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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 18:51

Pour le cinquantième anniversaire du décés de Charles de Gaulle. je ressort les deux notes que j'avais consacrées au voyage du Général de Gaulle à Dreux en 1965. 

Le camarade Jack Nakunoei du blog  "Clochemerle les Dreux" s'est souvenu que le Général de Gaule en campagne présidentielle pour sa réélection était passé un après-midi à Dreux il y a juste 50 ans, le 19 juin 1965.

IL Y A 50 ANS, LE GRAND CHARLES A DREUX.

Je me suis souvenu que j'avais édité une note sur ce blog en 2009 pour les 45 ans de la visite présidentielle:

LE GRAND CHARLES A DREUX.  

 
19 juin 1965. La gare de Dreux s’est fait proprette ce matin. Repeinte de fonds en combles. Drapeautée en bleu blanc rouge. Elle est toute fière, elle reçoit un hôte de marque.Le maire de Dreux Jean Cauchon, nouvellement élu attend l’écharpe tricolore bien fixée en travers du torse. Ce 19 juin est un samedi et libéré pour le week-end de ma pension versaillaise, j’attends moi aussi  mon appareil photo lumière en bandoulière un peu écrasé entre la foule qui agite des petits drapeaux et les barrières de sécurités J’espère faire de jolies photos en noir et blanc.On entend le bruit d’un train qui entre en gare.. Des clameurs, des «Vive de Gaulle » commencent à fuser derrière moi.

Eh oui ! C’est notre général Président qui vient faire un tour dans la citée des Druides.

Une visite minutée intéressée, car Charles de Gaulle est présentement en campagne électorale. Il se représente aux élections présidentielles de novembre. En face de lui Mitterrand. Il fait donc la tournée des popotes pour glaner des voix.


Le voici, venant de Courtalain qui arrive par le couloir réservé à la sortie des voyageurs…

Clic-clac, je prend à la suite l’une de l’autre plusieurs photos. Mais les gorilles qui entourent le  Président s’invitent un peu trop sur mes clichés.

Le général donne des poignées de mains mais, juste avec d’arriver à ma hauteur, bifurque pour s’engouffrer dans la DS présidentielles direction la mairie.

 


A la Mairie Le général déclare: «On m’avait dit le maire chaleureusement très souriant ! Mais ce sont les Drouais qui sont souriants ! »

Le maire Cauchon présente conseillers municipaux et personnalités drouaises  dont .M. Leloup, « le meilleur pâtissier de Dreux» dit Jean Cauchon. « Je dirai à Madame de Gaulle de venir ! ».) Puis, fut offert en cadeau  au chef de l’état un téléviseur fabriqué à la radiotechnique. Le général aurait conservé ce poste à son usage, offrant celui qu’il possédait à une maison de retraite.

Sur la place Métézeau. : Discours, ovations et Marseillaise.



Une légende : Sur l’estrade dressée par mon père et ses collègues menuisiers de la ville, Jean Cauchon aurait utilisé un petit tabouret pour être à la hauteur  du général. La différence de taille avoisinait les trente centimètres. Vu les photos le résultat n’est pas très probant   

Puis de Gaulle s’engouffre dans une des DS direction Ecluzelles, Nogent le Roi et Chartres  Mon père n’est pas descendu en ville voir le général. Il a été vexé d’avoir du monter l’estrade de la place Métézeau sous le regard très suspicieux de gendarmes. Mais surtout il n’a pas supporté la venue à la maison de policiers en civil qui l’ont averti qu’il serait responsable si du fond de son jardin route de Nogent (Future av Kennedy) quelqu’un faisait quoi que ce soit contre le général. Notre jardin surplombe de prés de trois mètres la route empruntée par le cortège présidentiel.


Pile six mois après sa visite à Dreux le 19 décembre 1965 le Général de Gaulle sera réélu Président de la République après un ballottage serré avec François Mitterrand.

Moi je n’ai pas pu voter car je n’avais pas encore 21 ans à l’époque .Giscard abaissera l’âge du droit de vote à 18 ans, neuf ans plus tard en 1974.

Ce même jour, le 19 juin 1965, un coup d’état en Algérie : Boumedienne renverse Ben Bella

Aprés ma note sur le cinquantième anniversaire de la visite du général de gaulle à Dreux, des ami(e)s Facebook ont envisagé que je pouvais connaitre des anecdotes sur cette présence présidentielle à dreux. J'ai pu en glaner quelques unes dans les journaux d'époques ou dans les souvenirs du sénateur -maire Jean Cauchon et de son adjoint Jean Hieaux.

IL Y A 50 ANS, LE GRAND CHARLES A DREUX -2- Anecdotes.

Une de mes amies Facebook s'est  rappelé "L'hôpital de Dreux où je travaillais à l'époque et qui se trouvait encore Bd Louis Terrier, s'était doté d'un lit à la taille du Général de Gaulle. Tout était prêt pour l'accueillir et le soigner au cas où... (on craignait surtout un attentat)."

Je pourrais rajouter que la sécurité était renforcée autour du Président et que la peur d'attentat  était telle que des plongeurs se trouvaient sous un pont de la Blaise à proximité de la place Métézeau où était prévue une allocution.....

 
IL Y A 50 ANS, LE GRAND CHARLES A DREUX -2- Anecdotes.

Voyant dans la liesse des Drouais "le témoignage de notre unité nationale" Le Président de la république s'est engagé à "aider Dreux qui a des dirigents prenant leurs responsablilités". 

(je ne sais 50 ans aprés, si de Gaulle a tenu sa promesse).

A la mairie Jean Cauchon lui a remis un télèvisuer fabriqué à la Radiotechnique de Dreux qui était le fleuron industriel de la ville promis à un bel avenir selon les dirigeants de l'époque.

(Une télévision en noir et blanc, une seule chaïne, puis est venue la couleur, la concurrence asiatique et les écrans plats, le bel avenir promis n'a pas duré cinquante ans.) 

IL Y A 50 ANS, LE GRAND CHARLES A DREUX -2- Anecdotes.
IL Y A 50 ANS, LE GRAND CHARLES A DREUX -2- Anecdotes.

Le chef de l'Etat est aussi reparti de Dreux avec un paquet de chocolats provenant de la patisserie Leloup. La notoriété de cet artisan qui était aussi élu, était parvenue aux oreilles de de Gaulle.

"Le Président a voulu le rencontrer dans sa boutique. Il a tenu à acheter 100 grammes de chocolat. Il sortit son portefeuille et à payé avec son argent personnel" a rappelé le fils de jean Hiaux adjoint au maire et devenu maire de 83 à 97.

(Un dirigeant qui paye ses dépenses privées, non pas sur l'argent du contribuable, mais de sa propre poche cela est devenu rare cinquante après cette visite).

IL Y A 50 ANS, LE GRAND CHARLES A DREUX -2- Anecdotes.

Une autre visite présidentielle à Dreux fut celle de Pompidou en 1970;

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 16:46

Le 4 septembre dernier, le président de la République Française a célébré les 150 ans de notre république.

En avant première, la chronique qui va paraitre bientôt dans le n° 175 de MtaVille Dreux.

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LES 2 ET 4 SEPTEMBRE 1870:

Abdication de Napoléon III et instauration de la Troisième république

Dans le périodique paraissant chaque mardi et vendredi, le «JOURNAL DE DREUX » daté du mardi 6 septembre 1870, deux nouvelles allaient bouleverser le cours de l’histoire de France, non pas à la une (consacrée aux élections de la garde nationale de Dreux) mais placées en bas de la seconde page en une seule colonne, un titre en gras.

 NAPOLEON III Prisonnier.

«Des détails apportés en Belgique par le correspondant de la «Pall Mall» (journal Anglais), témoin oculaire de ces immenses événements du 2 septembre. «L’Empereur est prisonnier, Mac Mahon, enfermé dans Sedan a mis bas les armes avec 40 000 hommes». Suit alors la description de la capitulation de Napoléon III et de son abdication. Très malade, affaibli, prévoyant la défaite des armées françaises, l’Empereur Français s’est rendu auprès du roi de Prusse Guillaume et de son Chancelier Bismarck. «N’ayant pas de commandement dans l’armée, ayant résigné mes pouvoirs entre les mains de l’Impératrice (Eugénie) Régente, je rends mon épée au roi de Prusse». L’Empereur déchu est alors conduit en détention provisoire au château de Wilhelmshöhe,  près de Cassel,

Il est à noter qu'à cette époque, le journalisme correspondant de guerre n'existait pas, ni les agences Comme Agence France Presse ou Reuters. Les nouvelles reprises par le "journal de Dreux" provenaient très certainement du journaliste Howard Russel. Considéré comme l'un des premiers correspondants de guerre. Ce journaliste britannique (dont le pays restait neutre dans ce conflit franco-prussien) était dépêché  auprès de l'état major prussien par le "Times " et d'autres journaux de Londres pour couvrir la guerre. Depuis la bataille de Bazeilles (Ardennes) en Aout jusqu'à la proclamation de l'Empire allemand à Versailles en Janvier 1871 après la défaite de la France, ses observations dépeignaient la cruauté du conflit tant pour les militaires que pour les civils (Un reportage récent sur Arte retraçait le parcours de Russel pendant la guerre de 1870/71). Le journal de Dreux n'a en principe, à part des témoignages oculaires, comme informations que celles de ces correspondants étrangers, les publications au Journal Officiels, les proclamations  des dirigeants français et les édits du maire de Dreux. 

 

Sur la troisième page de ce même numéro du Journal de Dreux dans la rubrique « Nouvelle du Lundi », une autre nouvelle retranscrite du Journal Officiel du 4 Septembre: «FRANCAIS, le peuple a devancé la chambre qui hésitait. Pour sauver la patrie en danger il a demandé la République. Il a mis ses représentants non au pouvoir mais au péril. La République a vaincu l’invasion en 1792.

"La République est proclamée »

(ce sera la 3ème république.). Un gouvernement de défense nationale est nommé.»

 

 

Les lecteurs du Journal de Dreux, n’eurent peut-être pas conscience de la portée historique de ces deux événements majeurs. Depuis le 2 septembre 1870, la France n’est plus gouvernée par des rois ou des empereurs et depuis le 4 septembre 1870 elle est dirigée démocratiquement par le régime d’une république parlementaire..

Les Allemands, vainqueurs de Sedan  et de l’Empire Français furent surpris par deux événements imprévus :

-Après l’abdication de Napoléon III, les Allemands crurent la guerre finie. Mais les opposants à l’Empire, dont Thiers et Gambetta, en proclamant la troisième République  constituèrent un gouvernement provisoire de défense nationale pour  résister à l’invasion allemande par les armes. Le gouvernement provisoire continua la lutte en se réfugiant à Tours puis à Bordeaux. Pour certains historiens ce fut une erreur, l’arrêt de la guerre en septembre 1870 aurait peut-être pu éviter le siège de Paris et l’annexion de l’Alsace Lorraine,

-Après la reddition  de la place forte de Sedan puis en octobre de celle de Metz, les Allemands  eurent subitement  475 000 prisonniers de guerre à évacuer vers l’Allemagne. Ils n’avaient pas prévu ce nombre importants.de prisonniers, représentant près des trois quarts de l’armée régulière française Les conditions de captivité furent désastreuses pour les prisonniers de guerre français.

 

Le maire de Dreux Eugène Batardon organisa, parmi la population, une collecte d’offrandes pour l’armée devenue républicaine. D’autre part, le maire mit en demeure  les habitants voulant fuir leur ville à y rester, sous peine de devoir réquisitionner les appartements abandonnés.

La marche des armées allemandes vers Paris et sa région parut alors inéluctable. (A suivre, sur Mtaville)

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 11:25

 

 

J'ai retrouvé dans ma collection de journaux un exemplaire du magazine l'EXPRESS daté du 30 avril 2009 dont la couverture indique:

"DREUX dans 10 ans"

Voyons ce qu'il en est, dix ans après. 

DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)

Le "pôle gare" est encore en cours de réalisation malgré une livraison prévue par phase jusqu'en 2020.

DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)

La salle des fêtes rénovée prévue pour 2013 a finalement été inaugurée en novembre 2019. L'Ar(t)senal a bien été livré dans les temps impartis.

DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)

Le pont a bien été réalisé mais la rue Dablin a disparu au profit de l'avenue Jean Hieaux, à la mort de l'ancien maire.

Le parc des Bâtes prévu pour 2012 et baptisé "Parc Louis Philippe vient d'être ouvert en mai 2020 après le déconfinement Covid.

DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)
DREUX DANS 10 ANS (Article de l'Express mai 2009)

A part la futuriste passerelle en bois , promenade piétonne entre la gare et (l'écoquartier ?) du boulevard Pasteur, les projets relevés par le magazine "l'Express", malgré retard et difficultés ont à peu près été réalisés.

Quels sont les projets pour de dans dix ans ?

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 10:28

Mon article du 20 mai dernier relatait  le rassemblement bi-annuel de voitures FACEL VEGA à Luray : 

http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/2019/05/rassemblement-de-voitures-facel-a-luray.html
Je me suis aperçu en faisant des recherches sur Facel sur internet que le journal "l'argus " avait en 2010 lancé un poisson d'avril intitulé "Facel VEGA" la France qui gagne.
Je ne peux m’empêcher de vous montrer ce que nous appellerions aujourd'hui une "Fake news".

Mais rêvons un peu... Si cela était vrai......

Facel Véga, la France qui gagne
Facel Véga, la France qui gagne

Fleuron de l'industrie automobile française, Facel-Vega est convoité par un groupe d'investisseurs qataris. Grâce à cet entrefilet paru dans le Financial Times la semaine dernière, le titre a gagné trois points à la bourse de Paris.

 

Depuis son lancement en 1954, le constructeur s’est imposé comme le leader mondial du véhicule de très haut de gamme jouant dans la cour des Porsche, Ferrari et autres Aston Martin.

Qui aurait pu imaginer une issue aussi flatteuse pour une aventure débutée par l’original Jean Daninos ? Les premiers modèles ont vite remporté un succès d’estime auprès d’une clientèle d’happy few et de dandys du monde entier.
Le frère du créateur, l’écrivain Pierre Daninos, assura habilement la promotion des modèles familiaux. Les Facel devinrent des véhicules à la mode convoités par de riches esthètes. De Porto Cervo à Saint-Tropez en passant par Gstaad, le Shah d’Iran ne se déplaçait jamais sans son HK 500 à carrosserie spéciale.
Avec sa ligne imposante, son gros moteur V8 d’origine Chrysler et cet astucieux mélange de tradition européenne et d’avant-gardisme américain, elles avaient toutes les qualités pour succéder aux glorieuses Bugatti d’avant guerre.
Dans l’esprit des amoureux de voitures d’exception, les Facel ont toujours conservé le charme et l’insouciance des années 50. Mais, les premières HK ont été distribuées à très peu d’exemplaires, le plus souvent construites de manière assez artisanale.


Facel-Vega, le « Porsche » français


La réussite commerciale de l’entreprise arriva seulement en 1964 avec le lancement de la Facelia qui devint le best-seller de la marque.
Depuis 40 ans, cette voiture de sport élégante qui existe toujours sous la même appellation est la concurrente attitrée des Porsche 911. Elles ont effectué leur carrière en parallèle pour le plus grand plaisir des amateurs de vitesse et d’élégance.
Depuis la faillite de BMW en 1975 qui ne s’est jamais remis de l’échec de la série des « 2002 », Facel Vega a prospéré sur un marché en pleine expansion, celui des sportives premium.
Aujourd’hui, l’objectif des dirigeants est de détrôner le géant allemand Mercedes-Benz. La présentation de la nouvelle HK 500 a fait l’effet d’une bombe dans le cercle des designers. Un coupé de grand standing aux lignes acérées qui risque de faire sérieusement de l’ombre aux Mercedes CL et autres Bentley Continental GT.
Et, le calendrier des nouveautés ne devrait pas s’arrêter là… Facel compte d’ici à 2010 sortir un coupé-cabriolet dans le style du CLS avec une transmission intégrale. On parle même d’une puissance de plus de 600 chevaux.
Les essais « haute performance » ont été confiés au champion du monde des rallyes, Sébastien Loeb en personne. Facel qui n’a jamais souhaité investir le marché des tout-terrain, serait prêt à infléchir sa position, mécontent de n’avoir pas cru au segment juteux des Cayenne.
Dans une conjoncture où les marques généralistes françaises sont à la peine, l’exemple de la réussite de Facel est un bon signe pour l’économie nationale.
Au même titre que Vuitton dans la mode ou Moet et Chandon dans les spiritueux, Facel perpétue une tradition d’exigence et de savoir-faire. En somme, une certaine idée de la France. Espérons que la marque naviguera encore sous pavillon national.

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 18:09

Le 75ème anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie vient d'être célébré avec faste. Quatre jour aprés le débarquement, soit dans la nuit du 10 au 11 Juin 1944 la ville de Dreux va subir son deuxième bombardement de la guerre.  
Quatre ans auparavant, presque jour pour jour dans la nuit du 09 au 10 Juin 1940 Dreux avait subit un bombardement intensif de l'aviation ennemie du IIIème Reich, faisant de très nombreuses victimes.
Cette fois ci en Juin 1944 ce sont des avions amis qui vont lâcher leurs bombes destructrices sur la ville de Dreux.

JOUR "J" PLUS QUATRE. BOMBARDEMENT DE DREUX 10/11 JUIN 1944.
JOUR "J" PLUS QUATRE. BOMBARDEMENT DE DREUX 10/11 JUIN 1944.
JOUR "J" PLUS QUATRE. BOMBARDEMENT DE DREUX 10/11 JUIN 1944.

Plusieurs évocations du bombardements de Dreux des 10 et 12 juin 1944.

11 Juin 1944: Bombardement de nuit du terrain d'aviation de Dreux vers 01H00 par deux ou trois vagues de Lancaster appartenant à différents squadrons. Des fusées éclairantes rouges ainsi que des bombes a retardement furent employées. Le bombardement dura 15 minutes, détruisant les quartiers Nord-Est de la Gare Les Bléras et Boston. On dénombra 250 bombes, 24 tués, 20 blessés, 30 immeubles détruits, 5 inhabitables et 120 endommagés.

12 Juin 1944: Bombardement important de Dreux à 08H30 par les 35 B-24 du 392nd BG ayant pour cible le terrain d'aviation de la ville (situé à Garnay précisément). Les bombes utilisée sont des bombes à fragmentation et la Flak est très active. 17 des 35 bombardiers américains seront légèrement endommagés mais tous rentreront à leur base en Angleterre. A Dreux, on dénombra 5 tués, 5 blessés et deux immeubles inhabitables.

 

 

Photo aérienne de Dreux prise le 10 Aout 1944 après le bombardement du 11 Juin (Collection Archives Départementales d'Eure-et-Loir). En aggrandissant cette photo, j'aperçois très bien les trous de bombes à l'emplacement de la maison de mes parents, rue de Rieuville.

Article vu sur le site internet de l'association pour l'histoire et le souvenir des pilotes et équipages alliés. 
http://forcedlanding.pagesperso-orange.fr/Jackson.htm
 

Les besoins du débarquement du 06 Juin 1944  Le 06 Juin 1944, le débarquement des troupes alliées sur les plages Normandes eut lieu.Malgré une résistance allemande forte, le 07 Juin 1944, des têtes de pont sont établies sur 5 plages mais, contrairement au plan, elles ne sont reliées entre elles et Caen n’est pas pris.L’objectif des jours à venir sera donc d’élargir et de renforcer les différentes têtes de pont pour n’en former plus qu’une.Pour cela, il était impératif d’empêcher l’arrivée des renforts allemands en hommes et en matériels sur le nouveau front de l’Ouest qui venait de s’ouvrir, autrement dit de bombarder massivement le réseau ferroviaire au Sud Ouest de Paris. Cette délicate mission sera confiée à l’ensemble des forces aériennes alliées qui devra harceler sans cesse l’ennemi sur les routes et détruire les réseaux ferrés pour empêcher toute circulation de véhicules ou de trains en direction de la Normandie.Pour cela, les bombardiers lourds américains attaqueront de jour alors que les bombardiers du Commonwealth attaqueront la nuit. 
C’est dans ce contexte que, dans la journée du 10 Juin 1944, le bombardement nocturne des gares d’Achères, de Dreux, de Versailles et d’Orléans fut organisé et confié aux Bombardiers Lancaster et Halifax du Commonwealth.
Ainsi, dans la nuit du 10 au 11 Juin 1944, 432 appareils dont 323 Lancaster, 90 Halifax et 19 Mosquitos décollèrent de leurs bases en Angleterre entre 22H00 et 23H30 pour bombarder les installations ferroviaires d’Achères, de Dreux, de Versailles et d’Orléans.
Une défense allemande efficace Il est important de rappeler que le terrain d’aviation de Dreux fut très utilisé de 1940 à 1942 comme base arrière par les bombardiers allemands Heinkel He-111 durant la bataille d’Angleterre.
Après l’annonce du débarquement allié en Normandie le 06 Juin 1944, le commandement allemand mobilisa immédiatement des escadrilles supplémentaires de chasse allemandes pour contrer le front de l’Ouest..
Compte tenu de l’activité exceptionnelle du terrain de Dreux-Vernouillet  depuis le 06 Juin 1944, ce dernier était puissamment défendu par une défense anti-aérienne (Flak).
Dans la nuit du 10 au 11 Juin 1944, la Flak du terrain d’aviation de Dreux réagit immédiatement et causa de nombreux dommages aux appareils du Commonwealth. Grâce au radar allemand de la région Ouest de Paris (dont celui de Favières, en Eure-et-Loir), les pilotes de nuit allemands furent prévenus de l’arrivée de centaines de bombardiers anglo-américains dans la région Sud-Ouest de Paris et ils décollèrent pour préparer une contre attaque qui fut meurtrière pour les Lancaster et Halifax

Le bombardement de Dreux

 Dans la soirée du 10 Juin 1944, les formations de Lancaster décollèrent de leurs bases entre 22H00 et 23H30, survolèrent le Sud de l’Angleterre puis prirent la direction de Dreux en traversant la Manche sans difficulté. Ils rencontrèrent un ciel peu encombré avec quelques nuages. Après un vol de près de trois heures, les formations de bombardiers arrivèrent dans la région de Dreux et les premiers appareils larguèrent des fusées éclairantes sur la cible pour la repérer et faciliter le travail des bombardiers suivants. 

A 01h00 du matin, deux ou trois vagues de Lancaster (selon la défense passive de Dreux)  larguèrent une pluie de bombes sur le quartier de la gare de Dreux et sur la zone Sud Est de la ville. Ce bombardement dura 15 minutes et des bombes à retardement furent employées pour permettre aux civils d’évacuer leurs maisons avant l’explosion des bombes.

 Au-dessus de Dreux, la Flak se déchaîne et les aviateurs devinent la présence de chasseurs allemands embusqués dans la nuit noire mais ils ne peuvent en distinguer l’efficacité parmi les explosions de la Flak

Très rapidement, deux Lancaster sont mortellement touchés et explosent en plein vol, ne laissant aucune chance à leurs occupants : L’un s’écrase à proximité immédiatement de Dreux (sans doute à Garnay, ) et l’autre à Ste-Gemme-de-Moronval . Malgré ces premières pertes, les autres bombardiers demeurent en formation, poursuivent leur route, larguent leur chargement de bombes à l’endroit prévu puis font immédiatement demi-tour en direction de l’Angleterre. 

Le crash du Lancaster HK553

 L’un des Lancaster piloté par le Sergent Thomas Rodgers DONAGHY du 75 Squadron (RNZAF)  fut gravement endommagé par un chasseur de nuit allemand.  Le choc et les dommages furent si importants que les membres de l’équipage n’eurent que très peu de temps pour évacuer leur appareil en feu. Seuls deux aviateurs réussirent à évacuer l’appareil avant qu’il n’explose en vol.

 Le Sergent Kenneth E. JACKSON réussit à ouvrir son parachute et regagner le sol sain et sauf. En revanche, le second parachute  n’eut pas la même chance et son corps sera retrouvé sans vie le lendemain. Les autres aviateurs ne pourront quitter l’appareil et périront dans la carlingue. L’avion s’écrasa au lieu-dit « La Haye-Rault » à Tillières-sur-Avre . Les corps des aviateurs seront inhumés par les habitants dans le cimetière communal de Tillières-sur-Avre. Aujourd’hui encore, reposent dans le cimetière les corps des aviateurs DONAGHY, LEA, PARKIN, WILLIAMS, MITCHELL et DEW.

Jour J + 4 à Dreux: Bombardement du 10 Juin 1944.

Voici comment ma mère et ma grand-mère

ont vécu ce bombardement :

En 1940, les 9 et 10 juin à Dreux, la gare et l’Hôtel Terminus ont été bombardés par l’aviation allemande. Plus de 100 morts (en particulier des réfugiés des départements du Nord et de la Belgique). Quelques vitraux de l’église ont explosé par le souffle et ne seront pas remplacés de sitôt.
Maman, sa Maman et la maman de mon papa sont parties comme on disait alors en «exode » Après deux semaines de marche éprouvante et près de deux cent kilomètres à pieds vers Nogent le Rotrou, elles sont revenues à Dreux, épuisées. Tellement épuisées que ma grand-mère paternelle en est morte

En 1944, plusieurs bombardements de l’aviation alliée ont lieu lors du débarquement en Normandie. Dreux se trouve sur la route vers Paris et sur une ligne importante de chemin de fer.
Des dizaines de maisons vont être sinistrées ce 11 Juin au petit matin dont cinq dans notre quartier. Mr et Mme Lahia sont tués dans la maison d’en face. La pèlerine bleu nuit de facteur de Mr Lahia va voleter plusieurs jours sur les ruines comme une sinistre chauve souris.
Ma maman et sa maman sont coincées dans la cave sous les ruines de la maison. Leurs cris sont inaudibles de l’extérieur. Elles entendent cependant des personnes s’activer dans les décombres. Certaines commencent déjà à chaparder. Un certain nombre d’objets vont ainsi disparaître… Deux soldats allemands, en réalité des Tchèques enrôlés de force dans la Wehrmacht, qui fréquentaient le bistrot de l’autre côté de la rue, hurlent en mauvais français «Il y a deux dames sous la maison». Ensevelies depuis une heure du matin elles ne sont délivrées qu’à midi.
N'ayant plus de maison, ma maman et sa maman vont se réfugier chez la tante Marie.,  En fait, ma grande tante, sœur de mon grand père mort à Verdun. Avec ses quatre fils cultivateurs, elle habite un petit village, Abondant, à quelques kilomètres de Dreux. Le peu d’affaires, meubles et souvenirs qu’elles ont pu récupérer des décombres a été rassemblé et emmené dans une charrette tirée par un des chevaux de la ferme.

Pour lire l'intégralité du texte, dans la rubrique "AN PAR AN- Une enfance drouaise:

http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/tag/-LE%20FEUILLETON.%20Enfance%20drouaise./6

Plaque aux victimes civiles de la guerre (pour les bombardements de 1940 et 1944) prés du monunment aux morts de Dreux.i

Plaque aux victimes civiles de la guerre (pour les bombardements de 1940 et 1944) prés du monunment aux morts de Dreux.i

Ce bombardement destructif pour Dreux et ses habitants n'eut probablement pas de conséquences significatives sur le déroulement des opérations militaires...

A cette époque la notion de pertes collatérales était inconnue.....

Ce bombardement à la reussite mitigée était-il vraiment nécessaire et inutile comme de nombreux autres bombardements alliés ???  Vaste débat.

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 10:00

J'ai l'habitude de dire "L'histoire de la ville de Dreux est le miroir de l'histoire"  car tout événement se passant à Paris, en France, trouve un échos dans l'histoire drouaise. Mais quelquefois c'est le contraire. Un épisode historique passé à Dreux peut influer sur le cours de l'histoire de France.,  C'est le cas de la Bataille qui a eu lieu devant dreux le 19 décembre 1562. 

 

Bataille de Dreux, 19 Décembre 1562 

-Pour venger la centaine des leurs massacrés à Wassy par les troupes catholiques de François de Guise, les Protestants constituèrent en 1562 une armée «rebelle» aux forces royales. Cette armée protestante commandée par un triumvirat huguenot: Louis de Bourbon prince de Condé, oncle du futur Henri IV, l’amiral Coligny et Théodore de Béze disciple de Calvin, Cette armée était soutenue par l’Allemagne et l’Angleterre.
-De son côté, l’armée  «Royale», commandée par un triumvirat catholique: Le duc de Guise, le connétable Anne de Montmorency et le maréchal de saint André, était essentiellement composée de nobles français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de  troupes du roi d’Espagne.
-L’armée protestante n’ayant pu assiéger Paris, voulut prendre Chartres sans succès. Se sentant en infériorité numérique elle se dirigea à marche forcée sur Le Havre pour rejoindre des troupes anglaises qui l’attendaient en renfort.

-L’armée Royale voulut intercepter l’armée protestante dans sa progression vers le nord devant Dreux. Arrivée le 18 Novembre à Mézières, elle profita de la nuit pour se déployer dans la plaine au sud de Dreux.
-La comtesse douairière de Dreux, la reine régente Catherine de Médicis avec son fiston le roi Charles IX, âgé de 12 ans, suivait avec angoisse les évènements de loin à Rambouillet.
-Devant ce déploiement de troupes, prélude à une furieuse bataille, la population drouaise fidèle à sa comtesse et fortement favorable à l’armée royale catholique, se calfeutra derrière ses remparts en attendant avec fièvre la suite des événements.

-La bataille s’engagea à l’arrivée des troupes protestantes dans la plaine, entre les villages de Nuisement, Blainville et le vallon de Monmousset dont le moulin à vent servit de repère aux belligérants. L‘armée catholique était forte  de 19 000 hommes dont 2 500 cavaliers et 22 canons, l’armée protestante de 13 000 hommes dont 4 500 cavaliers et seulement 5 canons. La charge de la cavalerie protestante commença vers 11 heures. Elle fut irrésistible et les régiments catholiques se trouvèrent débordés et traversés de toutes parts. La première phase de la bataille se transforma en désastre pour l’armée royale. Le Maréchal de St André fut tué. Le connétable de Montmorency, son cheval tué sous lui, fut grièvement blessé au visage et prisonnier des huguenots. Son fils Gabriel de Montmorency tomba mortellement blessé lors d’une charge pour secourir son père. Pendant ce temps-là, les troupes du duc de guise ne bougeaient pas, attendant leur heure.
-Cette situation désespérée des Catholiques fit croire à une victoire des protestants. Catherine de Médicis à Rambouillet tenue informée heure par heure de la situation, en apprenant le repli des Catholiques, aurait dit: «Hé bien nous dirons la messe en Français!»
-Mais la situation se renversa. Pendant que les reitres germaniques étaient occupés a dépouiller les bagages catholiques, l'aile droite de l'armée royale commandée par le duc de Guise en profita pour  attaquer les Protestants sur leur aile gauche. La victoire finalement revint à l’armée royale catholique qui captura le Prince de Condé chef de l’armée rebelle huguenote.
-Au Musée d’Art et d’essai de Dreux on peut admirer un magnifique tableau du 17°siècle représentant sur sa partie droite une vue de Dreux et sur sa partie gauche le champ de bataille de1562 avec les deux armées en ordre de combat

 

Si historiquement la victoire de cette bataille est accordée aux catholiques, elle ne fut pas décisive.
-Pour les «Vainqueurs» catholiques, ce fut une amère victoire: 3800 tués pour 19 000 hommes. Le triumvirat catholique décapité: le Maréchal de St André tué, le Connétable Anne de Montmorency  prisonnier des protestants, et son fils Gabriel,  tué. (Le connétable étant chef des armées, les maréchaux ses adjoints directs)

-Pour les protestants vaincus:- 4500 tués pour 13 000 hommes. –L’oncle du futur roi Henri IV,  le Prince de Condé  prisonnier du duc de Guise..
-Les catholiques laissèrent filer ce qui restait de l’armée protestante vers Rouen, sous le commandement de l’amiral de Coligny accompagné de son prisonnier «catholique»  le connétable de Montmorency. Vainqueur de cette bataille devant Dreux, François duc de Guise rendit compte de sa victoire à Rambouillet auprès de la régente Catherine de Médicis et du jeune roi de 12 ans, Charles IX. Rappelons-nous que Catherine de Médicis était aussi comtesse douairière de Dreux. Les Drouais, heureux de la victoire des catholiques respirèrent et ouvrirent à nouveau les portes de leur ville dans laquelle ils s’étaient claquemurés.

-La bataille de Dreux eut deux observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques  et essais. -Chapitre 45 des Essais :  Il y eut tout plein de rares accidents en notre bataille de Dreux ; mais ceux qui ne favorisent pas fort la réputation de monsieur de Guise, mettent volontiers en avant qu’il ne se peut excuser d’avoir fait halte et temporisé avec les forces qu’il commandait, cependant qu’on enfonçait monsieur le Connétable, chef de l’armée, avec l’artillerie, et qu’il valait mieux se hasarder, prenant l’ennemi par flanc, qu’attendant l’avantage de le voir en queue, souffrir une si lourde perte….

-Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi, était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes. Ce fut aux Drouais de ramasser les 8000 occis en six heures de combat. On ne sait où se trouvaient les fosses communes, ayant recueilli les dépouilles des combattants de cette bataille qui fut  longtemps considérée comme ayant eu la durée la plus longue et la plus sanglante sur le territoire français.

-Le vainqueur, duc de Guise, aurait accueilli le vaincu, prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit dans une grange à Nuisement, avant de l’envoyer en prison à Chartres. Le lendemain de sa victoire, le duc de Guise se rendit à Dreux à l’église St pierre pour y écouter un Te Deum. Chaque année, jusqu’à la Révolution, le 19 Décembre, une procession en souvenir de la bataille était organisée par les curés de St Pierre.
-Les prisonniers des deux camps, le catholique de Montmorency et le protestant Condé furent libérés quelques mois plus tard après l’édit de pacification d’Amboise du 19 mars 1563, qui autorisa le culte   réformé, uniquement pour  les nobles.

-À long terme, c’est surtout Catherine de Médicis qui tira profit de la bataille. Le « triumvirat » autour de son enfant roi fut démantelé, après la mort de Saint-André et l’assassinat du duc de Guise au siège d’Orléans, en février 1563. La France et Dreux respirèrent quelques temps, mais les combats des guerres de religion durèrent encore une trentaine d’année

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Article paru dans l'Echo Républicain du  17 janvier 2016

J’habite ici, Bernard passionné, travaille sur des champs de bataille à Luray

Exploitant agricole à Luray, Bernard Gabenot travaille sur des terres dont l’un des champs a été le théâtre d’une grande bataille provoquée, en 1562, par les affrontements entre catholiques et protestants.

Une bataille d’une journée au sud-est de Dreux, en 1562. Bernard Gabenot est exploitant agricole à Luray. Il a repris la ferme paternelle, une exploitation qui a plus de 200 ans. Bernard est féru d’histoire.Comment ne pas l’être quand on habite dans une maison chargée d’histoire, à deux pas d’un ancien champ de bataille ? Premier choc important des guerres entre catholiques et protestants. C’est cette guerre de 1562 qui a le plus intéressé Bernard, malgré les nombreuses batailles qui ont suivi dans cette zone stratégique.
Replis révélateurs : « À 13-14 ans, j’avais remarqué des noms de rues bizarres comme la rue la Commanderie. Je pensais qu’il y avait eu une kommandantur allemande. Non. Cela venait de plus loin dans le temps. A Nuisement, la rue de la Réforme, du Duc-de-Guise… Le soir de la bataille, le 19 décembre 1562, le duc de Guise a dormi dans une grange à Nuisement, dans le même lit que son prisonnier, le prince de Condé. »
Il poursuit : « A Blainville, le chemin des Canons (registres paroissiaux). En fait, ce secteur était très lié à cette bataille qui n’a duré qu’une journée et qui s’est déroulée dans l’un de nos champs, en allant sur Blainville. J’ai fait des recherches approfondies. » Bernard a été aidé par un ami agriculteur, Alain Gueux, et son papa. Au sud, Marville-Moutiers-Brûlé ; au centre ; Blainville ; au nord, Nuisement ; légèrement à l’est, Maumusset et son moulin ; à l’ouest, l’Epinay. Fosse Hôpital. Les emplacements sont connus également : les trous de fondation du moulin de Maumusset (aujourd’hui Montmusset) qui a disparu au cœur de la bataille, l’Epinay (à côté de Chambléan), une ferme rasée par les Allemands afin d’agrandir l’aérodrome de Dreux/Vernouillet.
Dans l’un des champs de Bernard, deux endroits signalent la bataille.On peut distinguer des replis reconnaissables grâce à la différence de couleur du blé : un petit repli de terrain de 1.000 m² servait de poste de commandement à l’état-major de l’armée catholique (duc de Guise) et à côté, un autre repli plus important d’un demi-hectare, s’appelait la Fosse Hôpital. Ces fosses ont été rebouchées il y a à peine trente-cinq ans :

" Quand je vais dans mes champs, seul, je ressens comme une plénitude. Il me semble faire partie de la continuité des Hommes dans ces lieux imprégnés d’histoire. J’ai beaucoup de chance. C’est une époque lointaine sans image mais j’ai lu des livres dont un fascicule illustré de cartes, de dessins manuscrits. 64 pages écrites au XIXe siècle par un militaire qui a analysé les raisons des guerres de religion. Les exactions des catholiques ont fait que les protestants se sont constitué une armée. Des documents montrent les uniformes de ce temps-là… Ma maman, lors d’une vente, a trouvé une litho, en allemand datant du XIXe siècle : la réplique de la bataille. J’ai pu faire la mise en scène pour mon diorama en Playmobil, une autre de mes passions ».Françoise Javelle

Un historien Drouais, le commandant Raymond de Coynart  a écrit un excellent livre "l'année 1562 et la bataille de Dreux. que l'on peut lire à la médiathèque l'Odyssée de Dreux ou directement en ligne: 

http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/files/original/175679384925a36a887aae5e96b5a6ba.pdf

 

 

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 15:28

-Six jours après Paris, le lundi 20 juillet 1789, l’insurrection éclata à Dreux au milieu du marché. Les paysans que les journaux n’avaient pas encore atteints apprirent ce jour-là seulement les événements de la Bastille. Ils les commentèrent avec passion. Des «gens sans aveu» venus d’on ne sait où, parcoururent les groupes et les excitèrent, un peu comme actuellement, ces éléments incontrôlés semant la violence à la fin d’un défilé pacifique.

-Brusquement, ce fut l’émeute qui se dirigea menaçante vers la maison des Aides. Cette maison que l’on appellerait aujourd’hui «recette des impôts indirects» abritait le receveur des aides qui prélevait les taxes sur les vins et le blé: des impôts très impopulaires considérés comme fortement injustes.

Les Parisiens venaient de prendre et de détruire une prison, la Bastille. Les Drouais eux, s’attaquèrent à ce qu’ils détestaient le plus, symbolisant l’autorité royale dans leur ville: la maison des Aides, située dans l’actuelle place Métezeau, face au cimetière entourant l’église St Pierre.

-La maison des aides fut pillée, tous les papiers brulés et le bâtiment  entièrement incendié.

Jeanson, le receveur et sa famille eurent à peine le temps de s’enfuir et de se cacher dans l’église St Pierre, dissimulés dans les grandes orgues. Les vignerons drouais, s’ils approuvaient le pillage et la destruction des feuilles d’imposition, furent dépassés par ces évènements. Les autorités municipales (dont le maire Portier) furent étrangement absentes. Quand enfin les chasseurs du roi réagirent, il était trop tard. Les émeutiers avaient disparu comme par enchantement, ne laissant derrière eux que des décombres fumants.

-Dreux venait d’entrer de plain pied dans la période troublée de la Révolution.

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 16:22
LE TOUR DE FRANCE S'AFFICHE SUR LA FAÇADE DE L'EX CINÉMA DELTA-EDEN.

 

Cet énorme  calicot annonçant la venue le 14 juillet prochain du Tour de France cache la façade de l'ancien cinéma "Delta", un complexe de 4 salles ayant définitivement fermé ses portes après les dernières séances du soir, le 14 octobre 2008, et toujours aprés vingt années passées  en attente d'une nouvelle destination...

CACHEZ CETTE RUINE QUE JE NE SAURAI VOIR.

 

Ce cinéma a été remplacé par un multiplexe de 9 salles, imaginé et réalisé par les propriétaires du "Delta" qui ont réussi leur projet de construire un nouveau cinéma ultra-moderne et de remplacer de ce fait un complexe vieillissant !

Le "Delta" après morcellement en 4 salles dans les années 70, avait lui-même remplacé l'Eden, un cinéma à salle unique de 800 places créé en 1949.

LE TOUR DE FRANCE S'AFFICHE SUR LA FAÇADE DE L'EX CINÉMA DELTA-EDEN.
LE TOUR DE FRANCE S'AFFICHE SUR LA FAÇADE DE L'EX CINÉMA DELTA-EDEN.

 

-L’EDEN-.

Ce cinéma a bercé particulièrement mon enfance.

Je me souviens des « Walt Disney ». Peter Pan. Mais  particulièrement « 20 000 lieues. sous les mers ». La vision du monstre aux yeux jaunes (le sous-marin du capitaine Nemo) fendant les flots pour détruire les bateaux marchand va m’inspirer pendant longtemps de nombreux cauchemars.

Le » Pont de la rivière Kwaï » fut le premier film que je suis allé voir plusieurs fois avec passion.

Un souvenir particulier raconté dans ma chronique "An par an, une vie drouaise" :

- Je rencontre souvent dans Dreux la dame qui donne (qui vend je veux dire) les billets à l’entrée du cinéma Eden. Elle circule à vélo en tirant une petite remorque dans laquelle se trouvent de grandes boites rondes en fer-blanc. Ce sont  les bobines des films projetés dans la semaine.
Si la dame, avec son vélo monte vers la gare, elle va porter les films déjà visionnés pour qu’ils repartent vers Paris.
Si elle descend l’avenue de la gare c’est qu’elle vient de réceptionner les nouveaux Films venus par train de Paris.
Les gamins que nous sommes ne manquons pas de lui demander
-« c’est quoi le film, cette semaine, Madame ?».
 Si elle est de bonne humeur elle nous réponds gentiment.
Si elle est de mauvaise humeur  :
-« Regardez les affiches, lisez le journal, de toutes façons, cette semaine,
c’est pas un film pour vous, les gosse !.".

 

Perchée sur un haut tabouret dans sa cabine vitrée, la caissière m'impressionnait au moment de prendre les billets. A l'époque, il fallait souvent réserver ses places à l'avance, car les séances n'étaient pas nombreuses....
La dame, d'un abord un peu revêche, portait aux mains des mitaines en laine colorées pour donner les billets et rendre la monnaie. Peut-être était elle allergique aux pièces de monnaies.?.

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 14:40

Dans ma collection de journaux, j'ai redécouvert
une couverture du magazine l'Express datant du 4 février 1983.

 

 

C'était il y a trente quatre années.
Mais qu'en est il actuellement?.

Je n'ai malheureusement pas retrouvé les pages intérieures de ce magazine. Je ne sais donc pas quels étaient les critères pour pouvoir affirmer que la ville de Dreux avec Françoise Gaspard pour maire était alors la sixième ville dans laquelle il faisait bon vivre en France.

Si vous pouvez éclairer ma lanterne.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 17:11

Le député Raymond BERENGER en 1936.

J'ai retrouvé dans mes paperasses une profession de foi d'un député drouais pour les législatives de 1936. 

 

Raymond Albert Ernest Bérenger

 est un homme politique français né le  à Dreux (Eure-et-Loir) où il est mort le .

Employé aux écritures à l'entrepôt de tabacs de Dreux, il devient aide-comptable à Paris en 1904, puis devient comptable et fondé de pouvoir dans une importante graineterie à Nonancourt, jusqu'en 1930.
Il est député d'Eure-et-Loir de 1930 à 1940, inscrit au groupe SFIO.
Le 10 juillet 1940, il vote pour les pleins pouvoirs en faveur du maréchal Pétain. Son inéligibilité, liée à ce vote, est maintenue en 1945.

    En 1930 Bérenger a succédé à la chambre des députés à Maurice Viollette. (du même parti) à la députation de Dreux..

    En mai 1936 , sorti vainqueur de ce ballottage il fit partie de la chambre des députés du front populaire.

    Après la guerre, Maurice Viollette repris en 1945 le poste de député d'Eure et Loir. 

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    Dreux Par Pierlouim

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