Flambards étaient des morceaux de bois blanc, sans écorce, longs de cinq à 6 pieds, séchés au four, fendus par le haut et enflammés pour la procession.
La veille de Noël, vers 5 heures du soir, au son de la cloche du Beffroi, les Drouais en rangs serrés, faisaient le tour de la halle aux grains et de l’église St Pierre. Devant le portail, ils déposaient les flambarts allumés qui se consumaient en un brasier autour duquel ils dansaient avec joie. Cette fête, par peur des incendies et surtout des déviances, beuveries et joie profane qu’elle permettait fut interrompu par le clergé vers 1735 et disparut définitivement à la Révolution. 
Dans une salle du Beffroi, une réplique en plâtre de la première cloche, fondue sous le règne de Charles IX, possède une frise représentant la fête des Flambarts.

-Ayant entendu parler de la tradition drouaise des Flambarts qui avait alors une grande réputation, le duc de Penthièvre, dernier comte de Dreux, par curiosité et intérêt pour sa ville, vint assister à cette fête mi religieuse mi païenne.  Le 24 décembre 1785 le comte qui résidait alors en son château d’Anet, se rendit à Dreux pour jouir du coup d’œil de la cérémonie. Il fut installé dans la salle basse du Beffroi dans la laquelle on avait installé un poêle pour qu’il n’ait pas froid.
Il fut enchanté de cette tradition drouaise. Les Drouais également, car cette procession des Flambarts était en principe, depuis un arrêté de 1723, officiellement interdite.
Avec l’accord de leur comte, les Drouais purent continuer à fêter les Flambarts jusqu’à l’arrêt définitif à la Révolution.

Puis la procession des Flambarts fut réintroduite à Dreux en 1994 transformée en un  carnaval d'hiver.

NOUS VOUS ATTENDONS TOUS A DREUX POUR CES TROIS JOURS CARNAVALESQUES.

9 10, 11 DECEMBRE 2016.

 

Pour connaitre le programme complet de ces trois jours de liesse drouaise: 

http://www.dreux.com/sites/default/files/documents/programme_flambarts_dreux_2016.pdf

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:04

Je vous propose de vous présenter les chroniques de Pierlouim accompagnées des émissions similaires sur RTV 95.7.

J'essayerai d'en poster une à deux ou plus par semaine. Car pour l'instant j'ai écrit 90 articles dans MtaVille et enregistré 140 émissions à RTV 95.7.

Le quatrième thème: LES PREMIERS DROUAIS..

Journal, blog et radio 4 -les premiers habitants du Drouais.

Les premiers habitants du drouaisFort Harouard et les Durocasses.

1• Le Dolmen néolithique de la Pierre Pucre. Sauvé des eaux lors du creusement de ballastières, ce dolmen restauré se dresse sur une île, au milieu du plan d’eau de Mézières-Ecluzelles. Il est l’un des plus imposants de la région. Comment des hommes sans outils ont-ils pu, il y a des millénaires, soulever une telle masse de plus de trente tonnes ? 

 

2• Le Fort Harrouard (A Sorel-Moussel, en bordure de forêt) est un site néolithique mondialement connu des chercheurs. Les hommes s’y installèrent vers le cinquième millénaire avant notre ère, en créant un village fortifié au sommet d’un promontoire et entouré d’un vaste fossé. Le site fut habité près de cinq mille ans, du néolithique à l’âge de bronze et abandonné à l’époque gallo-romaine. Des fouilles archéologiques permirent de mettre à jour de très nombreux objets en os, en silex, en céramiques et en bronze dont certains sont exposés au musée Dessal de Dreux.
Vers 500 av J.C, un peuple Celte venu très probablement de la Belgique actuelle arriva dans la région et remplaça, en s’assimilant avec lui, le peuple sans nom de Fort Harrouard.
Le nom de ce peuple Celte englobé dans l’appellation générale de « Gaulois » nous est connu par des inscriptions tardives du temps des Romains : un nom gaulois probablement latinisé: « Durocasse ». Le territoire de ce petit peuple avait à peu près les limites du futur comté et de l’actuel arrondissement de Dreux. Les Durocasses étaient donc installés au nord de la forêt des Carnutes, actuelle plaine de Beauce, aux confluents de la Blaise et de la vallée de l’Eure et face aux collines de la Normandie. Leur village principal devait se trouver à Fermaincourt.
• Les Durocasses, tout en étant « dans l’orbite des Parisii », jouissaient d’une prospérité autonome, par le fait qu’ils contrôlaient la circulation fluviale de l’Eure. Leur richesse provenait de leur activité douanière, percevant des péages des bateaux provenant de la Seine par l’Eure et chargés principalement d’étain britannique nécessaire à la grande cité Carnute : (Chartres) leur voisine méridionale. Les Durocasses faisaient office de garde-frontières et douaniers pour leurs alliés ou plutôt leurs suzerains: les Carnutes. Douze siècles plus tard, Dreux aura la même fonction de garde-frontière entre le royaume de France et le duché de Normandie. 
• Comme la plupart des peuples gaulois, les Durocasses savaient très bien travailler le métal. -Les Durocasses petit peuple avait sa propre monnaie : les potins Durocasses. Le potin est un alliage composé d’étain, de cuivre et de plomb. Les pièces de ce métal étaient coulées dans un moule et non frappées à l’aide d’une forme. Les Durocasses, vassaux des Carnutes, ne sont pas mentionnés par César dans sa Guerre des Gaules. Et pourtant les Carnutes furent les premiers à se rebeller contre les armées de César mais aussi les derniers à leur résister. On ne connait pas la réaction des Durocasses. Furent-ils alliés des Romains ou résistèrent-ils à l’envahisseur? Astérix était-il Durocasse ? On ne le saura jamais.
• L’importance des Durocasses reste mineure dans la Gaule romaine et le passé gallo-romain de Dreux fut fort modeste si l’on en juge par le peu de traces qui nous en sont parvenues.

Emission RTV 95.7 "Si Dreux m'était conté" 4- Les Durocasses.

Prochaine étape de l'histoire chronologique de Dreux:

Les Romains à Dreux.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 15:55

Je vous propose de vous présenter les chroniques de Pierlouim accompagnées des émissions similaires sur RTV 95.7.

J'essayerai d'en poster une à deux ou plus par semaine. Car pour l'instant j'ai écrit 90 articles dans MtaVille et enregistré 140 émissions à RTV 95.7.

Le premier thème: LE NOM DE DREUX.

Au nom de Dreux - La Cité des Druides

Le druide 1921

 

En 1821 le jeune Victor Hugo âgé de 19 ans fit un voyage à Dreux à la recherche de sa bien-aimée Adèle. Les parents avaient éloigné leur jeune fille de ce prétendant poète sans le sou, en la cachant à Dreux. Avant de retrouver son Adèle, Victor fit un peu de tourisme dans Dreux et écrivit à son ami Alfred de VIGNY, alors militaire à Rouen :
« Mon Cher Alfred, il n’y a aucun monument druidique. DREUX a donné son nom aux Druides, et ils ne lui ont point laissé de vestiges. J’en suis fâché pour eux, pour la ville et pour moi. »
• Victor Hugo était influencé par les historiens du XIX° siècle qui faisaient un amalgame facile entre les mots Druides et Dreux. C’était tentant car la région drouaise se trouvait avant l’arrivée des Romains au centre d’une immense forêt, dans laquelle se tenait tous les ans des assemblées de Druides, prêtres de la religion druidique. Le nom Druide signifierait selon certains, «hommes des chênes» de drew, dreu «le chêne». La forêt de Dreux fut longtemps nommée forêt de Crothais, car elle aurait servi de demeure à un druide dénommé Crothos, envoyé à Athènes pour y présenter la philosophie druidique.
• Les historiens drouais du XIX° siècle relayaient ainsi volontiers les croyances du Moyen Age. La ville de Dreux aurait été bâtie par Dryus, 4° roi des Gaules, en l’an 443 après le déluge. Tout ceci n’a aucune réalité historique et ne serait que légendes.
• Dreux fut cependant longtemps dénommé la «Ville des Druides».• L’almanach drouais entre 1900 et 1930 s’appelait «Le Druide». L’association musicale drouaise, école de musique, orchestre et fanfare s’appelait la «lyre druidique». (1900/1970). L’ancêtre de Miss Agglo fut «Reine des Druides» vers 1980.
• Le gui coupé en cérémonie par les Druides offert au nouvel an se retrouve dans la légendaire devise de Dreux « A gui l’an neuf ».La revue mensuelle du patronage Saint Jean vers 1920/40 avait pour nom «Le Gui ».
De ces pratiques celtiques provient aussi l’antique procession des Flambarts, transformée de nos jours en carnaval. Mais le nom de Dreux n’aurait rien à voir avec celui des prêtres à la serpe d’or, coupeurs de gui.
• En 1959, sous le chapiteau du« Radio Circus » planté place Mésirard à Dreux, l’animateur de RTL Marcel Fort saluait ainsi son auditoire du jeu radiophonique «Quitte ou double» par un tonitruant : « Salut les Durocassiens et durocassiennes ! » L’assistance riait aux éclats de cette bizarre dénomination.
• Comment doit-on appeler les habitants de Dreux ? Le Larousse répond : « Drouais et Drouaises». Le malicieux présentateur n’avait pas tout à fait tort.
Il déformait simplement le nom des habitants de l’époque gauloise de la région drouaise :
les Durocasses dont les Drouais sont les lointains descendants.

Au nom de Dreux - La Cité des Durocasses

Durocassio carte peutinger

En 1494 dans une bibliothèque de Worms, une carte géographique très ancienne est découverte et remise à un amateur d’antiquité Konrad Peutinger. Cette carte prit le nom de «table de Peutinger». Elle est une copie du XIIIe siècle d’une carte romaine du IVe siècle dans laquelle figurent les routes et les villes principales qui constituaient le «cursus publicus», c’est-à-dire le service de communication et de poste de l’Empire romain. Une carte routière en quelque sorte. La table est composée de onze parchemins, assemblés pour former une bande de 6,82 m sur 0,34 m. Elle montre 200 000 km de routes, mais aussi l’emplacement de villes, mers, fleuves, forêts, chaînes de montagnes, soit la totalité de l’Empire romain. Dans la partie concernant la Gaule, un nom saute aux yeux: «Durocassio». Il s’agit de la première transcription écrite du nom de notre ville. Le fait de figurer sur cette carte, somme-toute succincte, montre l’importance stratégique qu’avait prise notre cité pour les Romains.
• Le nom de Durocassio, terme probablement «latinisé», viendrait de celui du peuple habitant la région : les Durocasses. En s’installant sur la colline au-dessus de la vallée de la Blaise, les Romains nommèrent l’endroit, du nom de ce peuple gaulois dont la cité devait se trouver vers Fermaincourt. Nous ignorons comment s’appelait cette première citée des Durocasse.
• Que signifierait donc le nom Durocasse? De nombreuses supputations essaient de donner une réponse à cette question. Selon de ce que l’on connait de la langue gauloise, «duro» désignerait un fort et «cassio» un guerrier. Les Durocasses seraient donc les «guerriers du fort». De quel fort s’agissait-il? «Casse» pourrait aussi signifier «chevelure». La «Gaule chevelue» de César?’
On retrouve cette terminaison «casse» dans le nom de plusieurs peuples gaulois proches des Durocasses: Véliocasses (Vexin, Rouen), Baiocasses (Bayeux), Viducasses (Vieux dans le Calvados), Tricasse (Troyes). Le suffixe Casse pourrait ainsi désigner un peuple Celte venu de la Belgique actuelle et disséminé dans la région vers le Ve siècle avant J.C.
• L’organisation romaine avait divisé chaque peuplade gauloise en «pagi» et c’est de cette division qu’est né le Pays drouais (Pagus Durocassinus) le Dreugesin. 
Les Durocasses en devenant Gallo-Romains se déplacèrent peu à peu à l’emplacement de la ville actuelle. Le nom de la ville au fil des siècles se transforma et se déforma.

Après les grandes invasions, vers l’an 500, les Francs «francisèrent» le nom de Durocassio en Dreux, comme Evreux, Bayeux, Lisieux, Villemeux etc. Mais, ne me demandez pas le pourquoi de cette terminaison en E. U. X. 
Après l’an mil, le nom de notre ville se stabilisa en «Dreux», au moment où les Rois des Francs devinrent peu à peu les Rois de France.
C’est ainsi que les Durocasses prirent au fil des siècles, le nom de «DROUAIS». La prochaine fois, nous verrons que son nom ne suffit pas à faire l’histoire d’une ville, il faut aussi tenir compte de sa situation géographique.

EMISSION Sur RTV 95.7 Le nom de Dreux.

Prochaine note sur la géographie de Dreux.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 15:22

Tous les vendredis vers 11h 20 Pierlouim cause dans le poste.

L’émission « Si Dreux m’était conté» sur les ondes de RTV 95.7.

Si vous avez raté celle du 11 novembre intitulée « Firmin Didot député et industriel » vous pouvez l’écouter en postcast sur le site de la radio ou sur cette vidéo: . 

Les podcasts sur le site de RTV 95.7 ne concerne que les 20 dernières émissions

(revoir sur  http://rtv-dreux.fr/podcast/ )

145 émissions "Si Dreux nous était conté" ont été diffusées depuis trois ans. encore une bonne centaine sont dans mes tiroirs..

Je me propose de vous les faire toutes entendre par ordre chronologique et accompagnée des chroniques "papier" parues sur le journal "MtaVille"

Prochain article sur mon blog, la première chronique  "Le nom de Dreux".

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 14:13

Si vous surfez sur les notes du blog « Dreux par Pierlouim » vous constaterez que des nombreuses vidéos restent dans le noir avec la mention «Ce contenu n’est plus disponible".
Le site You tube ne recevant pas spontanément les mp3 audios, je passais par le site WAT pour inscrire dans le blog les podcasts des émissions radios dédiées à l’histoire de Dreux. sur RTV 95.7 et Radio Grand Ciel.

Le Site WAT a été brusquement fermé par son repreneur TF1. Les podcasts ont ainsi disparus de mon blog.

Heureusement mon disque dur a gardé en mémoire ces émissions de radio. 

LE SON REVIENT SUR LE BLOG DE PIERLOUIM.
LE SON REVIENT SUR LE BLOG DE PIERLOUIM.
LE SON REVIENT SUR LE BLOG DE PIERLOUIM.

J’ai enfin trouvé le moyen de transcrire sur Youtube ces émissions

Je vais donc pouvoir vous faire entendre Pierlouim causer dans le poste

Dès la prochaine note je vous présenterais  un  thème d’histoire drouaise traité à la fois par la presse écrite par les articles du blog et par la radio.

Prochaine note : « Histoire et historiens de Dreux ».....

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 11:36
1er NOVEMBRE A DREUX- Histoire du cimetière.

DEFUNTS DROUAIS.

Voici novembre, mois du souvenir et du recueillement. Tandis que la Toussaint fleurit les cimétières pourquoi ne pas retracer le destin d'outre-tombe des défunts enterrés à Dreux.


Aussi bien les Drouais anonyme que les têtes couronnées de la Chapelle royale.

CIMETIERES DROUAIS

.
 A Dreux, pendant des siècles, on enterra les morts autour des deux églises de la ville : A St Pierre,à l'emplacement de l'actuel monument aux morts et à St Jean, à  l'angle des rues  St Jean et des Capucins. 
Le voisinage des morts n'effrayait pas les vivants et la présence des cimetières au c
 coeur des villes semblait toute naturelle. C'et seulement au XVIII°siècle que les soucis d'hygiène et d'urbanisme poussèrent le roi Louis XVI à ordonner en 1776 de transporter hors des cités les cimetières qui pouvaient nuire à la salubrité publique.

.
Les édiles Drouais vont longtemps tergiverser pour trouver l'emplacement d'un cimetière.  Les bonnes âmes drouaises  arguaient « Notre brave curé qui pourtant vivait tout prés des tombes est mort à plus de 90 ans et encore d’une mauvaise chute. C’est la preuve qu’il n’est pas malsain de vivre prés des morts. »

Mais la Révolution va accélérer les choses. En 1796 L'église St jean et son cimetière sont vendus comme bien nationaux.
Vu l'urgence de trouver un terrain, la municipalité reçu en Avril 1797 de la ci-devant duchesse d'Orléans la jouissance d'un terrain formé en partie d'un vaste fossé longeant la muraille de l'ancien château. A cet endroit se trouvait l'ancien jeu de paume devenu le champ de Mars à la révolution et où la Fête de la Fédération eut lieu le 14 Juillet 1790.

Le cimetière St Pierre fut peu à peu transféré et transformé en lieu public

 L'actuel cimetière qui reçoit depuis plus de deux siècles les dépouilles des défunts drouais s'avère insuffisant. Un "nouveau " cimetière a été créé il y a quelques années, non loin de l'ancien  à la "sablonnière".

Ecoutez Pierlouim "Si Dreux m'était conté" tous les vendredis vers 11h20 sur RTV 95.7 Dreux.

L'émission consacrée au cimetière de Dreux.

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